Code de l'environnement

Sous-section 4 : Installations de traitement des déchets

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Règles pour la gestion et le traitement des déchets

Résumé. Cette section explique les règles pour gérer et traiter les déchets, comme obtenir des autorisations, éviter la pollution et surveiller les installations.

En vigueur depuis le 21 septembre 2000 · Dernière version le 19 décembre 2010

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Règles de gestion des déchets spécifiques

Résumé. L'administration peut imposer des règles pour gérer certains déchets et exiger un agrément pour les traiter.

Pour certaines des catégories de déchets précisées par décret, l'administration fixe, sur tout ou partie du territoire national, les conditions d'exercice de l'activité de gestion des déchets.

Ces mêmes catégories de déchets ne peuvent être traitées que dans les installations pour lesquelles l'exploitant est titulaire d'un agrément de l'administration. Elles cessent de pouvoir être traitées dans les installations existantes pour lesquelles cet agrément n'a pas été accordé à la date d'entrée en vigueur fixée par le décret prévu au précédent alinéa.

En vigueur depuis le 21 septembre 2000 · Dernière version le 19 décembre 2010

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Responsabilité en cas de dépôt de déchets non autorisés

Résumé. Si tu donnes tes déchets à quelqu'un qui n'est pas autorisé à les prendre, tu es aussi responsable des problèmes qu'ils peuvent causer.

Toute personne qui remet ou fait remettre des déchets à tout autre qu'une personne autorisée à les prendre en charge est solidairement responsable avec lui des dommages causés par ces déchets.

En vigueur du 21 septembre 2000 au 18 décembre 2010, puis depuis le 12 février 2020

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Règles pour le tri et la valorisation des déchets

Résumé. Le ministre peut imposer des règles aux centres de tri de déchets pour améliorer leur recyclage, avec des adaptations possibles selon les situations locales.

Le ministre chargé des installations classées fixe par arrêté des prescriptions applicables aux installations qui réalisent un tri de déchets dans l'objectif de favoriser une valorisation matière de qualité élevée de ces déchets, en application des 3° à 7° du I de l'article L. 541-1 (Objectifs de réduction et de recyclage des déchets en France).
Les dispositions prises par arrêté s'imposent de plein droit aux installations nouvelles. Elles précisent, après avis des organisations professionnelles intéressées, les délais et les conditions dans lesquels elles s'appliquent aux installations existantes. Elles fixent également les conditions dans lesquelles certaines de ces règles peuvent être adaptées aux circonstances locales par l'arrêté préfectoral d'autorisation de l'installation.

En vigueur depuis le 21 septembre 2000

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Prévention et gestion des déchets : reprise éventuelle

Résumé. Les installations de stockage de déchets doivent prévoir des techniques pour les récupérer si nécessaire.
L'étude d'impact d'une installation de stockage de déchets, établie en application du titre Ier du présent livre, indique les techniques envisageables destinées à permettre une éventuelle reprise des déchets dans le cas où aucune autre technique ne peut être mise en oeuvre (1).

En vigueur depuis le 14 juillet 2010 · Dernière version le 12 février 2020

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Limites de capacité pour les installations de traitement des déchets

Résumé. Les installations de traitement des déchets ont une capacité annuelle limitée, mais cette limite ne s'applique pas si les déchets viennent d'une installation temporairement fermée à cause d'événements exceptionnels.

I.-L'autorisation d'exploiter une installation d'incinération ou une installation de stockage de déchets fixe une limite de la capacité de traitement annuelle. Cette limite ne s'applique pas en cas de transfert de déchets en provenance d'une installation provisoirement arrêtée en raison de circonstances exceptionnelles et située dans un département, une commune, un syndicat ou un établissement public de coopération intercommunale limitrophe.

Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions d'application du présent article, et notamment les modalités de calcul de la capacité de traitement annuelle susceptible d'être autorisée.

II.-L'autorité administrative peut réviser la capacité annuelle de stockage, à la demande du président du conseil régional ou, pour la Corse, de l'autorité prévue à l'article L. 4424-37 du code général des collectivités territoriales (Plan corse de gestion des déchets), dans le but d'améliorer la prise en compte des objectifs définis aux 4° et 6° du II de l'article L. 541-1 (Objectifs de réduction et de recyclage des déchets en France) du présent code. Cette révision prend effet au plus tôt trois ans après la date de la notification de la décision de l'autorité administrative à l'exploitant.
La révision ne peut être engagée qu'aux conditions suivantes :
1° Son périmètre couvre l'ensemble des installations de stockage de déchets non dangereux non inertes d'un même département. La capacité d'une installation couverte par cette révision peut cependant ne pas être modifiée si l'application des critères ci-après aboutit à une variation de moins de 10 % de la capacité annuelle autorisée ;
2° Des révisions similaires, utilisant les mêmes critères, ont été prescrites dans les autres départements de la même région, ou le seront dans un délai de moins d'un an ;
3° Pour chaque installation couverte par le périmètre de la révision, les critères permettant de définir la capacité révisée de l'installation sont les suivants :
a) La nature des déchets admis dans l'installation ;
b) Pour les capacités de stockage de déchets ménagers et assimilés, le nombre d'habitants et la typologie d'habitat du bassin de vie dans lequel est située l'installation, en tenant compte des variations saisonnières et de la présence d'autres installations d'élimination et d'incinération avec valorisation énergétique pouvant accueillir ces déchets ;
c) Pour les capacités de stockage de déchets d'activité économique, l'activité économique du bassin de vie dans lequel est située l'installation, en tenant compte de la présence d'autres installations d'élimination et d'incinération avec valorisation énergétique pouvant accueillir ces déchets.
Cette révision ne peut donner lieu à aucune indemnité.
Le présent II ne s'applique pas aux installations relevant du ministère de la défense.

En vigueur depuis le 31 juillet 2020

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Interdiction d'envoyer les déchets triés dans les décharges ou incinérateurs

Résumé. Les déchets triés pour être réutilisés ou recyclés ne doivent pas être envoyés dans les décharges ou incinérés, sauf si c'est mieux pour l'environnement.

La réception de déchets ayant fait l'objet d'une collecte séparée pour une préparation en vue de la réutilisation ou un recyclage est interdite dans les installations d'élimination de déchets par stockage ou incinération et dans les installations d'incinération de déchets avec valorisation énergétique, à l'exception des déchets issus d'opérations de traitement ultérieures de ces déchets collectés séparément pour lesquels le stockage ou l'incinération produit le meilleur résultat sur le plan de l'environnement, conformément à la hiérarchie des modes de traitement définie au 2° du II de l'article L. 541-1 (Objectifs de réduction et de recyclage des déchets en France).
Pour faire face à des circonstances exceptionnelles, l'autorité compétente peut, sur demande dûment justifiée du détenteur des déchets ou de l'exploitant de l'installation concernée, autoriser à déroger de façon temporaire à ces dispositions pour la réception de certains déchets.

En vigueur depuis le 21 septembre 2000 · Dernière version le 19 décembre 2010

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Sanctions pour non-respect des garanties financières dans les installations de traitement des déchets

Résumé. Si une installation de traitement des déchets ne respecte pas les garanties financières obligatoires, elle peut être sanctionnée par une amende pouvant aller jusqu'à 30 millions d'euros.

Lorsqu'elle constate que les garanties financières exigées en application de l'article L. 516-1 (Garanties financières pour les installations classées) ne sont plus constituées, l'autorité administrative compétente met en demeure l'exploitant de les reconstituer. Tout manquement constaté un mois après la mise en demeure peut donner lieu au prononcé d'une amende administrative par le ministre chargé de l'environnement. Le montant de l'amende est égal à trois fois la valeur de la différence entre le montant des garanties exigées et celui des garanties réellement constituées, dans la limite de 30 000 000 euros. Le ministre ne peut infliger une amende plus d'un an après la mise en demeure.

Le recouvrement est effectué au profit du Trésor public comme en matière de créances étrangères à l'impôt et au domaine. Le produit de l'amende est affecté à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie pour des opérations de réaménagement ou de surveillance d'installations de stockage de déchets.

Un décret en Conseil d'Etat précise les garanties de procédure visant à assurer les droits de la défense lors du prononcé de l'amende.

Les installations existantes doivent avoir été mises en conformité avec les dispositions du présent article à la date du 14 juin 1999.

Le décret susvisé détermine les conditions dans lesquelles un versement à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie peut en tout ou partie tenir lieu de garantie, notamment pour les installations dont l'exploitation est achevée et celles dont la fin d'exploitation intervient durant le délai prévu à l'alinéa précédent.

En vigueur depuis le 21 septembre 2000

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Accord du propriétaire pour les sites de stockage de déchets

Résumé. Pour créer un site de stockage de déchets, le propriétaire du terrain doit donner son accord et fournir des études sur l'état du sol.
La demande d'autorisation d'une installation de stockage de déchets est présentée par le propriétaire du terrain ou avec l'accord exprès de celui-ci. Cet accord doit être produit dans le dossier de demande et viser les éléments de l'étude d'impact relatifs à l'état du sol et du sous-sol. Le propriétaire est destinataire, comme le demandeur, de l'ensemble des décisions administratives intéressant l'installation.

En vigueur depuis le 21 septembre 2000 · Dernière version le 19 décembre 2010

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Vente d'une décharge : obligation d'information

Résumé. Quand on vend une décharge, il faut prévenir le préfet et le maire, sinon on peut être considéré comme responsable des déchets.

En cas d'aliénation à titre onéreux d'une installation de stockage de déchets, le vendeur ou le cédant est tenu d'en informer le préfet et le maire. A défaut, il peut être réputé détenteur des déchets qui y sont stockés et détenteur de l'installation au sens de l'article L. 511-1 (Réglementation des installations dangereuses).

En vigueur depuis le 21 septembre 2000 · Dernière version le 19 août 2015

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Droit de préemption des communes sur les anciennes décharges

Résumé. Les communes peuvent acheter des terrains où se trouvent d'anciennes décharges pour éviter les risques et nuisances, en tenant compte des coûts de surveillance et de nettoyage.

Afin de prévenir les risques et nuisances mentionnés au 3° du II de l'article L. 541-1 (Objectifs de réduction et de recyclage des déchets en France), la commune où se trouve le bien peut exercer le droit de préemption, dans les conditions prévues aux chapitres Ier et III du titre Ier du livre II du code de l'urbanisme, sur les immeubles des installations de stockage arrivées en fin d'exploitation. Le prix d'acquisition est fixé en tenant compte, le cas échéant, du coût de la surveillance et des travaux qui doivent être effectués pour prévenir les nuisances.

Toute aliénation volontaire d'immeubles d'une installation de stockage de déchets arrivée en fin d'exploitation est subordonnée, à peine de nullité, à la déclaration préalable prévue à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme.

En vigueur depuis le 21 septembre 2000 · Dernière version le 19 décembre 2010

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Traitement forcé des déchets en cas de refus

Résumé. Si personne ne veut traiter tes déchets, le ministre peut forcer une installation à le faire, mais tu dois payer.

Si un détenteur de déchets n'obtient pas, sur le territoire national, en raison de refus opposés par les exploitants d'installations autorisées à cet effet, de faire traiter ses déchets dans une installation autorisée, le ministre chargé de l'environnement peut imposer à un ou plusieurs exploitants d'une installation autorisée à cet effet le traitement de ces déchets, sous réserve du respect des conditions d'exploitation prescrites. La décision mentionne la nature et la quantité des déchets à traiter et la durée de la prestation imposée. Les frais de traitement, appréciés sur des bases normalement applicables aux opérations analogues, sont à la charge du détenteur.

En vigueur du 27 octobre 2005 au 18 août 2015, puis depuis le 28 janvier 2016

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Publication des informations sur le stockage et la collecte de déchets amiantés

Résumé. Le ministre de l'environnement publie la liste des sites où l'on peut stocker de l'amiante et comment les particuliers peuvent s'en débarrasser.
La liste des installations de stockage des déchets pouvant accueillir de l'amiante ainsi que les informations relatives à la collecte des déchets amiantés auprès des particuliers sont rendues publiques par le ministre chargé de l'environnement.

En vigueur du 12 février 2020 au 10 février 2022, puis depuis le 1 mars 2026

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Répercussion des taxes sur les déchets dans les contrats

Résumé. Les entreprises qui traitent des déchets doivent inclure dans leurs contrats les taxes qu'elles paient pour ces déchets.

Est tenu de répercuter la taxe qu'il acquitte dans les contrats conclus avec les personnes dont il réceptionne les déchets le redevable de :

1° La taxe sur les déchets radioactifs métalliques stockés et autres déchets métalliques stockés avec ces derniers mentionnée à l'article L. 433-32 du code des impositions sur les biens et services (Taxe sur les déchets radioactifs métalliques) ;

2° La taxe sur les déchets mis en décharge mentionnée à l'article L. 433-44 du même code (Champ d'application de la taxe sur les déchets) ;

3° La taxe sur les déchets incinérés mentionnée à l'article L. 433-73 dudit code (Champ d'application de la taxe sur les déchets incinérés).

Ce redevable adresse chaque année à ces personnes une copie des données qui le concernent relatives aux quantités de déchets et aux tarifs déclarés en application de l'article L. 161-1 dudit code (Déclaration des impositions).

En vigueur depuis le 12 février 2020

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Contrôle vidéo des déchargements de déchets

Résumé. Les déchargements de déchets non dangereux dans les installations de stockage ou d'incinération sont surveillés par vidéo pour vérifier le respect des règles.

Le déchargement des déchets non dangereux non inertes dans une installation de stockage ou d'incinération fait l'objet d'un dispositif de contrôle par vidéo visant à permettre le contrôle du respect des dispositions du présent chapitre, du chapitre unique du titre VIII du livre Ier ou du titre Ier du présent livre et des textes pris pour leur application.
Un décret, pris après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, précise les modalités d'application du premier alinéa, s'agissant en particulier des procédés de mise en œuvre du contrôle vidéo, de ses modalités de maintenance et d'utilisation ainsi que des règles de recueil, d'archivage et de mise à disposition des données collectées à des fins de contrôles.
Le présent article ne s'applique pas aux installations accueillant exclusivement des déchets inertes.

En vigueur depuis le dimanche 19 décembre 2010

Sous-section 4 : Installations ayant pour objet l'élimination des déchetsSous-section 4 : Installations de traitement des déchets

En vigueur du jeudi 21 septembre 2000 au samedi 18 décembre 2010

Sous-section 4 : Installations ayant pour objet l'élimination des déchets
Article L541-22
Article L541-23
Article L541-24
Article L541-25
Article L541-25-1
Article L541-25-2
Article L541-26
Article L541-27
Article L541-28
Article L541-29
Article L541-30
Article L541-30-1
Article L541-30-2
Article L541-30-3