Code de commerce

Chapitre II : De l'administration des établissements du réseau des chambres de commerce et d'industrie

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Administration des chambres de commerce

Résumé. Ce chapitre explique comment les chambres de commerce et d'industrie sont dirigées, contrôlées et protégées.

En vigueur depuis le 9 juin 2006 · Dernière version le 17 mai 2015

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Gouvernance des chambres de commerce et d'industrie

Résumé. L'article explique comment les chambres de commerce et d'industrie sont dirigées, avec un président qui représente l'établissement et une assemblée générale qui prend les décisions importantes.

Dans chaque établissement public du réseau, l'assemblée générale des membres élus détermine les orientations et le programme d'action de l'établissement. A cette fin, elle délibère sur toutes les affaires relatives à l'objet de celui-ci, notamment le budget, les comptes et le règlement intérieur. Elle peut déléguer aux autres instances de l'établissement des compétences relatives à son administration et à son fonctionnement courant.

Le président est le représentant légal de l'établissement. Il en est l'ordonnateur et est responsable de sa gestion. Il en préside l'assemblée générale et les autres instances délibérantes. Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles lui sont appliquées les dispositions de l'article 7 (Limite d'âge des dirigeants d'établissements publics) de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique et le secteur public. Les fonctions de trésorier sont exercées par un membre de l'assemblée générale.

L'assemblée de la chambre de commerce et d'industrie territoriale élit son président parmi ceux de ses membres qui ont été élus à la chambre de commerce et d'industrie de région. Si le président en exercice est élu président de la chambre de commerce et d'industrie de région, il quitte la présidence de la chambre territoriale.

Le président de chaque chambre de commerce et d'industrie territoriale est de droit vice-président de la chambre de région à laquelle elle est rattachée.

Le président élu de CCI France quitte la présidence d'une chambre territoriale, d'une chambre départementale d'Ile-de-France ou d'une chambre de région.

Le décompte des votes à CCI France s'effectue dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

En vigueur depuis le 9 juin 2006 · Dernière version le 24 mai 2019

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Contrat d'objectifs pour les chambres de commerce

Résumé. Un accord entre l'État et CCI France fixe les missions des chambres de commerce, avec des objectifs mesurables, et influence la répartition d'une taxe qui les finance.

Un contrat d'objectifs et de performance associant l'Etat, représenté par le ministre de tutelle, et CCI France fixe notamment les missions prioritaires du réseau des chambres de commerce et d'industrie financées par la taxe pour frais de chambres. Ce contrat d'objectifs et de performance contient des indicateurs d'activité, de performance et de résultats quantifiés adaptés aux priorités retenues.
Des conventions d'objectifs et de moyens conclues entre l'Etat, les chambres de commerce et d'industrie de région et CCI France sont établies en conformité avec ce contrat national. Leur bilan annuel est consolidé par CCI France.
Ce contrat et ces conventions servent de base à la répartition de la taxe pour frais de chambres telle que prévue aux articles L. 711-8 (Rôle des CCI de région dans la coordination des activités économiques) et L. 711-16 (Rôle de CCI France dans le réseau des chambres de commerce). Le non-respect des mesures prévues dans le contrat d'objectifs et de performance qui sont déclinées dans les conventions d'objectifs et de moyens peut justifier une modulation du montant de la taxe pour frais de chambres.
Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions dans lesquelles sont conclues ce contrat et ces conventions.

Créé le 9 juin 2006 · Abrogé le 25 juillet 2010

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Fonds de réserve des chambres de commerce

Résumé. Les chambres de commerce peuvent mettre de l'argent de leurs excédents dans un fonds spécial pour couvrir des dépenses imprévues, mais ce fonds ne doit pas dépasser la moitié de leurs revenus annuels.
Les chambres de commerce peuvent affecter tout ou partie des excédents de recettes, provenant de la gestion de leur service ordinaire, à la constitution d'un fonds de réserve en vue de faire face aux dépenses urgentes et imprévues. Le montant de ce fonds de réserve, qui est mentionné dans les comptes et budgets de ce service à un article spécial, ne peut, en aucun cas, être supérieur à la moitié de la totalité des ressources annuelles dudit budget.

Créé le 9 juin 2006 · Abrogé le 16 mars 2016

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Interdiction d'emprunter pour non-respect du schéma directeur

Résumé. Si une chambre de commerce régionale ne suit pas le plan directeur, elle ne peut pas contracter d'emprunts.
Un établissement public du réseau des chambres de commerce et d'industrie de la région qui n'a pas délibéré favorablement pour mettre en oeuvre le schéma directeur prévu à l'article L. 711-8 ou dont l'autorité compétente constate qu'il n'a pas respecté les dispositions prévues audit schéma ne peut contracter d'emprunts.

Créé le 9 juin 2006 · Abrogé le 25 juillet 2010

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Abondement budgétaire d'une chambre régionale

Résumé. Une chambre régionale peut ajouter de l'argent à une autre chambre de sa région pour couvrir des dépenses exceptionnelles ou des situations particulières, selon un décret.
Une chambre régionale de commerce et d'industrie peut, dans des conditions définies par décret, abonder le budget d'une chambre de commerce et d'industrie de sa circonscription pour subvenir à des dépenses exceptionnelles ou faire face à des circonstances particulières.

En vigueur depuis le 9 juin 2006 · Dernière version le 17 juillet 2025

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Obligation de nomination d'un commissaire aux comptes

Résumé. Les chambres de commerce doivent nommer un commissaire aux comptes pour vérifier leurs comptes annuels.

Les établissements publics du réseau sont tenus de nommer au moins un commissaire aux comptes et, lorsque les conditions définies au troisième alinéa du I de l'article L. 821-40 (Désignation des commissaires aux comptes) sont réunies, un suppléant choisis sur la liste mentionnée à l'article L. 821-13 (Inscription obligatoire des commissaires aux comptes), qui exercent leurs fonctions dans les conditions prévues par les dispositions des livres II et VIII sous réserve des règles qui leur sont propres. Les commissaires aux comptes, désignés dans le respect des dispositions du code des marchés publics, sont nommés par l'assemblée générale ou, en Corse, par le conseil d'administration, sur proposition du président. Les conditions dans lesquelles chaque établissement du réseau publie et transmet à l'autorité de tutelle un bilan, un compte de résultat et une annexe sont déterminées par voie réglementaire.

Les peines prévues par l'article L. 242-8 (Obligation de dresser un inventaire et des comptes annuels) sont applicables aux dirigeants qui n'auront pas, chaque année, établi un bilan, un compte de résultat et une annexe.

Les chambres de commerce et d'industrie de région auxquelles sont rattachées des chambres de commerce et d'industrie territoriales établissent et publient chaque année des comptes combinés dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Ces comptes sont transmis à CCI France.

En vigueur depuis le 9 juin 2006 · Dernière version le 24 mai 2019

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Rôle de l'autorité compétente dans les chambres de commerce

Résumé. L'autorité compétente surveille le bon fonctionnement des chambres de commerce et peut autoriser leur retrait d'un syndicat mixte si cela menace leur santé financière.

L'autorité compétente veille au fonctionnement régulier des établissements du réseau. Elle assiste de droit à leurs instances délibérantes. Certaines délibérations sont soumises à son approbation dans des conditions fixées par voie réglementaire.

L'autorité compétente peut autoriser un établissement public du réseau à se retirer d'un syndicat mixte si le maintien de sa participation dans ce syndicat compromet la situation financière de cet établissement.

En vigueur depuis le 9 juin 2006 · Dernière version le 1 mai 2010

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Contrôle du budget en cas de difficultés financières

Résumé. Si une chambre de commerce a des problèmes d'argent, comme un déficit ou des dépenses non payées, l'autorité compétente peut prendre le contrôle du budget et nommer un trésorier.

Lorsque le budget prévisionnel d'un établissement ou le budget exécuté au cours de l'exercice écoulé fait apparaître un déficit non couvert par les excédents disponibles, que des dépenses obligatoires n'ont pas été inscrites au budget ou n'ont pas été mandatées, ou que des dysfonctionnements graves, mettant en péril l'équilibre financier de l'établissement, sont constatés, l'autorité compétente, après application d'une procédure contradictoire, arrête le budget et peut confier au directeur départemental des finances publiques les fonctions de trésorier.

En vigueur depuis le 9 juin 2006 · Dernière version le 24 mai 2019

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Sanctions et transformations des chambres de commerce

Résumé. Les membres des chambres de commerce peuvent être suspendus ou renvoyés en cas de faute grave, et ces chambres peuvent être dissoutes ou transformées si elles ne fonctionnent pas correctement.

Tout membre élu d'un établissement public du réseau peut être suspendu ou déclaré démissionnaire d'office par l'autorité compétente, après procédure contradictoire, en cas de faute grave dans l'exercice de ses fonctions.

Lorsque les circonstances compromettent le fonctionnement d'un établissement, l'autorité compétente peut prononcer la suspension de son bureau ou de son assemblée générale et nommer une commission provisoire.

Au besoin, il est recouru à la dissolution du bureau ou de l'assemblée générale de l'établissement par décision de l'autorité compétente.

Une chambre de commerce et d'industrie territoriale dont l'assemblée générale a été dissoute peut être transformée, par décret, en chambre de commerce et d'industrie locale sans que cette transformation ait été préalablement prévue dans le schéma directeur de la chambre de commerce et d'industrie de région après consultation du président de la chambre de commerce et d'industrie de région à laquelle la chambre est rattachée et du président de CCI France.

En vigueur depuis le 9 juin 2006 · Dernière version le 25 juillet 2010

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Protection des dirigeants des chambres de commerce

Résumé. Les chambres de commerce doivent protéger leurs dirigeants contre les poursuites ou violences liées à leurs fonctions.

Tout établissement du réseau est tenu d'accorder sa protection au président, au trésorier, à l'élu les suppléant ou ayant reçu une délégation de leur part ou à un ancien élu ayant quitté ces fonctions, lorsque la personne en cause fait l'objet de poursuites pénales à l'occasion de faits n'ayant pas le caractère de faute détachable de l'exercice de ses fonctions.

Cette protection est également due du fait des violences, menaces ou outrages dont les mêmes personnes peuvent être victimes à l'occasion ou du fait de leurs fonctions et comporte l'obligation de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en résulte.

L'établissement est subrogé aux droits de la victime pour obtenir des auteurs de ces infractions la restitution des sommes versées à l'élu ou ancien élu intéressé.

En vigueur depuis le 25 juillet 2010 · Dernière version le 16 février 2022

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Application du code du travail aux chambres de commerce

Résumé. Les règles du code du travail s'appliquent aux employés des chambres de commerce, avec quelques exceptions pour les agents publics.

Le livre Ier de la deuxième partie du code du travail est applicable à l'ensemble des personnels de droit public et de droit privé des chambres de commerce et d'industrie, à l'exception du chapitre IV du titre IV du même livre Ier et des dispositions non applicables au personnel de droit public.
Les dispositions relatives aux relations collectives de travail prévues par la deuxième partie du code du travail ainsi que celles relatives à la santé et la sécurité au travail prévues par la quatrième partie du même code s'appliquent à l'ensemble des personnels de droit public et de droit privé employés directement par les chambres de commerce et d'industrie. Les adaptations et les exceptions rendues nécessaires, pour les agents de droit public, du fait des règles d'ordre public et des principes généraux qui leur sont applicables sont prévues par un décret en Conseil d'Etat, pris après avis de l'instance nationale représentative du personnel.

Les conventions et accords collectifs mentionnés au 6° de l'article L. 711-16 (Rôle de CCI France dans le réseau des chambres de commerce) sont négociés et signés par le président de CCI France, dans le respect des orientations fixées par son comité directeur, pour le compte de CCI France et pour celui des chambres de commerce et d'industrie de région, dans les conditions prévues à l'article L. 2232-12 du code du travail (Conditions de validité d'un accord d'entreprise).

Les modalités de dépôt de ces conventions et accords sont celles prévues à la section 3 du chapitre Ier du titre III du livre II de la deuxième partie du même code.

Lorsque ces conventions et accords le prévoient, leurs stipulations se substituent, selon le cas, aux dispositions du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie ou aux stipulations des accords nationaux ou régionaux ayant le même objet.

La représentativité des organisations syndicales au niveau national est appréciée conformément aux règles définies aux articles L. 2122-1 (Critères de représentativité syndicale dans une entreprise) à L. 2122-3 (Répartition des voix pour les listes communes de syndicats) dudit code, par addition de l'ensemble des suffrages exprimés lors des élections de leurs comités sociaux et économiques par les personnels employés directement par CCI France et les chambres de commerce et d'industrie de région.

Des élections partielles peuvent être organisées dans les conditions prévues à l'article L. 2314-10 du même code (Conditions pour organiser des élections partielles au comité social et économique).

Les résultats obtenus lors de telles élections ne peuvent avoir pour effet de modifier la mesure de la représentativité calculée lors des dernières élections générales. Celle-ci est établie pour toute la durée du cycle électoral.

En vigueur depuis le 24 mai 2019

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Reprise des activités d'une chambre de commerce et droits des employés

Résumé. Lorsqu'une organisation reprend les activités d'une chambre de commerce, elle doit proposer aux employés publics un nouveau contrat en conservant leurs avantages, comme leur salaire.

Sans préjudice des dispositions législatives particulières, lorsqu'une personne de droit privé ou de droit public reprend tout ou partie de l'activité d'une chambre de commerce et d'industrie, quelle que soit la qualification juridique de la transformation de ladite activité, elle propose aux agents de droit public employés par cette chambre pour l'exercice de cette activité un contrat de droit privé ou un engagement de droit public.
Le contrat de travail ou l'engagement proposé reprend les éléments essentiels du contrat ou de l'engagement dont l'agent de droit public est titulaire, en particulier ceux qui concernent la rémunération. Les services accomplis au sein de la chambre de commerce et d'industrie sont assimilés à des services accomplis au sein de la personne privée ou publique d'accueil.
En cas de refus de l'agent public d'accepter le contrat ou l'engagement, la chambre de commerce et d'industrie employeur applique, selon des modalités prévues par décret, les dispositions relatives à la rupture de la relation de travail prévues par le statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie mentionné à l'article 1er de la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 relative à l'établissement obligatoire d'un statut du personnel administratif des chambres d'agriculture, des chambres de commerce et des chambres de métiers.

En vigueur depuis le 25 juillet 2010

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Précisions sur le fonctionnement des chambres de commerce

Résumé. Un décret précise les règles de fonctionnement et la tutelle des chambres de commerce.
Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions d'application du présent chapitre, en particulier les règles de fonctionnement administratif et financier des établissements du réseau ainsi que les modalités de la tutelle exercée par l'Etat.

En vigueur depuis le vendredi 9 juin 2006

Chapitre II : De l'administration des établissements du réseau des chambres de commerce et d'industrie
Article L712-1
Article L712-2
Article L712-3
Article L712-4
Article L712-5
Article L712-6
Article L712-7
Article L712-8
Article L712-9
Article L712-10
Article L712-11
Article L712-11-1
Article L712-12