Code de l'énergie

Article D351-5

Créé le 13 février 2016 · En vigueur depuis le 30 novembre 2023

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Conditions pour les entreprises électro-intensives

Résumé. Les entreprises fortement consommatrices d'électricité doivent mettre en place un plan de performance énergétique pour bénéficier de tarifs réduits.

I. – Une entreprise ou un site sont considérés comme mettant en œuvre une politique de performance énergétique lorsqu'ils remplissent les conditions suivantes :

a) Mettre en œuvre un système de management de l'énergie conforme au second alinéa de l'article L. 233-2 dans un délai de dix-huit mois suivant la transmission de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7 ;

b) Atteindre, dans un délai de 5 ans à compter de la transmission de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7, un objectif de performance énergétique suivi au moyen d'indicateurs définis comme le rapport entre la consommation d'énergie et une unité de production déclarée dans cette attestation. Ces indicateurs font l'objet d'une certification dans le cadre de la mise en œuvre du système de management de l'énergie mentionné au a. L'objectif de performance énergétique ainsi que les moyens envisagés pour l'atteindre sont détaillés dans un plan de performance énergétique qui contient notamment un plan d'action et des échéances associées et porte notamment sur les usages significatifs de l'énergie des procédés industriels du site ou de l'entreprise.

c) Ne pas s'écarter de manière excessive et sans motif réel et sérieux du plan d'action et de la trajectoire du plan de performance énergétique.

d) Par dérogation au a, les entreprises qui bénéficient d'une réduction des tarifs d'utilisation du réseau public de transport d'électricité en application de l'article L. 341-4-2 au 1er avril 2021, mais qui n'ont pas encore mis en œuvre un système de management de l'énergie conforme au second alinéa de l'article L. 233-2 le font au plus tard le 1er novembre 2022 si elles souhaitent continuer à en bénéficier au-delà de cette date.

II. – Au plus tard un an après la remise de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7 ayant donné lieu à une réduction du tarif de transport, le plan de performance énergétique est transmis pour validation au préfet de la région d'implantation du site concerné, ou au préfet de la région d'implantation du siège de l'entreprise pour les entreprises relevant de l'article D. 351-1, ou, si le siège social de l'entreprise est situé hors de France, au préfet de la région d'Île-de-France. A défaut d'opposition dans le délai mentionné à l'article R. 351-5-1 suivant sa transmission, le plan est réputé validé. Une copie en est transmise à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Ce plan est couvert par le secret des affaires.

L'objectif de performance énergétique est apprécié au regard des meilleures pratiques disponibles en termes de performance énergétique, quand elles existent, et des niveaux référents pertinents selon le secteur d'activité ou le procédé de fabrication. Le plan doit être suffisamment détaillé pour permettre une telle appréciation.

Le ministre chargé de l'énergie peut définir par arrêté la liste des informations minimales devant figurer dans le plan de performance énergétique. Dans ce cas, les entreprises et sites concernés disposent d'un délai supplémentaire de trois mois à compter de la publication de l'arrêté pour transmettre leur plan.

III. – Le plan d'action peut être révisé, sur justification, dès lors que cette révision ne remet pas en cause l'atteinte de l'objectif du plan de performance énergétique. Les révisions sont transmises pour validation à l'autorité qui a validé le plan initial.

L'objectif de performance énergétique ne peut être révisé que pour un motif réel et sérieux. Dans ce cas, il doit être atteint à la même date que l'objectif du plan initial.

Chaque année, l'entreprise ou le site transmet un suivi du plan de performance énergétique à l'autorité qui l'a validé.

Une fois le plan échu, un nouveau plan visant à atteindre un nouvel objectif de performance énergétique dans un délai de cinq ans est transmis pour validation selon les mêmes modalités.

Effets de cet article

Historique des versions

En vigueur depuis le jeudi 30 novembre 2023

Modifié parDécret n°2023-1106 du 28 novembre 2023art. 5

En résumé. Ajout du mot «site» dans la clause annuelle demandant un suivi annuel et quelques reformulations mineures sans modifier substantiellement les obligations.

I. – Une entreprise ou un site sont considérés comme

a) Mettre en œuvre un système de management de l'énergie

b) Atteindre, dans un délai de 5 ans à compter

c) Ne pas s'écarter de manière excessive et sans motif

d) Par dérogation au a, les entreprises qui bénéficient d'une

II. – Au plus tard un an après la remise

L'objectif de performance énergétique est apprécié au regard des meilleures

Le ministre chargé de l'énergie peut définir par arrêté la

III. – Le plan d'action peut être révisé, sur justification,

L'objectif de performance énergétique ne peut être révisé que pour

Chaque année, l'entreprise ou le site transmet un suivi du plan de performance énergétique à l'autorité qui l'a validé.

Une fois le plan échu, un nouveau plan visant à

En vigueur du jeudi 22 décembre 2022 au mercredi 29 novembre 2023

Modifié parDécret n°2022-1591 du 20 décembre 2022art. 2

En résumé. Le texte modifie la procédure de validation du plan de performance énergétique : au lieu d’un délai fixe de trois mois pour s’opposer au plan, il faut désormais respecter un intervalle défini par l’article R 351‑5‑1, ce qui allonge ou adapte la période disponible pour les oppositions.

I. – Une entreprise ou un site sont considérés comme

a) Mettre en œuvre un système de management de l'énergie

b) Atteindre, dans un délai de 5 ans à compter

c) Ne pas s'écarter de manière excessive et sans motif

d) Par dérogation au a, les entreprises qui bénéficient d'une

II. – Au plus tard un an après la remise de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7 ayant donné lieu à une réduction du tarif de transport, le plan de performance énergétique est transmis pour validation au préfet de la région d'implantation du site concerné, ou au préfet de la région d'implantation du siège de l'entreprise pour les entreprises relevant de l'article D. 351-1, ou, si le siège social de l'entreprise est situé hors de France, au préfet de la région d'Île-de-France. A défaut d'opposition dans le délai mentionné à l'article R. 351-5-1suivant sa transmission, le plan est réputé validé. Une copie en est transmise à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Ce plan est couvert par le secret des affaires.

L'objectif de performance énergétique est apprécié au regard des meilleures

Le ministre chargé de l'énergie peut définir par arrêté la

III. – Le plan d'action peut être révisé, sur justification,

L'objectif de performance énergétique ne peut être révisé que pour

Chaque année, l'entreprise transmet un suivi du plan de performance

Une fois le plan échu, un nouveau plan visant à

En vigueur du lundi 12 avril 2021 au mercredi 21 décembre 2022

Modifié parDécret n°2021-420 du 10 avril 2021art. 9

En résumé. La nouvelle version ajoute une dérogation permettant aux entreprises bénéficiant jusqu’en avril 2021 d’une réduction tarifaire sur le transport électrique de déposer leur plan avant le 01/11/2022 ; elle étend aussi le délai d’opposition à trois mois et retire une référence spécifique aux sous‑articles D § 352–353.

I. – Une entreprise ou un site sont considérés comme

a) Mettre en œuvre un système de management de l'énergie

b) Atteindre, dans un délai de 5 ans à compter

c) Ne pas s'écarter de manière excessive et sans motif

d) Par dérogation au a, les entreprises qui bénéficient d'une réduction des tarifs d'utilisation du réseau public de transport d'électricité en application de l'article L. 341-4-2 au 1er avril 2021, mais qui n'ont pas encore mis en œuvre un système de management de l'énergie conforme au second alinéa de l'article L. 233-2 le font au plus tard le 1er novembre 2022 si elles souhaitent continuer à en bénéficier au-delà de cette date.

II. – Au plus tard un an après la remise de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7 ayant donné lieu à une réduction du tarif de transport, le plan de performance énergétique est transmis pour validation au préfet de la région d'implantation du site concerné, ou au préfet de la région d'implantation du siège de l'entreprise pour les entreprises relevant de l'article D. 351-1, ou, si le siège social de l'entreprise est situé hors de France, au préfet de la région d'Île-de-France. A défaut d'opposition dans un délai de trois mois suivant sa transmission, le plan est réputé validé. Une copie en est transmise à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Ce plan est couvert par le secret des affaires.

L'objectif de performance énergétique est apprécié au regard des meilleures

Le ministre chargé de l'énergie peut définir par arrêté la

III. – Le plan d'action peut être révisé, sur justification,

L'objectif de performance énergétique ne peut être révisé que pour

Chaque année, l'entreprise transmet un suivi du plan de performance

Une fois le plan échu, un nouveau plan visant à

En vigueur du vendredi 14 décembre 2018 au dimanche 11 avril 2021

Modifié parDécret n°2018-1126 du 11 décembre 2018art. 3

En résumé. La loi précise que les plans énergétiques sont désormais protégés comme secrets d’affaires plutôt qu’en tant que secrets commerciaux ou industriels.

I. – Une entreprise ou un site sont considérés comme

a) Mettre en œuvre un système de management de l'énergie

b) Atteindre, dans un délai de 5 ans à compter

c) Ne pas s'écarter de manière excessive et sans motif

II. – Au plus tard un an après la remise de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7 ayant donné lieu à une réduction du tarif de transport, le plan de performance énergétique est transmis pour validation au préfet de la région d'implantation du site concerné, pour les sites relevant des articles D. 351-2 ou D. 351-3 ou au préfet de la région d'implantation du siège de l'entreprise pour les entreprises relevant de l'article D. 351-1, ou, si le siège social de l'entreprise est situé hors de France, au préfet de la région d'Île-de-France. A défaut d'opposition dans un délai de deux mois suivant sa transmission, le plan est réputé validé. Une copie en est transmise à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Ce plan est couvert par le secret des affaires.

L'objectif de performance énergétique est apprécié au regard des meilleures

Le ministre chargé de l'énergie peut définir par arrêté la

III. – Le plan d'action peut être révisé, sur justification,

L'objectif de performance énergétique ne peut être révisé que pour

Chaque année, l'entreprise transmet un suivi du plan de performance

Une fois le plan échu, un nouveau plan visant à

En vigueur du dimanche 12 mars 2017 au jeudi 13 décembre 2018

Modifié parDécret n°2017-308 du 9 mars 2017art. 2

En résumé. La nouvelle version ajoute une exigence sur le respect strict du plan d'action (c), précise les délais et modalités de transmission et de validation du plan (II), introduit la possibilité de réviser le plan sans compromettre l’objectif (III) ainsi que l’obligation d’un suivi annuel.

I. – Une entreprise ou un site sont considérés comme mettant en œuvre une politique de performance énergétique lorsqu'ils remplissent les conditions suivantes :

a) Mettre en œuvre un système de management de l'énergie

b) Atteindre, dans un délai de 5 ans à compter de la transmission de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7, un objectif de performance énergétique suivi au moyen d'indicateurs définis comme le rapport entre la consommation d'énergie et une unité de production déclarée dans cette attestation. Ces indicateurs font l'objet d'une certification dans le cadre de la mise en œuvre du système de management de l'énergie mentionné au a. L'objectif de performance énergétique ainsi que les moyens envisagés pour l'atteindresont détaillésdans un plan de performance énergétique qui contient notamment un plan d'action et des échéances associées et porte notamment sur les usages significatifs de l'énergie des procédés industriels du site ou de l'entreprise.

c) Ne pas s'écarter de manière excessive et sans motif réel et sérieux du plan d'action et de la trajectoire du plan de performance énergétique.

II. – Au plus tard un an après la remise de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7 ayant donné lieu à une réduction du tarif de transport, le plan de performance énergétique est transmis pour validation au préfet de la région d'implantation du site concerné, pour les sites relevant des articles D. 351-2 ou D. 351-3 ou au préfet de la région d'implantation du siège de l'entreprise pour les entreprises relevant de l'article D. 351-1, ou, si le siège social de l'entreprise est situé hors de France, au préfet de la région d'Île-de-France. A défaut d'opposition dansun délai de deux mois suivant sa transmission, le plan est réputé validé. Une copie en est transmiseà l'Agence de l'environnement et de la maîtrise del'énergie. Ce plan est couvert par le secret en matière commerciale et industrielle.

L'objectif de performance énergétique est apprécié au regard des meilleures pratiques disponibles en termes de performance énergétique, quand elles existent, et des niveaux référents pertinents selon le secteur d'activité ou le procédé de fabrication. Le plan doit être suffisamment détaillé pour permettre une telle appréciation.

Le ministre chargé de l'énergie peut définir par arrêté la liste des informations minimales devant figurer dans le plan de performance énergétique. Dans ce cas, les entreprises et sites concernés disposent d'un délai supplémentaire de trois mois à compter de la publication de l'arrêté pour transmettre leur plan.

III. – Le plan d'action peut être révisé, sur justification, dès lors que cette révision ne remet pas en cause l'atteinte de l'objectif du plan de performance énergétique. Les révisions sont transmises pour validation à l'autorité qui a validé le plan initial.

L'objectif de performance énergétique ne peut être révisé que pour un motif réel et sérieux. Dans ce cas, il doit être atteint à la même date que l'objectif du plan initial.

Chaque année, l'entreprise transmet un suivi du plan de performance énergétique à l'autorité qui l'a validé.

Une fois le plan échu, un nouveau plan visant à atteindre un nouvel objectif de performance énergétique dans un délai de cinq ans est transmis pour validation selon les mêmes modalités.

En vigueur du samedi 13 février 2016 au samedi 11 mars 2017

Créé parDécret n°2016-141 du 11 février 2016art. 1

Une entreprise ou un site sont considérés comme mettant en œuvre une politique de performance énergétique lorsqu'ils remplissent les conditions suivantes :

a) Mettre en œuvre un système de management de l'énergie conforme au second alinéa de l'article L. 233-2 dans un délai de dix-huit mois suivant la transmission de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7 ;

b) Atteindre, dans un délai de 5 ans à compter de la transmission de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7, un objectif de performance énergétique suivi au moyen d'indicateurs définis comme le rapport entre la consommation d'énergie et une unité de production déclarée dans cette attestation. Ces indicateurs font l'objet d'une certification dans le cadre de la mise en œuvre du système de management de l'énergie mentionné au a.

L'objectif de performance énergétique mentionné au b est détaillé, ainsi que les moyens envisagés pour les atteindre, dans un plan de performance énergétique qui est transmis pour validation au préfet de la région d'implantation du site ou du siège social de l'entreprise ou, si le siège social de l'entreprise est situé hors de France, au préfet de la région d'Île-de-France, au plus tard un an après la remise de la première attestation mentionnée à l'article D. 351-7. A cet effet, l'objectif mentionné au b est apprécié au regard des niveaux référents pertinents selon le secteur d'activité ou le procédé de fabrication.