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Arrêté du 6 octobre 1986

Abrogé1 janvier 2016

Le ministre de l'éducation nationale,

Vu le code de l'enseignement technique ;

Vu le code du travail, notamment son livre IX ;

Vu la loi n° 71-577 du 16 juillet 1971 d'orientation sur l'enseignement technologique ;

Vu la loi n° 75-620 du 11 juillet 1975 relative à l'éducation ;

Vu la loi n° 83-663 du 22 juillet 1983 complétant la loi n° 83-8 du 7 janvier 1983 relative à la répartition de compétences entre les communes, les départements, les régions et l'Etat, modifiée et complétée par la loi n° 85-97 du 25 janvier 1985 ;

Vu la loi n° 84-130 du 24 février 1984 portant réforme de la formation professionnelle continue et modification corrélative du code du travail ;

Vu la loi de programme n° 85-1371 du 23 décembre 1985 sur l'enseignement technologique et professionnel ;

Vu le décret n° 72-279 du 12 avril 1972 relatif à l'homologation des titres et des diplômes de l'enseignement technologique ;

Vu le décret n° 72-607 du 4 juillet 1972 relatif aux commissions professionnelles consultatives ;

Vu le décret n° 76-1304 du 28 décembre 1976 modifié relatif à l'organisation des formations dans les lycées,

Arrête :

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

II est créé au plan national un brevet des métiers d'art Ebéniste. Ce diplôme est classé au niveau IV de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation utilisée par la commission technique d'homologation des titres et des diplômes de l'enseignement technologique et dans le groupe 36 de la nomenclature analytique des formations relevant du ministère de l'éducation nationale.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Ce diplôme sanctionne l'acquisition des compétences professionnelles décrites en annexe I, impliquant une formation du secteur des arts appliqués dont les composantes sont définies en annexe II et contrôlées dans les conditions prévues en annexe III (I).

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

L'examen comprend trois unités de contrôle obligatoires et une épreuve facultative au choix du candidat définies en annexe III, qui peuvent être subies soit au cours d'une même session, soit au cours de plusieurs sessions, sans ordre déterminé.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Le candidat au brevet des métiers d'art Ebéniste peut sans condition préalable s'inscrire à l'une ou l'autre des unités de contrôle. Toutefois, lorsqu'il s'inscrit à la dernière unité ouvrant droit à la délivrance du diplôme ou à l'ensemble de l'examen, il doit justifier à la date de l'examen d'une formation théorique et pratique telle qu'elle est décrite à l'annexe II :

a) Soit initiale de 2 380 heures dont au moins quatre semaines de stage en entreprise sous la responsabilité de l'établissement scolaire, en complément de la préparation au certificat d'aptitude professionnelle Ebéniste ;

b) Soit continue ou de promotion sociale :

De 630 heures en complément :

- d'une part, d'un exercice professionnel de la spécialité d'une durée de trois ans ;

- d'autre part, de la possession du C.A,P. Ebéniste ou d'un diplôme de niveau IV et au-delà relevant du secteur des arts appliqués ;

Ou de 1 500 heures dans les autres cas.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Une session annuelle d'examen est organisée à l'initiative du recteur soit dans le cadre académique, soit, si le faible nombre de candidats le justifie, au plan interacadémique par accord entre les différents recteurs intéressés. Les candidats doivent s'inscrire auprès des services du rectorat dont relève leur établissement de formation.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Le recteur concerné procède :

a) A la désignation du jury :

Composé :

- pour moitié de représentants qualifiés de la profession désignés à parts égales sur proposition des organisations professionnelles de la spécialité représentatives des employeurs et artisans, des artistes indépendants et des salariés ;

- pour moitié de membres de l'enseignement public ou privé ;

Présidé par l'inspecteur pédagogique régional des arts plastiques ou par l'inspecteur de l'enseignement technique d'éducation artistique concerné ou, sur proposition de celui-ci, par un conseiller de l'enseignement technologique de la spécialité ;

b) Au choix des sujets des épreuves des trois unités obligatoires et des épreuves facultatives, parmi les propositions élaborées par une commission nationale constituée à l'initiative de l'inspection générale et composée sur les mêmes bases que le jury.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986 · En vigueur du 23 novembre 2013 au 31 décembre 2015

Le brevet des métiers d'art Ebéniste est délivré aux candidats ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 :

- d'une part, à l'unité constituée des épreuves pratiques

- d'autre part, à l'ensemble des unités constitutives de l'examen.

Les points supérieurs à la moyenne obtenus à l'épreuve facultative sont pris en compte dans le total des points obtenus aux épreuves de l'ensemble des trois unités.

L'obtention d'une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 à l'ensemble des épreuves d'une même unité, sans note éliminatoire, permet d'en conserver le bénéfice durant cinq sessions.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

La première session du brevet des métiers d'art Ebéniste aura lieu en 1988.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Le directeur des lycées et collèges est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Analyse de l'activité

L'ébénisterie d'art a pour objet la conception, la réalisation ou la remise en état de meubles ou éléments mobiliers, massifs et/ou plaqués, de style ou contemporains, dans un souci constant de qualité esthétique et technique.

Elle relève du domaine des arts de l'ameublement et de la décoration intérieure qui couvre :

- les métiers d'ébéniste, menuisier en meubles et menuisier en sièges ;

- les fonctions d'architecte d'intérieur et de dessinateur metteur au plan et qui fait également appel, s'il y a lieu, à des activités connexes :

- métiers des arts du bois et de la décoration (sculpture, tournage, marqueterie, traitements d'aspect des bois par vernis et patines, dorure, peinture, laque), de la tapisserie (garnissage, couture), des arts du métal (bronze, principalement), des arts du cuir (gainerie, dorure) ...

- fonctions de plasticiens, designers ...

L'activité de l'ébéniste est un métier d'art, caractérisé par :

- une synergie de compétences artistiques et techniques (axe professionnel binaire) ;

- des capacités associées d'étude, réalisation et gestion ;

impliquant des acquisitions appropriées dans les trois composantes des formations du secteur des arts appliqués (enseignements artistiques. techniques et généraux).

Elle s'exerce :

- à des degrés croissants de qualification et d'autonomie :

. Ouvrier qualifié (Métier de base) :

- exécution des travaux d'ébénisterie sous responsabilité et sous contrôle.

. Technicien praticien (2e degré — seuil d'exercice autonome du métier d'art) :

- mise au point et réalisation des travaux de la spécialité, gestion pratique de la production, ses moyens et son support (petite entreprise),

. Concepteur praticien (3e degré) :

- conception et réalisation ou restauration (avec reconstitution des parties manquantes) de pièces uniques ou de modèles (dans un style déterminé ou une esthétique contemporaine), gestion prévisionnelle ;

. Créateur restaurateur (4e degré) :

- innovation artistique et technique, responsabilité d'interventions sur les œuvres d'art et le patrimoine national, maîtrise d'œuvre ;

- sous forme salariale (tous niveaux), artisanale, indépendante ou associative (à partir du 2e degré) ou en qualité d'artiste libre (3e et 4e degrés) ;

- dans le cadre d'ateliers et bureaux d'étude relevant ;

. soit d'entreprises, généralement de petite taille, fabriquant et/ou réparant du mobilier à la pièce ou en nombre limité, selon le mode dit traditionnel actualisé (intervention directe du professionnel sur le produit tout au long du processus, utilisation des techniques manuelles et de leurs perfectionnements par tous moyens dont le professionnel conserve la maîtrise) ;

. soit d'ateliers intégrés dans des entreprises ou administrations faisant appel à des travaux de la spécialité ;

. soit d'entreprises de production de grande série, aux stades de la conception, la mise au point et la réalisation de modèles et de prototypes.

Le titulaire du BMA Ebéniste est un technicien praticien capable de :

1 - déterminer et effectuer les interventions nécessaires à :

- la mise au point, d'après projet ou modèle, de meubles ou d'éléments mobiliers, par restitution fidèle ou interprétation équilibrée de leurs caractéristiques dans une esthétique moderne ou un style déterminé, en vue :

. soit de leur fabrication ;

. soit de leur réparation (sans reconception de parties manquantes) ;

- la mise au point, la conduite et le contrôle des opérations de réalisation par mise en œuvre des moyens appropriés ;

- la réalisation des travaux d'ébénisterie, selon le mode traditionnel actualisé, dans un souci constant de qualité esthétique et technique ;

- la direction et la gestion pratique, compte tenu de leurs caractéristiques propres et de leur contexte, dans un souci d'efficacité et de promotion :

. d'une production et de ses moyens

. d'une petite entreprise et de son potentiel ;

2 - participer, en collaboration avec les spécialistes concernés, grâce à la compréhension de leur rôle et de leur langage :

- à la mise au point et la réalisation de prototypes en vue d'une production de série ;

- à la formation d'apprentis.

Ces compétences sont acquises par une formation de niveau IV du secteur des arts appliqués, type métiers d'art, fondée sur les apprentissages fondamentaux du métier de base (1er degré), assurant leur approfondissement et leur mise en œuvre méthodique (2e degré) et permettant :

- l'exercice de l'activité d'ébéniste ;

- à l'issue de la formation, dans un emploi de technicien praticien (niveau IV) ;

- après expérience professionnelle, sous une forme autonome ;

- la poursuite de la formation au niveau III, en particulier ;

- aux 3e et 4e degrés de la voie du métier d'art ;

- dans la voie des fonctions d'étude des arts appliqués: BTS (concepteur d'étude) et DSAA (maître d'œuvre).

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Objectifs et méthodes

La formation

Le titulaire du BMA Ebéniste doit avoir été préparé à intervenir efficacement dans sa vie professionnelle aussi bien que personnelle et à se promouvoir, dans un contexte particulièrement évolutif dont toutes les données ne sont pas encore connues, grâce à la capacité de mise en œuvre, d'adaptation, d'actualisation, d'accroissement et de transfert de ses connaissances.

Il doit en outre avoir acquis les moyens d'accéder, s'il a le goût d'entreprendre et une suffisante expérience professionnelle, à l'autonomie et à la responsabilité de sa propre entreprise : il sera alors amené à décider du choix de ses produits pour répondre à l'attente des marchés intérieurs et extérieurs dont l'expansion, liée à l'intérêt croissant porté à la valorisation des produits par la qualité esthétique, offre aux métiers d'art des ouvertures économiques très positives.

En conséquence la formation, qui se fonde sur les apprentissages fondamentaux des bases du métier (1er degré), s'inscrit dans une perspective de formation permanente. Elle doit :

- assurer :

. les compétences professionnelles attendues d'un technicien (étude), praticien (réalisation au 2e degré du métier), responsable d'une production et d'une petite entreprise (gestion pratique) impliquant un ensemble d'acquisitions de type savoir, savoir faire, savoir faire faire et savoir apprendre à faire ainsi que des comportements appropriés ;

. une culture générale et artistique ouverte, éclairée non-seulement par la compréhension de son contexte contemporain mais aussi par celle de l'évolution des arts, techniques et civilisations ;

. constituer le support des formations supérieures ou complémentaires, en vue notamment de l'acquisition des compétences nécessaires à la conception et la restauration de produits, la maîtrise d'œuvre (3e et 4e degrés du métier d'art), l'ouverture à d'autres champs professionnels, la création d'entreprise...

A cet effet, elle comprend (cf. rubriques correspondantes du programme ci-après).

1 - Un fonds de connaissances commun à tous les métiers d'art, appliqué au domaine et à la spécialité professionnelle par prise en compte de leurs caractéristiques, centres d'intérêt et besoins particuliers :

- enseignements artistiques pratiques (1.1) et théoriques (2.1) ;

- enseignements méthodologiques, technologiques et économiques généraux (2.2 A) ;

- enseignements généraux : français (3.1), ouverture au monde contemporain (3.2) ; mathématiques et scientifiques (3.3), langue vivante (3.4) ;

- enseignements facultatifs affirmant la vocation culturelle du BMA : musique (4.1) ou langue vivante ou ancienne (4.2) ;

2 - Des enseignements propres au métier (1.2 et 2.2 B) et au domaine d'intervention (2.2 C)

L'attention est attirée sur le fait que les programmes ne doivent pas être abordés comme un ensemble de connaissances figées et de réponses pré-établies mais au contraire vécus de façon dynamique et créative, donnant à l'élève ou l'auditeur l'occasion :

- d'apprendre ;

. analyser objectivement problèmes et situations ;

. rechercher et mettre en œuvre les solutions logiques, efficaces, adaptées aux objectifs et aux circonstances (utilisation pertinente des moyens donnés et des ressources extérieures) en évaluant leur efficacité ;

- de comprendre les caractéristiques, possibilités et contraintes ;

. des métiers d'art :

souci constant de qualité esthétique et technique, engageant simultanément des compétences plasticiennes et techniciennes, fondées sur une culture générale et professionnelle appropriée :

. l'exercice autonome de l'activité ;

autorisant une totale liberté d'action et de décision (fondée sur la qualification et l'expérience professionnelles) mais engageant en retour la totale responsabilité du professionnel sur l'ensemble de ses engagements actions et résultats (vis-à-vis de sa clientèle, son personnel, ses fournisseurs, ses obligations fiscales, administratives, sociales...) ;

. du mode de production traditionnel ;

intervention directe du professionnel sur le produit (permettant d'agir sur sa qualité et sa personnalisation) et sur l'ensemble du processus, impliquant une grande capacité d'initiative, de sûreté de jugement et de décision, réaction aux aléas, en même temps que la maîtrise du seul responsable sur l'ensemble des actions dont l'enchaînement logique et l'interdépendance se réfèrent aux mêmes principes que dans la production industrielle (logique de l'organisation du travail, rigueur de la démarche) mais se vivent à une échelle et un niveau de complexité différents ;

. d'acquérir et mettre en œuvre les capacités et comportements appropriés.

La nécessité pour le futur professionnel des arts appliqués de mobiliser simultanément ses acquisitions professionnelles (théoriques et pratiques) et culturelles impose à la formation un caractère interdisciplinaire, matérialisé par la mise en relation systématique des composantes de la formation et la coordination des interventions des enseignants concernés.

Le tableau ci-après situe les principales articulations à établir entre :

COMPETENCES ATTENDUES

CONNAISSANCES PROFESSIONNELLES IMPLIQUEES (*)

Pratiques

Théoriques

1.1

1.2

1.3

2.1

2.2A

2.2B

2.2C

Etude du produit

- plasticienne

- technique

Gestion pratique

- d'une production

- d'une petite entreprise

Réalisation

Lire :

● Applications directes

○ Connaissances à prendre en compte, s'il y a lieu

(*) Les enseignements professionnels sont désignés par la référence des programmes correspondants.

Les enseignements généraux ne sont pas cités ici dans la mesure où ils s'investissent dans toutes les opérations professionnelles dont ils constituent le support culturel.

COMPOSANTES DE LA FORMATION

Description générale : formation de niveau IV du secteur des arts appliqués (groupe 36) type métiers d'art
Prérequis : formation de niveau V de la spécialité
Acquisitions caractéristiques : approfondissement, complément s'il y a lieu, et mise en œuvre méthodique des apprentissages fondamentaux du métier de base (1er degré) en vue de l'exercice du métier d'art en qualité de technicien praticien (2e degré) et de l'accès à l'autonomie professionnelle

Composantes (a)

Importance relative (b)

1

Enseignements professionnels pratiques

1 260 h

Savoir-faire caractéristique du niveau d'intervention et de la spécialité appliqués aux opérations

420 h

- d'étude du produit

140 h

- de gestion pratique d'une production et d'une petite entreprise

700 h

- de réalisation

2

Enseignements professionnels théoriques

420 h

Connaissances impliquées

2.1- artistiques : arts et civilisations, en relation avec le domaine professionnel

140 h

2.2 - technologiques, méthodologiques et économiques :
A. générales
- méthodologie
- économie, gestion, législation, sécurité, prévention, hygiène
- possibilités et limites d'utilisation pratique des moyens informatiques
B. de la spécialité : les produits et leur production selon le mode traditionnel actualisé par mise en oeuvre méthodique des techniques et moyens du métier
C. du domaine d'intervention : contexte (professionnel, économique, géographique) de l'activité, de l'entreprise, ses produits et ses marchés, de la production et ses moyens

280 h

3

Enseignements généraux

700 h

Support culturel
- de l'intervention professionnelle
- de l'accès aux formations de niveau III

3 1. - français : expression et communication écrites et orales, culture française

210 h

3.2. - ouverture au monde contemporain

140 h

3.3. - mathématiques et sciences appliquées

210 h

3.4. - langue vivante : communication écrite et orale à des fins professionnelles ou personnelles

140 h

1

Enseignements facultatifs

4.1. - musique

4.2. - langue non francophone, vivante (nationale ou régionale) ou ancienne, à des fins culturelles

(a) L'acquisition des compétences professionnelles attendues impose à la formation un caractère interdisciplinaire et autorisant la mise en relation systématique des connaissances impliquées.

L'association des disciplines peut modifier sensiblement leur volume horaire global, ce qui permet de dégager des plages horaires consacrées aux enseignements facultatifs et à des activités personnelles autonomes, conduites dans le cadre de la formation et impliquant la mise à disposition hors cours des moyens et locaux appropriés.

(b) Volume horaire global indicatif, situant l'importance relative de chacune des composantes, évalué par référence à une formation initiale de 2 380 heures.

- comportant au minimum 4 semaines de stage en entreprise sous la responsabilité de l'établissement scolaire ;

- fondée sur des acquisitions antérieures (prérequis)

● soit de type V A : apprentissages fondamentaux du métier de base (1er degré) et enseignements généraux de la classe de seconde

● soit de type V B : CAP de la spécialité et enseignements généraux de CFA ou de LP en 3 ans post 5e, ce qui impose une modulation de la préparation selon l'origine des élèves en vue d'assurer les mises à niveau nécessaires et, s'il y a lieu la présentation au CAP en cours de formation.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Programmes

1 - Enseignements professionnels pratiques

Savoir-faire caractéristiques

- du niveau d'intervention

- de la spécialité

impliqués dans les opérations professionnelles dont la description détaillée est donnée en annexe III B (Unité de contrôle A) :

- Etude du produit :

. plasticienne ;

. de construction ;

- Gestion pratique :

. d'une production (analyse de fabrication, en particulier) ;

. d'une petite entreprise ;

- Réalisation :

par mise en œuvre :

- des pratiques plasticiennes (1.1), techniques (1.2) et de gestion (1.3) ;

- des autres composantes de la formation.

1.1 - Activités plasticiennes a des fins d'art applique

Programme du TRONC COMMUN DES ARTS APPLIQUES, appliqué à l'Ebénisterie. A cet effet les rubriques signalées par un astérisque feront l'objet de développements plus approfondis.

A - Présentation générale

Les qualités de structure et d'aspect des produits des métiers d'art résultent de l'application de compétences plasticiennes aux stades de :

- la définition des produits, par mise en œuvre de procédures d'organisation spatiale et prise en compte de données et de contraintes (d'ordre fonctionnel, technique, économique, sémantique ... ), matérialisée par des représentations en 2 et/ou 3 dimensions véhiculant des informations utiles à des fins :

. d'analyse, de recherche et de figuration (esquisses, rendus, maquettes d'étude) ;

. d'exploitation dans le cadre d'une production (dessins techniques, maquettes finalisées, établis selon les normes et codages de la profession) ;

- leur réalisation, par mise en œuvre des pratiques plasticiennes (associées aux pratiques techniques) au plan de la production des structures, formes, effets de matière et de couleur attendus.

Ces compétences se réfèrent, dans le cadre de la formation artistique pratique, et des activités plasticiennes :

- finalisées par un objectif de production ;

- impliquant la mise en œuvre de démarches d'analyse et de synthèse et la recherche de solutions ;

- concrétisées dans des représentations diversement codées et dans des réalisations évaluables par rapport à l'objectif assigné et par référence culturelle : véhiculant un message à travers un simple signal visuel (véritable stimulus) aussi bien que par un ensemble de figurations complexes (véritable série énonciative), ces activités sont ainsi sous-tendues par l'esprit de communication.

Décrites en termes de pratiques, les activités plasticiennes sont répertoriées en activités de base et en activités combinées (cf Tableau 1)

TABLEAU 1

Répertoire des activités plasticiennes (*) à développer en fonction du métier

Activités classiques

Sur support bidimensionnel

Dans l'espace tridimensionnel

DE BASE

* CROQUIS
* DESSIN
* DESSIN GEOMETRIQUE
* COULEUR

* EXPRESSION EN VOLUME

COMBINEES

* CROQUIS PERSPECTIF
* DESSIN DE PERSPECTIVE
* ANALYSE DE DOCUMENT (image, objet)
ETUDE PEINTE
* COMPOSITION D'ART APPLIQUE (surface, volume)
* DESSIN DE FINITION

COULEUR ESPACE
MAQUETTE VOLUME

Il est à noter que, dans les phases d'apprentissage, ces activités se constituent en disciplines, avec leurs contenus théoriques et leurs procédures propres. Ces disciplines sont désignées par leur appellation classique mais éclairées par la mise en évidence (cf Descriptions, tableaux 2 et 3) de leur nature et des fondements utiles qu'elles déterminent. Leur description n'a qu'une valeur analytique, conditionnée par le choix de quelques principes de régulation destinés à expliciter les contenus d'activités en termes de fonction, de pratique désignée, d'opération et de mode d'action.

L'intention est de donner un aperçu d'ensemble des activités à des fins d'économie générale permettant de les situer les unes par rapport aux autres et de les organiser, à la demande, en un système ou des sous-systèmes, selon les besoins.

Certaines activités s'appuient en outre sur des technologies particulières impliquées dans l'exercice professionnel contemporain des métiers d'art (photographie, image numérique, image de synthèse, ...) nécessitant des apprentissages techniques et des dispositifs (ateliers et équipements) spécifiques.

Il s'agit ici de prolongements de l'intervention plasticienne, complexifiée par transfert et acquisition de compétences nouvelles qui, lorsqu'elles dépassent les niveaux d'apprentissage pratiques élémentaires et de méthodes de travail, sont abordées au niveau IV et développées au niveau III, en fonction des besoins des spécialités.

TABLEAU 2

Description des activités de base

Fonction

Pratique

Opération

Mode d'action

Approche expressive graphique.

CROQUIS

Esquisser rapidement les caractéristiques formelles.

Ce mode de représentation choisit les éléments plastiques les plus caractéristiques et les met en évidence.

Concrétisation graphique d'une idée ou d'une perception.

DESSIN

Traduire sensations ou idées en termes de formes par moyens graphiques.

Ce mode de représentation choisit des concepts plastiques et les exprime par toutes techniques de mise en évidence. (traits, valeurs)

Compréhension des structures formelles et description géométrique.

DESSIN GEOMETRIQUE

Tracer selon une systématisation rigoureuse les formes et leurs agencements.

Ce mode de représentation scientifique se réfère aux concepts de géométrie plane, de géométrie dans l'espace, et de géométrie descriptive.

Traduction de sensation(s) et/ou identification de signification(s)

COULEUR VALEUR

Représenter ou suggérer par la couleur le réel ou l'imaginaire ; créer une ambiance ; codifier des concepts.

Ce mode d'expression et/ou de représentation traduit les effets de la lumière, des sensations, des sentiments, des idées.

Concrétisation par volume(s) d'une idée ou d'une image.

EXPRESSION EN VOLUME

Etablir des formes dans un souci d'expression et/ou de représentation.

Ce mode de représentation articule des masses en vraie grandeur ou à l'échelle en utilisant des techniques de retrait , de déplacement ou d'apport de matière.

Ces activités répondent à une double intention :

- appréhender le réel perçu aux plans subjectif et objectif ;

- traduire de façon plus ou moins expressive ce qui est éprouvé et compris en conjuguant opérations mentales et procédures matérielles.

Elles constituent des fondements pour la lecture de phénomènes visibles et leurs représentations selon des codes établis (organisation de lignes, plans, figures, zones, taches ...) parréférence au sensible (ce qui est senti) comme à l'intelligible (ce qui est saisi)

TABLEAU 3

Description des activités combinées

Fonction

Pratique

Opération

Mode d'action

Visualisation rapide d'un objet dans son apparence tri-dimensionnelle.

CROQUIS PERSPECTIF

Esquisser les caractéristiques formelles par rapport au réel perçu ou imaginé.

Ce mode de représentation choisit les éléments plastiques les plus expressifs du volume.

Visualisation d'un objet ou d'un espace par un système graphique conventionnel.

DESSIN DE PERSPECTIVE

Construire une image selon des codes usuels de représentation tridimensionnelle

Ce mode de représentation nécessite la connaissance des règles de formalisation et de lecture selon la perception visuelle

Compréhension d'une image ou d'un objet comme structure

ANALYSE DE DOCUMENTS (image, objet)

Dégager et mettre en évidence les composantes plastiques ainsi que leurs articulations en hiérarchisant leurs relations.

Ce mode d'approche induit :

  • la compréhension de formes et leur mise en situation par rapport à un contexte ;
  • une utilisation possible des résultats de l'analyse.

Notation et exploitation des propriétés plastiques et esthétiques de la couleur.

ETUDE PEINTE

Traduire des sensations et/ou des idées par moyens colorés.

Ce mode d'expression libère les possibilités de l'action créatrice picturale.

Organisation de l'espace-plan et/ou de l'espace tridimensionnel à des fins d'usage, d'appréciation et d'estime.

COMPOSITION D'ART APPLIQUE (surface et/ou volume)

Prendre en compte des données et les traduire en termes de projet.

Ce mode de conception, d'ordonnancement et de communication maîtrise la surface et/ou le volume du double point de vue fonctionnel et esthétique.

Définition graphique normalisée en vue d'une réalisation

DESSIN DE DEFINITION

Définir un produit dans ses caractéristiques formelles, et utiliser les symboles.

Ce mode de communication explicite les principes de construction, le schéma de fonctionnement et apporte toutes informations nécessaires (cotes ... )

Mise en volume d'une étude dessinée.

MAQUETTE VOLUME

Construire à une échelle donnée un projet d'objet(s) ou un ensemble dans des matériaux de substitution.

Ce mode de représentation permet la visualisation spatiale, la mise en situation, la manipulation, la compréhension d'éléments ou d'ensembles.

Création et/ou modification d'ambiance ; modification de la perception des volumes.

COULEUR ESPACE

Jouer avec les intensités colorées, les variables de formes et les variables d'espaces.

Ce mode de traitement de l'espace utilise les propriétés tonales et spatiales de la couleur.

Dans leur application professionnelle, les activités combinées sont caractérisées par :

- la prise en compte de données et de contraintes ;

- la recherche de solutions en fonction de critères esthétiques et techniques ;

- la définition de modalités de construction ;

- la mise en œuvre de pratiques de réalisation.

La formation artistique pratique se fonde sur les acquisitions du premier cycle, qu'elle ordonne et consolide.

En vue de permettre au futur professionnel d'accéder à des niveaux croissants de qualification et d'autonomie, elle fait (en liaison étroite avec les autres composantes de la formation) l'objet d'acquisitions progressives, exprimées (de même que la formation technique pratique) en degrés d'approfondissement et de complexité caractéristiques de chacun des niveaux :

- niveau V :

renforcement et élargissement des actions antérieures de sensibilisation aux phénomènes visuels et d'apprentissage des processus de représentation par modalités graphiques et volumiques, lecture et utilisation des normes et codages professionnels, à des fins d'exécution ;

- niveau IV :

appropriation des méthodes d'étude, de visualisation, de représentation conventionnelle et de réalisation, à des fins de mise au point et de production ;

- niveaux III et II :

accès à la maîtrise des processus de conception, représentation et réalisation, à des fins de création et de restauration de produits ;

B – Programmes :

1er DEGRE (Niveau V)

PREREQUIS : Acquisitions du PREMIER CYCLE

A.V - Activités de base

Données

Contenus

A.V - 1
CROQUIS, DESSIN

- A partir de l'observation du réel (objets, images caractéristiques plastiques à dominante bidimensionnelle
- Formes réglées par la géométrie ou réductibles à des éléments géométriques

- Notation spontanée et construction réfléchie
- Traduction de
. rapports formels t pleins et vides, directions, proportions
. constituants formels : plans et surfaces, lignes
. articulation des éléments : positionnement, valeurs, symétrie, asymétrie

A.V - 2
DESSIN GEOMETRIQUE

- En référence aux notions de
. géométrie plane points, droites, plane, figures remarquables
. géométrie dans l'espace : plane et lignes remarquables
- En liaison avec le DESSIN TECHNIQUE

- Constructions graphiques : tracés usuels, lignes, angles, courbes, raccordements
- Tracés géométraux : plane remarquables, rabattements
Rappels systèmes de vues, échelles

A.V - 3
COULEUR, VALEUR

- A partir de l'observation du réel : groupements d'objets, documents
- En référence aux données théoriques

- Identification des couleurs, des valeurs
- Restitution objective des rapports quantitatifs et qualitatifs

A.V - 4
EXPRESSION EN VOLUME

- D'après des objets réels présentés sur fond : caractéristiques plastiques à combinaison limitée
- Formes réductibles à des volumes géométriques
- D'après des principes de composition en volume

- Prise en compte des principes de lecture des volumes : relations entre lumières, valeurs et formes
- Traduction à l'échelle des rapports formels : pleins/vides, proportions de constituants formels (plans, articulations de plans)

B.V - Activités combinées

B.V - 1
DESSIN DE PERSPECTIVE

- En référence aux notions de géométrie dans l'espace : volumes, plans, lignes remarquables
- Formes tridimensionnelles réductibles à des solides géométriques élémentaires
- En liaison avec le dessin de définition

- Méthodes de tracés perspectifs sans point de fuite : perspective cavalière, perspective axonométrique

B.V - 2
ANALYSE DE DOCUMENTS

- D'après le réel (éléments naturels ou fabriqués) : images, documente
- En liaison avec l'enseignement artistique théorique
CONNAISSANCE DES STYLES
- Formes très écrites inscrites sur des plans aisément repérables

- Lecture et étude de formes : effet perçu, organisation plastique (formes, couleurs, valeurs)
- Production de croquis, dessins, notations colorées

B.V - 3
ETUDE PEINTE

- D'après des objets réels ou documents
- Dans une harmonie de couleurs et/ou de valeurs déterminée

- Restitution de composition
- Traduction de rapports formes/couleurs/valeurs
- Mise en œuvre de moyens d'expression par la couleur

B.V - 4
COMPOSITION D'ART APPLIQUE (surface et/ou volume)

- A partir de données connues :
. destination du produit
. technique de réalisation
. contraintes technologiques limitées
. échelle donnée

- Application de principes de composition : esquisses
- Pratique de la représentation conventionnelle sur support bidimensionnel : rendus
- Pratique de la représentation tridimensionnelle modelage, moulage, montage, sculpture

B.V - 5
DESSIN DE DEFINITION

- D'après des documents liés aux études de formes et des contraintes de fabrication
- En liaison avec la COMPOSITION D'ART APPLIQUE
- En référence
. aux principes d'analyse fonctionnelle d'un objet technique
. aux conventions du dessin technique : normalisation, représentation orthogonale, échelle, plans et coupes
. aux principes de cotation : dimensions linéaires, angles, cotation fonctionnelle

- Construction analytique à l'échelle (emploi d'instruments)
- Utilisation de projections dans le système de représentation conventionnelle du métier

B.V - 6
COULEUR, ESPACE (selon les caractéristiques du métier d'art)

- Dans un espace et avec un éclairement donnés
- A partir d'éléments concrets ou groupes d'éléments
- En fonction d'une demande et/ou des caractéristiques intrinsèques des éléments (forme, couleur, destination)
- En liaison avec les autres activités (Ex : ETUDE PEINTE, COMPOSITION D'ART APPLIQUE, ...)

- Identification des éléments : aspect fonctionnel, aspect esthétique
Prise en compte de rapports plastiques : espace/formes/couleurs/valeurs/matières
- Prise en compte des effets de la couleur : rapports colorés, dominante, intensité
- Application de principes de composition

.

2ème DEGRE (Niveau IV)

PREREQUIS : Acquisitions du 1er DEGRE DES ARTS APPLIQUES

A.IV - Activités de base

Données

Contenus

A.IV - 1
CROQUIS, DESSIN

- D'après le réel (objets, images ...)
- En référence à des caractéristiques plastiques à combinaison bi et tridimensionnelle

- Notation spontanée et construction réfléchie
- Production de
. rapports formels : pleins et vides, directions, proportions
. constituants formels : volumes, plans et surfaces, lignes
. articulation des éléments : positionnement, symétrie, assymétrie
- Traduction des formes dans l'espace figuré : combinaison de lignes, de valeurs

A.IV - 2
DESSIN GEOMETRIQUE

- En référence aux notions de géométrie dans l'espace (volumes, plans, lignes remarquables) et aux notions de géométrie descriptive (traces, rabattements, vraies grandeurs, sections de solides remarquables par des plans)
- En liaison avec le
. la COMPOSITION D'ART APPLIQUE
. le DESSIN DE DEFINITION

- Tracés d'ombres ou géométraux (source solaire)
- Tracés de projections, de solides
- Tracés de gabarits

A.IV - 3
COULEUR

- A partir de l'observation du réel, de thèmes
- En référence aux données théoriques :
. lois physiques
. données physiologiques
. codes socioculturels

- Restitution des rapports quantitatifs et qualitatifs
- Mine en œuvre de techniques d'expression

A.IV - 4
EXPRESSION EN VOLUME

- D'après des objets observés ou mémorisés, des thèmes portant sur des articulations de formes
- Formes combinant des éléments géométriques
- D'après des principes de composition en volume

- Prise en compte des principes de lecture des volumes : relations entre lumière, valeurs et formes
- A échelle donnée, expression de
. rapports formels : pleins et vides
. rapports de proportions
. constituants formels : plans, enchaînement de plans

B.IV - ACTIVITES COMBINÉES

B.IV - 1
CROQUIS PERSPECTIF

- Sur les acquis du croquis
- D'après des objets réels, des images
- Formes tridimensionnelles à caractère typé

- Connaissance des codes perspectifs
. perspective cavalière
. perspective axonométrique
. perspective linéaire
- Mine en place rapide

B.IV - 2
DESSIN DE PERSPECTIVE

- En référence aux constructions géométriques dans l'espace : volumes, plans, lignes remarquables
- A partir de formes tridimensionnelles combinant des solides géométriques et des sections (pentes variables)
- D'après documents ou problèmes posés
- En liaison avec la COMPOSITION D'ART APPLIQUE et le DESSIN DE DEFINITION

- Méthodes de tracés de perspective linéaire
- Méthodes de tracé d'ombres (source solaire)

B.IV - 3
ANALYSE DE DOCUMENTS

- D'après le réel (éléments naturels ou fabriqués) : images, documents
- En liaison avec l'enseignement artistique théorique CONNAISSANCE DES STYLES
- Formes complexifiées par la combinatoire des plane sous-tendant des interprétations possibles

- Lecture et étude de formes par référence
. à l'effet perçu
. aux significations
. aux principes d'organisation plastique constitués en systèmes : FORMES/COULEURS/MATIERES
. aux sous-systèmes envisageables
- Production de croquis, dessins, notations colorées, montages ...

B.IV - 4
ETUDE PEINTE

D'après des objets ou documents prétextes

- Transposition avec proposition de composition
- Choix d'un parti harmonique en ce qui concerne la couleur
- Mise en œuvre des moyens d'expression par la couleur

B.IV - 5
COMPOSITION D'ART APPLIQUE (surface et/ou volume)

A partir de données relatives à la nature d'un produit caractérisé par
. un rapport de FORMES/COULEURS ou de FORMES/COULEURS/MATIERES lié à la technique de réalisation
. un ensemble de contraintes technologiques

- Recherche de rapports destination/produit/technique de réalisation : schémas
- Application de lois de composition plastique en vue d'un effet demandé : esquisses
- Pratique de la représentation conventionnelle sur support bidimensionnel : rendue
- Pratique de la représentation tridimensionnelle : modelage, moulage, montage, sculpture

B.IV - 6
DESSIN DE DEFINITION

- D'après des documents liés à l'étude d'un projet, des contraintes de fabrication définies par un cahier des charges
- En liaison avec la COMPOSITION D'ART APPLIQUE
- En référence
. aux principes d'analyse fonctionnelle d'un objet technique
. aux conventions du dessin technique (normalisation, représentation orthogonale, échelle, plans, coupes, vues auxiliaires)
. aux principes de cotation (dimensions linéaires, angles, cotation fonctionnelle)

- Constructions analytiques à l'échelle demandée (emploi d'instruments)
- Ensemble de vues déterminées par le produit
- Tracés descriptifs cotés avec définition de tolérances liées à la fabrication
- Détails d'assemblage ou de montage
- Utilisation du ou des systèmes de représentation de la spécialité ou du domaine professionnel

B.V - 7
MAQUETTE
VOLUME

- Par utilisation de matériaux appropriés
- D'après des documents (dessins, dessins techniques) et un cahier des charges
- A partir de l'avant-projet ou du projet
- Dans le cadre d'une étude de construction
- Réalisation bi ou tridimensionnelle

- En tant que procédé de mise en évidence :
. construction à une échelle grandeur ou une échelle décimale
. emploi de procédés : dessin, couleur, effets de matière et combinaisons
. production d'effets visuels par détournement de matériaux
- En tant que procédé de mise au point :
. adaptation et construction à une échelle grandeur et/ou décimale
. mise en œuvre de techniques : découpage, assemblage, montage, moulage, formage, sculpture
. rapport entre la matière de la maquette et la matière du produit
. rapport entre la technique de réalisation de la maquette et la technique de réalisation du produit

B.V - 9
COULEUR
ESPACE

- Dans un espace donné
- A partir d'éléments concrets (naturels ou fabriqués)
- En fonction d'une demande (cahier des charges) et/ou des caractéristiques des éléments (forme, couleur, destination)

- Identification des éléments : aspects fonctionnels, aspects esthétiques
- Prise en compte des rapports plastiques : espace/formes/couleurs/valeurs/matières
- Prise en compte de l'incidence des phénomènes lumineux sur les formes, les couleurs, les matières
- Prise en compte des effets psychologiques et/ou sociologiques de la couleur : rapports consonants ou dissonants, rapporte de codification liés aux usages culturels

1.2 - Travaux de la spécialité

2ème DEGRE (Niveau IV) : APPROFONDISSEMENT DES ACQUISITIONS DU PREMIER DEGRE
en vue d'améliorer la qualité et le précision la pratique appliquée à des opérations d'une complexité croissante

.

1er DEGRE (Niveau V) : BASES DU METIER
(leur développement fait l'objet du C.A.P. Ebéniste)

Opérations

Données écrites et/ou orales

Contenus

V.1
ORGANISATION ET PREPARATION DU TRAVAIL

- Définition des produits
- Mode de fabrication (analyse, processus, instructions d'exécution)
- Matériels :
. plan de construction ou sur règle
. feuille de débit
. fiche d'instructions complémentaires (quincaillerie, matériel et appareillage)

- Approvisionnement sur stock en choisissant les bois, placages, produits semi-finis
- Préparation des matériels :
. outillage manuel (affûtage)
. outillage mécanique
Prise en compte des consignes de sécurité
- Réalisation des éléments auxiliaires :
. gabarits de traçage
. calibres de traçage et d'usinage
. montages d'usinage
. éléments de sécurité complémentaires

V.2
DEBIT ET CORROYAGE

- Feuille de débit
- Instructions d'exécution
- Matériels et appareillages

- Relevés sur feuille de débit
- Traçage au crayon des pièces suivant les cotes et/ou les calibres de débit, inscription des cotes de corroyage
- Débit à la scie mécanique
- Dégauchissage (face et chant) à la dégauchisseuse
- Mise aux cotes (largeur, épaisseur) à la raboteuse

V.3
ETABLISSEMENT DES BOIS ET TRACAGE

- Plan de construction ou sur règle
- Feuille de débit
- Instructions d'exécution
- Instruments de traçage

- Choix des faces de référence
- Repérage par signes conventionnels
- Traçage à la pointe
- Report des cotes (longueurs, assemblages)
- Utilisation des codages professionnels pour usinage (assemblages, profilages)

V.4
PREPARATION DES PANNEAUX PLAQUES

- Plan de construction
- Feuille de débit
- Instruments d'exécution
- Matériels et appareillages

- Choix de la colle
- Panneaux à âme composée : coupe aux dimensions, collage des chants (massifs)
- Placage : débit, assemblage en combinant ou non le sens du bois en vue de l'effet recherché (frisage), mise en place des filets (intégrés ou incrustés)
- Réalisation de la plaque (collage sur support des marqueteries et frisages avec presse à plaquer)
- Nettoyage des panneaux et disposition pour le séchage

V.5
PREPARATION DES PANNEAUX MASSIFS

- Plan de construction
- Feuille de débit
- Instructions d'exécution
- Matériels et appareillages
- Abaque de réglage

- Réalisation des embrèvements
- Usinages en vue de la préparation du décor (panneaux, serviettes, élégies, pointes de diamant, sculptures)
- Collage, assemblage, serrage
- Nettoyage des collages

V.6
FACONNAGE MANUEL ET MECANIQUE

- Plan de construction
- Feuille de débit
- Instructions d'exécution
- Matériels et appareillages
- Abaque de réglage
- Fiches d'instructions complémentaires

- Réalisation des assemblages : tenons et mortaises, enfourchements, queues d'aronde, tourillonnage, toutes coupes d'assemblage, ravancement, mi-bois, clefs et faux tenons, flottage
- Réalisation du décor : petit cadre, grand cadre, corniche, retours et ragréages
- Réalisation de formes :
. façonnage mécanique : tronçonnage en butée, rainures, feuillures, calibrage, découpage, plates bandes, mise au mollet des panneaux massifs
. façonnage manuel : réglage des parties courbes

V.7
CONTROLE AVANT COLLAGE
MONTAGE ET COLLAGE

- Définition de l'ouvrage (meubles ou éléments mobiliers massifs ou plaqués)
- Métrologie
- Matériels :
. plan de construction ou sur règle
. fiches d'instructions complémentaires
. matériel de finition, de serrage et de collage

- Préparation des éléments à assembler
- Montage à blanc et serrage : contrôle, rectifications éventuelles
- Finition des parties non accessibles après montage par replanissage, raclage et ponçage
- Entaillage et pose de la quincaillerie, s'il y e lieu
- Mise en teinte des parties rentrantes des panneaux
- Collage
- Chevillage, chevillage à la tire
- Serrage
- Contrôle de l'ensemble

V.8
FINITION
CONTROLE DE LA CONFORMITE

- Définition de l'ouvrage (meubles ou éléments mobiliers massifs ou plaqués)
- Matériels :
. plan de construction ou sur règle
. fiches d'instructions complémentaires
. matériel de finition
- Mode de fabrication (instructions d'exécution)

- Ajustage des parties mobiles (rotation, translation)
- Ferrage des parties mobiles.
- Ajustage des éléments décoratifs (galeries, bronzes) en vue de leur pose
- Dépose des éléments de quincaillerie et de décor en vue de la finition . matériel de finition
- Mise en conformité des surfaces et des moulures par ragréage, replanissage, raclage, ponçage (manuel et mécanique), habillage d'exécution
- Protection et mise en valeur de l'ouvrage par mise en teinte, encaustiquage
- Pose définitive de la quincaillerie et des éléments décoratifs (bronzes, marbres, glaces, ferrures ...)
- Contrôle de l'ensemble de l'ouvrage en fonction de sa définition

V.9
ENTRETIEN

Fiches techniques des machines
- Produits
- Matériels

Entretien des postes de travail, des équipements, des outils

1.3 - Gestion pratique d'un système

appliquée à :

- une production ;

- une petite entreprise

a) Définition des objectifs :

- identification, analyse et mise au point des données et contraintes relatives :

. à la demande (nature et conditions de l'opération) ;

. aux ressources (disponibilité, performances, modalités de mise en œuvre, délais et coûts prévisibles) ;

- recherche et choix des solutions (critères, conséquences) ;

- matérialisation des décisions.

b) Organisation du dispositif :

- mode opératoire :

. nature des opérations ;

. conditions de réalisation : phases, ordre, durée (diagrammes) moyens impliqués (humains, matériels, financiers) et obligations ;

- programmation de la réalisation (organigramme, planning, instructions) : intervenants, cadre, circonstances.

c) Mise en œuvre :

- préparation du travail, mise à disposition des moyens ;

- conduite, suivi, coordination des opérations ;

- contrôles (conditions, moyens, critères) :

. du déroulement; adaptations motivées par les aléas, les dysfonctionnements (nature, limites d'intervention) ;

. des résultats (qualité, conformité) ;

- relevé des travaux effectués (nature, conditions réelles) détermination des coûts.

d) Evaluation :

- mise en évidence (indicateurs), analyse et interprétation :

. des résultats de l'opération par rapport aux objectifs assignés ;

. du fonctionnement du dispositif (articulation de ses composantes, équilibre, déséquilibre et compensation, diagnostic de dysfonctionnement) ;

. de la dynamique du système (sens de l'évolution, adaptation aux situations circonstancielles, prospective) ;

- recherche des solutions les plus performantes en vue d'améliorer :

. la qualité des résultats ;

. l'efficacité du dispositif ;

. la compétitivité du système.

2 - Enseignements professionnels théoriques

2.1 - Enseignement artistique théorique

Programme du TRONC COMMUN DES ARTS APPLIQUES

appliqué au domaine de l'Ameublement et de la Décoration intérieure

A - Présentation générale

Se référant au patrimoine culturel relevant de l'ART et de la TECHNIQUE, l'enseignement artistique théorique a pour objet l'ACQUISITION

- DES PRINCIPES ET METHODES D'ANALYSE ET D'ORGANISATION PLASTICIENNE à des fins d'étude et de réalisation des produits de la spécialité

- D'UNE CULTURE ARTISTIQUE enrichissant et complétant la culture générale.

La formation, qui se fonde sur :

- l'histoire des civilisations, et en particulier celle des arts plastiques ;

- la sémiologie appliquée aux œuvres et ouvrages de ce champ ;

- les systèmes critiques.

s'organise autour d'objets d'étude consistant en réalisations (œuvres, ouvrages, produits) réelles ou figurées, impliquant une préparation documentaire systématique.

Elle se développe selon une logique de l'accroissement et de l'élargissement des compétences professionnelles, à des niveaux progressifs, en liaison avec les autres composantes de la formation, en vue de doter le futur professionnel :

- des connaissances de référence historiques et stylistiques constituant l'infrastructure de ses acquisitions ultérieures ;

- de méthodes d'analyse progressivement affinées et complexifiées par la prise en compte des différents niveaux de signification ;

lui permettant :

- de dégager la relation entre les arts appliqués, les autres formes d'expression artistique (plasticiennes, littéraires, musiciennes, scéniques, ...) et leur contexte (technologique, économique, sociologique, ...) ;

- d'investir l'apport d'informations sur des cultures étrangères et anciennes ;

afin de :

. comprendre la notion de culture et la relativiser en l'inscrivant dans l'évolution générale des civilisations ;

. dépasser les solutions données en situant et enrichissant ses propres recherches.

NIVEAU

OBJETS D'ETUDE

OBJECTIFS ET METHODES

ACQUISITIONS

V

Réalisations du métier d'art (ébénisterie)

Par une activité de recherche, classement et appropriation d'éléments stylistiques
- constituer un répertoire d'exemples de réalisations du métier en prenant en compte son histoire
- dégager, par comparaison d'œuvres significatives, les caractéristiques des styles et leur évolution

Apprentissage de l'analyse comparative fondé sur une double approche :
- diachronique, débouchant sur la mise en évidence des caractéristiques stylistiques de réalisations de même nature mais de périodes différentes
- synchroniques, mettant en évidence les constantes d'un groupe de réalisations à un moment donné

IV

Réalisations du domaine professionnel (arts du bois, de l'ameublement et de la décoration intérieure)

En combinant les manières d'appréhender les objets d'étude, et par une activité de recherche documentaire et de classification s'investissant dans des réalisations diverses (textes, schémas, croquis, dessins, montages ...) dont la somme constitue une source de renseignements pour le futur praticien et nourrit ses argumentations
- s'approprier une démarche personnelle dont les fondements méthodologiques sont issus de l'analyse formelle, syntaxique et sémantique
- prendre en compte l'évolution des arts et des techniques en l'appliquant au domaine professionnel

Approfondissement de l'analyse comparative aux plans de l'analyse formelle, syntaxique et sémantique
La mise en évidence des rapports entre contenus (explicites ou non) et apparences induit la prise en compte de messages ou d'informations, dans des représentations nécessairement codées
L'analyse des processus d'organisation et de réalisation de formes fait apparaître
- des invariants plastiques (principes architectoniques, lois de composition)
- des contraintes techniques
L'analyse sémantique conduit à une compréhension plus fine des objets d'étude, les analyses formelles et syntaxique à celle du jeu des éléments plastiques et de leur structuration

III

Réalisations du champ général d'application (architecture intérieure, cadre de vie )

Par l'étude de textes et de réalisations permettant une communication argumentée et se prolongeant dans la découverte et la pratique de processus de recherche visant à la création
- appréhender les problèmes de l'Art (statut ontologique, finalités de la création) en prenant en compte les différents degrés de signification de réalisations plasticiennes
- dégager les fondements d'axes de recherches personnels

Extrapolation à l'analyse de systèmes de signes en termes sémiotiques, sémantiques et critiques
L'analyse s'enrichit par l'intégration des méthodes des Sciences humaines
Les réalisations étant considérées comme systèmes de signes, la sémiologie constitue un apport méthodique utile par sa différenciation des contenus et de l'expression.
La voie analytique critique permet d'aborder les éclairages esthétiques, historiques, philosophiques, sociologiques, dialectiques, ... et d'étayer ainsi le jugement en faisant la part d'objectivité et de subjectivité.

B - Programmes

Approfondissement et élargissement des acquisitions du 1er degré :

Etude des styles de l'Ameublement et du Décor intérieur en relation avec celle des arts de l'Europe occidentale et du Bassin méditerranéen, des origines à 1950, par référence aux faits historiques principaux permettant de situer les réalisations dans le temps :

- Description ;

. par analyse formelle, syntaxique, sémantique ;

. intégration des aspects diachroniques et synchroniques ;

. utilisation d'une terminologie précise ;

. matérialisation de l'étude par écrit et par moyens graphiques ;

- Mise en évidence :

. des principes architectoniques :

lois de composition et d'organisation des formes ;

éléments formels constitutifs permettant de situer les réalisations dans des contextes stylistiques ;

. des influences régissant l'évolution des formes et des styles :

contraintes fonctionnelles et technologiques, aspects socioculturels, action des évènements contemporains.

2.1 - Enseignement artistique théorique

Ce corps d'enseignement couvre (en les articulant avec les enseignements artistiques et généraux) toutes les acquisitions théoriques auxquelles se réfère l'activité professionnelle du Technicien Praticien intervenant dans le cadre d'une production et d'une petite entreprise. En conséquence certaines disciplines, généralement classées dans les Enseignements généraux, figurent ici dans la mesure où leur implication professionnelle prime, sans toutefois l'occulter, leur dimension culturelle.

Trouvant son application directe dans la pratique des opérations professionnelles, cet enseignement est finalisé par les objectifs assignés à la formation :

ACQUISITIONS

A
DU TRONC COMMUN DES METIERS D'ART

B
DE LA SPECIALITE PROFESSIONNELLE

C
DU DOMAINE D'INTERVENTION

mises en œuvre dans la vie professionnelle aux plans

2.20 - DES REFERENCES FONDAMENTALES

intégrer et mettre en œuvre les concepts, principes et connaissances de référence, en utilisant les moyens appropriés évaluer la nature et les limites des ressources et recourir aux solutions extérieures

2.21 - DE L'ACTIVITE PROFESSIONNELLE

A - LA VIE PROFESSIONNELLE
- se situer et intervenir efficacement
- satisfaire aux obligations
- établir et assurer les relations impliquées

B - L'EBENISTE D'ART
- situer l'intervention du Technicien praticien ébéniste

C - LE CONTEXTE PROFESSIONNEL
- situer le métier dans son contexte
- recourir aux services offerts

2.22 - DE LA PRODUCTION

A - LE SYSTEME
- assumer la responsabilité d'une production dans un objectif de qualité et d'efficacité

B - L'EBENISTERIE D'ART
- effectuer le mise au point de produits en fonction des spécifications du cahier des charges
- gérer, la production d'un produit (définition et mise en œuvre méthodique du dispositif)
- réaliser les travaux de la spécialité selon le mode traditionnel actualisé)

C - LES SOLUTIONS EXTERIEURES
- recourir
. aux services de conception de produits, d'étude, essais, contrôles
. à la sous-traitance pour la réalisation de certaines composantes du produit
- participer à la mise au point et la réalisation de modèles et de prototypes

2.23 - DE L'ENTREPRISE

A - LE SYSTEME
- assumer la responsabilité d'une petite entreprise dans un objectif de promotion

B - SES PRODUCTIONS
- gérer les productions de l'entreprise dans des conditions optimales de qualité et de compétitivité

C - SES MARCHES
- rechercher, identifier, analyser les débouchés
- répondre à leur attente en utilisant les solutions de commercialisation et de promotion appropriées

2.20 - AU PLAN GENERAL ces enseignements doivent permettre

1) la mise en évidence des concepts et principes, l'acquisition des connaissances fondamentales auxquelles se réfère l'exercice de l'activité :

- METHODE

démarche raisonnée appliquée à toute opération, tout dispositif, considérés comme SYSTEMES dont les composantes sont en relation d'interdépendance

. objectifs à définir (ETUDE) par analyse des données, contraintes et ressources, choix des solutions, détermination des opérations à conduire et des moyens impliqués ;

. moyens (humains, matériels, financiers) à mettre en œuvre (GESTION du dispositif : organisation, fonctionnement, contrôle) dans un rapport optimal efficacité/coût (ECONOMIE) ;

. actions (REALISATION) ;

. résultats à évaluer, par référence aux objectifs assignés, aux plans de la QUALITE du produit de l'action, de l'EFFICACITE du dispositif, de la DYNAMIQUE du système, en vue de décider s'il y a lieu des réajustements nécessaires ;

- INFORMATION

collecte (identification des différentes sources), décodage et traitement (formes, supports, langages), utilisation de l'information

ETABLISSEMENT de documents (graphiques, photographiques, informatiques) et de dossiers structurés (mise en forme, classement, hiérarchisation, présentation d'informations, mise en évidence d'éléments significatifs, argumentation)

COMMUNICATION professionnelle et personnelle

définition du message, identification de la cible, choix des médias, utilisation du langage approprié, contrôle de l'efficacité

- DROIT

régissant toute action, toute relation, sous forme législative, réglementaire, contractuelle, coutumière

OBLIGATIONS en découlant et engageant la RESPONSABILITÉ individuelle et collective

- SECURITE

impliquant la connaissance des risques, des solutions et des limites d'intervention

PREVENTION (vigilance, application des régies, utilisation et dispositifs) SECOURISME

2) l'utilisation pertinente des moyens appropriés (outils d'information, analyse, représentation, choix, prévision, planification, organisation, suivi, contrôle, évaluation, rationalisation ...)

- MATHEMATIQUES ET STATISTIQUES (cf enseignements généraux 3.3) ;

- METHODOLOGIQUES : applications pratiques de :

. l'analyse systémique ;

. l'analyse de la valeur ;

GRAPHIQUES : représentations par schémas, diagrammes, organigrammes, plannings, tableaux de bord, bilans ...

- INFORMATIQUES :

utilisations pratiques

. des matériels (nature et fonctions des unités centrales et périphériques) ;

. des logiciels (de base, d'application) : choix et adaptation, établissement de programmes (en relation avec les spécialistes concernés) ;

en vue de :

. l'enregistrement (saisie et mise en forme des données) l'utilisation (fichiers, banques de données) et la communication d'informations ;

la réalisation d'opérations de définition de produits (recherches, simulations, essais, représentations), de réalisation (séquences automatisées), de gestion (production, stocks, entreprise ...) et de commercialisation (recherche et suivi clientèle, facturation ...) ;

- METROLOGIQUES : méthodes et instruments utilisés dans la spécialité

3) l'évaluation de la nature et des limites

. des compétences des personnels ;

. des ressources de l'entreprise ;

imposant le recours à des spécialistes extérieurs (agences de concepteurs, de publicité, centres d'étude, essais, contrôles, gestion, conseillers techniques, juridiques, commerciaux, fiscaux ...) :

- définition de la nature du service attendu ;

- identification des possibilités offertes, des conditions d'intervention (modalités, délais, coûts) ;

- établissement des données, instructions, préparation du travail ;

- contrôle, évaluation, utilisation des résultats.

2.21 - L'activité professionnelle

Connaissances

- se référant à l'annexe I : analyse de l'activité

- prolongeant et élargissant les acquisitions du ler degré en Droit du travail et Législation professionnelle

A - LA VIE PROFESSIONNELLE

- statut (salarial, indépendant, associatif, patronal) :

caractéristiques, obligations, déontologie ;

- rôle et responsabilités ;

. du technicien praticien (dans le cadre de l'entreprise et intervenant dans des entreprises extérieures) ;

. du chef de production, d'entreprise ;

. du maître d'apprentissage ;

- relations (fonctionnelles, hiérarchiques, commerciales, didactiques) :

efficacité de la communication, respect de l'individu, des engagements.

B - L'EBENISTE D'ART

- histoire du métier, caractéristiques actuelles et perspectives d'évolution (produits, techniques, moyens) ;

- niveaux de qualification ;

- compétences du technicien praticien ébéniste ;

. nature et limites ;

. adaptation aux situations circonstancielles, actualisation ;

. promotion (la conception et la restauration de produits, la création et la restauration d'œuvres d'art) : compétences impliquées, statut d'artiste libre, responsabilités du maître d'œuvre ;

. transfert et élargissement en direction d'autres activités à partir des compétences plasticiennes, techniques.

C - LE CONTEXTE PROFESSIONNEL

- le domaine de l'environnement intérieur histoire et évolution (en relation avec l'enseignement artistique théorique) des meubles et éléments mobiliers (fonctionnels, décoratifs), de l'architecture et du décor intérieurs ;

- le secteur de l'ameublement ;

. réglementation professionnelle, dispositions spécifiques ;

. attributions et rôle des organisations professionnelles, des Chambres de métiers et de commerce, des Administrations de tutelle ;

. organismes et services d'information et de documentation.

2.22 - La production

A - LE SYSTEME

1) En vue de la production d'un PRODUIT, en fonction d'une DEMANDE

- origine : plan de production de l'entreprise, commande d'un client ;

- nature de l'ouvrage :

. réalisation à partir d'un projet ou d'un modèle, à la pièce ou en série limitée, à l'identique (relevé des caractéristiques du produit) ou par interprétation ou adaptation (nouvelles caractéristiques attendues) ;

. remise en état d'un produit sans reconception de parties manquantes (diagnostic des dysfonctionnements et détériorations) ;

. réalisation d'éléments d'ébénisterie traditionnelle pour une entreprise extérieure (caractéristiques et fonction des pièces demandées) ;

. participation à la mise au point et la réalisation de modèles et de prototypes ;

- cahier des charges initial :

spécifications techniques, esthétiques, fonctionnelles, budget prévisionnel, conditions et délais de mise à disposition

nécessitant le choix de SOLUTIONS :

- procédés (conditions, performances et limites) ;

- moyens (conditions de mise en œuvre, disponibilité, délais, coûts) ;

. de l'entreprise (potentiel humain, matériel, financier) ;

. solutions extérieures d'approvisionnement, étude, essais, réalisation, contrôles.

2) Mise au point

- des caractéristiques du produit (étude plasticienne, étude de construction) matérialisées par les documents de définition appropriés assortis de toutes les indications nécessaires à la réalisation ;

- des conditions de sa réalisation par étude critique des solutions (analyse de fabrication prévisionnelle), établissement de propositions (devis descriptif) faisant l'objet de choix et d'accord (cahier des charges définitif).

3) Organisation de la réalisation (analyse de fabrication) :

- détermination des opérations à effectuer (travaux de la spécialité, travaux incombant à d'autres spécialistes) ;

- programmation des interventions et des conditions de mise en œuvre (moyens de l'entreprise, solutions extérieures).

4) Lancement, conduite, suivi, coordination, contrôle des travaux, réajustements éventuels, établissement des coûts de production définitifs

5) Evaluation des résultats et détermination des réajustements éventuels

- qualité et conformité du produit par référence aux objectifs assignés ;

- efficacité du dispositif (organisation, conditions de mise en œuvre, fiabilité des contrôles).

B - L'EBENISTERIE D'ART

Approfondissement et élargissement des acquisitions du 1er degré

1) LES PRODUITS de la spécialité

en vue de leur mise au point et de leur représentation :

- nature : meubles et éléments mobiliers en bois massif et/ou plaqués ;

- caractéristiques fonctionnelles, techniques, esthétiques, stylistiques ;

- structure d'ensemble, composantes (parties fixes, mobiles, éléments de bois sculptés, tournés, marquetés, éléments rapportés fonctionnels et décoratifs), schéma de construction, schéma de fonctionnement, dysfonctionnements (causes) ;

- représentations conventionnelles en vue de la réalisation :

. choix des systèmes, des vues, des échelles, en fonction des travaux à effectuer ;

. utilisation des normes et conventions de la profession ;

. indications nécessaires à la réalisation : éléments à fabriquer ou remettre en état (nature, fonction, nombre, cotes), matières d'oeuvre (références, caractéristiques), assemblages (principes de construction), montage, finition, fonctionnement (principes, critères) ;

- représentations à des fins de commercialisation, d'utilisation ;

- établissement du descriptif, de la notice d'utilisation.

2) LA PRODUCTION

en vue de la mise au point du processus

- le mode traditionnel actualisé, caractérisé par :

. l'intervention directe du professionnel sur le produit tout au long du processus (travail non parcellisé) dans un souci constant de qualité esthétique et technique ;

. la pratique des techniques manuelles de la spécialité et le recours aux procédés actuels, à l'exclusion de ceux exigeant la programmation préalable des opérations (travail non automatisé) ;

- la gamme des opérations ;

. diagramme des étapes, alternatives, variances circonstancielles ;

. programmation et instructions : intervenants (de la spécialité, des spécialités connexes), moyens (mise à disposition, mise en œuvre), délais.

3) LES MOYENS

en vue de leur choix (caractéristiques, performances, cotes) et de leur mise en œuvre méthodique (conditions optimales d'utilisation et de maintien en état) :

- matières d'œuvre (bois, dérivés, matériaux composites) et produits auxiliaires d'assemblage (colles) et de finition (teintes, cire, encaustique, vernis) :

. nature, origine, caractéristiques, normes, formes marchandes ;

. conditions, précautions et limites d'utilisation, stockage, manutention ;

- fournitures : éléments fonctionnels (d'assemblage, fixation, rotation, translation) et éléments décoratifs (appliques, incrustations, revêtements) :

. nature, destination ;

. conditions d'utilisation ;

- matériels et équipements :

. de maintien et de serrage ;

. outillages de coupe manuels (sciage, rabotage, perçage, réglage de formes, finition) : nature de l'arête, angles caractéristiques, mouvements ;

. instruments de traçage, de mesure, de contrôle ;

. machines-outils mono-opérationnelles : destination, schéma de fonctionnement, montages d'usinage, conditions de mise en œuvre (incidences sur la qualité de la réalisation), règles et dispositifs de sécurité ;

. installations de chauffage, séchage, ventilation, dépoussiérage ;

- énergie ;

. nature (électricité, gaz, fuel, fluides comprimés) ;

. types de matériels, normes, couleurs conventionnelles des canalisations de fluides, conditions et précautions d'installation, de distribution, d'utilisation ;

- atelier : implantation rationnelle de ses composantes (postes de travail, équipements collectifs) en fonction :

. des caractéristiques du local (éléments fixes, issues, évacuations) et de son contexte (magasins, entrepôts, zone d'expéditions) ;

. des règles et normes de sécurité et d'hygiène de la profession (installations, dégagements, dispositifs de sécurité, protection contre les risques mécaniques, électriques, les instruments de coupe, la toxicité des produits et des émanations, les risques d'explosion et d'incendie) ;

. des opérations (circuit, conditions), des circulations et manutentions (ergonomie).

C - Les solutions extérieures

nature des services attendus, conditions et limites d'intervention

1) La conception de produits (ébénistes concepteurs, architectes d'intérieur, plasticiens, designers ...) et la mise au point (dessinateurs d'étude)

2) Les métiers connexes et leur relation avec l'ébénisterie d'art :

- arts du bois et de la décoration :

. sculpture, tournage, marqueterie ;

. traitements d'aspect des bois ;

. dorure, peinture, laque, encadrement ;

- ameublement (menuiserie en sièges) et tapisserie (garnissage, couture) ;

- arts du métal (bronze, luminaire), du cuir (gainerie, dorure), du verre (miroiterie).

3) L'ébénisterie industrielle

- caractéristiques : organisation, processus et moyens de production, automatisation de l'ensemble productif

- phase de mise au point de modèles et de prototypes : nature des opérations, intervenants et services concernés, cercles de qualité

4) Les services techniques :

centres d'étude (matières d'œuvre, procédés), d'essais, de contrôle

2.23 - L'entreprise

A - LE SYSTEME

1) Objectifs

PREVISIONS D'ACTIVITES à court et moyen terme résultant de

- la prise en compte des données et contraintes relatives à l'entreprise des métiers d'art :

. nature (individuelle, collective), activité économique (codes SIRET, APE) statut (artisanal, extension à la commercialisation, évolution en fonction des modifications d'activité de l'entreprise et de qualification du responsable), obligations et charges fiscales, sociales, administratives ;

. potentiel (qualité, disponibilité, possibilités d'évolution) :

humain (qualification et compétences, adaptabilité) ;

matériel (lieux, stocks produits et matières, outillages, machines et équipements) ;

financier (capital, possibilités de financement) ;

. objectifs culturels, enjeux économiques et sociaux (importance de la qualité esthétique, valorisation des produits, styles et matériaux locaux, ...) ;

- la recherche et l'analyse des débouchés :

. étude prospective des besoins (tendances et évolution) et des marchés (nature, localisation, situation concurrentielle, conditions et contraintes de commercialisation) ;

. définition de la demande : nature, modalités, documents contractuels ;

- les solutions retenues :

. choix des produits de l'entreprise dont la valeur, résultant de l'adéquation de leurs fonctions (d'estime, d'usage, d'échange) aux attentes des marchés et à la situation concurrentielle, doit déterminer la politique de l'entreprise des métiers d'art (image de marque, compétitivité) et faire l'objet d'une gestion attentive de la qualité à tous les stades de l'étude et de la réalisation ;

. solutions de financement, production, commercialisation, promotion, gestion, dans le cadre de l'entreprise (rentabilisation de son potentiel) ou par recours à des solutions extérieures ;

. détermination des prix de revient, de vente, de promotion, rentabilité de l'entreprise, de ses productions.

DECISIONS (politique générale de l'entreprise, stratégie commerciale, promotionnelle) matérialisées par :

- les plans de production, financement, investissement, trésorerie ;

- le budget d'exploitation prévisionnel.

2) Dispositif

- Organisation de l'entreprise (structure, organigrammes fonctionnel et hiérarchique) en fonction de :

. de sa nature, son statut, ses ressources ;

. des prévisions d'activité, de besoins ;

. des décisions de planification et des résultats attendus ;

- Programmation (nature, chronologie, conditions) des opérations à effectuer et détermination des moyens nécessaires ;

- Recherche et mise à disposition des moyens (potentiel de l'entreprise, contrats de fournitures, travaux, services), choix des méthodes de comptabilité et de classement en fonction de l'importance et de la complexité de fonctionnement de l'entreprise ;

- Réalisation des opérations (nature, conditions, périodicité) et établissement des documents (forme, destination, délai de conservation) nécessaires à la saisie, l'enregistrement et la présentation dés informations relatives à l'activité de l'entreprise et à ses résultats ;

travaux effectués (nature, conditions), mouvements (trésorerie, main d'oeuvre, stocks matières et produits, parc matériel), situation (tableau de bord, inventaire permanent, périodique), bilans (prévisionnel, en cours et en fin d'exercice) obligations administratives, fiscales, comptables ;

- Evaluation :

. analyse et exploitation des résultats (bilan d'exploitation, chiffre d'affaires, dépenses) par référence aux objectifs ;

. mise en évidence des distorsions et de leurs causes ;

. décisions de réajustements sur le dispositif, les décisions, les prévisions ;

- Protection des personnes et des biens, du dispositif et des résultats, de la responsabilité de l'entreprise ;

. assurances (nature, conditions et limites des garanties) ;

. méthodes et moyens de protection, de prévention ;

3) La fonction administrative

Gestion du potentiel

a. Humain :

- organisation et programmation des interventions en fonction ;

. des tâches à effectuer ;

. des qualifications, compétences et capacités d'adaptation des personnels ;

. des possibilités et conditions (délais, obligations et coûts) de recours aux actions de formation complémentaires (formation permanente), aux solutions extérieures, à l'embauche (contrat, durée) ;

- conditions de travail (opérations, obligations et charges relatives à la vie professionnelle et l'apprentissage, rémunération, protection sociale, relations humaines).

b. Matériel :

- fonds et lieux : propriété (titres, charges), gérance (formes, contrat), location (baux, charges), nantissement et cession (principe, conditions) ;

- énergies (contrats d'abonnement, conditions de distribution) ;

- stocks de matières d'œuvre, produits auxiliaires, fournitures et petit matériel :

. constitution (sélection qualitative, quantitative), approvisionnements (commandes, livraisons), contrôles (qualité, conformité, quantité) ;

. stockage, manutentions (conditions, moyens, sécurité) ;

. approvisionnement des postes de travail ;

. inventaire (permanent, périodique) ;

- stocks des produits de l'entreprise :

situation (inventaire), rotation (exécution et mise à disposition des commandes, stocks prévisionnels), manutentions, conditionnement, expédition (conditions, moyens, sécurité) ;

- moyens de production, contrôle, manutention, transport, installations de chauffage, ventilation, séchage, dépoussiérage, dispositifs de sécurité :

. constitution (achat, location, location-vente, location-entretien), renouvellement : services et performances attendus, coûts, amortissement, seuil de rentabilité ;

. utilisation et entretien : conditions optimales de mise en œuvre, contrôles (fonctionnement, fiabilité, sécurité), dossiers de fonctionnement, entretien, réparation, contrats de maintenance.

c. Financier

- Financement (solutions, conditions, plan de financement) : autofinancement, fonds propres du responsable de l'entreprise, prêts, subventions ;

- Charges et obligations (nature, modalités, périodicité) relatives à l'entreprise et ses biens (taxes professionnelle, foncière, mobilière), son fonctionnement (charges sociales), ses produits (T.V.A.), ses bénéfices : bénéfices industriels et commerciaux (régimes : forfait, réel, réel simplifié), revenus des personnes physiques ;

- Les coûts de production (étude, réalisation, contrôle), d'exploitation calcul des prix de revient, de vente, des bénéfices ;

- Trésorerie (plan, documents)' : situation (actif, passif), mouvements (fonds de roulement, provisions', réserves, amortissements) ;

- Comptes de résultats ;

- Services bancaires (tenue des comptes, opérations comptables, fonctions de gestion, conseil), centres de gestion agréés (avantages fiscaux).

B - LES PRODUCTIONS DE L'ENTREPRISE

1) Le plan général de production de l'entreprise : origine et nature des travaux

- Etude de produits et de solutions de production en fonction ;

. des besoins potentiels (marchés) et exprimés (clientèle) ;

. des solutions et contraintes de conception et d'adaptation de produits (projets et modèles de concepteurs, dispositions de protection de la propriété artistique et industrielle, brevets) ;

. du potentiel de l'entreprise et des conditions de sa mise en œuvre ;

- Réalisation de commandes, remise en état de produits (réparation, service après-vente) ;

- Sous-traitance de travaux d'ébénisterie pour des entreprises extérieures, prestations de services pour la mise au point de modèles et de prototypes.

2) La fonction technique

- programmation générale des opérations (nature, conditions de déroulement, cadre, moyens impliqués, délais et échéances) compte tenu ;

. des caractéristiques et contraintes de chaque production (cahier des charges, mode et gamme opératoire, moyens nécessaires) ;

. de la disponibilité des ressources de l'entreprise ;

. des solutions extérieures ;

- organisation et mise en œuvre du dispositif, coordination du déroulement des productions, de l'adaptation aux variances circonstancielles, des contrôles ;

- détermination des coûts de production, bilan d'activité ;

- évaluation ;

. de l'efficacité du dispositif de production de l'entreprise : utilisation optimale de ses composantes, qualité et conformité des résultats, maîtrise des coûts ;

. de sa rentabilité par utilisation maximale de son potentiel ;

- recherches d'amélioration aux plans ;

. des procédés : solutions techniques, performances des moyens, fiabilité des contrôles ;

. du dispositif : détermination (juste nécessaire) et conditions de mise en œuvre optimales des moyens ;

entretien et modernisation (durée de vie, sécurité) des matériels,

équipements et installations, économies de matières d'œuvre (analyse des causes des rebuts de débit, d'essai, de production), d'énergies (conditions d'utilisation et réglage des appareils), de temps et de manutentions (circuit du produit, implantation des postes, organisation du travail) ;

. du plan de production : adéquation de la demande aux moyens, importance et régulation des flux, diversification des productions

C - LA FONCTION COMMERCIALE ET PROMOTIONNELLE

1) Les marchés

- les besoins : analyse (méthodes, moyens) par types de produit ;

. compétitivité et spécificité par la qualité (esthétique et technique), la personnalisation (production à la pièce ou en série limitée), les coûts, l'adaptation aux demandes particulières (prise en compte des contraintes résultant de la valeur d'estime attachée au produit, des conditions d'utilisation : comportements des bois et des produits auxiliaires selon les lieux, la température et l'hygrométrie, les risques de parasitoses, ...) ;

. situation économique et concurrentielle, aires de diffusion : plan local et régional (importance et localisation des entreprises et des marchés), plan national (taux de couverture par la production française), plan international (l'exportation : caractéristiques, formalités, taxes et aides, langues commerciales et techniques) ;

- la demande : clientèle privée (fabrication, réparation), entreprises (sous-traitance de travaux, de produits ou de composantes, de services, mécénat d'entreprise), marchés publics (appels d'offres, règles de soumission).

2) Actions promotionnelles (cibles, méthodes, canaux et supports, circuits)

. présentation et image de marque de l'entreprise : sigle, logotype, documents commerciaux et publicitaires, conditionnement des produits, localisation de l'entreprise (enseigne, fléchage, documents cartographiques), dossier de publicité et de presse

. présentation et promotion des produits : documents (catalogues, notices techniques et publicitaires, affiches, films ...) et lieux (salons, foires, expositions, galeries ...)

3) Commercialisation

- prospection et suivi de la clientèle ;

- commande : mise au point du contrat (devis, descriptif, commande définitive, cahier des charges) en fonction ;

. de la nature des travaux (nécessité d'étude, essais préalables) ;

. des conditions de réalisation et de mise à disposition ;

. des coûts réels et du prix de vente prévu ;

- vente : formes, circuits, lieux, conditions, obligations et litiges, service après-vente.

4) Evaluation des résultats et recherche d'améliorations aux plans

- des solutions ;

- de la stratégie.

3 - Enseignements généraux

3.1 - Français

Le candidat doit avoir acquis :

- la capacité de s'exprimer oralement et par écrit avec correction, clarté et simplicité par consolidation de la formation antérieure, pouvant nécessiter une mise à niveau (règles grammaticales, vocabulaire) ;

- la connaissance des grands courants littéraires français et leur mise en relation avec les autres formes d'expression artistique.

Compte tenu de la diversité des œuvres qui ont été consacrées, en partie ou en totalité, à des sujets artistiques (monographies d'artistes, articles, essais ...) il est impossible d'établir une liste d'auteurs qui aurait pour effet de figer cet enseignement.

Les œuvres et écrits seront choisis dans une perspective interdisciplinaire, en vue d'accompagner et prolonger les acquisitions :

- d'enseignement artistique théorique ;

- d'ouverture au monde contemporain (éclairée par ses origines historiques) permettant la compréhension des différents aspects de l'évolution culturelle ;

3.2 - Ouverture au monde contemporain

Ce corps de connaissances doit permettre au candidat :

- de se situer et d'intervenir efficacement dans sa vie familiale, sociale, professionnelle, économique et civique, grâce à la connaissance des caractéristiques, de l'organisation et des origines de la société française contemporaine ;

- de situer son pays et sa culture (nationale et régionale) dans leur contexte géographique, économique et politique.

Il se réfère à des acquisitions du Second cycle relevant de disciplines généralement séparées (histoire, géographie, éducation civique) qu'il intègre à travers leur application à la vie personnelle et professionnelle du candidat, aux plans :

- des connaissances impliquées ;

- des concepts et réflexions qui peuvent en être dégagés :

. géographiques : importance du milieu, ressources naturelles et aménagement du territoire, tissus urbain, économique, bassin d'emploi ...

. historiques : chronologie, évolution et relativité, société et civilisation ...

. juridiques : droits et obligations, lois et institutions, responsabilité, contrat ...

. économiques : système, équilibre, production et consommation ...

. politique : état, pouvoir, représentation ;

- des pratiques ;

. lecture de documents administratifs, de cartes géographiques ...

. correspondance, démarches

3.3 - Mathématiques et sciences appliquées

Objectif :

acquisition des connaissances, démarches et outils mathématiques et scientifiques nécessaires à :

- la compréhension et, la résolution des problèmes professionnels ;

- l'accès aux formations de niveau III ;

Par :

- consolidation de la formation antérieure et mise à niveau d'entrée en classe de lère ;

- formation de base commune aux B.M.A., appliquée et complétée s'il y a lieu en liaison étroite avec les enseignements professionnels, en particulier aux plans ;

. des principes de construction géométrique, de l'organisation des structures et des formes minérales et organiques (cristaux, cellules, anatomie animale et humaine), en relation avec l'organisation plasticienne ;

. des phénomènes vibratoires (de nature optique et acoustique) en relation avec la perception liée à la production artistique ;

. des caractéristiques, propriétés et conditions d'utilisation des matières d'œuvre, matériaux et matériels de la spécialité, en relation avec les programmes de Physique (électricité : principes de base, applications pratiques) Chimie (nature et propriétés des colles, teintures et vernis), Sciences naturelles (le bois : essences, cycle de l'arbre, des forêts).

LES PROGRAMMES DE REFERENCE SONT CEUX DU B.Tn F 12

3.4 - Langue vivante

Objectif :

acquérir la pratique d'une langue vivante contemporaine figurant dans les enseignements de second cycle long choisie par le candidat en fonction de ses centres d'intérêt professionnels (en particulier relation entre l'aire de diffusion de cette langue et les marchés de la spécialité) et personnels

LES PROGRAMMES DE REFERENCE sont ceux du B.Tn F 12. Ils doivent prendre en compte le vocabulaire du domaine de l'Ameublement et du décor intérieur

4 - ENSEIGNEMENTS FACULTATIFS

4.1 - Education musicale

Objectifs et programmes du second cycle long

4.2 - Deuxième langue

Objectif

Acquérir la connaissance

- d'une langue non francophone à travers son vocabulaire et sa grammaire

- de la culture et de l'histoire qui s'y rattachent à travers des œuvres significatives

Le candidat pourra choisir l'une des langues vivantes (nationales ou régionales) ou anciennes figurant dans les enseignements du second cycle long.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986 · En vigueur du 1 janvier 2015 au 31 décembre 2015

Annexe III A

L'annexe III A sera consultable en ligne au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale en date du 5 décembre 2013 sur le site http://www.education.gouv.fr/ et sur le site du CNDP à l'adresse suivante : http://www.cndp.fr/outils-doc.

Abrogé1 janvier 2016

Créé le 15 octobre 1986

Annexe III B

Tableau des épreuves


Unité A - Epreuves professionnelles pratiques

COMPETENCES
professionnelles attendues
Déterminer et effectuer les interventions nécessaires à :

NATURE DES EPREUVES

EVALUATION

On donne :

On demande :

A 1 - ETUDE DU PRODUIT

La MISE AU POINT, d'après projet ou modèle, d'un meuble ou d'un élément mobilier en vue de sa réalisation, en prenant en compte les données et contraintes relatives
- aux caractéristiques du produit et à ses fonctions (d'estime, d'usage et d'échange)
- aux procédés et moyens de réalisation choisis
c'est à dire
- définir avec précision les éléments à fabriquer ou réparer
- établir les documents nécessaires à la réalisation
. représentations en 2 dimensions plans et dessins
. descriptif : feuille de débit en utilisant
. les normes de représentation
. le vocabulaire et les codages professionnels

1) . soit un projet de produit défini par une représentation et un cahier des charges
. soit un pro- duit existant à reproduire, adapter ou réparer
2) des indications relatives
- aux matières d'œuvre et fournitures
- aux procédés de réalisation choisis
3) les supports et matériaux nécessaires aux représentations attendues

a - UNE ETUDE PLASTICIENNE
matérialisée par des représentations (esquisses et rendus) à une échelle déterminée mettant en évidence
- l'organisation des structures et des formes
- les qualités d'aspect (matières, couleurs)
- le style du produit
Il s'agit
- d'établir, selon des codes de représentation en 2 dimensions (notations diverses, schémas, croquis, dessins, effets colorés, montages ...) une série d'esquisses présentant des solutions plastiques à des fins d'exploitation compte tenu du mode de production défini, c'est à dire
. prendre en compte un ensemble visuel et en identifier les composantes
. dégager les relations d'ordre esthétique et d'ordre plastique,
. définir des variations en intégrant l'aspect fonctionnel
. rédiger une fiche succincte justifiant le choix de solutions possibles
- de réaliser une étude en référence à des modes de représentation en 2 dimensions de manière à mettre en évidence les rapports existant entre la destination du produit, une solution d'ordre plastique et des données techniques, c'est à dire
. choisir et utiliser le système de représentation adapté à la demande (rendu graphique)
. exprimer le choix de solutions
b - UNE ETUDE DE CONSTRUCTION
matérialisée par les documents de définition du produit :
- REPRESENTATIONS GRAPHIQUES établies selon les normes et codages de l'ébénisterie :
1) SCHEMA (croquis d'étude coté) mettant en évidence
- la structure et les composantes du meuble (parties fixes, mobiles)
- les assemblages
- les spécifications particulières : bois (essence, coloration), éléments rapportés (matières, caractéristiques)
2) PLANS ET DESSINS lisibles et exploitables, choisis et établis en fonction de la nature et de la complexité de l'ouvrage et des conditions de réalisation de ses éléments (travaux d'ébénisterie ou travaux, relevant de spécialités connexes)
. vues en perspective
. géométral au 1/10ème (vues séparées)
. plan de construction à l'échelle 1 (vues superposées par rabattement sur la vue de face, avec utilisation des couleurs conventionnelles et indication des rotations et translations
. dessins d'ornements (ombrés) et de marqueterie (au trait)
. plans sur règle pour les travaux en bois massif
- FEUILLE DE DEBIT définissant
1) les pièces à réaliser
- référence, nombre, désignation
- matières d'œuvre (références marchandes, quantités, caractéristiques)
- indications particulières, à l'intention des ébénistes, concernant les débits, façonnages, assemblages, finitions
2) les critères de contrôle (conformité, fonctionnement, qualités d'aspect

Prise en compte correcte
- des caractéristiques du produit
- des données et contraintes du cahier des charges
Diversité et pertinence des propositions
Cohérence des esquisses et du rendu
Lisibilité et précision des documents de définition
Pertinence du choix des représentations en fonction de la nature de l'ouvrage et des conditions de la réalisation
Correction des langages et codages par référence aux exigences de la spécialité
Possibilité de réalisation à partir des documents produits

A 2 - REALISATION

Déterminer et effectuer les interventions nécessaires à
a - La MISE AU POINT DE LA REALISATION selon le mode traditionnel actualisé c'est à dire
- déterminer les opérations à réaliser et les moyens à mettre en œuvre (dans l'entreprise ou en sous-traitance s'il y a lieu)
- organiser et programmer la réalisation en établissant les documents et instructions nécessaires
. aux travaux d'ébénisterie
. aux travaux incombant aux spécialistes des métiers connexes
- évaluer les coûts de production en vue de l'établissement du devis prévisionnel

1) les documents de définition du ou des produits à réaliser (fabriquer ou réparer) :
- représentations descriptif
2) des indications relatives aux moyens à mettre en œuvre :
- matières d'œuvre et fournitures (catalogues, tarifs)
- potentiel de production de l'entreprise
- coûts des travaux dans l'entreprise et en sous traitance
3) les matériels, équipements, matières d'œuvre et fournitures nécessaires aux travaux demandés
4) l'indication des travaux à réaliser par le candidat. Le sujet portera sur tout ou partie des produits dont les documents de définition ont été donnés en 1)

a - UNE ANALYSE DE FABRICATION
matérialisée par
- la programmation de la réalisation :
. gamme opératoire des travaux à réaliser : nature, délais, conditions optimales de déroulement compte tenu des interventions extérieures (spécialités connexes, sous-traitance)
. détermination des moyens à mettre en œuvre dans l'entreprise (locaux, énergies, matériels et équipements, dispositifs de sécurité, matières d'œuvre et fournitures)
- les documents et instructions concernant
. les approvisionnements : bons de commande, de magasin
. la mise en œuvre des moyens et le déroulement des opérations : fiches de travaux (affûtages, montages, réglages, usinages ...), consignes de sécurité les contrôles en cours et fin de travail (qualité, conformité)
. l'évaluation des colts de production

Application correcte
- des connaissances méthodologiques
- des principes d'organisation et d'économie
- des règles de sécurité
Utilisation pertinente
- du potentiel de l'entreprise
- des solutions extérieures
Evaluation correcte des durées et des coûts
Etablissement de documents précis et exploitables, en cohérence entre eux

b - la REALISATION
dans un souci constant de qualité esthétique et technique, par application des techniques manuelles de la spécialité, utilisation de machines mono-opérationnelles et, s'il a lieu, de tous moyens dont le professionnel garde la maîtrise, c'est à dire
- effectuer ou conduire les opérations prévues
- procéder
. aux contrôles en cours et fin de travail
. aux adaptations et modifications qui peuvent s'avérer nécessaires concernant la mise au point du produit, l'organisation et le déroulement de la réalisation, les moyens mis en œuvre

b - LA REALISATION
des travaux demandés, en procédant aux contrôles et, s'il y a lieu, aux réajustements nécessaires

Efficacité et précision de la réalisation
Conformité aux spécifications établies
Capacité de réagir aux aléas et pertinence des solutions de remplacement

- L'ETABLISSEMENT DU RELEVE détaillé des travaux effectués, en vue de la facturation

c - L'ETABLISSEMENT DU RELEVE DETAILLE DES TRAVAUX EFFECTUES selon les langages et codages de la spécialité et compte tenu
- des opérations et moyens prévus
- de leur modification éventuelle

Etablissement d'un relevé précis, complet et exploitable

A 3 - GESTION

Déterminer et effectuer les interventions nécessaires à la gestion (organisation, fonctionnement)
- d'une production
- d'une petite entreprise dans un souci d'efficacité et de promotion, compte tenu de leurs caractéristiques propres et de leur contexte

l'énoncé d'un problème concret relatif à la gestion
- soit d'une production
- soit d'une petite entreprise
2) toutes indications nécessaires, à rechercher dans des documents de diverse nature fournis au candidat.
En particulier, si les circonstances le permettent, il est souhaitable que certaines données soient informatisées, sous une forme aisément accessible et dont le code sera indiqué.
Le sujet pourra prévoir l'utilisation de logiciels donnés adaptés aux opérations demandées

- Identifier et utiliser les sources d'information
- Analyser la situation donnée et mettre en évidence les questions à résoudre
- Rechercher la ou les solutions rationnelles dans l'objectif
. d'une économie judicieuse des moyens en fonction des résultats attendus
. d'une utilisation optimale du potentiel de l'entreprise en justifiant les propositions présentées
- Déterminer les opérations à effectuer et établir s'il y a lieu les documents appropriés en vue
. soit de la réalisation de ces opérations soit du recours aux spécialistes concernés (bureaux de création, laboratoires de contrôle, conseillers techniques, fiscaux, comptables ...)

Application correcte des acquisitions théoriques
Utilisation pertinente des données et des moyens fournis
Logique
- de la démarche d'analyse
- des solutions proposées
Etablissement de documents exploitables

Unité B - Epreuves professionnelles théoriques

OBJECTIFS

NATURE DES EPREUVES

CRITERES D'EVALUATION

On donne :

On demande :

B 1 - ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE




Connaissances artistiques théoriques en relation avec le domaine professionnel et la spécialité

Un ensemble comprenant des réalisations (ou leur représentation imagée) relevant du domaine professionnel et caractéristiques d'une époque (avec ou sans influence)

Le candidat doit
- analyser le sujet choisi en se référant au contexte culturel dans lequel il s'inscrit
- le commenter en un développement structuré lui permettant de présenter ses propres réflexions sur l'importance de l'œuvre ou de l'évènement présenté dans l'évolution
. soit des courants artistiques de l'époque (sujet A)
. soit des métiers d'art concernés (sujet B)

Exactitude des connaissances
Pertinence de l'application des méthodes d'analyse
Organisation de l'argumentation

B 2 - ENSEIGNEMENTS TECHNOLOGIQUES, METHODOLOGIQUES ET ECONOMIQUES

Contrôle des acquisitions mises en œuvre dans la vie professionnelle aux plans
- de l'activité
- de la production
- de l'entreprise

Trois questions, assorties d'informations s'il y a lieu, portant sur les trois plan cités

Le candidat doit analyser les sujets donnés et présenter ses réponses et remarques en les justifiant

Exactitude des réponses
Clarté et logique de l'exposé
Bonne assimilation des principes, méthodes et connaissances mis en œuvre

B 3 - ENTRETIEN AVEC LE JURY

Contrôle de la capacité à établir et communiquer des informations sous forme de dossiers structurés et cohérents
- mettant en évidence les éléments significatifs et la démarche adoptée
- justifiant les solutions retenues,
- les conclusions ou les remarques

Le dossier constitué par le candidat et déposé lors de l'inscription au groupe d'épreuves
Ce dossier doit comprendre :
- un rapport sur des travaux effectués en entreprise, dans le cadre
. soit de stages
. soit de l'exercice professionnel
- des recherches plasticiennes personnelles en relation avec la formation

Présentation du dossier par le candidat
Réponse aux questions posées par le jury

Clarté et cohérence
- du dossier présenté
- de l'exposé
Pertinence de l'argumentation, esprit de méthode, sens critique
Choix d'éléments significatifs
Aptitude à mobiliser
- ses connaissances
- ses capacités d'analyse et de synthèse
- sa créativité

Unité C - Epreuves d 'enseignement général

Français - histoire-géographie

L'épreuve de français et d'histoire-géographie est organisée en deux sous-épreuves séparées dans leur déroulement : une sous-épreuve de français et une sous-épreuve d'histoire-géographie. L'épreuve est affectée du coefficient 3.

I - Sous-épreuve :

français, écrite, durée 2 h 30, coefficient 1,5

L'évaluation comporte deux parties :

- une première partie, notée sur 8 à 12 points, évalue les capacités de compréhension,

- une deuxième partie, notée sur 8 à 12 points, évalue les capacités d'expression.

Le nombre de points attribués à chacune des parties de l'épreuve est indiqué dans le sujet. Dans tous les cas, la note globale est attribuée sur 20 points.

L'évaluation s'appuie sur un ou plusieurs textes ou documents (textes littéraires, textes argumentatifs, textes d'information, essais, articles de presse, documents iconographiques).

Dans la première partie, deux ou trois questions permettent de vérifier la capacité du candidat de comprendre le sens global des documents, d'en dégager la construction, d'en caractériser la visée, le ton, l'écriture ...

La seconde partie permet d'évaluer la capacité du candidat d'exposer un point de vue ou d'argumenter une opinion. Le type d'écrit attendu s'inscrit dans une situation de communication précisée par l'énoncé (lettre, synthèse rédigée, article ...). Le sujet précise la longueur du texte à rédiger.

II - Sous-épreuve :

histoire-géographie, écrite, durée 2 h, coefficient 1,5

Cette sous-épreuve porte sur le programme de la deuxième année, sur un thème précis et les notions qui lui sont associées.

Le candidat a le choix entre deux sujets. Il doit faire la preuve de ses capacités de comprendre et d'analyser une situation historique ou géographique en s'appuyant sur l'étude d'un dossier de trois à cinq documents de nature variée.

Il répond à une série de questions qui visent à évaluer ses compétences à :

- repérer et relever des informations dans une documentation,

- établir des relations entre les documents,

- utiliser des connaissances sur le programme.

Ces questions, qui ne peuvent se réduire à une demande de définitions, permettent au candidat de faire la preuve qu'il maîtrise les méthodes d'analyse des documents et qu'il sait en tirer parti pour comprendre une situation historique ou géographique.

Il élabore ensuite une courte synthèse intégrant les éléments apportés par le dossier et ses connaissances.

Les documents constituent un ensemble cohérent qui permet une véritable mise en relation. La cohérence réside dans la situation envisagée et la (ou les) notion(s) qui s'y rapporte(ent).

La synthèse consiste en un texte rédigé qui peut être accompagné par une carte, un croquis ou un schéma à l'initiative du candidat ou en réponse à une question expressément formulée.

OBJECTIFS

NATURE DES EPREUVES

EVALUATION

On donne :

On demande :

C 3 - MATHEMATIQUES ET SCIENCES APPLIQUEES

Contrôle de l'acquisition et de la capacité de mise en œuvre des connaissances, démarches et outils mathématiques et scientifiques en relation avec l'activité professionnelle

Questions ou problèmes en relation avec l'activité professionnelle, appelant
- la référence à des principes mathématiques et/ou scientifiques
- l'utilisation de méthodes de calcul- l'établissement de documents

Le candidat doit
- présenter ses réponses en les justifiant
- établir les documents demandés

Logique de la démarche
Exactitude des calculs et des réponses

C 4 - LANGUE VIVANTE

Contrôle de la capacité du candidat à s'exprimer et communiquer oralement, avec correction et précision, par la pratique d'une langue vivante contemporaine

Au choix du candidat
A ) soit un texte d'une quinzaine de lignes en relation avec le domaine professionnel, accompagné de questions simples relatives à ce texte
B) soit un document sonore enregistré, d'une durée maximale d'une minute

Le candidat doit :
- sujet A : traduire le texte donné et répondre aux questions posées
- sujet B :
. résumer le document donné
. en donner une traduction partielle (après écoute phrase par phrase)
. répondre aux questions posées

Compréhension de la langue étrangère
Correction de l'expression


Unité D - Epreuves facultatives

D 1 - MUSIQUE

Contrôle de la culture musicale du candidat

L'épreuve comprend
1) des exercices d'écoute
2) un exercice simple de solfège à déchiffrer
3) au choix du candidat (indiqué lors de l'inscription)
- soit l'exécution d'un morceau préparé par le candidat et joué sur son instrument (sauf impossibilité matérielle signalée lors de l'inscription)
- soit l'interprétation vocale d'une mélodie préparé durée maximale 5 minutes
4) une interrogation orale d'histoire de la musique portant sur une liste de cinq œuvres de forme et d'époque différentes, dont
- trois œuvres fixées chaque année par arrêté du ministre de l'Education nationale pour les baccalauréats du second degré
- deux œuvres au libre choix du candidat

Notation sur 20 points :
1 : 4 points
2 : 4 points.
3 : 4 points
4 : 8 points

D 2- DEUXIEME LANGUE

Contrôle de la capacité du candidat à appréhender une culture non francophone à travers sa langue, ses œuvres littéraires et son histoire

L'épreuve consiste en un entretien en français avec le jury, à partir d'un texte à caractère littéraire, historique ou culturel d'une trentaine de lignes au maximum, que le candidat devra traduire et commenter en répondant aux questions posées par le jury

Compréhension de la langue.
Connaissances historiques et culturelles

Nota : Modalités d’organisation du contrôle en cours de formation et de l’examen terminal prévus pour l’EPS aux examens du baccalauréat professionnel, du brevet des métiers d’art, du CAP et du BEP (voir arrêté du 11 juillet 2005).

Référentiel de certification

(ajouté par l'arrêté du 30 juin 2008)

Eléments complémentaires aux référentiels de certification pour les diplômes professionnels concernes par l’obligation de formation a l’accessibilité du cadre bâti aux personnes handicapées

Le titulaire du diplôme est amené, à partir de documents tels que des plans de réalisation et d’instructions précises sur l’intervention qui lui est demandée, à préparer la réalisation de l’ouvrage décrit par les documents fournis en lui donnant les caractéristiques prescrites (emplacement, forme, dimensions, matériaux, aspect, …), à faire réaliser l’ouvrage, à contrôler sa réalisation, à préparer sa réception par le représentant du maître d’ouvrage.

Il peut être amené à signaler une non-conformité ou une difficulté de réalisation du projet initial au regard de la réglementation.

Il a connaissance de la réglementation et des solutions techniques courantes de sa spécialité.

CONNAISSANCES (NOTIONS, CONCEPTS)

LIMITES DE CONNAISSANCES

S.x - Accessibilité du cadre bâti
Dans le cadre de la construction d'un bâtiment, il s'agit d'expliciter la prise en compte des dispositions permettant aux personnes en situation de handicap, d'accéder au cadre bâti et d'utiliser ses équipements.

Les différents types de handicaps
Réalisation d'un bâtiment :
. réglementation sur l'accessibilité du cadre bâti pour les personnes handicapées
. caractéristiques des aménagements et équipements

Distinguer les différents types de handicaps
Mettre en relation les dispositions prévues avec les différents types de handicaps
Justifier le principe de dimensionnement et d'implantation des ouvrages et équipements permettant l'accessibilité.


Fait à Paris, le 6 octobre 1986.

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur des lycées et collèges,

M. LUCIUS

Abrogé depuis le vendredi 1 janvier 2016

Abrogé parArrêté du 3 février 2014art. 8 (VT)

En vigueur du mercredi 15 octobre 1986 au jeudi 31 décembre 2015

Arrêté du 6 octobre 1986
Article 1
Article 2
Article 3
Article 4
Article 5
Article 6
Article 7
Article 8
Article 9
Article Annexe I
Article Annexe II A
Article Annexe II B
Article Annexe III A
Article Annexe III B