Code de la santé publique

ANNEXES DE LA PREMIÈRE PARTIE

Créé le 27 mai 2003

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Convention relative aux conditions d'intervention des bénévoles dans les soins palliatifs

Résumé. Cette convention organise l'aide des bénévoles pour les patients en soins palliatifs.

CONVENTION TYPE RELATIVE AUX CONDITIONS D'INTERVENTION DES BÉNÉVOLES ACCOMPAGNANT LES PERSONNES EN SOINS PALLIATIFS DANS LES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ ET LES ÉTABLISSEMENTS SOCIAUX ET MÉDICO-SOCIAUX MENTIONNÉE À L'ARTICLE R. 1110-1

Entre l'établissement ..., ci-dessous dénommé l'établissement sis ..., représenté par ..., et l'association.... sise .... ci-dessous dénommée l'association, représentée par..., il est convenu ce qui suit :

Art. 1er. - L'établissement s'engage à préparer. par des actions de sensibilisation. son personnel et les intervenants exerçant à titre libéral à l'intervention des bénévoles de l'association.

Art. 2. - L'association assure la sélection, la formation à l'accompagnement et le soutien continu des bénévoles ainsi que le fonctionnement de l'équipe de bénévoles, selon les modalités suivantes :...

Art. 3. - L'association transmet à l'établissement la liste nominative des membres de l'équipe de bénévoles appelés à intervenir qui s'engagent :

- à respecter la charte de l'association, la présente convention et le règlement intérieur de l'établissement ;

- à suivre la formation et à participer aux rencontres visant au soutien continu et à la régulation nécessaire de leur action.

Art. 4. - L'association porte à la connaissance de l'établissement le nom du coordinateur des bénévoles qu'elle a désigné. Le rôle de ce coordinateur est d'organiser l'action des bénévoles auprès des malades et. le cas échéant, de leur entourage, d'assurer la liaison avec l'équipe soignante et d'aplanir les difficultés éventuelles survenues lors de l'intervention d'un bénévole.

Art. 5. - En vue d'assurer l'information des personnes bénéficiaires de soins palliatifs et de leur entourage de la possibilité de l'intervention de bénévoles, de ses principes, de leur rôle et des limites de cette intervention, l'établissement et l'association arrêtent les dispositions suivantes :....

Art. 6. - L'identité des personnes qui demandent un accompagnement de l'équipe des bénévoles est communiquée au coordinateur des bénévoles par le correspondant désigné par l'établissement.

Art. 7. - Les parties s'engagent à respecter une obligation d'informaréciproque sur la personne suivie par l'équipe de bénévoles, selon les modalités ci-dessous qui définissent notamment le type d'informations devant être partagées pour l'accomplissement de leur rôle respectif, dans le respect du secret professionnel :...

Art. 8. - L'établissement s'engage à prendre les dispositions matérielles nécessaires à l'intervention des bénévoles de l'association oeuvrant en son sein.

Art. 9. - L'association déclare être couverte en responsabilité civile pour les dommages susceptibles d'être causés par ses membres à l'occasion de leurs interventions au sein de l'établissement par l'assurance... L'établissement déclare être couvert en responsabilité civile pour les dommages susceptibles d'être occasionnés aux bénévoles de l'association au sein de l'établissement par l'assurance ...

Art. 10. - Les parties à la présente convention établissent un bilan annuel de l'intervention des bénévoles.

Art. 11. - La présente convention, établie pour une durée de un an, est renouvelée par tacite reconduction. Le contrat, sauf situation d'urgence, ne peut être dénoncé qu'après un préavis de deux mois notifié par lettre recommandée avec accusé de réception.

Créé le 27 mai 2003

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Séquelles visuelles

Résumé. Séquelles visuelles

BARÈME D'ÉVALUATION DES TAUX D'INCAPACITÉ DES VICTIMES D'ACCIDENTS MÉDICAUX, D'AFFECTIONS IATROGÈNES OU D'INFECTIONS NOSOCOMIALES MENTIONNÉ À L'ARTICLE D. 1142-2

I. - NEUROLOGIE

L'évaluation des déficits neurologiques ne doit se faire qu'après un délai suffisamment long (généralement de l'ordre de 2 à 3 ans et au terme d'un délai plus long chez l'enfant) afin de juger de leur permanence et des adaptations aux handicaps.

Il est souhaitable que l'intervalle entre le traumatisme initial et l'évaluation définitive soit mis à profit pour procéder régulièrement à des bilans médicaux fiables.

I. - Déficits sensitivo-moteurs d'origine médullaire et centrale

A. - D'origine médullaire

Tétraplégies et paraplégies constituent toujours des entités cliniques complexes associant des atteintes de la fonction de locomotion (et de préhension pour les tétraplégies), de la fonction urinaire, des fonctions génito-sexuelles, de la fonction respiratoire (pour les lésions les plus hautes) et des troubles rachidiens. On ne saurait dissocier ces différents déficits pour évaluer par addition le taux d'incapacité. Dans cet esprit, les taux proposés ci-dessous correspondent à une évaluation globale des conséquences de la lésion. Mais ce mode d'évaluation globale ne doit pas dispenser l'expert de décrire en détail la nature et l'importance des différents déficits composant ces entités cliniques, d'autant plus qu'ils sont fonction du niveau lésionnel.

Tétraplégie haute complète.

Non inférieur à 95 %

Tétraplégie basse complète (au-dessous de C6).

Non inférieur à 85 %

Tétraparésie : marche possible, préhension possible maladroite ; selon le périmètre de marche et

l'importance des troubles urinaires et génito-sexuels.

45 à 75 %

Paraplégie complète : selon le niveau de l'atteinte médullaire qui conditionne d'éventuelles difficultés à

la station assise prolongée et la nature des troubles urinaires et génito-sexuels.

70 à 75 %

Paraparésie : marche possible limitée, autonomie complète pour les actes de la vie courante ;

selon l'importance des troubles urinaires, génito-sexuels et sensitifs associés.

20 à 50 %

Syndrome de Brown-Séquard : selon l'importance des troubles moteurs sensitifs et génito-sphinctériens.

15 à 50 %

B. - D'origine hémisphérique, tronculaire ou cérébelleuse

Quadriplégie complète.

Non inférieur à 95 %

Quadriplégie incomplète :l'évaluation du taux se fera par comparaison avec

des déficits similaires et en fonction du degré d'autonomie.

Hémiplégie majeure : station debout impossible, membre supérieur inutilisable,

déficit cognitif important (dont aphasie).

90 %

Hémiplégie spastique : marche possible avec cannes, membre supérieur inutilisable,

selon l'importance du déficit cognitif et selon l'hémisphère dominant.

Dominant

70 %

Non dominant

60 %

Hémiplégie spastique : marche possible sans cannes, membre supérieur utilisable

avec maladresse, selon l'importance du déficit cognitif et selon l'hémisphère dominant.

Dominant

60 %

Non dominant

45 %

Monoplégies :le taux dépend du retentissement sur la fonction de préhension ou sur

la fonction de locomotion (se reporter au chapitre Appareil locomoteur ).

Syndrome cérébelleux majeur : atteinte bilatérale, marche quasi-impossible,

préhension inefficace, importante dysarthrie.

80 % à 85 %

Syndrome cérébelleux incomplet : atteinte unilatérale, sans répercussion sur la locomotion,

préhension maladroite du côté atteint, dysarthrie absente ou discrète, selon côté dominant.

10 % à 25 %

Troubles du mouvement, du tonus, de l'attitude (tremblements, dyskinésies, dystonie),

isolés ou au premier plan, en fonction des perturbations fonctionnelles.

5 % à 30 %

Déficits sensitifs isolés, à l'origine d'un déficit fonctionnel (gêne à la marche par atteinte

cordonale postérieure, gêne à la préhension par atteinte des différentes sensibilités) ; selon l'importance.

10 % à 30 %

C. - Troubles de la circulation du liquide céphalo-rachidien

Les taux doivent être évalués en fonction des déficits constatés, essentiellement cognitifs.

La présence du matériel de dérivation ne justifie pas à elle seule un taux d'incapacité.

II. - Déficits cognitifs

L'analyse des syndromes déficitaires neuropsychologiques doit faire référence à une séméiologie précise. Le syndrome dit "frontal" correspond en fait à des entités maintenant bien définies dont les déficits associés, plus ou moins importants, réalisent des tableaux cliniques très polymorphes.

L'évaluation du taux d'incapacité doit donc se baser sur des bilans médicaux précis et spécialisés, corrélant les lésions initiales et les données des examens cliniques et paracliniques.

A. - Syndrome frontal vrai

Forme majeure avec apragmatisme et perte de l'autonomie.

60 à 85 %

Forme sévère avec altération des conduites instinctives, perte de l'initiative,

troubles de l'humeur, insertions sociale et familiale précaires.

30 à 60 %

Forme mineure avec distractibilité, lenteur, difficultés de mémorisation

et d'élaboration des stratégies complexes ; autonomie totale.

10 à 30 %

B. - Atteinte isolée de certaines fonctions cognitives

Langage :

- aphasie majeure avec jargonophasie, alexie, troubles de la compréhension.

70 %

  • - forme mineure: troubles de la dénomination et de la répétition, paraphasie.
  • - Compréhension conservée.

10 à 30 %

Mémoire :

- altération massive, syndrome de Korsakoff complet.

60 %

  • - altération modérée à grave: oublis fréquents, gênants dans la vie courante,
  • - fausses reconnaissances, éventuellement fabulations.

15 à 60 %

  • - altération légère: difficultés d'apprentissage, nécessité d'aide-mémoire dans
  • - la vie courante, troubles de l'évocation.

10 à 15 %

Perte totale ou partielle des connaissances didactiques :

les taux correspondants seront appréciés selon la même échelle que les troubles de la mémoire.

C. - Troubles cognitifs mineurs

En l'absence de syndrome frontal vrai ou d'atteinte isolée d'une fonction cognitive, certains traumatismes crâniens, plus ou moins graves, peuvent laisser subsister un syndrome associant : labilité de l'attention, lenteur idéatoire, difficultés de mémorisation, fatigabilité intellectuelle, intolérance au bruit, instabilité de l'humeur, persistant au-delà de 2 ans : 5 à 15 %.

D. - Démence

Les états démentiels sont très hétérogènes compte tenu de leur polymorphisme clinique et des étiologies variées.

Les démences post-traumatiques vraies sont rares et doivent être documentées par des lésions anatomiques majeures et bilatérales. Les démences dites "de type Alzheimer" ne sont jamais post-traumatiques. Cependant, un événement traumatique avéré et sévère peut accélérer l'évolution de ce processus dégénératif, accélération qui ne peut être traduite par un taux d'incapacité permanente partielle. L'expert devra donc comparer l'évolution modifiée à l'évolution habituelle de l'affection et s'efforcer de chiffrer en temps cette différence.

III. - Déficits mixtes cognitifs et sensitivo-moteurs

Ces déficits mixtes constituent les séquelles caractéristiques des traumatismes crâniens graves. Ils s'associent le plus souvent à des dysfonctionnements frontaux des déficits cognitifs, des troubles du comportement, des syndromes pyramidaux et/ou cérébelleux, des troubles sensoriels (hémianopsies, paralysies oculo-motrices...) correspondant à des lésions visualisées par l'imagerie.

Ces associations réalisent des tableaux cliniques différents d'un sujet à l'autre, tels qu'on ne peut proposer de taux précis comme pour des séquelles parfaitement individualisées. Ces déficits feront l'objet d'une évaluation globale.

Il est cependant possible de reconnaître, dans le contexte de l'évaluation médico-légale, plusieurs niveaux de gravité en fonction du déficit global.

Abolition de toute activité volontaire utile, perte de toute possibilité relationnelle identifiable

100 %

Déficits sensitivo-moteurs majeurs limitant gravement l'autonomie, associés à des déficits

cognitifs incompatibles avec une vie relationnelle décente

80 à 95 %

Troubles cognitifs majeurs comportant, au premier plan, désinhibition et perturbations graves du

comportement, compromettant toute socialisation, avec déficits sensitivo-moteurs mais compatibles avec

une autonomie pour les actes essentiels de la vie courante

60 à 80 %

Troubles cognitifs associant perturbation permanente de l'attention et de la mémoire, perte relative ou totale

d'initiative et/ou d'autocritique, incapacité de gestion des situations complexes, avec déficits sensitivo-moteurs

patents mais compatibles avec une autonomie pour les actes de la vie courante.

40 à 65 %

Troubles cognitifs associant lenteur idéatoire évidente, déficit patent de la mémoire, difficulté d'élaboration

des stratégies complexes avec déficits sensitivo-moteurs n'entraînant pas de réelles conséquences fonctionnelles

20 à 40 %

IV. - Déficits sensitivo-moteurs d'origine périphérique

A. - Face

Paralysie faciale complète hypotonique :

- unilatérale

5 % à 15 %

- bilatérale (exceptionnelle)

15 à 25 %

Hémispasme facial complet non améliorable par la

thérapeutique

jusqu'à 10 %

B. - Membres supérieurs

Dominant

Non dominant

Paralysie complète du plexus brachial

60 %

50 %

Paralysie radiale :

- au-dessus de la branche tricipitale

40 %

30 %

- au-dessous de la branche tricipitale

30 %

20 %

Paralysie ulnaire

20 %

15 %

Paralysie du nerf médian :

- au bras

35 %

25 %

- au poignet

25 %

15 %

Paralysie du nerf circonflexe

15 %

10 %

Paralysie du nerf du grand dentelé

8 %

6 %

En cas de forme incomplète, il convient de corroborer les taux proposés ci-dessus avec ceux proposés pour les déficits de la fonction de préhension.

C. - Membres inférieurs

Paralysie du nerf sciatique (au-dessus de la bifurcation)

40 à 45 %

Paralysie du nerf sciatique poplité externe (nerf fibulaire)

20 %

Paralysie du nerf sciatique poplité interne (nerf tibial)

20 %

Paralysie du nerf fémoral

35 %

En cas de forme incomplète, il convient de corroborer les taux proposés ci-dessus avec ceux proposés pour les déficits de la fonction de locomotion.

D. - Les douleurs de déafférentation

Qu'elles soient isolées ou qu'elles accompagnent un déficit sensitivo-moteur, elles devront être prises en compte :

- soit en majorant le taux retenu pour le déficit lorsqu'il existe ;

- soit par un taux d'incapacité spécifique

5 à 10 %

E. - Syndrome de la queue de cheval

Suivant l'importance des troubles moteurs sensitifs et génito-sphinctériens : 15 à 50 %

V. - Déficits neuro-sensoriels

Il convient de se reporter aux spécialités concernées, en particulier ophtalmologie et oto-rhino-laryngologie.

VI. - Epilepsie

On ne peut proposer un taux d'incapacité sans preuve de la réalité du traumatisme cranio-encéphalique et de la réalité des crises. Dans ces cas, un recul de plusieurs années (4 ans au minimum) est indispensable, afin de prendre en compte l'évolution spontanée des troubles et l'adaptation au traitement.

Les anomalies isolées de l'EEG, en l'absence de crises avérées, ne permettent pas de poser le diagnostic d'épilepsie post-traumatique.

A. - Epilepsies avec troubles de conscience

(Epilepsies généralisées et épilepsies partielles complexes)

Épilepsies biens maîtrisées par un traitement bien toléré :

10 à 15 %

Épilepsies difficilement contrôlées, crises fréquentes (plusieurs par mois),

effets secondaires des traitements :

15 à 35 %

B. - Epilepsies sans troubles de conscience

Epilepsies partielles simples dûment authentifiées selon le type et la fréquence des crises et selon les effets secondaires des traitements : 10 à 30 %

VII. - Cas particulier

Syndrome "post-commotionnel" persistant au-delà de 18 mois : jusqu'à 3 %

II. - PSYCHIATRIE

Le diagnostic des séquelles psychiatriques impose l'examen par un spécialiste confirmé. Cet examen doit comporter non seulement une analyse sémiologique précise des symptômes présentés par le blessé, mais aussi une étude longitudinale soigneuse de sa biographie. Il est essentiel, en effet, de discuter dans tous les cas les rôles respectifs de l'éventuel état antérieur, de la personnalité, du traumatisme et d'autres facteurs pathogènes éventuels.

I. - Névroses traumatiques

(Etat de stress post-traumatique, névrose d'effroi) (F43.1 de la CIM X (1)).

Elles succèdent à des manifestations psychiques provoquées par l'effraction soudaine, imprévisible et subite d'un événement traumatisant débordant les capacités de défense de l'individu.

Le facteur de stress doit être intense et/ou prolongé.

L'événement doit avoir été mémorisé.

La symptomatologie comporte des troubles anxieux de type phobique, des conduites d'évitement, un syndrome de répétition et des troubles du caractère. Traitée très précocement, la névrose traumatique guérit avec retour à l'état antérieur sans laisser de séquelles constitutives d'une incapacité permanente. L'appréciation d'une névrose traumatique ne peut être envisagée qu'après environ 2 ans d'évolution.

La détermination de l'incapacité permanente pourra se baser sur les propositions suivantes :

Manifestations anxieuses discrètes spécifiques, quelques réminiscences pénibles, tension psychique

jusqu'à 3 %.

Manifestations anxieuses phobiques spécifiques avec conduites d'évitement et syndrome de répétition

3 à 10 %

Anxiété phobique généralisée avec attaques de panique, conduites d'évitement étendues,

syndrome de répétition diurne et nocturne

10 à 15 %

Exceptionnellement

jusqu'à 20 %.

II. - Troubles de l'humeur persistants

Dans les cas de lésions orthopédiques et somatiques multiples dont l'évolution est longue et compliquée (brûlures étendues avec soins prolongés, lésions orthopédiques avec interventions chirurgicales itératives, ostéite...), il peut persister un état psychique permanent douloureux correspondant à un :

Etat dépressif résistant pouvant justifier un taux d'incapacité permanente, allant : jusqu'à 20 %.

Une réaction dépressive transitoire dans les suites d'un traumatisme psychique et/ou somatique ne constitue pas une incapacité permanente et peut être évaluée au titre des souffrances endurées.

III. - Troubles psychotiques aigus ou chroniques

Les affections psychotiques ne sont jamais d'origine traumatique.

Certaines séquelles de lésions cérébrales ou d'hydrocéphalie à pression normale peuvent réaliser des syndromes déficitaires ou d'allure psychotique pris en charge au titre des séquelles neurologiques.

Lors de la survenue, dans les suites immédiates d'un fait traumatique, d'un état dépressif majeur ou d'un accès maniaque chez un sujet, avec un trouble bipolaire de l'humeur, la prise en charge de l'accès est légitime, mais non les suites évolutives de la pathologie.

Certaines lésions temporales de l'hémisphère mineur peuvent réaliser des troubles pseudo-maniaques pris en charge au titre des séquelles neurologiques.

IV. - Aspects particuliers

A. - Troubles de conversion et somatoformes

Devant la difficulté à appréhender les troubles conversifs sans se référer à des théories étiopathogéniques non consensuelles, il est conseillé, pour ce type de symptôme, de se référer à la CIM X (F44) qui distingue : amnésie, fugue, stupeur, transe et possession, troubles de la motricité, de la sensibilité, (syndrome douloureux somatoforme persistant, F 45. 4), troubles des organes des sens.

Avant de procéder à leur évaluation à titre de séquelles, il faut savoir pour de tels troubles :

- qu'ils ne correspondent pas à la perte systématisée de la fonction touchée ;

- que leur psychogenèse est admise dans la mesure où ils peuvent survenir en relation temporelle étroite avec des événements traumatiques ;

- que la perte fonctionnelle aide la victime à éviter un conflit désagréable ou à exprimer indirectement une dépendance ou un ressentiment ;

- qu'ils sont associés à des éléments caractéristiques :

- on note parfois une "belle indifférence", c'est-à-dire une attitude surprenante d'acceptation tranquille d'une incapacité grave ;

- la personnalité de base est le plus souvent histrionique et dépendante ;

- que leur évolution est imprévisible (ils pourraient être induits ou levés par hypnose) :

- ils s'améliorent habituellement en quelques semaines ou quelques mois, en particulier quand la survenue est associée à un événement traumatisant ;

- l'évolution peut être plus prolongée (avec un début plus progressif) lorsqu'ils comportent des paralysies ou des anesthésies, lorsque leur survenue est associée à des problèmes ou à des difficultés interpersonnelles insolubles ;

- que les troubles de conversion ayant déjà évolué depuis plus d'un ou deux ans avant une consultation psychiatrique sont souvent résistants à tout traitement.

En tenant compte de tous ces éléments et en prenant un recul de deux à trois ans, il est possible de proposer dans certains cas un taux d'incapacité permanente qui ne peut se référer à aucune fourchette, compte tenu de la diversité des expressions cliniques.

Cette évaluation ne peut jamais atteindre le même taux que celui qui serait donné pour un tableau clinique similaire traduisant une lésion organique irréversible.

B. - Troubles factices (F68.1 de la CIM X)

Production intentionnelle de symptômes dans le but de jouer le rôle du malade (pathomimie). De tels troubles ne sont jamais imputables à un fait traumatique.

C. - Simulation

Production intentionnelle de symptômes dans le but d'obtenir des avantages ou d'échapper à des obligations. De tels troubles ne sont jamais imputables à un fait traumatique.

III. - OPHTALMOLOGIE

I. - Acuité visuelle

L'examen comportera la détermination séparée oeil par oeil des acuités centrales de loin et de près à l'aide des optotypes habituels : échelle de Monoyer ou ses équivalents en vision de loin, à 5 mètres ; échelle de Parinaud à distance normale de lecture en vision de près. En cas de discordance entre les signes fonctionnels allégués et les constatations de l'examen clinique, la mesure de l'acuité visuelle sera complétée par des épreuves de contrôle et, le cas échéant, par l'étude des potentiels évoqués visuels (PEV).

Un trouble de la réfraction qui peut être entièrement corrigé par un moyen optique ne sera pas considéré comme une déficience oculaire génératrice d'incapacité.

Les taux d'incapacité sont fournis par le tableau I :

10/10

9/10

8/10

7/10

6/10

5/10

4/10

3/10

2/10

1/10

1/20

< 1/20

Cécité

10/10

0

0

0

1

2

3

4

7

12

16

20

23

25

9/10

0

0

0

2

3

4

5

8

14

18

21

24

26

8/10

0

0

0

3

4

5

6

9

15

20

23

25

28

7/10

1

2

3

4

5

6

7

10

16

22

25

28

30

6/10

2

3

4

5

6

7

9

12

18

25

29

32

35

5/10

3

4

5

6

7

8

10

15

20

30

33

35

40

4/10

4

5

6

7

9

10

11

18

23

35

38

40

45

3/10

7

8

9

10

12

15

18

20

30

40

45

50

55

2/10

12

14

15

16

18

20

23

30

40

50

55

60

65

1/10

16

18

20

22

25

30

35

40

50

65

68

70

78

1/20

20

21

23

25

29

33

38

45

55

68

75

78

80

< 1/20

23

24

25

28

32

35

40

50

60

70

78

80

82

Cécité

25

26

28

30

35

40

45

55

65

78

80

82

85

Tableau I. - Vision de loin

Il est admis que toute vision supérieure à 7/10 correspond à une efficience visuelle normale ; elle n'entraîne donc pas d'incapacité.

Il est nécessaire de préciser les altérations de l'acuité visuelle concernant, d'une part, la vision de loin et, d'autre part, la vision de près.

C'est pourquoi, au tableau I, qui évalue l'incapacité visuelle de loin, il faut adjoindre le tableau II, qui évalue l'incapacité visuelle de près (quantifiée à une distance normale de lecture - après correction éventuelle de la presbytie - avec le test de l'échelle de Parinaud).

L'utilisation du tableau II ne sera nécessaire que dans les rares cas d'importante dissociation entre les incapacités visuelles de loin et de près. Il conviendra alors de prendre la moyenne arithmétique des deux incapacités pour obtenir un taux correspondant à une plus juste détermination de l'incapacité.

P1,5

P2

P3

P4

P5

P6

P8

P10

P14

P20

< P20

Cécité

P1,5

0

0

2

3

6

8

10

13

16

20

23

25

P2

0

0

4

5

8

10

14

16

18

22

25

28

P3

2

4

8

9

12

16

20

22

25

28

32

35

P4

3

5

9

11

15

20

25

27

30

36

40

42

P5

6

8

12

15

20

26

30

33

36

42

46

50

P6

8

10

16

20

26

30

32

37

42

46

50

55

P8

10

14

20

25

30

32

40

46

52

58

62

65

P10

13

16

22

27

33

37

46

50

58

64

67

70

P14

16

18

25

30

36

42

52

58

65

70

72

76

P20

20

22

28

36

42

46

58

64

70

75

78

80

< P20

23

25

32

40

46

50

62

67

72

78

80

82

Cécité

25

28

35

42

50

55

65

70

76

80

82

85

Tableau II. - Vision de près

A. - La cécité et la grande malvoyance

La cécité absolue ou cécité totale (ne distingue pas le jour de la nuit) : 85 %.

Le taux d'incapacité en cas de grande malvoyance découle de la baisse d'acuité visuelle (tableau I) et de l'atteinte du champ visuel (schéma 1).

B. - La perte de la vision d'un oeil

Perte fonctionnelle d'un oeil (si la vision de l'autre oeil est normale) : 25 %.

En cas d'énucléation avec mise en place d'une prothèse oculaire, le taux d'incapacité permanente reste le même car le port de la prothèse n'a pas pour but d'améliorer la fonction mais l'aspect esthétique (la mobilité et la qualité de l'appareillage sont appréciées dans le cadre du préjudice esthétique).

II. - Champ visuel

L'examen sera pratiqué à l'aide de la coupole de Goldmann ou équivalent. Seules les manifestations apparentes au test III/4 seront considérées comme entraînant un réel retentissement fonctionnel et donc constitutives d'incapacité. Le champ visuel doit être étudié binoculairement, les deux yeux ouverts. La superposition du tracé sur le schéma 1 donne le taux d'incapacité.

En cas d'atteinte du champ visuel central, l'examen pourra être complété par un test d'Amsler ou équivalent, et l'incapacité appréciée comme mentionné pour les scotomes centraux et paracentraux.

Le schéma 1 donne le taux d'incapacité :

Schéma 1 : approche de l'évaluation du champ visuel (la ligne brisée représente la limite du champ visuel binoculaire normal pour l'isoptère III/4). Chaque point correspond à une lacune non perçue et à 1 % d'IPP. On procède par addition de points. Le rectangle en marge correspond au champ central.

A. - Hémianopsies

L'hémianopsie latérale homonyme entraîne une incapacité importante, bien supérieure à la perte de la vision d'un seul oeil : le sujet perd réellement la moitié de son champ visuel, ce qui n'est pas le cas du borgne. Etudiée en vision binoculaire, elle justifie, suivant la valeur de l'épargne maculaire, des taux de 42 % et plus en cas de baisse d'acuité visuelle associée (alors que la cécité monoculaire ne dépasse pas 25 %).

Hémianopsie latérale homonyme complète :

- avec épargne maculaire : 42 % ;

- avec perte de la vision centrale : si l'épargne maculaire est partielle, calculer le déficit de l'acuité centrale à l'aide du tableau I, puis la rapporter à la capacité visuelle restante post-hémianopsique (85 - 42 = 43 %), et l'ajouter au taux de 42 %.

Hémianopsie latérale homonyme incomplète :

- à évaluer en fonction du schéma 1 ;

- tenir compte de l'épargne maculaire partielle comme précédemment.

Hémianopsie altitudinale :

- supérieure : jusqu'à 25 % (schéma 1) ;

- inférieure : jusqu'à 60 % (schéma 1).

Double hémianopsie latérale complète ou bitemporale (en fonction du schéma 1 et de la vision centrale) : jusqu'à 85 %.

Les hémianopsies à type de négligence ont un champ visuel normal au périmètre. La réalité de la négligence visuelle et l'estimation de ses conséquences fonctionnelles seront appréciées avec le neurologue.

B. - Quadranopsies

Supérieure : jusqu'à 12 % (schéma 1).

Inférieure : jusqu'à 30 % (schéma 1).

C. - Rétrécissements concentriques

En traumatologie, ils sont souvent le fait de manifestations anorganiques et ne justifient alors pas d'IPP.

Il est nécessaire d'utiliser de multiples épreuves de contrôle, et de confronter le tableau clinique à l'imagerie et à l'examen neurologique.

Il ne faut cependant pas méconnaître des rétrécissements campimétriques bilatéraux organiques résultant de doubles hémianopsies.

D. - Scotomes centraux et paracentraux

En cas de perte de la vision centrale : utiliser les tableaux I et II (acuité visuelle).

Les scotomes paracentraux et juxtacentraux avec acuité visuelle conservée (à apprécier en fonction de leur étendue, précisée à la grille d'Amsler en vision binoculaire, et de leur retentissement sur la lecture de près) :

- s'ils ne touchent qu'un oeil : jusqu'à 5 % ;

- s'ils touchent les deux yeux : 2 à 10 %.

Les scotomes hémianopsiques latéraux homonymes des lésions occipitales gênant fortement la lecture, car situés au même endroit sur chaque oeil : 15 %.

III. - Troubles de l'oculomotricité

A. - Hétérophorie

L'incapacité ne sera appréciée qu'après rééducation orthoptique.

Décompensation non réductible d'une hétérophorie, suivant la gêne : jusqu'à 5 %.

Paralysie complète de la convergence : 5 %.

B. - Diplopie

En cas de paralysie oculomotrice, l'évaluation du déficit oculomoteur ne doit pas donner lieu à une appréciation définitive avant dix-huit mois.

En cas d'origine orbitaire, l'évaluation du déficit oculomoteur ne doit pas donner lieu à une appréciation définitive avant six mois après la fin des éventuels traitements chirurgicaux.

L'incapacité pour diplopie est fonction du secteur concerné, de l'excentricité du champ de diplopie par rapport à la position primaire du regard et du résultat fonctionnel obtenu avec éventuelle correction prismatique selon le schéma suivant :

(Schéma non reproduit)

L'étude des champs de diplopie et d'aplopie doit être effectuée sans manoeuvre de dissociation ; par exemple en demandant au sujet de fixer un objet et en notant le champ de vision double.

Diplopie permanente dans les positions hautes du regard

2 à 10 %

Diplopie permanente dans la partie inférieure du champ

5 à 20 %

Diplopie permanente dans le champ latéral

2 à 15 %

Diplopie dans toutes les positions du regard sans neutralisation et obligeant à occlure un œil en permanence

23%

Le taux sera minoré en cas de diminution de la diplopie par une neutralisation constante de l'oeil dévié ou de possibilité de correction prismatique.

C. - Paralysies de fonction du regard

Paralysie vers le haut

3 à 5 %

Paralysie vers le bas

10 à 15 %

Paralysie latérale

8 à 12 %

Paralysie de la convergence

5 %

D. - Déficiences de la motricité intrinsèque

Paralysie unilatérale de l'accommodation chez le sujet jeune

5 %

Mydriase aréactive

5 %

Aniridie totale

10 %

Myosis du syndrome de Claude Bernard-Horner complet : en cas de gêne fonctionnelle

1 à 3 %

E. - Atteinte des saccades et des poursuites

Elles ne donnent pas de véritables signes fonctionnels visuels mais plutôt des sensations de déséquilibre et seront appréciées par l'oto-rhino-laryngologiste.

IV. - Lésions cristalliniennes

L'oeil aphaque, c'est-à-dire privé de son cristallin, ne peut retrouver une vision utilisable qu'après compensation par un équipement optique. L'incapacité est très variable suivant que cette compensation a été réalisée par lunettes, lentilles de contact ou implantation d'un cristallin artificiel.

L'évaluation du taux d'incapacité prendra donc en compte le mode d'équipement optique, l'uni ou la bilatéralité, l'âge, la perte éventuelle d'acuité visuelle.

Compensation optique assurée par un cristallin artificiel (pseudo-phakie) : 5 %.

Chez l'enfant jusqu'à 16 ans, il sera porté à 7 % pour tenir compte du retentissement de la perte de l'accommodation sur la vision binoculaire.

A ce taux de base résultant des seuls inconvénients de la pseudophakie, il convient d'ajouter éventuellement celui résultant de la perte d'acuité visuelle et des autres séquelles associées (larmoiement, photophobie...).

Si l'équipement optique est réalisé par lunettes ou lentilles de contact (aphakie) :

- aphakie unilatérale :

- si l'acuité de l'œil opéré est inférieure à celle de l'œil sain

10 %

- si l'acuité de l'œil opéré est supérieure à celle de l'œil sain

15 %

- aphakie bilatérale

20 %

A ce taux, il convient d'ajouter celui résultant de la perte éventuelle d'acuité visuelle et des autres séquelles associées, sans cependant pouvoir dépasser 25 % pour une lésion unilatérale.

V. - Annexes de l'oeil

Larmoiement, ectropion, entropion

jusqu'a 5 %

Oblitération des voies lacrymales :

- unilatérale

2 à 5 %

- bilatérale

4 à 10 %

Cicatrices vicieuses (symblépharon, ankyloblépharon)

jusqu'à 5 %

Ptosis (suivant le déficit campimétrique)

jusqu'à 10 %

Blépharospasme

jusqu'à 5 %

Alacrymie :

- unilatérale

2 à 5 %

- bilatérale

4 à 10 %

Hypoesthésie ou anesthésie dans le territoire du nerf sous-orbitaire

avec dysesthésie

3 à 5 %

VI. - Séquelles visuelles multiples

L'association de séquelles sensorielles ou oculomotrices n'est pas rare. L'évaluation du taux global de réduction fonctionnelle ne peut se satisfaire d'une simple addition arithmétique : après évaluation du taux d'incapacité résultant du déficit le plus important, le taux de la deuxième infirmité sera calculé par référence à la capacité visuelle restante (étant bien entendu que la perte de toute capacité visuelle est de 85 %).

Créé le 27 mai 2003

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Annexe 11-2 (suite 1)

Résumé. Cet article explique comment évaluer les IPP pour des problèmes d'audition, d'équilibre, de visage, de voix, de nez et d'odorat, avec des tableaux et des détails pour chaque problème.

BARÈME D'ÉVALUATION DES TAUX D'INCAPACITÉ DES VICTIMES D'ACCIDENTS MÉDICAUX, D'AFFECTIONS IATROGÈNES OU D'INFECTIONS NOSOCOMIALES MENTIONNÉ À L'ARTICLE D. 1142-2

IV. - STOMATOLOGIE

A. - Perte de dents

Edentation complète inappareillable

35 %

Perte d'une incisive

1 %

Perte d'une prémolaire ou dent de sagesse sur l'arcade

1 %

Perte d'une canine ou molaire

1,5 %

Ces taux seront diminués de moitié en cas de remplacement par prothèse mobile et des deux tiers en cas de remplacement par prothèse fixe.

En cas de perte complète d'une dent remplacée par une prothèse implanto-portée : 0 %.

Mortification pulpaire d'une dent : 0,50 %.

B. - Dysfonctionnements mandibulaires

Limitation permanente de l'ouverture buccale (mesurée entre le bord libre des incisives centrales) :

Limitée à 30 mm 5 %
Limitée à 20 mm 17 %
Limitée à 10 mm 25 %

Troubles de l'articulation temporo-mandibulaire :

Forme légère :

- unilatérale 3 %
- bilatérale 5 %
Forme sévère 35 à 10 %

C. - Troubles de l'articulé dentaire post-traumatiques

(Au prorata de la perte de la capacité masticatoire) : 2 à 10 %.

D. - Atteintes neurologiques sensitives

Hypoesthésie ou anesthésie avec dysesthésies dans le territoire du nerf sus-orbitaire

jusqu'à 3 %

Hypoesthésie ou anesthésie avec dysesthésies dans le territoire du nerf sous-orbitaire

comprenant le déficit gingivo-dentaire

jusqu'à 5 %

Hypoesthésie ou anesthésie avec dysesthésies dans le territoire du nerf alvéolaire inférieur

avec incontinence labiale comprenant le déficit sensitif dentaire :

- unilatérale

jusqu'à 5 %

- bilatérale

5 à 12 %

Hypoesthésie ou anesthésie avec dysesthésies dans le territoire du nerf lingual :

- unilatérale

jusqu'à 5 %

- bilatérale

10 à 12 %

E. - Atteintes neurologiques motrices (voir également le chapitre ORL)

Paralysie faciale (ne comprenant pas les complications ophtalmologiques) :

- unilatérale 5 à 15 %
- bilatérale 15 à 25 %

F. - Communication bucco-sinusienne ou bucco-nasale

Suivant le siège, la surface et la gêne fonctionnelle, y compris les conséquences sur la déglutition et le retentissement sur la qualité de la phonation : 2 à 15 %.

G. - Pathologie salivaire

Fistule cutanée salivaire d'origine parotidienne jusqu'à 15 %

Syndrome de Frei (éphydrose per-prandiale, latéro-faciale de la région

pré-auriculaire et parotidienne)

6 à 8 %

V. - OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE

I. - Audition et otologie

A. - Déficit auditif

Sa détermination repose sur un bilan clinique complet et minutieux et sur un bilan para-clinique qui doit comporter au minimum une impédancemétrie complète (tympanométrie avec recherche du seuil des réflexes stapédiens), une audiométrie tonale subjective liminaire et une audiométrie vocale.

Si besoin est :

- la qualité du champ auditif au-delà du 8 000 Hz sera appréciée par l'audiométrie des hautes fréquences ;

- la réalité du déficit pourra éventuellement être confirmée par des tests objectifs (oto-émissions acoustiques, potentiels évoqués auditifs précoces).

Les hypoacousies post-traumatiques ne sont plus évolutives au-delà de 12 mois.

Perte complète et bilatérale de l'audition : 60 %.

Pertes partielles.

L'évaluation doit se faire en deux temps :

a) Evaluation de la perte auditive moyenne (PAM) par rapport au déficit tonal en conduction aérienne mesuré en décibels sur le 500, 1 000, 2 000 et 4 000 Hz en affectant des coefficients de pondération respectivement de 2, 4, 3 et 1. La somme est divisée par 10. L'on se reporte au tableau ci-dessous, à double entrée, pour l'appréciation des taux :

PERTE auditive moyenne en dB

0 - 19

20 - 29

30 - 39

40 - 49

50 - 59

60 - 69

70 - 79

80 et +

0 - 19

0

2

4

6

8

10

12

14

20 - 29

2

4

6

8

10

12

14

18

30 - 39

4

6

8

10

12

15

20

25

40 - 49

6

8

10

12

15

20

25

30

50 - 59

8

10

12

15

20

25

30

35

60 - 69

10

12

15

20

25

30

40

45

70 - 79

12

14

20

25

30

40

50

55

80 et +

14

18

25

30

35

45

55

60

Il s'agit de taux indicatifs qui doivent être corrélés à un éventuel état antérieur et au vieillissement physiologique de l'audition.

b) Confrontation de ce taux brut aux résultats d'une audiométrie vocale pour apprécier d'éventuelles distorsions auditives (recrutement en particulier) qui aggravent la gêne fonctionnelle.

Le tableau suivant propose les taux de majoration qui peuvent éventuellement être discutés par rapport aux résultats de l'audiométrie tonale liminaire :

% discrimination

100 %

90 %

80 %

70 %

60 %

< 50 %

100 %

0

0

1

2

3

4

90 %

0

0

1

2

3

4

80 %

1

1

2

3

4

5

70 %

2

2

3

4

5

6

60 %

3

3

4

5

6

7

50 %

4

4

5

6

7

8

Si un appareillage auditif a été prescrit, l'expert doit décrire l'amélioration fonctionnelle obtenue. Celle-ci permet habituellement de réduire le taux d'incapacité d'au moins 25 %.

B. - Lésions tympaniques

Une perforation sèche isolée ne justifie aucune IPP spécifique en dehors de celle liée au déficit auditif.

En cas d'otorrhée, un taux de 2 à 4 % peut être retenu en plus de celui entraîné par un déficit auditif.

C. - Acouphènes et hyperacousies douloureuses

L'intensité ressentie n'est pas dépendante de l'importance du déficit de l'audition.

Aucun test ne permet d'objectiver ce trouble. L'expert pourra cependant recourir à une acouphénométrie subjective et à des tests reconnus : questionnaire "DET" (mesure de DETresse psychologique), questionnaire "SEV" (échelle subjective de SEVérité).

Dans la plupart des cas, il se produit en 12 à 18 mois un phénomène d'habituation cérébrale. On peut alors proposer un taux allant jusqu'à 3 % (auquel s'ajoute l'éventuel taux retenu pour une perte de l'audition).

Lorsque le retentissement psycho-affectif est sévère, la détermination du taux d'incapacité doit se faire dans un cadre multidisciplinaire.

II. - Troubles de l'équilibration

L'équilibration est une fonction plurimodale qui fait appel au système vestibulaire, au système visuel et au système proprioceptif. L'étiologie du trouble ne peut donc être affirmée d'emblée comme univoque.

Les troubles de l'équilibration font souvent partie des doléances exprimées après des traumatismes crâniens et/ou cervicaux.

L'expert doit procéder à un interrogatoire méthodique et à un examen clinique complet à la recherche notamment d'une hypotension orthostatique iatrogène.

La vidéonystagmographie est l'examen complémentaire de choix. D'introduction plus récente, l'Equitest permet une approche globale de la stratégie d'équilibration d'un sujet, il permet également de détecter la composante "anorganique" d'un trouble de l'équilibration.

L'exploration de l'équilibration est indissociable de celle de l'audition.

Dans certains cas, un avis neurologique ou ophtalmologique peut s'avérer nécessaire.

L'essentiel pour l'appréciation de la gêne fonctionnelle n'est pas la mise en évidence d'une lésion, mais la qualité de la stratégie de compensation développée par le sujet.

A. - Vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB)

La guérison peut être obtenue par la manoeuvre libératoire d'Alain Sémont (avec cependant 5 à 10 % de récidives dans l'année qui suit).

Il peut persister quelques sensations de "flottement" ou "d'instabilité".

Selon l'importance des signes cliniques et des anomalies para-cliniques : jusqu'à 4 %.

B. - Atteinte vestibulaire périphérique unilatérale

Le taux d'IPP ne peut dépendre uniquement de l'importance du déficit apparemment quantifiée par une seule épreuve calorique :

aréflexie, hyporéflectivité simple ou syndrome irritatif canalaire. Ce n'est pas une lésion qui doit être évaluée mais son retentissement fonctionnel.

Grâce à des explorations complémentaires rigoureuses, l'expert doit apprécier le niveau et la qualité de la compensation centrale de l'asymétrie vestibulaire et la fiabilité de la nouvelle stratégie d'équilibration adoptée par le sujet.

Selon le résultat de ces explorations : 3 à 8 %.

C. - Atteinte vestibulaire destructive périphérique bilatérale

Elle est très rarement post-traumatique. Elle se rencontre le plus souvent à la suite de la prise de médicaments ototoxiques.

Le sujet ne dispose plus que de la vision et de la proprioception pour gérer son équilibre.

Le résultat des nouvelles stratégies utilisées par le sujet sera apprécié par la qualité du nystagmus opto-cinétique et par l'Equitest.

Selon le résultat de ces explorations : 10 à 20 %.

D. - Atteinte déficitaire otolithique

Lorsqu'elle est confirmée par la vidéonystagmographie et les potentiels évoqués otolithiques : 3 à 5 %.

E. - Syndrome vestibulaire central

Ce diagnostic doit impérativement être confirmé dans un cadre multidisciplinaire : oto-neuro-ophtalmologique.

Il ne peut être proposé de taux spécifique ORL.

F. - Explorations complémentaires

Lorsque toutes les explorations complémentaires sont négatives, l'expert ORL doit rejeter tout taux d'IPP spécifique. La prise en compte des doléances d'instabilité doit se faire dans le cadre d'un éventuel syndrome post-commotionnel.

III. - Atteintes de la motricité faciale

A. - Paralysie faciale

L'expert peut s'aider de la classification en 6 grades de House et Brackmann pour évaluer le degré de l'atteinte :

- unilatérale ; selon son degré : 5 à 15 % ;

- bilatérale (exceptionnelle) ; selon son degré : 15 à 25 %.

Les éventuelles complications ophtalmologiques sont à apprécier de façon complémentaire.

L'évaluation du dommage esthétique fera l'objet d'une évaluation indépendante.

B. - Hémispasme facial

Non améliorable par la thérapeutique ; selon l'importance de la contracture et la fréquence des crises spastiques : jusqu'à 10 %.

IV. - Troubles de la phonation

La phonation met en jeu plusieurs effecteurs : soufflet pulmonaire, vibrateur glottique, résonateurs supralaryngés.

L'appréciation doit être globale.

Les éventuels troubles associés de la déglutition et de la fonction respiratoire seront évalués séparément.

Aphonie complète : 25 %.

Dysphonie partielle isolée : jusqu'à 10 %.

V. - Troubles de la ventilation nasale

L'évaluation sera fondée essentiellement sur l'interrogatoire et l'examen clinique en recherchant un éventuel état antérieur.

L'examen au miroir de Glaetzel n'apporte que des éléments très fragmentaires et incomplets. Seule une rhinomanométrie peut permettre une évaluation plus proche de la réalité.

A. - Gêne respiratoire

Unilatérale permanente (y compris l'éventuel retentissement sur l'odorat) suivant l'importance du retentissement nocturne : jusqu'à 3 %.

Bilatérale permanente suivant les mêmes critères : jusqu'à 6 %.

B. - Perforation septale

Elle peut engendrer une gêne fonctionnelle indépendante des troubles respiratoires.

En cas de persistance : jusqu'à 3 %.

C. - Sinusite

Les sinusites post-traumatiques sont exceptionnelles.

Selon l'uni ou la bilatéralité : jusqu'à 8 %.

VI. - Troubles de l'olfaction

L'exploration de ce sens ne fait appel actuellement qu'à des tests subjectifs de perception et de reconnaissance d'odeurs.

Ces explorations doivent être effectuées sur chaque fosse nasale.

Un déficit de ce type peut, ou non, retentir sur le comportement alimentaire du sujet. Il s'associe parfois à la perte olfactive elle-même des perceptions odorifères sans stimuli extérieurs (parosmies) ressenties sur un mode désagréable en règle générale (cacosmies).

Anosmie totale (perte des fonctions d'alerte et d'agrément).

Selon l'existence ou non d'un trouble du comportement alimentaire : 5 à 8 %

Hyposmie selon son intensité et son caractère uni ou bilatéral : jusqu'à 3 %.

L'existence de parosmies peut justifier un taux spécifique supplémentaire de 2 %.

Le retentissement sur le goût ne s'ajoute pas aux taux proposés ci-dessus.

Créé le 27 mai 2003

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

/article 11-2 (suite 2)/LISTE DES INCAPACITES PERMANENTES PARTIELLES DORIGINE TRAUMATIQUE AFFECTANT LE SYSTEME LOCOMOTEUR

Résumé. /article 11-2 (suite 2)/LISTE DES INCAPACITES PERMANENTES PARTIELLES DORIGINE TRAUMATIQUE AFFECTANT LE SYSTEME LOCOMOTEUR

BARÈME D'ÉVALUATION DES TAUX D'INCAPACITÉ DES VICTIMES D'ACCIDENTS MÉDICAUX, D'AFFECTIONS IATROGÈNES OU D'INFECTIONS NOSOCOMIALES MENTIONNÉ À L'ARTICLE D. 1142-2

VI. - APPAREIL LOCOMOTEUR

PREMIÈRE PARTIE : PRÉHENSION

La fonction de préhension est assurée par les mains. La mobilité des autres segments des membres supérieurs a essentiellement pour effet de projeter le système de préhension dans l'espace entourant le corps. Les taux d'incapacité proposés pour la perte de mobilité de ces segments s'entendent donc comme traduisant une diminution des possibilités de projection d'une main valide.

Cependant, même si la main est peu ou pas valide, la mobilité volontaire du bras et de l'avant-bras n'est pas sans intérêt.

Bien qu'exigeant l'intégrité des deux membres supérieurs pour s'exercer dans sa plénitude, la capacité restante de préhension en cas de perte fonctionnelle d'un des deux membres supérieurs n'est pas négligeable, permettant le plus souvent une autonomie personnelle quasi complète dans les conditions de vie actuelles.

Compte tenu des progrès des techniques chirurgicales, les raideurs articulaires majeures de l'épaule, du coude ou du poignet sont de plus en plus rares. Les restrictions importantes de mobilité sont le plus souvent dues à des déficits neurologiques périphériques ou à des lésions d'origine inflammatoire et/ou articulaire dégénérative.

Même en l'absence de déficit articulaire ou musculaire, la fonction de préhension peut être plus ou moins gravement perturbée par des troubles de la coordination des mouvements. Il est rare que ces troubles soient isolés ; ils s'intègrent le plus souvent dans un ensemble de déficits neurologiques complexes et doivent être appréciés dans ce contexte (se reporter au chapitre "Neurologie").

L'évaluation précise du déficit fonctionnel de la main est particulièrement difficile compte tenu de ses multiples composantes :

mobilité des nombreuses articulations, force de mobilisation, sensibilité, trophicité des téguments. Plusieurs méthodes chiffrées ont été proposées pour apprécier la valeur fonctionnelle de la main à partir de tous ces éléments, en recherchant l'efficacité des différentes prises, des objets les plus fins aux objets les plus lourds et/ou les plus volumineux. En chiffrant précisément le pourcentage de diminution de la valeur fonctionnelle globale d'une main, elles peuvent être d'une aide précieuse pour proposer un taux d'incapacité à partir de celui retenu pour la perte fonctionnelle totale.

Dans les chapitres Ier et II, deux taux sont proposés, le plus élevé étant attribué au membre dominant. En cas d'atteinte bilatérale, l'évaluation devra se faire en référence à la perte totale de la fonction et non par addition des différents taux ou par application d'un coefficient prédéterminé de synergie.

Perte totale de la fonction de préhension : 80 %.

I. - Amputations

Dans l'état actuel de la pratique courante, les prothèses de substitution utilisées en cas d'amputation du bras ou de l'avant-bras ne pallient que très partiellement le déficit de la fonction de préhension. Elles n'influencent donc pas d'une manière significative le taux d'incapacité. Les prothèses mécaniques sont d'utilisation difficile et n'ont d'efficacité réelle que pour quelques gestes. Les prothèses myo-électriques offrent plus de possibilités, mais ne sont pas encore d'un usage courant.

Dominant

Non dominant

Désarticulation scapulo-thoracique

65 %

55 %

Amputation ou perte totale de la fonction d'un membre supérieur

60 %

50 %

Amputation du bras : selon la qualité du moignon et la mobilité résiduelle de l'épaule

55 à 60 %

45 à 50 %

Amputation de l'avant-bras : selon la qualité du coude

45 à 55 %

35 à 45 %

Amputation de la main : en fonction de l'état du moignon et du coude

40 à 50 %

30 à 40 %

Concernant les amputations du pouce et des doigts, se reporter au chapitre III : "La Main et les doigts".

II. - Séquelles articulaires (hors main et doigts)

A. - Epaule

La région de l'épaule se définit par les 5 articulations de la ceinture scapulaire : sterno-claviculaire, acromio-claviculaire, gléno-humérale, sous-deltoïdienne et scapulo-thoracique.

L'amplitude de la mobilité active globale en élévation-abduction-antépulsion se situe pour moitié dans la scapulo-thoracique et pour moitié dans la gléno-humérale.

Dominant

Non dominant

Perte totale de la mobilité de la gléno-humérale et de la scapulo-thoracique

30 %

25 %

Limitation de l'élévation-abduction-antépulsion active à 60o fixée en rotation interne

25 %

20 %

Limitation de l'élévation-abduction-antépulsion active à 85o

20 %

15 %

Limitation de l'élévation-abduction-antépulsion entre 130o et 180o

jusqu'à 10 %

jusqu'à 8 %

Déficit isolé de la rotation interne

6 à 8 %

4 à 6 %

Déficit isolé de la rotation externe

3 à 5 %

1 à 3 %

Épaule ballante

20 à 30 %

15 à 25 %

Instabilité post-traumatique de l'épauleaprès discussion de l'imputabilité, étant donné

l'existence d'instabilités constitutionnelles

jusqu'à 8 %

jusqu'à 5 %

Instabilité post-traumatiquede l'épaule après discussion de l'imputabilité, étant donné l'existence d'instabilités constitutionnelles

Dominant : jusqu'à 8 %

Non dominant : jusqu'à 5 %

Prothèse articulaire.

Du fait de la fiabilité des prothèses récentes, l'implantation d'une prothèse articulaire ne justifie pas en elle-même un taux d'IPP.

Son évaluation sera fondée sur le résultat fonctionnel de l'articulation après implantation.

B. - Coude

Le secteur de mobilité utile de l'articulation du coude en flexion-extension est de 30 à 120°, prono-supination 0 à 45° de part et d'autre de la position neutre. L'évaluation des raideurs combinées du coude ne se fera pas par une addition des chiffres proposés mais par leur combinaison raisonnée.

Dominant

Non dominant

Arthrodèse autour de 90o en position de fonction :

- prono-supination conservée

20 %

15 %

- perte de la prono-supination

30 %

25 %

Défaut d'extension hors secteur utile

jusqu'à 3 %

jusqu'à 2 %

Défaut de prono-supination hors secteur utile

jusqu'à 3 %

jusqu'à 2 %

Déficits de flexion-extension dans le secteur utile

3 à 10 %

2 à 8 %

Raideur combinée, prono-supination et flexion-extension

jusqu'à 20 %

jusqu'à 15 %

Coude ballant :

- appareillable

15 à 20 %

10 à 15 %

- non appareillable

30 %

25 %

C. - Poignet

La mobilité dans le secteur utile du poignet pour la flexion dorsale est de 0 à 45°, flexion palmaire 0 à 60°, prono-supination 0 à 45°, inclinaisons latérales présentes.

Dominant

Non dominant

Arthrodèse en position de fonction en légère extension, prono-supination normale

dans le secteur utile :

10 %

8 %

Perte de la prono-supination

20 %

15 %

Raideur flexion-extension hors secteur utile

jusqu'à 3 %

jusqu'à 2 %

Raideur combinée dans le secteur utile, flexion-extension, inclinaisons latérales

(sans atteinte de la prono-supination)

3 à 8 %

2 à 6 %

Raideur combinée dans le secteur utile, flexion-extension, inclinaisons latérales

et prono-supination

4 à 15 %

3 à 12 %

III. - La main et les doigts

La main est l'organe de la préhension. L'analyse séparée de la fonction de chacun de ses éléments constituants n'est pas suffisante, car il existe de multiples synergies fonctionnelles entre la main et les segments sus-jacents du membre supérieur, entre les doigts d'une main, et entre les différents segments d'une chaîne digitale. La main est de plus l'organe du toucher : la perte totale de la sensibilité peut entraîner quasiment la perte fonctionnelle du segment considéré.

L'examen de la main comporte nécessairement l'étude analytique des séquelles anatomo-fonctionnelles de chaque doigt, suivie de l'étude synthétique des principales prises par lesquelles s'effectue la fonction de préhension (opposition du pouce, enroulement des doigts, préhension fine, préhension forte, prise en crochet).

A. - Atteintes motrices

Les taux ne doivent pas s'additionner.

Dominant

Non dominant

Perte totale du grip :

- fin

20 %

17 %

- grossier

15 %

12 %

Perte de la prise sphérique

7 %

5 %

Perte totale de la fonction de la main par amputation ou ankylose de toutes les

articulations

40 à 50 %

30 à 40 %

Raideur moyenne des articulations de la main

25 %

15 %

Perte totale de la fonction d'un doigt par amputation ou ankylose de toutes les

articulations

Pouce :

- colonne du pouce (2 phalanges et 1er métacarpien)

20 %

15 %

- avec conservation métacarpienne

15 %

12 %

Doigts longs :

- index

7 %

5 %

- médius

8 %

6 %

- annulaire

6 %

4 %

- auriculaire

8 %

6 %

Plusieurs doigts :

- pouce et index

30 %

25 %

- pouce et médius

32 %

26 %

- pouce, index et médius

35 %

28 %

Amputation des 4 derniers doigts, respect du pouce :

- amputation trans-métacarpienne

20 %

15 %

- avec conservation métacarpienne

15 %

12 %

Perte d'un segment de doigt :

- P2 du pouce

8 %

6 %

- P3 de l'index ou de l'annulaire

3 %

2 %

- P3 du médius, de l'auriculaire

4 %

3 %

- P2 + P3 de l'index ou de l'annulaire

4 %

3 %

- P2 + P3 du médius et de l'auriculaire

6 %

4 %

B. - Troubles de la sensibilité

Le défaut de sensibilité est d'autant plus gênant que l'activité manuelle est plus élaborée.

Sensibilité tactile thermo-algique de protection seule conservée :

perte de 50 % de la valeur fonctionnelle du doigt.

L'IPP retenue ne peut dépasser le niveau de la lésion totale incluant névrome, cicatrice dystrophique, trouble de la repousse de l'ongle.

Sensibilité discriminative médiocre : perte de 10 à 20 % de la valeur fonctionnelle du doigt.

Anesthésie complète : perte de la valeur fonctionnelle du doigt.

Réimplantation et transplantation digitales : les bons résultats correspondent à une perte de 10 à 20 % de la valeur fonctionnelle du doigt, compte tenu de la persistance constante de douleurs et de l'hypersensibilité au froid.

Le taux est plus important lorsque s'ajoutent raideurs et déficits des sensibilités en fonction du résultat fonctionnel. Le taux ne peut pas être supérieur à celui de la perte digitale.

C. - Raideurs articulaires

Dominant

Non dominant

Raideurs articulaires des quatre derniers doigts :

- métacarpo-phalangiennes : secteur de mobilité optimal, 20 à 80o pour II et III, 30 à 90o

pour IV et V ; taux en fonction de la mobilité restante

jusqu'à 4 %

jusqu'à 3 %

- articulation P1-P2 : secteur de mobilité optimal, 20 à 80o pour II et III, 30 à 90o pour IV

et V (gêne plus importante au niveau des deux derniers doigts)

jusqu'à 3 %

jusqu'à 2 %

- articulations P2-P3

jusqu'à 2 %

jusqu'à 2 %

Pouce :

- articulation trapézo-métacarpienne

jusqu'à 8 %

jusqu'à 6 %

- articulation métacarpo-phalangienne

jusqu'à 6 %

jusqu'à 4 %

- articulation interphalangienne

jusqu'à 2 %

jusqu'à 2 %

Le taux est fonction de la qualité des pinces pollici-digitales.

IV. - Déficits sensitivo-moteurs

Dominant

Non dominant

Paralysie totale d'un membre supérieur par lésion majeure du plexus brachial y compris atteinte des

stabilisateurs de l'omoplate :

60 %

50 %

Syndrome radiculaire supérieur : concerne les racines C5, C6. Il en résulte une paralysie du deltoïde

(abduction, élévation du bras), du biceps brachial, du brachial antérieur et du brachio-radial

(flexion et supination de l'avant-bras) et un déficit sensitif de l'épaule, de la face externe de l'avant-bras

et du pouce

25 %

15 %

Syndrome radiculaire moyen : intéresse la racine C7. Il en résulte une paralysie des extenseurs du

coude (triceps brachial), du poignet et des doigts (extenseurs commun est propre). Le déficit sensitif

est localisé à la face postérieure du bras et de l'avant-bras, à la face dorsale de la main et du médius

30 %

20 %

Syndrome radiculaire inférieure : concerne les racines C8, Th1. Il en résulte une atteinte des muscles

de la main (de type médio-ulnaire), et un déficit sensitif de la face médiale du bras et de l'avant-bras,

ainsi que du bord ulnaire de la main et des deux derniers doigts

45 %

35 %

Syndrome radiculaire inférieur : concerne les racines C8, Th1. Il en résulte une atteinte des muscles

de la main (de type médio-ulnaire) et un déficit sensitif de la face médiale du bras et de l'avant-bras

ainsi que du bord ulnaire de la main et des deux derniers doigts

45 %

35 %

Paralysie du nerf radial :

- au-dessus de la branche tricipitale (avec perte de l'extension du coude)

40 %

30 %

- au-dessous de la branche tricipitale

30 %

20 %

- après transplantation tendineuse ; en fonction du résultat

15 à 20 %

10 à 15 %

Paralysie du nerf ulnaire

20 %

15 %

Paralysie du nerf médian

- au bras ;

35 %

25 %

- au poignet

25 %

15 %

Paralysie médio-ulnaire

40 à 45 %

30 à 35 %

Paralysie du nerf circonflexe

15 %

10 %

Paralysie du nerf musculo-cutané

10 %

8 %

Paralysie du nerf spinal (déficit du trapèze et du sterno-cleïdo-mastoïdien, du soulèvement du moignon

de l'épaule et de la rotation de la tête, élévation-abduction limitée à 85o)

10 à 15 %

8 à 12 %

DEUXIÈME PARTIE. - LOCOMOTION

Dans l'état actuel des techniques médico-chirurgicales, les séquelles de lésions traumatiques des membres inférieurs n'aboutissent qu'exceptionnellement à un déficit complet, inappareillable de la fonction de locomotion. Le taux maximum conventionnel retenu pour un tel déficit est néanmoins un repère indispensable pour évaluer les déficits partiels de la fonction.

Perte totale de la fonction de locomotion compensée uniquement par l'utilisation d'un fauteuil roulant : 65 %.

I. - Amputations

Les techniques d'appareillage ont fait d'importants progrès ; mais tous les amputés ne peuvent en bénéficier.

La qualité du résultat fonctionnel est liée à la hauteur de l'amputation, à la qualité du moignon, à la tonicité musculaire, à l'âge, à l'état général, à la technicité de la réadaptation et au degré de motivation de l'amputé.

Dans les meilleurs cas, certains amputés peuvent récupérer des possibilités de déambulation très satisfaisantes. Mais la qualité du résultat fonctionnel ne doit pas masquer la réalité du handicap que représente en elle-même l'amputation.

Il est illusoire de proposer des taux précis dégressifs en fonction de l'efficacité de l'appareillage, car chaque cas est un cas particulier.

L'expert appréciera la qualité de l'appareillage et, en cas de résultat insatisfaisant, l'expert pourra se référer au taux d'IPP relatif à l'amputation sus-jacente.

Il pourra faire la même démarche en cas de troubles trophiques du moignon.

Donc, le taux d'incapacité devra être apprécié en fonction de critères cliniques précis et d'arguments techniques adéquats que l'expert doit clairement exposer dans son

rapport, et à partir des taux maximaux indicatifs suivants :

Désarticulation de hanche

55 %

Amputation haute de cuisse non appareillable ou avec absence d'appui ischiatique

55 %

Amputation haute de cuisse bien appareillée : selon la longueur du moignon

45 à 50 %

Amputation de cuisse 1/3 moyen avec conservation épiphysaire distale

40 %

Amputation de jambe 1/3 moyen bien appareillé, genou intact, sans trouble

trophique

30 %

Amputation de pied médico-tarsienne ou équivalente péritalienne :

- sans équin et bon talon

25 %

- avec équin et mauvais talon

30 %

Amputation trans-métatarsienne : selon les qualités d'appui du moignon

18 à 20 %

Perte des 5 orteils

15 %

Amputation de tous les orteils avec conservation du gros orteil : selon appui

métatarsien

8 à 12 %

Amputation du gros orteil (perte de la propulsion) :

- au 1er rayon

10 à 12 %

- perte de la tête de la 1re phalange (perte de la propulsion rapide)

7 à 8 %

II. - Séquelles articulaires

A. - Bassin

Dans le cadre des séquelles des traumatismes du bassin, l'IPP sera fonction de l'éventuelle inégalité de longueur des membres inférieurs, de la modification de l'amplitude des mouvements des hanches, des troubles neurologiques et sphinctériens associés.

Les séquelles neurologiques avec troubles sphinctériens sont rares dans les fractures sacrées (se reporter à la partie consacrée au rachis).

a) Séquelles douloureuses de fractures extra-articulaires :

Extrémités distales du sacrum et du coccyx : elles sont à différencier des anomalies congénitales avec intégrité des sacro-iliaques.

Séquelles douloureuses rebelles de la région sacrée : jusqu'à 5 %.

Aile iliaque, branches ilio-pubiennes et ischio-pubiennes : ces fractures n'ont habituellement pas de retentissement sur la statique pelvienne ni sur la marche. Il est rare qu'elles laissent persister des douleurs ou une gêne fonctionnelle.

En cas de persistance de douleurs locales lors des mouvements d'abduction ou dans la position assise : jusqu'à 5 %.

b) Séquelles douloureuses de fractures articulaires (cotyle exclu : se reporter au paragraphe "hanche").

Disjonctions pubiennes isolées :

Jusqu'à 4 cm : jusqu'à 5 %,

en cas de disjonction de plus de 4 cm, l'IPP est fonction des séquelles des lésions associées.

Douleurs sacro-iliaques isolées :

En fonction des lésions ostéo-ligamentaires documentées : 3 à 10 %.

B. - Hanche

La maîtrise des techniques d'implantation des prothèses de hanche et la qualité des matériaux, la constance d'une proportion très importante d'excellents résultats ont élargi suffisamment les indications de cette intervention pour que certains types de séquelles, telle "l'ankylose en position vicieuse", soient devenus exceptionnels.

Cependant, compte tenu de la durée de vie actuellement admise des prothèses (15 à 20 ans), de certains aléas de leur renouvellement, il est encore licite de retarder l'implantation d'une prothèse chez des sujets jeunes en attendant que douleurs et déficit fonctionnel deviennent difficilement supportables.

Il peut donc exister d'assez longues périodes pendant lesquelles l'état séquellaire n'est pas réellement stabilisé, les séquelles restant accessibles à une thérapeutique médicale qui peut les améliorer significativement. Ces situations se prêtent mal à la détermination d'un taux d'incapacité permanente.

Le résultat actuel de l'arthroplastie de hanche autorise une évaluation basée sur le seul résultat fonctionnel de la hanche après implantation de la prothèse.

Hanche et secteur de mobilité utile : la flexion est le mouvement le plus important de la hanche. Pour marcher, il faut 30 à 45° de flexion. Pour se couper les ongles de pied, il faut 100° de flexion de hanche.

Ankylose (c'est-à-dire raideur serrée sans fusion radiologique)..........

30 %

Ankylose en attitude vicieuse..........

35 à 40 %

Arthrodèse (c'est-à-dire fusion osseuse anatomique)..........

20 %

Arthrodèse en attitude vicieuse..........

35 à 40 %

Hanche ballante..........

40 %

Limitation de la flexion, de l'abduction et de la rotation externe dans le secteur

de mobilité utile de la hanche..........

8 à 15 %

Raideur de hanche en attitude vicieuse : flexum, rotation interne, adduction..........

20 à 25 %

Raideur avec conservation uniquement de la flexion de hanche..........

15 %

Limitation minime des amplitudes articulaires ; selon le secteur de mobilité atteint..........

jusqu'à 8 %

C. - Les cals vicieux du fémur

Un cal vicieux en valgus et rotation externe est bien toléré.

Un cal vicieux en varus et rotation interne ou associant de grandes déformations est mal toléré.

Pour procéder à la détermination du taux d'IPP, il faudra tenir compte des déformations articulaires et de la bascule du bassin (à vérifier et à quantifier)

Lorsqu'il existe un raccourcissement :

- jusqu'a 10 mm compensé par une talonnette : pas d'incapacité ;

- entre 10 et 50 mm : jusqu'à 8 % ;

- au delà de 50 mm : supérieur à 8 %.

D. - Genou

Pour monter les escaliers, il faut au minimum 90° de flexion ; pour les descendre, au minimum 105° de flexion ; pour conduire, il faut au minimum 30° de flexion ; pour être assis de manière confortable, il faut au minimum 60° de flexion.

Ankylose (raideur serrée sans fusion radiologique) : 25 à 30 %.

Arthrodèse (fusion osseuse anatomique) : 25 %.

Limitation de la flexion du genou avec conservation de l'extension ; flexion possible :

- de 0 à 30° : 20 % ;

- de 0 à 60° : 15 % ;

- de 0 à 90° : 10 % ;

- de 0 à 110° : 5 à 8 % ;

- au-dessus : jusqu'à 5 %.

Flexum (déficit d'extension isolée) actif ou passif :

- de 0 à 10° : jusqu'à 5 % ;

- de 10 à 20° : 5 à 10 %.

Laxité antérieure isolée :

- avec ressaut antéro-externe typique reproduisant la gêne alléguée : 5 à 10 % ;

- sans ressaut : jusqu'à 5 %.

Laxité postérieure isolée bien tolérée : jusqu'à 5 %.

Laxité chronique mixte périphérique et antéro-postérieure : 5 à 15 %.

Laxité chronique grave à la limite de l'arthrodèse : 20 %.

Genou ballant appareillé y compris le raccourcissement (par exemple après ablation de prothèse) : 30 %.

Genou instable. Il faut tenir compte de l'épanchement, de l'amyotrophie, des laxités périphériques en extension.

L'état fonctionnel du genou est évalué, qu'il ait été opéré ou non (ligamentoplastie ou ostéotomie ou arthroplastie).

La patella (rotule) et les syndromes rotuliens (fémoro-patellaires) :

La pathologie post-traumatique de la patella doit être différenciée de celle de la dysplasie congénitale de l'appareil extenseur (luxation récidivante de la patella).

Par ailleurs, la classification arthroscopique des chondropathies n'est pas superposable à la classification radiologique de l'arthrose.

Les luxations vraies traumatiques sont rares ; l'IPP est à évaluer selon les capacités résiduelles du genou.

Le syndrome fémoro-patellaire se définit par une douleur antérieure avec instabilité survenant à la descente des escaliers et par une douleur à la position assise prolongée : le signe de Smillie reproduit la gêne alléguée :

- post-contusif : jusqu'à 3 %.

- après fracture de la patella (fracture ostéochondrale exceptée) : jusqu'à 8 %.

Rupture de l'appareil extenseur, lésion du tendon rotulien ou du tendon quadricipital ou jusqu'à 8 % de leurs insertions :

l'évaluation de l'IPP sera fonction du flexum actif persistant.

La présence d'une prothèse n'est pas génératrice à elle seule d'une incapacité permanente partielle.

Le plus souvent, la laxité latérale s'inscrit dans une symptomatologie globale de la fonction articulaire du genou. Lorsqu'elle est strictement isolée, elle est peu génératrice de troubles et, à ce titre, ne justifie pas en elle-même de taux d'IPP.

Les déviations axiales (genu varum, genu valgum) ne sont pas en elles-mêmes génératrices d'un taux d'incapacité : elles sont à intégrer dans l'évaluation globale de la fonction articulaire du genou.

E. - Cheville

Arthrodèse (fusion osseuse anatomique) :

- tibio-talienne ( en bonne position) : 10 à 12 % ;

- arthrodèse tibio-talienne, médio-talienne et sous-talienne associées : 20 %.

Ankylose (raideur serrée sans fusion radiologique) :

- tibio-talienne : 10 à 15 %.

Perte de la flexion dorsale isolée mesurée genou fléchi : jusqu'à 5 %.

Equinisme résiduel post-traumatique :

- moins de 2 cm : 5 % ;

- 2 cm et plus avec médio-tarsienne normale : 5 à 10 % ;

- de plus de 2 cm avec une mobilité de la médio-tarsienne réduite : 10 % ;

- de plus de 2 cm sans mobilité de la médio-tarsienne : 15 % ;

- nécessitant un appareillage autre que la talonnette : 12 %.

F. - Pied

Compte tenu de la complexité anatomique de la région et de la difficulté à analyser les différents segments fonctionnels, l'expert devra procéder à une évaluation globale en fonction des taux ci-dessous en tenant compte également de la douleur, de la stabilité du pied, des troubles circulatoires et trophiques, de la nécessité d'utiliser une ou deux cannes, des troubles des empreintes plantaires à l'appui.

Hallux rigidus post-traumatique : 4 %.

Modifications des appuis plantaires :

- avec hyperkératose et déformations des orteils : 3 à 10 % ;

- sans hyperkératose : 3 %.

Ankylose de la sous-talienne et de la médio-tarsienne en bonne position : 10 à 15 %.

Arthrodèse de la sous-talienne en bonne position : 8 à 10 %.

Articulation tarso-métatartienne (Lisfranc) :

- ankylose : 8 à 15 % ;

- arthrodèse : 8 à 12 %.

Laxité du cou-de-pied :

- séquelle d'"entorse" bénigne : 0 à 3 % ;

- laxité chronique post-traumatique de la cheville (documentée) :

3 à 6 %.

III. - Atteintes radiculaires

Paralysie sciatique totale :

- forme haute tronculaire avec paralysie des fessiers (boiterie de Tredelenbourg). Prévoir une réduction de 5 à 10 % selon la qualité de la compensation : 40 à 45 % ;

- forme basse sous le genou, non appareillée : 35 %.

Paralysie du nerf sciatique poplité externe (nerf fibulaire) :

- totale (releveurs et valgisants) : 20 % ;

- compensée par appareillage ou interventions chirurgicales, selon le résultat : 10 à 15 %.

Paralysie totale du nerf sciatique poplité interne (nerf tibial) :

20 %.

Paralysie du nerf fémoral (nerf crural) :

- totale : 35 % ;

- appareillée ou partielle : jusqu'à 20 %.

Paralysie du nerf fémoro-cutané (ou méralgie) : inférieur à 5 % ;

Paralysie du nerf obturateur : 5 %.

TROISIÈME PARTIE : RACHIS

Les séquelles douloureuses des traumatismes vertébraux cervico-thoraco-lombaires ont en commun de ne pas être toujours proportionnelles à l'importance des lésions disco-ostéoligamentaires initiales, de se greffer souvent sur un état antérieur arthrosique latent ou patent du rachis, d'avoir fait l'objet de nombreuses tentatives thérapeutiques.

Pour permettre une bonne évaluation des séquelles, il est impératif que l'expert associe systématiquement un examen neurologique à son examen locomoteur. Il complétera cet examen en prenant connaissance des données des examens complémentaires pratiqués, principalement l'imagerie.

En ce qui concerne le rachis préalablement arthrosique, seule une modification organique du processus évolutif autorise sa prise en compte dans l'évaluation de l'IPP.

I. - Rachis cervical

A. - Sans complication neurologique

Plusieurs éventualités peuvent schématiquement être distinguées :

Sans lésion osseuse ou disco-ligamentaire initiale documentée ;

Douleurs intermittentes déclenchées par des causes précises, toujours les mêmes, nécessitant à la demande la prise de médicaments antalgiques et/ou anti-inflammatoires, avec diminution minime de l'amplitude des mouvements actifs : jusqu'à 3 % ;

Avec lésions osseuses ou disco-ligamentaires initiales documentées ;

Douleurs fréquentes avec limitation cliniquement objectivable de l'amplitude des mouvements, contrainte thérapeutique réelle mais intermittente : 3 à 10 % ;

Douleurs très fréquentes avec gêne fonctionnelle permanente requérant des précautions lors de tous mouvements, sensations vertigineuses fréquentes et céphalées postérieures associées, raideur importante de la nuque : 10 à 15 %.

B - Avec complications neurologiques ou vasculaires

Les séquelles étant essentiellement neurologiques, se reporter au chapitre concerné.

II. - Rachis thoracique, thoraco-lombaire et lombaire

A. - Sans séquelles neurologiques (syndrome rachidien)

Douleurs déclenchées de façon intermittente par des causes précises, nécessitant à la demande une thérapeutique appropriée, imposant la suppression d'efforts importants et/ou prolongés associées à une discrète raideur segmentaire active : jusqu'à 3 %.

Raideur active et gêne douloureuse pour tous les mouvements, en toutes positions nécessitant une thérapeutique régulière : 5 à 10 %.

Gêne permanente avec douleurs inter-scapulaires, troubles de la statique, dos creux, perte de la cyphose thoracique radiologique, avec contraintes thérapeutiques : 10 à 20 %.

B. - Avec complications neurologiques médullaires ou radiculaires déficitaires

Se reporter au chapitre "Neurologie".

Créé le 27 mai 2003

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Taux d'incapacité permanente partielle

Résumé. Taux d'incapacité permanente partielle pour divers types de lésions et conditions médicales.

BARÈME D'ÉVALUATION DES TAUX D'INCAPACITÉ DES VICTIMES D'ACCIDENTS MÉDICAUX, D'AFFECTIONS IATROGÈNES OU D'INFECTIONS NOSOCOMIALES MENTIONNÉ À L'ARTICLE D. 1142-2

VII. - APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE

Quelles que soient la nature et l'origine de la lésion cardio-vasculaire, l'évaluation du déficit imputable doit se baser d'abord sur les manifestations fonctionnelles dont il est possible de graduer l'importance en se référant à la classification NYHA (New York Heart Association).

Ce bilan fonctionnel sera validé par un examen clinique et l'analyse de l'ensemble des examens para-cliniques déjà pratiqués (ECG, échographie transthoracique, voire transoesophagienne, holter, doppler, épreuve d'effort, cathétérisme, angiographie,...) ou que l'expert pourra demander ou réaliser s'ils ne sont pas invasifs.

Il conviendra de tenir compte également de la contrainte thérapeutique et de la surveillance qu'elle impose.

I. - Séquelles cardiologiques

Pas de limitation fonctionnelle. Bonne tolérance à l'effort. Aucun signe de dysfonction myocardique ou

d'ischémie à l'effort

jusqu'à 5 %

Idem, avec contraintes thérapeutiques et surveillance

5 à 8 %

Limitation fonctionnelle alléguée pour des efforts substantiels (sport). Aucun signe de dysfonction ou

d'ischémie myocardique, Contrainte thérapeutique, surveillance cardiologique régulière

8 à 15 %

Limitation fonctionnelle alléguée pour des efforts patents. Signes de dysfonction myocardique (échodoppler,

cathétérisme,...). Contrainte thérapeutique, surveillance cardiologique rapprochée

15 à 25 %

Limitation fonctionnelle alléguée pour des efforts ordinaires (2 étages) (classe fonctionnelle II), confirmée

par l'ECG d'effort ou l'existence de signes de dysfonction myocardique. Contre-indication des efforts

physiquement contraignants et contrainte thérapeutique avec surveillance cardiologique rapprochée

25 à 35 %

Limitation fonctionnelle entravant l'activité ordinaire (marche rapide : classe fonctionnelle II+ ou III), altération

franche des paramètres échographiques ou échodoppler. Intolérance à l'effort avec anomalies à l'ECG d'effort

35 à 40 %

Idem, avec contrainte thérapeutique importante (quadri ou pentathérapie) et/ou troubles du rythme

symptomatiques et documentés

40 à 50 %

Limitation fonctionnelle pour les efforts modestes (classes fonctionnelles III et III+) associée à des manifestations

d'incompétence myocardique (œdème pulmonaire) ou à des complications vasculaires périphériques ou à

des troubles du rythme complexes avec contrainte thérapeutique lourde et surveillance étroite

50 à 60 %

Symptomatologie fonctionnelle majeure même au repos (classe fonctionnelle IV) confirmée par les données

cliniques (déshabillage, examen clinique) et para-cliniques. Contrainte thérapeutique majeure, hospitalisations

fréquentes

60 % et plus

Les taux supérieurs à 60 % sont exceptionnels en cardiologie et résultent de complications notamment

neuro-vasculaires.

Transplant :

L'éventualité d'un transplant prend en compte la contrainte thérapeutique lourde et la surveillance particulièrement

étroite de ces patients. Selon le résultat fonctionnel et la tolérance aux immunosuppresseurs

25 à 30 %

II. - Séquelles vasculaires

A. - Séquelles artérielles

Les principes d'évaluation des séquelles sont identiques à ceux exposés au chapitre des séquelles cardiologiques prenant pour référence fonctionnelle le degré de claudication.

Pour les amputations, se reporter au chapitre "Appareil locomoteur".

B. - Séquelles veineuses

Il s'agit de séquelles objectives de phlébite indiscutable et imputable qui doivent être appréciées en prenant en compte un éventuel état antérieur.

Sensation de jambe lourde, pas de restriction de l'activité, œdème allégué

en fin de journée. Pas de troubles trophiques objectifs.

jusqu'à 3 %

Gêne à la marche prolongée. Œdème permanent mesurable nécessitant de

façon définitive le port d'un bas de contention. Dermite ocre

4 à 10 %

Idem, avec ulcères récidivants et contrainte thérapeutique (traitement

anticoagulant, filtre cave...)

10 à 15 %

En cas de séquelles permanentes et objectives d'embolie pulmonaire (scintigraphie pulmonaire de perfusion-ventilation, HTAP), prendre en considération l'impact sur la fonction respiratoire.

III. - Les prothèses

Les taux proposés en cas de prothèse vasculaire, valvulaire ou d'endoprothèse (stent,...) doivent ressortir de la même analyse, la prothèse n'étant pas, par elle-même, motif à augmentation du taux.

Il en va de même de l'éventualité d'un stimulateur ou d'un défibrillateur automatique implantable.

IV. - Séquelles pariétales

Séquelles pariétales douloureuses persistantes (thoracotomie, sternotomie) : 0 à 5 %

VIII. - APPAREIL RESPIRATOIRE

Qu'il s'agisse de séquelles de traumatismes thoraciques (fractures pluricostales, épanchements pleuraux, lésions diaphragmatiques, exérèses pulmonaires), d'atteinte de la trachée (sténose), d'atteinte broncho-pulmonaire (asthme, bronchopneumopathie chronique obstructive (BCPO), emphysème, fibrose pulmonaire, autres affections), l'évaluation de l'incapacité permanente doit se baser sur l'importance de l'insuffisance respiratoire chronique.

L'insuffisance respiratoire s'apprécie à distance d'un épisode aigu d'après :

L'importance de la dyspnée qu'il est possible de graduer en se référant à l'échelle (de 1 à 5) des dyspnées de Sadoul ;

L'examen clinique ;

L'analyse des différents examens paracliniques déjà pratiqués (imagerie, endoscopie, gazométrie,...) ou que l'expert pourra demander ou réaliser s'ils ne sont pas invasifs (VEMS/CV, DEM, CPT, CV, TLCO/VA, Sa O2,...) (2).

I. - Insuffisance respiratoire chronique

L'évaluation devra toujours tenir compte de l'état préexistant de la fonction respiratoire.

En cas de discordance entre les plaintes respiratoires et les paramètres fonctionnels de repos normaux, un test de marche de 6 minutes peut être effectué et/ou une épreuve d'effort (avec VO2 max) en l'absence de contre-indication.

Dyspnée pour des efforts importants avec altération mineure d'une des épreuves fonctionnelles : 2 à 5 %.

Dyspnée à la montée d'un étage, à la marche rapide ou en légère pente avec :

- soit CV ou CPT entre 70 et 80 % ;

- soit VEMS entre 70 et 80 % ;

- soit TLCO/VA entre 60 et 70 % : 5 à 15 %.

Dyspnée à la marche normale à plat avec :

- soit CV ou CPT entre 60 et 70 % ;

- soit VEMS entre 60 et 70 % ;

- soit TLCO/VA inférieur à 60 % : 15 à 30 %.

Dyspnée à la marche sur terrain plat à son propre rythme avec :

- soit CV ou CPT entre 50 et 60 % ;

- soit VEMS entre 40 et 60 % ;

- soit hypoxémie de repos (Pa O2) entre 60 et 70 mm Hg : 30 à 50 %.

Dyspnée au moindre effort (déshabillage) avec :

- soit CV ou CPT inférieure à 50 % ;

- soit VEMS inférieur à 40 % ;

- soit hypoxémie inférieure à 60 mm Hg associée ou non à un trouble de la capnie (Pa CO2), avec éventuelle contrainte d'une oxygénothérapie de longue durée ( 16 h/jour) ou d'une trachéotomie ou d'une assistance ventilatoire intermittente : 50 % et plus.

II. - Asthme

L'asthme peut entraîner un handicap, alors que la fonction respiratoire inter-critique reste normale. Il s'agit d'asthme intermittent :

Ne nécessitant pas de traitement de fond : jusqu'à 5 %.

Nécessitant un traitement de fond : 5 à 10 %.

En cas d'anomalie permanente des EFR, on se reportera à l'évaluation de l'insuffisance respiratoire.

III. - Séquelles pariétales

Séquelles douloureuses persistantes de thoracotomie : jusqu'à 5 %.

IV. - Pathologies tumorales

(cancer broncho-pulmonaire, mésothéliome...)

Les séquelles seront appréciées en fonction de l'insuffisance respiratoire résiduelle, de l'acte chirurgical éventuel (thoracoscopie, pleurectomie, exérèses segmentaire lobaire ou d'un poumon) et en tenant compte de l'existence de douleurs thoraciques invalidantes et des symptômes attachés à l'étiologie.

Taux indicatif : 15 à 60 %.

IX. - HÉPATO-GASTRO-ENTÉROLOGIE

Ce n'est qu'au terme d'un examen médical comportant un interrogatoire détaillé, un examen clinique complet et une étude méthodique des résultats des différentes explorations para-cliniques (radiographies, endoscopies, échographies, bilans biologiques,...) que l'expert peut juger du retentissement sur la fonction digestive d'une lésion traumatique, d'une infection ou d'une agression toxique et en évaluer l'importance.

I. - Séquelles pariétales

A. - Calcifications cicatricielles (os de seiche)

Jusqu'à 5 %.

B. - Eventrations

En cas d'inaccessibilité à une thérapeutique chirurgicale communément admise :

Eventration de petite taille, responsable de quelques douleurs sans répercussion sur la fonction digestive : jusqu'à 5 %.

Eventration de taille plus importante entraînant douleurs et troubles du transit (parfois phénomènes subocclusifs), nécessitant le port d'un appareillage, selon la taille et l'importance des troubles : 5 à 20 %.

Il est exceptionnel de rencontrer dans le cadre de l'évaluation médico-légale des éventrations majeures avec retentissement respiratoire et viscéral pouvant justifier des taux supérieurs à 20 %.

II. - Troubles communs aux différentes atteintes de l'appareil digestif

Bien que chaque étage de l'appareil digestif (oesophage, estomac, foie, vésicule biliaire, pancréas, intestin) possède une symptomatologie spécifique, l'expert se fondera, pour évaluer le taux d'incapacité, sur l'importance et l'association des troubles (douleurs, dysphagies, nausées, vomissements, flatulences, constipation, diarrhée), sur les contraintes qu'ils imposent et sur leur retentissement sur l'état général.

Sans contrainte diététique ou thérapeutique permanente

jusqu'à 5 %

Nécessitant un suivi médical irrégulier, un traitement intermittent, des précautions

diététiques, sans retentissement sur l'état général.

5 à 10 %

Nécessitant un suivi médical régulier, un traitement quasi permanent, une contrainte

diététique stricte avec incidence sociale

10 à 20 %

Nécessitant un suivi médical fréquent, un traitement constant, une contrainte diététique

stricte avec retentissement sur l'état général

20 à 30 %

III. - Stomies cutanées

Colostomies gauches

10 à 20 %

Colostomies droites, iléostomies, gastrostomies

20 à 30 %

Oesophagogastrectomie totale avec oesophagoplastie colique,

atteinte de l'état général, importantes contraintes alimentaires

15 à 25 %

IV. - Incontinences

Aux gaz avec conservation d'une continence aux matières

5 à 10 %

Avec fuites inopinées, conservation d'un contrôle sphinctérien

10 à 15 %

Sans possibilité de contrôle sphinctérien

20 à 30 %

V. - Hépatites virales

A. - Aiguës

Quel que soit le virus en cause, elles guérissent habituellement sans séquelles, y compris les formes prolongées.

Les formes fulminantes entraînent la mort dans 90 % des cas. Cette incidence ne peut être réduite que par une transplantation hépatique (se reporter au paragraphe VII).

B. - Chroniques

Qu'elles soient dues au virus B (avec ou sans association avec le virus Delta), ou au virus C, elles ont pour risque commun la possibilité d'évolution vers la cirrhose au terme d'un délai très variable (de moins de 10 ans à 40 ans).

L'évaluation s'appuiera sur 3 ordres de constatations :

Les constatations sérologiques et histologiques permettant d'apprécier l'importance des risques et la vitesse d'évolution vers la cirrhose :

- pour l'hépatite B :

- taux sérique de DNA viral ;

- existence d'un antigène H Be ;

- pour l'hépatite C :

- importance de la charge virale en ARNC ;

- génotype du virus ;

- pour les deux formes :

- les données du score de métavir, apprécié par la biopsie hépatique (ce score est plus précis que le score de Knödell dans la mesure où il permet de différencier précisément le degré de fibrose).

Les constatations cliniques et les manifestations fonctionnelles.

Les possibilités et les résultats du traitement médical.

Si un traitement a été appliqué, l'évaluation doit se faire au moins 6 mois après l'arrêt du traitement, quelle qu'en ait été la durée.

La réponse soutenue au traitement est caractérisée par la normalisation de la biologie (ALAT) et la non-détection de l'ARNC sérique.

Trois éventualités :

- réponse soutenue au traitement ;

- patient répondeur au traitement mais rechuteur ;

- patient non répondeur.

Avant le stade de la cirrhose :

- score métavir égal ou inférieur à A1 F1 : jusqu'à 5 % ;

- score métavir supérieur à A1 F1, inférieur à F4 : 5 à 10 % ;

- score métavir égal ou supérieur à F4 : l'évolution est celle de la cirrhose.

En cas d'atteintes pathologiques concomitantes documentées dont l'origine pourrait être rapportée à l'hépatite chronique C (arthromyalgies, neuropathies périphériques, vascularite), il convient de se reporter aux appareils concernés.

Pour certaines manifestations extra-hépatiques également documentées, une majoration éventuelle du taux initial est possible.

Au stade de cirrhose :

Les taux se basent sur la classification de Child :

- classe 1 : bonne fonction hépatique Child A : de 10 à 20 % ;

- classe 2 : altération modérée de la fonction hépatique Child B :

20 à 40 % ;

- classe 3 : insuffisance hépatique avancée Child C : 60 % et plus.

VI. - Hépatites d'autres origines

En cas de passage à la chronicité, l'évaluation se fera en fonction des troubles cliniques et histologiques (voir ci-dessus).

VII. - Transplants

En prenant en compte la contrainte thérapeutique lourde, la nécessité d'une surveillance médicale étroite, la tolérance au traitement : 30 à 40 %.

Pour les transplantations à la suite d'une hépatite B ou C, le risque doit être apprécié de façon différente, compte tenu des récidives (25 % pour l'hépatite B, plus de 90 % pour l'hépatite C).

X. - ENDOCRINOLOGIE. - MÉTABOLISME

En droit commun, l'évaluation médico-légale d'un dommage corporel uniquement constitué par un déficit endocrinien est une éventualité rare. Elle se heurte souvent à des problèmes difficiles d'imputabilité, compte tenu de l'existence possible, préalablement au fait incriminé, de déficits biologiques ignorés dont ce fait a précipité l'évolution.

I. - Hypophyse

Les hypopituitarismes persistants sont une complication rare des traumatismes crâniens graves (de l'ordre de 1 %). Ces déficits ne sont pratiquement jamais isolés, s'inscrivant dans un tableau séquellaire complexe.

Panhypopituitarisme (antérieur et postérieur) nécessitant un traitement substitutif et une surveillance clinique et biologique contraignante ; selon l'efficacité du traitement : 25 % à 40 %.

Hypopituitarisme postérieur : diabète insipide bien contrôlé par un traitement adéquat ; selon l'efficacité du traitement substitutif : 5 % à 15 %.

II. - Thyroïde

A. - Hyperthyroïdie (maladie de Basedow)

L'évaluation définitive ne pourra être faite qu'après traitement adapté (antithyroïdiens de synthèse pendant 18 mois, chirurgie, iode radioactif,...).

S'il persiste des signes cliniques de dysfonctionnement thyroïdien et selon le retentissement sur les autres appareils :

10 % à 30 %.

B. - Hypothyroïdie

En dehors des hypothyroïdies idiopathiques, une hypothyroïdie peut survenir après traitement d'une hyperthyroïdie par chirurgie ou iode radioactif.

Si bien équilibrée par un traitement substitutif : 5 %.

III. - Parathyroïde

Il s'agit essentiellement d'hypoparathyroïdie qui peut se rencontrer après une thyroïdectomie.

Selon la difficulté d'équilibrer l'hypocalcémie : 5 à 15 %.

IV. - Surrénales

Une insuffisance surrénale iatrogène, secondaire à un traitement corticothérapique (parfois intempestif), peut apparaître lors du sevrage. L'insuffisance surrénale ainsi constituée nécessite une corticothérapie adaptée.

Selon les contraintes liées à la thérapeutique et à la surveillance : 10 à 25 %.

V. - Pancréas-diabète

A. - Diabète non insulino-dépendant

Il n'est jamais consécutif à un fait traumatique. Mais cet événement peut extérioriser un état méconnu latent ou aggraver transitoirement un état connu jusqu'alors compensé.

Une prise en charge adaptée doit permettre le retour à l'état antérieur. Un taux d'incapacité permanente n'est jamais justifié.

B. - Diabète insulino-dépendant

Il peut apparaître au décours d'un fait traumatique chez des sujets qui n'en présentaient auparavant aucun signe clinique ou biologique connu. L'imputabilité est toujours difficile à établir, sauf en cas de lésions pancréatiques majeures ayant nécessité une résection de 80 à 90 % de la glande (hypothèse exceptionnelle).

Aucune observation de diabète sucré consécutif à un traumatisme crânien grave n'a été rapportée.

Si l'imputabilité est acceptée :

Diabète simple, bien équilibré par un traitement insulinique simple : 15 à 20 % ;

Diabète instable malgré la surveillance et les tentatives thérapeutiques avec gêne fonctionnelle quotidienne : 20 à 35 %.

En cas de complications laissant des séquelles définitives, se reporter aux spécialités concernées.

XI. - HÉMATOLOGIE ET MALADIES DU SANG

A. - Rate

Splénectomie sans anomalie hématologique : jusqu'à 5 %.

Splénectomie avec anomalies hématologiques définitives : 5 à 10 %.

Chez l'enfant, l'existence d'épisodes infectieux ou de greffes infectieuses doit inciter à reporter la consolidation.

B. - Autres anomalies hématologiques

Elles peuvent exceptionnellement faire l'objet d'une demande d'évaluation. Elles sont presque toujours réversibles et ne sont donc pas constitutives d'un taux d'incapacité permanente partielle. Dans les rares cas où ces anomalies sont définitives et nécessitent un suivi médical, il conviendra de se reporter, pour l'évaluation du taux d'incapacité, aux propositions concernant la ou les spécialités concernées par les déficits constatés.

XII. - NÉPHROLOGIE-UROLOGIE

Lorsque les troubles de la fonction urinaire font partie d'un ensemble pathologique, comme par exemple les "vessies neurologiques" consécutives à des lésions médullaires, l'évaluation du taux d'IPP se fera globalement au titre de l'entité clinique en cause.

Ils ne feront l'objet d'une évaluation spécifique que s'ils constituent l'essentiel du déficit physiologique donnant lieu à évaluation médico-légale.

I. - Néphrologie

A. - Néphrectomie

Unilatérale - Fonction rénale normale : 3 %.

B. - Insuffisance rénale

Clearance de la créatinine entre 60 et 80 ml/mn avec HTA 16/9 :

jusqu'à 10 %.

Clearance de la créatinine entre 30 et 60 ml/mn. HTA avec minima 12. Nécessité d'un régime et d'un traitement médical stricts : 10 à 25 %.

Clearance de la créatinine 30 ml/mn. Altération de l'état général. Régime très strict et contraintes thérapeutiques lourdes : 25 à 35 %.

Clearance de la créatinine inférieure à 10 ml/mn. Nécessité de mise en hémodialyse en centre ou autodialyse ; selon complications :

35 à 50 %.

C. - Transplantation rénale

Selon tolérance aux traitements corticoïdes et immuno-dépresseurs : 20 à 30 %.

II. - Urologie

Les taux proposés prennent en considération les complications et contraintes thérapeutiques.

A. - Rétention d'urines (hors pathologies médullaires ou centrales)

Auto ou hétéro-sondages (3 à 6 par jour) : jusqu'à 15.

Sonde à demeure : 20 à 25 %.

Stimulateur implanté : jusqu'à 5 %.

B. - Incontinence urinaire

Quelques fuites ne nécessitant pas de protection : jusqu'à 5 %.

Envies impérieuses : jusqu'à 10 %.

Fuites régulières à l'effort, à la toux. Nécessité de protection :

5 à 10 %.

Forme sévère nécessitant garniture permanente : 20 à 25 %.

Sphincter artificiel : 5 à 10 %.

C. - Sténose de l'urètre avec diminution du débit urinaire

Nécessitant 1 à 2 dilatations par an : jusqu'à 5 %.

Nécessitant plus de 10 dilatations par an : jusqu'à 10 %.

D. - Dérivations urinaires définitives

Néphrostomie unilatérale : 10 à 20 %.

Néphrostomie bilatérale : 20 à 30 %.

Urétérostomie transiléale ou transcolique ; cystostomie : 10 à 20 % ;

Urétérostomie unilatérale avec sonde urétérale, collecteur et poche : 15 à 20 %.

Urétérostomie bilatérale avec sonde urétérale, collecteur et poche : 20 à 30 %.

XIII. - PROCRÉATION-SEXUALITÉ

Les atteintes à la fonction de reproduction peuvent résulter d'une anomalie anatomique, d'un déficit physiologique, d'un dysfonctionnement dans la réalisation de l'acte sexuel.

Les anomalies anatomiques et les déficits physiologiques peuvent être validés par des arguments cliniques relevant de la technique médicale habituelle. Ces conséquences s'expriment par un taux d'IPP. Certaines peuvent être palliées aussi bien chez l'homme que chez la femme par les techniques d'assistance médicale à la procréation que l'expert devra expliciter.

A. - Ablation d'organe

Hystérectomie : 6 %.

Ovariectomie :

- unilatérale : 3 % ;

- bilatérale : 6 %.

Salpingectomie :

- unilatérale : 3 % ;

- bilatérale : 6 %.

Orchidectomie :

- unilatérale : 3 % ;

- bilatérale : 6 %.

Amputation de la verge :

(en tenant compte de l'ensemble de l'atteinte des troubles de la fonction) : 20 à 25 %.

B. - Stérilité

Stérilité inaccessible (quelle qu'en soit la cause) aux techniques d'assistance médicale à la procréation (taux incluant l'ablation de l'organe) : 20 à 25 %.

C. - Sexualité

Les troubles dans la réalisation de l'acte sexuel ne peuvent s'exprimer en un taux d'IPP.

Pour se prononcer sur la nature et l'imputabilité de troubles de cet ordre, l'expert devra les décrire en détail, en se reportant aux doléances exprimées, aux données de l'interrogatoire, aux résultats des éventuels examens cliniques ou paracliniques spécialisés pratiqués. Il confrontera ces éléments avec les lésions initiales et donnera son avis sur l'existence du dommage sans se prononcer sur l'éventuel préjudice qui peut en résulter.

D. - Cas particuliers

De même que d'autres atteintes à l'intégrité corporelle, la mammectomie uni ou bilatérale (exceptionnelle en matière traumatique) peut avoir une répercussion sur la vie sexuelle.

Cette répercussion devra faire l'objet d'une description précise par l'expert.

En cas de répercussion :

- sur l'équilibre rachidien, se reporter au chapitre "Rachis" ;

- sur la mobilité de l'épaule, se reporter au chapitre "Appareil locomoteur-préhension".

En ce qui concerne uniquement la perte de l'organe :

- mammectomie unilatérale : 5 % ;

- mammectomie bilatérale : 10 %.

Lymphoedème : 10 %.

XIV. - SÉQUELLES CUTANÉES DES BRÛLURES GRAVES ET ÉTENDUES

Les brûlures graves et étendues peuvent être à l'origine de séquelles spécifiques en dehors de celles d'ordre purement esthétique, psychologique, des amputations d'organes et/ou des graves altérations de régions anatomiques, des atteintes des fonctions articulaires ou sensitivo-motrices, qui font l'objet d'une évaluation distincte.

Le taux d'IPP proposé pour ces séquelles spécifiques doit tenir compte essentiellement :

- de la surface des lésions, mais également ;

- du mode de réparation (greffes autologues, cultures) ;

- des anomalies des zones greffées :

- du dysfonctionnement dans les échanges habituels de la peau (thermo-régulation, sudation...) ;

- de la fragilité cutanée (ulcérations, fissures au port des vêtements, intolérance au soleil) ;

- du prurit, de l'eczématisation, hyperkératose.

Un taux d'IPP n'est justifié que lorsqu'il s'est agi de brûlures profondes avec greffe ou cicatrisation pathologique.

Selon le pourcentage de la surface des lésions :

- inférieur à 10 % : jusqu'à 5 % ;

- de 10 à 20 % : 5 à 10 % ;

- de 20 à 60 % : 10 à 25 % ;

- plus de 60 % : 25 à 50 %.

Créé le 6 mars 2017

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Modalités de mise en œuvre des actions de réduction des risques (RDR) pour les personnes ayant une pratique prostitutionnelle

Résumé. Les actions de réduction des risques pour les personnes prostituées cherchent à améliorer leur santé et leur sécurité en utilisant des approches adaptées et respectueuses de leurs droits. Les objectifs sont d'améliorer l'état de santé, d'améliorer l'insertion sociale, de favoriser la participation des personnes, de contribuer au recueil de données et de promouvoir la santé communautaire. Les modalités d'intervention incluent l'accueil inconditionnel, la distribution de matériel de prévention, le dépistage, l'orientation vers des services spécialisés et l'organisation de l'entraide. Les outils de prévention visent à prévenir les infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées, la consommation de substances psychoactives et les violences. Les actions d'information et d'orientation portent sur les droits, les services de soins, les systèmes de protection et d'assistance. Les alertes sanitaires sont diffusées en cas de défectuosité du matériel de prévention ou d'alertes sanitaires. Les interventions se déroulent dans des lieux publics, des locaux spécifiques ou des dispositifs mobiles. Les intervenants sont des professionnels du champ sanitaire, social et éducatif, ainsi que des associations humanitaires et de santé communautaire. Les pairs peuvent également participer aux interventions. La confidentialité des échanges est garantie, et les équipes peuvent participer à l'expérimentation de nouveaux outils de prévention. Les actions de réduction des risques sont réalisées de manière à garantir l'anonymat des personnes ayant une pratique prostitutionnelle. Les échanges avec les intervenants sont confidentiels. Toute information individuelle recueillie dans ce cadre doit être conservée dans des conditions matérielles qui garantissent la confidentialité des informations, en conformité avec la loi.

RÉFÉRENTIEL NATIONAL DES ACTIONS DE RÉDUCTION DES RISQUES EN DIRECTION DES PERSONNES PROSTITUÉES

I. – Cadre de référence

L'article L. 1181-1 du présent code issu de la loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes en situation de prostitution prévoit des orientations définies dans un cadre de référence relatif aux activités de réduction des risques. La réduction des risques (RDR) pour les personnes en situation de prostitution vise à prévenir les dommages sanitaires, psychologiques et sociaux résultant des pratiques prostitutionnelles. Elle s'adresse à toute personne en situation de prostitution.

La réduction des risques repose à la fois sur des interventions visant directement les personnes prostituées et sur une mobilisation des administrations et/ ou des associations pouvant favoriser leur accès aux droits et à la santé globale.

Les acteurs, professionnels de santé ou du travail social ou membres d'associations, comme les personnes auxquelles s'adressent ces activités doivent être protégés des incriminations d'usage ou des incitations de recours à la prostitution. Les services de police et de gendarmerie chargés de lutter contre le proxénétisme doivent donc connaître les acteurs et les activités relevant de la réduction des risques. Des contacts sont pris entre les associations et les forces de l'ordre afin de permettre le déploiement de ces actions dans des conditions permettant de venir au contact des personnes.

En fonction de leur siège social, les associations menant des actions de réduction des risques se font connaître auprès de l'agence régionale de santé. Elles peuvent aussi se signaler à la commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme, et de la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle dont les missions sont prévues à l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles.

Les habitants des quartiers et les élus qui les représentent peuvent être associés à ces activités en étant informés des principes de réduction des risques qui les guident, de leurs modalités et de leurs résultats, afin de faciliter l'implantation de ces actions et d'intégrer à leurs objectifs la réduction des nuisances et des tensions.

II. – Objectifs des activités de réduction des risques

Les actions de réduction des risques auprès des personnes en situation de prostitution ont pour objectifs :

1° De prévenir les infections sévères, aiguës ou chroniques, les pathologies somatiques non infectieuses et les pathologies psychiques ;

2° D'orienter en fonction des besoins les personnes vers les services de soins généraux, de soins spécialisés, les services d'addictologie, les services de santé mentale, les services sociaux et d'urgence, les associations agréées chargées de la mise en œuvre du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle ;

3° D'améliorer leur état de santé physique et psychique ;

4° D'améliorer leur insertion sociale (accès au parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, à l'accès au logement, aux droits sociaux, à la santé, aux systèmes de protection et d'assistance et aux services sociaux) ;

5° De favoriser la participation des personnes dans la définition et la réalisation des actions de RDR dans une démarche de santé communautaire ;

6° De contribuer au recueil de données ou à l'amélioration des connaissances sur la santé des personnes en situation de prostitution.

III. – Modalités d'intervention

Les actions de réduction des risques nécessitent d'entrer en relation avec les personnes en situation de prostitution. Cela implique une démarche volontaire pour aller vers ce public. La mise en place d'une équipe mobile pluridisciplinaire sanitaire et sociale peut faciliter la mise en œuvre de ces interventions.

Les programmes s'inscrivant dans la démarche de réduction des risques visent aussi la reconnaissance de l'expertise profane des personnes concernées ainsi que leur participation active et libre pour développer des réponses de santé et pour lutter contre la marginalisation, l'exclusion et les autres formes de violation de droits dont elles peuvent être l'objet.

Les modalités d'intervention peuvent comporter :

1° La prise de contact dans des lieux fréquentés par le public cible ou dans des locaux spécifiques ;

2° La médiation avec les forces de police en vue de ne pas empêcher ou compromettre l'effectivité des interventions de réduction des risques ;

3° L'accueil inconditionnel, personnalisé et confidentiel ;

4° La mise à disposition d'espaces de repos ;

5° La mise à disposition et la promotion du matériel de prévention ;

6° L'information sur les risques en santé associés à la situation de prostitution ;

7° La réalisation de dépistages ou l'orientation vers les structures spécialisées de dépistage, notamment les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD) et les centres de planification ou d'éducation familiale (CPEF) ;

8° La mobilisation de médiateurs, d'interprètes, de pairs (personnes en situation de prostitution ou ayant connu la prostitution) ;

9° Les conseils personnalisés sous forme d'entretiens individuels ou collectifs ;

10° L'orientation et l'accompagnement vers les services de soins généraux ou spécialisés, les services d'addictologie, les centres de vaccination, les services de santé mentale, les services sociaux et les associations agréées chargées de la mise en œuvre du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle ;

11° L'organisation de l'entraide et du soutien par les pairs ;

12° L'information et l'aide à l'accès aux droits ;

13° La promotion et l'éducation pour la santé ;

14° L'accès à la prévention globale, notamment celle diffusée et accessible sur internet et sur les réseaux sociaux ;

15° La prévention des violences ;

16° La réduction des risques des conduites addictives par un Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) ou en partenariat avec des CAARUD formés et/ ou sensibilisés à ces publics spécifiques ;

17° La distribution de boissons et de nourriture et/ ou l'orientation vers des structures distribuant des colis alimentaires.

IV. – Amélioration de l'accès aux outils de prévention

Elle vise :

1° La prévention de la transmission d'infections sexuellement transmissibles : distribution de préservatifs féminins (internes) et masculins (externes), de gels lubrifiants ;

2° L'information et l'accompagnement vers les structures autorisées à prescrire les traitements pré exposition et post exposition au VIH ;

3° Le recours au dépistage : distribution d'autotests pour les infections sexuellement transmissibles, d'autotests de grossesse et d'auto-prélèvements ;

4° La prévention des grossesses non désirées : distribution de dispositifs contraceptifs non médicamenteux disponibles sans prescription ;

5° La distribution de guides et brochures adaptés, visant à promouvoir la santé, à faire connaître les droits et à faire face aux situations mettant en péril l'intégrité physique et/ ou psychique des personnes en situation de prostitution ;

6° La proposition du matériel adapté de réduction des risques pour les usagers de drogues ;

7° La proposition d'accès privilégiés à des douches ou des points d'eau de jour comme de nuit pour améliorer l'hygiène (gel, savon...).

V. – Information, orientation et accompagnement

L'information utilise les codes culturels, dans le respect des droits humains fondamentaux, les langues des populations concernées et peut être diffusée par toute forme de support écrit, informatique, audiovisuel ou téléphonique. Elle peut être utilisée pour décrire les comportements, gestes et procédures de prévention et de réduction des risques. Les droits des personnes en situation de prostitution doivent être rappelés et respectés.

A. – L'information porte sur :

1° Les pathologies rencontrées chez les personnes en situation de prostitution :

– une exposition au VIH/ SIDA, aux infections sexuellement transmissibles-IST (chlamydia, gonocoque, syphilis, papillomavirus et herpès) et aux hépatites virales ;

– certains troubles gynécologiques (vaginose, candidose, inflammation pelvienne et anomalies cytologiques) et proctologiques (fissure anale, hémorroïdes, fistule anale) ;

– les pathologies dermatologiques, buccales et dentaires ;

– les troubles ou atteintes psycho-traumatiques ;

2° Les vaccinations, notamment contre le virus de l'hépatite B et le papillomavirus ;

3° Le traitement pré et post exposition au VIH et ses modalités d'accès ;

4° Le dépistage des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH et les hépatites virales ;

5° Les traitements des IST, du VIH/ SIDA et des hépatites virales ;

6° Les différentes méthodes contraceptives existantes, dont la contraception d'urgence ;

7° Les autres risques associés aux pratiques prostitutionnelles :

– le risque de survenue de grossesses non désirées et ses conséquences : poursuite ou interruption de grossesse (IVG) ;

– les risques de violences physiques et psychologiques et leur prévention (stratégie d'autodéfense) ;

– les risques spécifiques liés à certaines pratiques en lien avec la sexualité ;

8° Les risques associés à la consommation de substances psycho-actives licites (tabac, alcool) ou illicites et à leur association avec l'alcool et/ ou les médicaments ;

9° Les risques liés à l'utilisation hors contrôle médical d'injection de silicone liquide pour les personnes transgenres ;

10° Les risques associés aux traitements hormonaux des personnes transgenres et aux automédications (cortisone, antibiotiques) ;

11° Les services de soins généraux ou spécialisés, les services d'addictologie, les services de santé mentale et les services d'aide sociale et leurs modalités d'accès ;

12° L'information sur les systèmes de protection et d'assistance ;

13° Le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle et les associations agréées chargées de sa mise en œuvre ;

14° Les services de téléphonie sociale ;

15° Les numéros d'urgence ;

16° Les sites internet spécialisés dédiés à la prévention et à l'information ;

17° Les droits et modalités de dépôt de plainte en cas de violences.

B. – L'orientation porte sur :

1° Les services de soins généraux ou spécialisés dont les services d'urgence ;

2° Les associations et structures habilitées ou autorisées à réaliser des tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) ;

3° Les centres de dépistage, notamment les CeGIDD et les CPEF ;

4° Les centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), les CAARUD et les salles de consommation à moindre risque (SCMR) ;

5° Les services compétents pour la prise en charge des grossesses en cas de poursuite ou d'interruption ;

6° Les services délivrant le traitement pré et post exposition au VIH ;

7° Les services de police et de gendarmerie dûment formés à cet accueil spécifique en cas de violence ;

8° Les services sociaux spécialisés dans les démarches pour l'accès aux droits ;

9° Les associations agréées chargées de la mise en œuvre du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle ;

10° Les services de protection et d'assistance ;

11° L'hébergement d'urgence.

VI. – Diffusion des alertes sanitaires

Dans le cadre des actions de réduction des risques, les informations sont diffusées auprès des personnes prostituées présentes sur les sites d'intervention par tous les moyens appropriés et par les autorités sanitaires concernées :

1° En cas de défectuosité du matériel de prévention ou de rappel d'un dispositif médical du marché : préservatifs, autotests, tests rapides d'orientation diagnostique (TROD), ou autres ;

2° En cas d'alertes sanitaires auprès des populations concernées : cas groupés d'infections sexuellement transmissibles, d'autres maladies infectieuses comme le méningocoque, toxicité de substances psycho-actives illicites en circulation, ou concernant toute autre pathologie.

VII. – Lieux d'intervention

Pour faciliter les contacts avec les personnes en situation de prostitution, les activités de réduction des risques sont réalisées dans la journée, la nuit, y compris les week-ends et les jours fériés. Ces activités peuvent être menées dans les locaux spécifiques ou dans des dispositifs mobiles (bus...) ainsi que dans tout lieu public fréquenté par les personnes en situation de prostitution en veillant à multiplier les occasions de rencontre notamment dans :

1° Les lieux publics fréquentés par les personnes en situation de prostitution (rue, espaces verts, gares, etc.) ;

2° Les rassemblements publics, festifs, culturels et sportifs temporaires ;

3° Les lieux commerciaux ou privés dont les établissements de nuit, les salons de massage, les bars, les saunas, avec l'accord des propriétaires ou gérants ;

4° Les sites internet de rencontres, de petites annonces... ainsi que les réseaux sociaux ;

5° Les ensembles d'habitation.

VIII. – Intervenants participant aux activités de réduction des risques

Les actions de réduction des risques sont réalisées par les professionnels du champ sanitaire, social et éducatif, de la médiation (médiateurs, interprètes, modérateurs de forums internet), des associations humanitaires, des associations de santé communautaire ou toute association impliquée sur cette thématique. Les intervenants peuvent être rémunérés ou bénévoles.

La réduction des risques est une approche complémentaire du soin fondée sur l'absence d'exigence, le non jugement, sans promotion ni condamnation des pratiques concernées, et sur l'inconditionnalité de l'accompagnement.

Les pairs peuvent participer aux interventions de réduction des risques.

Les intervenants doivent être formés à la réduction des risques, aux méthodes de conseil personnalisé menées sous forme d'entretiens individuels ou collectifs, à la démarche de santé communautaire, à la prévention des risques sanitaires, psychologiques et sociaux et/ ou bénéficier d'un accompagnement par des professionnels expérimentés et compétents.

IX. – Confidentialité

Les interventions sont réalisées de manière à garantir l'anonymat des personnes ayant une pratique prostitutionnelle. Les échanges avec les intervenants sont confidentiels. Toute information individuelle recueillie dans ce cadre doit être conservée dans des conditions matérielles qui garantissent la confidentialité des informations, en conformité avec la loi.

X. – Participation à l'expérimentation de nouveaux outils ou de nouvelles stratégies de prévention

Les équipes et les personnes directement concernées peuvent participer à l'évaluation de nouveaux outils ou stratégies de prévention contribuant à réduire les risques en vue, le cas échéant, de les adapter aux besoins et aux pratiques des populations ayant une pratique prostitutionnelle.

Créé le 1 mars 2017 · En vigueur depuis le 10 juillet 2024

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Compétences requises pour la validation des certifications fédérales d'encadrement des patients en affection de longue durée

Résumé. Les encadrants doivent connaître des compétences spécifiques pour aider en toute sécurité les patients malades lors d'activités physiques.
Annexe 11-7-1 : Compétences requises pour la validation des certifications fédérales à des fins d'encadrement des patients reconnus en affection de longue durée mentionnées à l'article D 1172-2
1. Etre capable d'encourager l'adoption de comportements favorables à la santé.
2. Mettre en œuvre une évaluation initiale de la situation de la personne en incluant des évaluations fonctionnelles propres à la pratique physique envisagé, ainsi que l'identification des freins, des ressources individuelles et des capacités de la personne à s'engager dans une pratique autonome, par des entretiens et questionnaires spécifiques simples et validés.
3. Concevoir une séance d'activité physique en suscitant la participation et l'adhésion de la part du patient.
4. Mettre en œuvre un programme : Animer les séances d'activité physique et sportive ; évaluer la pratique et ses progrès ; soutenir la motivation du patient ; détecter les signes d'intolérance lors des séances et transmettre les informations pertinentes au prescripteur dans des délais adaptés à la situation.
5. Evaluer à moyen terme les bénéfices attendus du programme : établir un bilan simple et pertinent pour les prescripteurs et les personnes, établir un dialogue entre les acteurs selon une périodicité adaptée à l'interlocuteur.
6. Réagir face à un accident au cours de la pratique en mobilisant les connaissances et les compétences nécessaires à l'exécution conforme aux recommandations des gestes de premiers secours destinés à préserver l'intégrité physique d'une victime en attendant l'arrivée des secours organisés (attestation PSC)
7. Connaître les caractéristiques très générales des principales pathologies chroniques.

Créé le 1 mars 2017

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Liste des limitations fonctionnelles sévères pour les patients atteints d'affections de longue durée

Résumé. Cette annexe liste les problèmes graves que peuvent avoir les personnes malades chroniques.
Annexe 11-7-2 : limitations classées comme sévères pour les patients porteurs d'affections de longue durée au regard des altérations fonctionnelles, sensorielles, cérébrales et du niveau de douleur ressentie mentionnée à l'article D. 1172-3
1. Fonctions locomotrices
-Fonction neuromusculaire : Altération de la motricité et du tonus affectant la gestuelle et l'activité au quotidien
-Fonction ostéoarticulaire : Altération d'amplitude sur plusieurs articulations, affectant la gestuelle et l'activité au quotidien
-Endurance à l'effort : Fatigue invalidante dès le moindre mouvement
-Force : Ne peut vaincre la résistance pour plusieurs groupes musculaires
-Marche : Distance parcourue inférieure à 150 m
2. Fonctions cérébrales
-Fonctions cognitives : Mauvaise stratégie pour un mauvais résultat, échec
-Fonctions langagières : Empêche toute compréhension ou expression
-Anxiété/ Dépression : Présente des manifestations sévères d'anxiété et/ ou de dépression
3-Fonctions sensorielles et douleur
-Capacité visuelle : Vision ne permettant pas la lecture ni l'écriture. Circulation seul impossible dans un environnement non familier
-Capacité sensitive : Stimulations sensitives non perçues, non localisées
-Capacité auditive : Surdité profonde
-Capacités proprioceptives : Déséquilibres sans rééquilibrage. Chutes fréquentes lors des activités au quotidien
-Douleur : Douleur constante avec ou sans activité
Abrogé12 janvier 2007

Créé le 8 août 2004

LIMITES ET RÉFÉRENCES DE QUALITÉ MENTIONNÉES AUX ARTICLES R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-5, R. 1321-17, R. 1321-18, R. 1321-20, R. 1321-26, R. 1321-31, R. 1321-38, R. 1321-39, R. 1321-40, R. 1321-42, R. 1321-45, R*. 1321-48 ET R*. 1321-61

I. - Limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine

A. - Paramètres microbiologiques

Les eaux de distribution doivent respecter les valeurs suivantes :

PARAMETRES : Escherichia coli (E. coli)

LIMITES DE QUALITE (nombre/100 ml) : 0

PARAMETRES : Entérocoques

LIMITES DE QUALITE (nombre/100 ml) : 0

Les eaux vendues en bouteilles ou en conteneurs doivent respecter des valeurs inférieures ou égales aux limites suivantes à l'exception des eaux de source préemballées pour lesquelles les limites sont celles fixées par l'article R. 1321-86 et par le III de l'annexe 13-4.

PARAMETRES : Escherichia coli (E. coli)

LIMITES DE QUALITE : 0/250 ml

PARAMETRES : Entérocoques

LIMITES DE QUALITE : 0/250 ml

PARAMETRES : Pseudomonas aeruginosa (1)

LIMITES DE QUALITE : 0/250 ml

PARAMETRES : Numération de germes aérobies revivifiables à 22 °C (2)

LIMITES DE QUALITE : 100/ml

PARAMETRES : Numération de germes aérobies revivifiables à 37 °C (2)

LIMITES DE QUALITE : 20/ml

PARAMETRES : Bactéries sulfito-réductrices, y compris les spores

LIMITES DE QUALITE : 0/50 ml

(1) Les analyses doivent être commencées au moins 3 jours après le conditionnement.

(2) Les analyses doivent être commencées dans les 12 heures suivant le conditionnement.

B. - Paramètres chimiques

Les eaux doivent respecter des valeurs inférieures ou égales aux limites de qualité définies ci-après :

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

II. - Références de qualité des eaux destinées à la consommation humaine

A. - Paramètres indicateurs de qualité témoins du fonctionnement des installations de production et de distribution d'eau

Le dépassement des valeurs ou intervalles suivants entraîne, selon le cas, l'application des dispositions prévues aux articles R. 1321-17, R. 1321-28, R. 1321-29, R. 1321-30 et R. 1321-54.

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

B. - Indicateurs de radioactivité

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

III. - Limites de qualité des eaux douces superficielles utilisées ou destinées à être utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation humaine

Les eaux doivent respecter des valeurs inférieures ou égales aux limites suivantes ou être comprises dans les intervalles suivants sauf pour le taux de saturation en oxygène dissous (G : valeur guide ; I : valeur limite impérative).

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

Abrogé12 janvier 2007

Créé le 27 mai 2003

CONTRÔLE ET PROGRAMMES D'ANALYSE DES ÉCHANTILLONS D'EAU MENTIONNÉE AUX ARTICLES R. 1321-15, R. 1321-16 et R. 1321-24

La présente annexe fixe les programmes d'analyses d'échantillons, pour les eaux fournies par un réseau de distribution (I), pour les eaux conditionnées, la glace alimentaire et les eaux utilisées dans les industries alimentaires non raccordées (II) ainsi que les modalités d'adaptation de ces programmes d'analyse (III).

I. - Eaux fournies par un réseau de distribution (art. R. 1321-5,1°)

Les échantillons doivent être prélevés de manière à être représentatifs (temporellement tout au long de l'année et géographiquement) de la qualité des eaux consommées.

A. - Contenu des analyses

Le tableau 1 fixe le contenu des analyses types (RS, RP, P1, P2, D1, D2) à effectuer sur les échantillons d'eau prélevés soit :

- au niveau de la ressource ;

- au point de mise en distribution. La qualité de l'eau, en ce point, est considérée comme représentative de la qualité de l'eau sur le réseau de distribution d'une zone géographique déterminée, où les eaux proviennent d'une ou plusieurs sources et à l'intérieur de laquelle la qualité peut être considérée comme uniforme. Ce réseau est appelé "unité de distribution" ;

- aux robinets normalement utilisés par le consommateur.

RS correspond au programme d'analyse effectué à la ressource pour les eaux d'origine superficielle.

RP correspond au programme d'analyse effectué à la ressource pour les eaux d'origine souterraine ou profonde.

P1 correspond au programme d'analyse de routine effectué au point de mise en distribution.

P2 correspond au programme d'analyse complémentaire de P1 permettant d'obtenir le programme d'analyse complet (P1 + P2) effectué au point de mise en distribution.

D1 correspond au programme d'analyse de routine effectué aux robinets normalement utilisés pour la consommation humaine.

D2 correspond au programme d'analyse complémentaire de D1 permettant d'obtenir le programme d'analyse complet (D1 + D2) effectué aux robinets normalement utilisés pour la consommation humaine.

Tableau 1. - Contenu des analyses types

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

B. - Fréquence des prélèvements d'eau à analyser

Le tableau 1 indique la fréquence des prélèvements d'échantillons d'eau à effectuer chaque année sur la ressource (RP, RS) selon le débit journalier de l'eau.

Le tableau 2 indique la fréquence des prélèvements dans l'eau distribuée aux consommateurs selon la population desservie par le réseau. Lorsqu'un réseau de distribution dessert plusieurs communes, le nombre des analyses à effectuer doit être au moins égal à celui correspondant à la population des communes desservies par le réseau sans être inférieur au nombre des communes desservies.

Tableau 1. - Fréquences annuelles d'échantillonnages et d'analyses d'eaux prélevées à la ressource

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

Tableau 2. - Fréquences annuelles d'échantillonnages et d'analyses au point de mise en distribution et d'utilisation

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

II. - Eaux conditionnées, glace alimentaire et industries agroalimentaires non raccordées

A. - Données générales

Les analyses et fréquences d'échantillonnage doivent respecter les prescriptions définies dans les tableaux ci-après.

Deux types d'analyses sont définis :

R correspond au programme d'analyse de routine ;

C correspond au programme d'analyse complémentaire à effectuer permettant d'obtenir le programme d'analyse complet (R + C).

Tableau 1. - Contenu des analyses types

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

B. - Eaux conditionnées et glace alimentaire

Tableau 1. - Fréquences minimales annuelles d'échantillonnages et

d'analyses portant sur les eaux mises en bouteilles ou dans des conteneurs destinés à la vente et sur la glace alimentaire

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

C. - Eau utilisée dans les entreprises alimentaires

Lorsque l'eau utilisée dans les entreprises alimentaires ne provient pas d'une distribution publique, des prélèvements d'échantillons d'eau sont effectués à la ressource et aux points où elle est utilisée dans l'entreprise.

Tableau 1. - Fréquences annuelles d'échantillonnage

et d'analyse d'eau

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

III. - Adaptation du programme

A. - Eaux brutes destinées à la production d'eau destinée à la consommation humaine

Pour les eaux souterraines et les eaux douces superficielles de qualité A1 et A2 (définies au III de l'annexe 13-1), les fréquences indiquées dans le tableau 1 du B du I de la présente annexe, peuvent être réduites, pour certains paramètres, en fonction de la qualité de l'eau et de la protection naturelle de la ressource :

- pour les eaux d'origine superficielle, les fréquences d'échantillonnage peuvent être réduites d'un facteur 2, à l'exception de celles concernant les analyses bactériologiques ;

- pour les eaux souterraines ou profondes, les fréquences d'échantillonnage peuvent être réduites d'un facteur 4.

B. - Eaux visées à l'article R. 1321-5 (1°, 3°, 4°, 5°)

Pour l'application de l'article R. 1321-15, le programme d'analyse peut être modifié dans les conditions suivantes :

a) Le programme peut comprendre des analyses supplémentaires dont le coût ne conduit pas à un dépassement supérieur à 20 % du programme d'analyse établi selon les modalités prévues aux tableaux 1 de la présente annexe (I, A et II, A) ;

b) Pour les différents paramètres des analyses D1 et P1 ou R, le nombre de prélèvements peut être réduit lorsque :

- les valeurs des résultats obtenus avec les échantillons prélevés au cours d'une période d'au moins deux années successives sont constantes et sensiblement meilleures que les limites prévues à l'annexe 13-1,

et

- lorsque aucun facteur n'est susceptible d'altérer la qualité des eaux.

La fréquence la plus basse appliquée ne doit pas être inférieure à 50 % du nombre de prélèvements indiqués dans le tableau ;

c) Pour les eaux visées à l'article R. 1321-5 (1°) et pour les installations dûment autorisées en application de l'article R. 1321-6, lorsque des analyses du programme du B du I de la présente annexe sont effectuées par la personne publique ou privée chargée de la distribution d'eau, dans les conditions définies aux articles R. 1321-23 et R. 1321-24, la fréquence minimale des contrôles effectués par la DDASS ne doit pas être inférieure à 50 % de la fréquence prévue dans les tableaux 1 et 2.

C. - Eaux visées à l'article R. 1321-5 (2° et 6°)

Pour les installations dûment autorisées en application des articles R. 1321-6 et R. 1321-60 lorsque des analyses du programme du b) du II de la présente annexe sont effectuées par la personne publique ou privée chargée de la distribution d'eau, dans les conditions définies aux articles R. 1321-23 et R. 1321-24, la fréquence minimale des contrôles effectués par la DDASS ne doit pas être inférieure à :

- une fois tous les 2 mois pour les usines produisant moins de 60 000 000 de cols par an ;

- une fois par mois pour les usines produisant plus de 60 000 000 de cols par an.

Abrogé12 janvier 2007

Créé le 27 mai 2003

LIMITES DE QUALITÉ DES EAUX BRUTES UTILISÉES POUR LA PRODUCTION D'EAU DESTINÉE À LA CONSOMMATION HUMAINE, FIXÉES POUR L'APPLICATION DE LA PROCÉDURE PRÉVUE AUX ARTICLES R. 1321-11, R. 1321-17 ET R. 1321-42

I. - Paramètres organoleptiques

Coloration après filtration dépassant 200 mg/l de platine en référence à l'échelle platine/cobalt.

II. - Paramètres en relation avec la structure naturelle des eaux

- température de l'eau supérieure à 25 °C (cette valeur ne s'applique pas dans les départements d'outre-mer) ;

- pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :

a) Chlorures : 200 mg/l (Cl) ;

b) Sulfates : 250 mg/l (SO4) ;

c) Sodium : 200 mg/l (Na) ;

- pour les eaux superficielles, pourcentage d'oxygène dissous inférieur à 30 % de la valeur de saturation.

III. - Paramètres concernant des substances indésirables

Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :

- nitrates : 50 mg/l (NO3) pour les eaux superficielles, 100 mg/l (NO3) pour les autres eaux ;

- ammonium : 4 mg/l (NH4) ;

- oxydabilité (KMnO4) en milieu acide : 10 mg/l (O2) ;

- phénols (indice phénol) para-nitraniline et 4-amino-antipyrine :

0,1 mg/l (C6H5OH) ;

- agents de surface (réagissant au bleu de méthylène) : 0,5 mg/l (lauryl-sulfate) ;

- hydrocarbures dissous émulsionnés après extraction :

1 mg/l ;

- zinc : 5 mg/l (Zn) ;

- baryum : 1 mg/l (Ba) pour les eaux superficielles

IV. - Paramètres concernant des substances toxiques

Pour les substances suivantes, les valeurs limites sont :

- arsenic : 100 micro g/l (As) ;

- cadmium : 5 micro g/l (Cd) ;

- cyanures : 50 micro g/l (CN) ;

- chrome total : 50 micro g/l (Cr) ;

- mercure : 1 micro g/l (Hg) ;

- plomb : 50 micro g/l (Pb) ;

- sélénium : 10 micro g/l (Se) ;

- pesticides 5 micro g/l par substance individualisée : 2 micro g/l ;

- hydrocarbures polycycliques aromatiques.

Pour le total des six substances suivantes : 1 micro g/l :

- fluoranthène ;

- benzo(3,4)fluoranthène ;

- benzo(11,12)fluoranthène ;

- benzo(3,4)pyrène ;

- benzo(1,12)pérylène ;

- indéno(1,2,3-cd)pyrène.

V. - Paramètres microbiologiques

Eau contenant plus de 20 000 Escherichia coli et plus de 10 000 entérocoques par 100 millilitres d'eau prélevée.

Abrogé12 janvier 2007

Créé le 27 mai 2003

PRESCRIPTIONS MENTIONNÉES AUX ARTICLES R. 1321-72, R. 1321-73, R. 1321-84 ET R. 1321-86

I. - Examens géologiques et hydrologiques

Doivent être exigés notamment :

1. La situation exacte du captage déterminée par son altitude sur le plan topographique, par une carte à l'échelle de un millième au plus ;

2. Un rapport géologique détaillé sur l'origine et la nature des terrains ;

3. La stratigraphie du gisement hydrogéologique ;

4. La description des travaux de captage ;

5. La détermination de la zone ou d'autres mesures de protection de la source contre les pollutions.

II. - Examens physiques, chimiques et physico-chimiques

Ces examens comportent notamment la détermination :

1. Du débit de la source ;

2. De la température de l'eau à l'émergence et de la température ambiante ;

3. Des rapports existant entre la nature des terrains et la nature et le type de la minéralisation ;

4. Des résidus secs à 180 °C et 260 °C ;

5. De la conductivité ou de la résistivité électrique, la température de mesure devant être précisée ;

6. De la concentration en ions hydrogène (pH) ;

7. Des anions et cations ;

8. Des éléments non ionisés ;

9. Des oligo-éléments ;

10. De la radio-actinologie à l'émergence ;

11. Le cas échéant, des proportions relatives en isotopes des éléments constitués de l'eau, oxygène (16O-18O) et hydrogène (protium, deutérium, tritium) ;

12. De la toxicité de certains des éléments constitutifs de l'eau compte tenu des limites fixées à cet égard pour chacun d'eux.

III. - Examens microbiologiques à l'émergence

Ces examens doivent comporter notamment :

1. La démonstration de l'absence de parasites et de micro-organismes pathogènes ;

2. La détermination quantitative des micro-organismes revivifiables témoins de contamination fécale :

a) Absence d'Escherichia coli et d'autres coliformes dans 250 ml à 37° C et 44,5° C ;

b) Absence de streptocoques fécaux dans 250 ml ;

c) Absence d'anaérobies sporulés sulfito-réducteurs dans 50 ml ;

d) Absence de Pseudomonas aeruginosa dans 250 ml ;

3. La détermination de la teneur totale en micro-organismes revivifiables par millilitre d'eau :

a) Entre 20° C et 22° C en soixante-douze heures sur agar-agar ou mélange agar-gélatine ;

b) A 37° C en vingt-quatre heures sur agar-agar.

IV. - Examens cliniques et pharmacologiques

1. La nature des examens, auxquels il doit être procédé selon des méthodes scientifiquement reconnues, doit être adaptée aux caractéristiques propres de l'eau minérale naturelle et à ses effets sur l'organisme humain, tels que la diurèse, le fonctionnement gastrique ou intestinal, la compensation des carences ou substances minérales.

2. La constatation de la constance et de la concordance d'un grand nombre d'observations cliniques peut, le cas échéant, tenir lieu des examens déterminés au 1. Dans des cas appropriés, les examens cliniques peuvent se substituer aux examens déterminés au 1, à condition que la constance et la concordance d'un grand nombre d'observations permettent d'obtenir le mêmes résultats.

V. - Prescriptions applicables au transport

Le transport de l'eau minérale naturelle ne peut être effectué que dans les récipients destinés au consommateur.

Créé le 27 mai 2003

BAIGNADES AMÉNAGÉES ET AUTRES BAIGNADES MENTIONNÉES AUX ARTICLES D. 1332-3, 1332-5, 1332-14, 1332-16, 1332-17 ET 1332-18

I. - Normes applicables aux baignades

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

II. - Fréquence et modalités d'échantillonnage

En application des articles 1332-14 et 1332-17, la fréquence d'échantillonnage sur les eaux des baignades aménagées et les autres baignades doit au moins respecter celle fixée dans la colonne intitulée "Fréquence d'échantillonnage minimale" figurant dans le tableau du I de la présente annexe.

Le prélèvement des échantillons doit commencer quinze jours avant le début de la saison balnéaire ; la saison balnéaire est la période pendant laquelle une affluence importante de baigneurs peut être envisagée, compte tenu des usages locaux, y compris les éventuelles dispositions locales concernant la pratique de la baignade, ainsi que des conditions météorologiques.

Si l'inspection effectuée des conditions prévalant en amont dans le cas des eaux douces courantes et des conditions environnantes dans le cas des eaux douces stagnantes et de l'eau de mer ou si le prélèvement et l'analyse d'échantillons révèlent l'existence ou la probabilité de rejets de substances susceptibles d'abaisser la qualité de l'eau de baignade, des prélèvements supplémentaires doivent être effectués. Il en est de même lorsqu'une diminution de la qualité de l'eau peut être soupçonnée.

La fréquence d'analyse peut être augmentée lorsque les caractéristiques de l'eau s'écartent des valeurs fixées dans la colonne intitulée "G" du tableau du I de la présente annexe.

Pour les paramètres pour lesquels est indiqué le chiffre (1) dans la 5e colonne du tableau figurant au I, lorsqu'un échantillonnage effectué au cours des années précédentes a donné des résultats sensiblement plus favorables que ceux prévus à la 4e colonne du tableau ci-dessus et lorsqu'aucune condition susceptible d'avoir diminué la qualité des eaux n'est intervenue, la fréquence d'échantillonnage peut être réduite d'un facteur 2.

Pour les paramètres pour lesquels est indiqué le chiffre (2) dans la 5e colonne du tableau figurant au I, la teneur est à vérifier lorsqu'une enquête effectuée dans la zone de baignade en révèle la présence possible ou une détérioration possible de la qualité des eaux.

Les paramètres pour lesquels est indiqué le chiffre (3) dans la 5e colonne du tableau figurant au I sont à vérifier lorsqu'il y a tendance à l'eutrophisation des eaux.

Les échantillons sont prélevés dans les endroits où la densité moyenne journalière des baigneurs est la plus élevée

Ils sont prélevés de préférence à 30 centimètres sous la surface de l'eau, à l'exception des échantillons d'huiles minérales qui sont prélevés à la surface.

III. - Conformité des eaux

Les eaux de baignade sont réputées conformes aux paramètres qui s'y rapportent si, après interprétation statistique, des échantillons de ces eaux, prélevés selon les fréquences prévues au tableau figurant au I) en un même lieu de prélèvement, montrent qu'elles sont conformes aux valeurs des paramètres figurant dans la colonne "I" du tableau figurant au I) pour 95 % des échantillons et si, pour les 5 %, 10 % ou 20 % des échantillons qui, selon le cas, ne sont pas conformes :

- l'eau ne s'écarte pas plus de 50 % de la valeur des paramètres en question, exception faite pour les paramètres microbiologiques, le pH et l'oxygène dissous ;

- les échantillons consécutifs d'eau prélevés à une fréquence statistiquement appropriée ne s'écartent pas des valeurs des paramètres qui s'y rapportent.

Les dépassements des valeurs ne sont pas pris en considération dans le décompte des pourcentages lorsqu'ils sont la conséquence d'inondations, de catastrophes naturelles ou de conditions météorologiques exceptionnelles.

Créé le 27 mai 2003 · En vigueur du 22 septembre 2008 au 24 décembre 2025

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Dispositions sur les installations sanitaires des piscines

Résumé. Il y a des règles pour le nombre de douches et de toilettes dans les piscines en fonction du nombre de personnes.

INSTALLATIONS SANITAIRES DANS LES PISCINES MENTIONNÉES À L'ARTICLE D. 1332-7

A. - Installations sanitaires réservées aux baigneurs et assimilés

1. Douches

En piscine couverte, le nombre de douches est d'au moins :

Une douche pour 20 baigneurs pour une fréquentation maximale instantanée inférieure ou égale à 200 personnes ;

6 + F/50 au-delà ;

- F étant la fréquentation maximale instantanée.

En piscine de plein air, le nombre de douches est d'au moins :

Une douche pour 50 baigneurs pour une fréquentation maximale instantanée inférieure ou égale à 1 500 personnes ;

15 + F/100 au-delà ;

F étant la fréquentation maximale instantanée.

Les douches équipant les pédiluves et les douches pour handicapés lorsqu'il est prévu pour ceux-ci un circuit spécial, viennent en supplément.

2. Cabinets d'aisance

Le nombre de cabinets d'aisance est au moins égal à F/80 en piscine couverte et F/100 en piscine de plein air pour une fréquentation maximale instantanée inférieure ou égale à 1 500 personnes avec un minimum de deux du côté hommes et de deux du côté femmes.

Pour les fréquentations maximales instantanées supérieures à 1 500 personnes, le supplément par rapport au nombre défini dans l'alinéa précédent se calcule sur la base de un cabinet pour 200 baigneurs.

Lorsque le nombre de cabinets réservés aux hommes est supérieur à deux, la moitié des cabinets peut être remplacé par des urinoirs, dont le nombre doit être au minimum égal au double des cabinets supprimés.

Le sol des cabinets d'aisance et des lieux où sont installés les urinoirs est muni de dispositifs d'évacuation des eaux de lavage et autres liquides sans qu'il y ait possibilité de contamination des zones de circulation et des plages Il ne doit pas y avoir de communication directe entre les cabinets d'aisance et les plages.

3. Lavabos

Un lavabo au moins doit être installé par groupe de cabinets d'aisance.

4. Lave-pieds

Par groupe de locaux de déshabillage, un lave-pieds au moins doit être mis à la disposition des baigneurs.

5. Piscines des hébergements touristiques

Pour les piscines des hébergements touristiques tels que hôtels, campings, colonies de vacances, maisons de vacances et celles des ensembles immobiliers, peuvent être prises en compte, pour le calcul des normes définies ci-dessus, les installations sanitaires de l'établissement accessibles à tous les usagers de la piscine. En tout état de cause, il doit être installé au moins deux cabinets d'aisance, un lavabo et deux douches à proximité du ou des bassins.

B. - Installations sanitaires réservées au public

Pour chaque fraction de 100 personnes, un lavabo, un cabinet d'aisance et un urinoir au moins doivent être installés.

Créé le 27 mai 2003 · En vigueur depuis le 16 février 2022

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Définitions

Résumé. L'article 1333-15 du Code de la santé publique, tel que modifié par le décret n° 2022-456 du 7 avril 2022, définit les termes suivants dans le cadre de la radioprotection des personnes :

DÉFINITIONS DES TERMES UTILISÉS EN MATIÈRE DE PROTECTION CONTRE LES RAYONNEMENTS IONISANTS

Les termes " substance radioactive ", " matière radioactive " et " déchet radioactif " sont définis à l'article L. 542-1-1 du code de l'environnement.

Accélérateur : appareillage ou installation dans lesquels des particules sont soumises à une accélération, émettant des rayonnements ionisants d'une énergie supérieure à un mégaélectronvolt (MeV).

Acte de malveillance : vol, détournement, détérioration volontaire d'une source de rayonnements ionisants ou tout autre acte visant à causer intentionnellement des risques ou inconvénients pour les intérêts mentionnés à l'article L. 1333-7.

Activation : un processus par lequel un nucléide stable est transformé en un radionucléide par irradiation de la substance qui le contient au moyen de particules ou de photons de haute énergie ;

Activité (A) : l'activité A d'une quantité d'un radionucléide à un état énergétique déterminé et à un moment donné est le quotient de dN par dt, où dN est le nombre probable de transitions nucléaires spontanées avec émission d'un rayonnement ionisant à partir de cet état énergétique dans l'intervalle de temps dt.

A = dN/ dt

L'unité d'activité d'une source radioactive est le becquerel (Bq).

Becquerel (Bq) : nom de l'unité d'activité. Un becquerel équivaut à une transition nucléaire par seconde.

Catégorie d'activités nucléaires : ensemble d'activités nucléaires utilisant des techniques similaires pour une même finalité et présentant un niveau de risque équivalent.

Catégorie d'une source de rayonnements ionisants : niveau de dangerosité intrinsèque d'une source de rayonnements ionisants. Une source est classée en catégorie A, B, C ou D de la façon suivante :

-catégorie C s'il s'agit d'une source scellée de haute activité dont l'activité est inférieure au niveau d'activité défini dans la sixième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code ;

-catégorie B s'il s'agit d'une source scellée de haute activité dont l'activité est inférieure au niveau d'activité défini dans la septième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code et répondant à au moins une des deux conditions suivantes : l'activité est supérieure ou égale au niveau d'activité défini dans la sixième colonne du même tableau ou la source est contenue dans un dispositif portable ou mobile ;

-catégorie A dans les autres cas s'il s'agit d'une source scellée de haute activité ;

-en catégorie D dans tous les autres cas.

Les sources de rayonnements ionisants répondant aux conditions d'exemption mentionnées à l'article R. 1333-106 ne sont pas catégorisées.

Cession d'une source de rayonnements ionisants : tout changement de détenteur d'une source de rayonnements ionisants, temporaire ou définitif, entraînant un transfert de la garde de ladite source à quelque fin que ce soit.

Contrainte de dose : une restriction définie, à titre prospectif, en termes de dose individuelle, utilisée pour définir les options envisagées dans le processus d'optimisation lors de l'exercice d'une activité nucléaire.

Défaillant : responsable d'activité nucléaire qui fait ou a fait l'objet d'une liquidation judiciaire et qui, en conséquence, ne peut remplir ses obligations en matière de restitution ou de reprise de sources radioactives scellées, de gestion de déchets radioactifs ou de gestion de sites pollués par des substances radioactives résultant de l'exercice de son activité.

Détention de sources de rayonnements ionisants : garde temporaire ou définitive de sources de rayonnements ionisants à quelque fin que ce soit, y compris l'entreposage et le stockage, à l'exception de la garde de sites pollués par des substances radioactives et du transport de substances radioactives.

Distribution de sources de rayonnements ionisants : action de céder, à titre onéreux ou gratuit et de façon temporaire ou définitive, une source de rayonnements ionisants, à l'exception des cessions entre utilisateurs, des retours de sources radioactives scellées à un fournisseur en fin d'utilisation et des cessions de sites pollués par des substances radioactives.

Dose absorbée (D) : énergie absorbée par unité de masse :

D = dE/ dm

où :

-dE est l'énergie moyenne communiquée par le rayonnement ionisant à la matière dans un élément de volume ;

-dm est la masse de la matière contenue dans cet élément de volume.

Le terme " dose absorbée " désigne la dose moyenne reçue par un tissu ou un organe. L'unité de dose absorbée est le gray (Gy).

Dose efficace (E) : somme des doses équivalentes pondérées délivrées dans les différents tissus et organes du corps par suite d'une exposition interne et externe. Elle est définie par la formule :

E = Somme wTHT = Somme wT Somme wRDT, R

où :

-DT, R est la moyenne pour l'organe ou le tissu T de la dose absorbée du rayonnement R ;

-wR est le facteur de pondération pour le rayonnement R ;

-wT est le facteur de pondération pour le tissu ou l'organe T.

Les valeurs appropriées de wT et wR sont fixées dans l'arrêté mentionné à l'article R. 1333-24. L'unité de dose efficace est le sievert (Sv).

Dose efficace engagée [E (t)] : somme des doses équivalentes engagées dans les divers tissus ou organes [HT (t)] par suite d'une incorporation, multipliées chacune par le facteur de pondération pour les tissus wT approprié. Elle est donnée par la formule :

E (t) = Somme des wTHT (t)

L'unité de dose efficace engagée est le sievert (Sv).

Dose équivalente (HT) : dose absorbée par le tissu ou l'organe T, pondérée suivant le type et l'énergie du rayonnement R. Elle est donnée par la formule :

HT, R = wR DT, R

où :

-DT, R est la moyenne pour l'organe ou le tissu T de la dose absorbée du rayonnement R ;

-wR est le facteur de pondération pour le rayonnement R.

Lorsque le champ de rayonnement comprend des rayonnements de types et d'énergies correspondant à des valeurs différentes de wR la dose équivalente totale HT est donnée par la formule :

HT = Somme wRDT, R

Les valeurs appropriées de wR sont fixées dans l'arrêté mentionné à l'article R. 1333-24. L'unité de dose équivalente est le sievert (Sv).

Dose équivalente engagée [HT (t)] : intégrale sur le temps (t) du débit de dose équivalente au tissu ou à l'organe T qui sera reçu par un individu à la suite d'une incorporation. Pour une incorporation d'activité à un moment t0, elle est définie par la formule :

HT (t) = Intégrale HT (t) dt

où :

-HT (t) est le débit de dose équivalente à l'organe ou au tissu T au moment t ;

-t la période sur laquelle l'intégration est effectuée.

Dans HT (t), t est indiqué en années. Si la valeur de t n'est pas donnée, elle est implicitement, pour les adultes, de 50 ans et, pour les enfants, du nombre d'années entre l'âge au moment de l'incorporation et l'âge de 70 ans. L'unité de dose équivalente engagée est le sievert (Sv).

Exposition : fait d'être exposé à des rayonnements ionisants.

Termes utilisés :

-L'exposition externe : exposition résultant de sources de rayonnements ionisants situées en dehors de l'organisme ;

-L'exposition interne : exposition résultant de sources de rayonnements ionisants situées dans l'organisme ;

-L'exposition totale : somme de l'exposition externe et de l'exposition interne ;

-L'exposition globale : exposition du corps entier considérée comme homogène ;

-L'exposition partielle : exposition portant essentiellement sur une partie de l'organisme ou sur un ou plusieurs organes ou tissus.

Fabrication : toute opération visant à fabriquer ou à produire une source de rayonnements ionisants.

Fournisseur : toute personne qui assure une activité de distribution de sources de rayonnements ionisants.

Gray (unité de dose absorbée) : un gray (Gy) correspond à un joule par kilogramme (1 Gy = 1 J. kg-1).

Incorporation : activité totale d'un radionucléide pénétrant dans l'organisme à partir du milieu ambiant.

Limites de dose : valeurs maximales de référence pour les doses résultant de l'exposition aux rayonnements ionisants des travailleurs, des femmes enceintes ou allaitant, des apprentis et des étudiants, ainsi que des autres personnes mentionnées à l'article R. 1333-11 et qui s'appliquent à la somme des doses concernées résultant de sources externes de rayonnements ionisants pendant la période spécifiée et des doses engagées résultant de l'incorporation pendant la même période.

Lot de sources radioactives : ensemble de sources radioactives scellées contenues dans un même produit ou dispositif ou qui ne sont protégées contre les actes de malveillance que par des moyens communs et dont le rapport :

Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible à l'adresse suivante https :// www. legifrance. gouv. fr/ jo _ pdf. do ? id = JORFTEXT000036984723

est supérieur ou égal à 1,

-n est le nombre de radionucléides différents contenus dans les sources du lot ;

-i est le nombre de sources du lot comportant le radionucléide j ;

-Ak, j est l'activité de chaque source k comportant le radionucléide j. Sauf disposition contraire, l'activité prise en compte tient compte de la décroissance radioactive ;

-Sj est le niveau d'activité défini dans la deuxième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code pour le radionucléide j.

Un lot de sources radioactives est classé en catégorie C si le lot ne contient aucune source scellée de haute activité contenue dans un dispositif mobile ou portable et si le rapport :

Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible à l'adresse suivante https :// www. legifrance. gouv. fr/ jo _ pdf. do ? id = JORFTEXT000036984723

est supérieur ou égal à 1,

et si le rapport :

Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible à l'adresse suivante https :// www. legifrance. gouv. fr/ jo _ pdf. do ? id = JORFTEXT000036984723

est inférieur à 1,

-n est le nombre de radionucléides différents contenus dans les sources du lot ;

-i est le nombre de sources du lot comportant le radionucléide j ;

-Ak, j est l'activité de chaque source k comportant le radionucléide j. Sauf disposition contraire, l'activité prise en compte tient compte de la décroissance radioactive ;

-SCj est le niveau d'activité défini dans la cinquième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code pour le radionucléide j ;

-SBj est le niveau d'activité défini dans la sixième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code pour le radionucléide j.

Un lot de sources radioactives est classé en catégorie B, si le rapport :

Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible à l'adresse suivante https :// www. legifrance. gouv. fr/ jo _ pdf. do ? id = JORFTEXT000036984723

est supérieur ou égal à 1,

et si le rapport :

Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible à l'adresse suivante https :// www. legifrance. gouv. fr/ jo _ pdf. do ? id = JORFTEXT000036984723

est inférieur à 1,

-n est le nombre de radionucléides différents contenus dans les sources du lot ;

-i est le nombre de sources du lot comportant le radionucléide j ;

-Ak, j est l'activité de chaque source k comportant le radionucléide j. Sauf disposition contraire, l'activité prise en compte tient compte de la décroissance radioactive ;

-SBj est le niveau d'activité défini dans la sixième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code pour le radionucléide j ;

-SAJ est le niveau d'activité défini dans la septième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code pour le radionucléide j.

Un lot de sources radioactives est classé en catégorie A, si le rapport :

Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible à l'adresse suivante https :// www. legifrance. gouv. fr/ jo _ pdf. do ? id = JORFTEXT000036984723

est supérieur ou égal à 1,

-n est le nombre de radionucléides différents contenus dans les sources du lot ;

-i est le nombre de sources du lot comportant le radionucléide j

-Ak, j est l'activité de chaque source k comportant le radionucléide j. Sauf disposition contraire, l'activité prise en compte tient compte de la décroissance radioactive.

-SAj est le niveau d'activité défini dans la septième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code pour le radionucléide j.

Un lot de sources radioactives est classé en catégorie D dans tous les autres cas.

Niveau de référence : valeur utilisée dans les situations mentionnées à l'article L. 1333-3 pour définir le niveau de la dose efficace ou de la dose équivalente ou de concentration d'activité au-dessus duquel il est jugé inapproprié de permettre la survenance d'expositions aux rayonnements ionisants résultant de ladite situation, même s'il ne s'agit pas d'une limite ne pouvant pas être dépassée. L'optimisation de la protection porte prioritairement sur les expositions supérieures au niveau de référence et continue d'être mise en œuvre en dessous de celui-ci pour réduire aussi bas que raisonnablement possible les expositions.

Niveau de référence diagnostique : niveau de dose pour des types d'actes de radiologie et de pratiques interventionnelles radioguidées ou, dans le cas de médicaments de radiopharmaceutiques, des niveaux d'activité, pour des groupes de patients types ou des fantômes types, pour des catégories d'équipements.

Nucléide : espèce atomique définie par son nombre de masse, son numéro atomique et son état énergétique nucléaire.

Personne représentative : personne recevant une dose, qui est représentative des personnes les plus exposées au sein de la population, à l'exclusion des personnes ayant des habitudes extrêmes ou rares.

Potentiel radon : le potentiel radon des formations géologiques est déterminé par la teneur en uranium des terrains sous-jacents qui est le premier des facteurs influençant les niveaux de concentrations mesurées dans les bâtiments. Sur une zone géographique donnée, plus le potentiel est important, plus la probabilité de présence de radon à des niveaux élevés dans les bâtiments est forte.

Pratiques interventionnelles radioguidées : ensemble des techniques d'imagerie utilisant des rayonnements ionisants pour la réalisation d'actes médicaux ou chirurgicaux invasifs, à but diagnostiques, préventifs ou thérapeutiques, ainsi que les actes chirurgicaux et médicaux utilisant des rayonnements ionisants à visée de guidage ou de contrôle.

Radioactivité : phénomène de transformation spontanée d'un nucléide avec émission de rayonnements ionisants.

Radionucléide : nucléide radioactif.

Rayonnements ionisants : transport d'énergie sous la forme de particules ou d'ondes électromagnétiques d'une longueur d'ondes inférieure ou égale à 100 nanomètres, soit d'une fréquence supérieure ou égale à 3 x 1015 hertz, pouvant produire des ions directement ou indirectement.

Sievert : le nom de l'unité de dose équivalente ou de dose efficace (un sievert équivaut à un joule par kilogramme).

Site pollué par des substances radioactives : site qui, du fait d'anciens dépôts de substances ou déchets radioactifs, d'utilisation ou d'infiltration de substances radioactives ou d'activation radiologique de matériaux, présente une pollution radioactive susceptible de provoquer une nuisance ou un risque durable pour les personnes ou l'environnement.

Source de rayonnements ionisants : entité susceptible de provoquer une exposition, par exemple en émettant des rayonnements ionisants ou en rejetant des substances radioactives.

Source naturelle de rayonnements ionisants : source de rayonnements ionisants d'origine naturelle terrestre ou cosmique.

Source radioactive : source de rayonnements ionisants intégrant des substances radioactives.

Source radioactive orpheline : source radioactive qui ne fait pas l'objet d'une exemption et n'est pas sous contrôle réglementaire ou ne l'a jamais été.

Source radioactive scellée : source radioactive dont les substances radioactives sont enfermées d'une manière permanente dans une capsule ou incorporées sous forme solide dans le but d'empêcher, dans des conditions d'utilisation normales, toute dispersion de substances radioactives.

Source scellée de haute activité : source radioactive scellée contenant un radionucléide dont l'activité est égale ou supérieure au niveau d'activité défini pour ce radionucléide dans la cinquième colonne du tableau 2 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code. Sauf disposition contraire, le classement d'une source radioactive en source scellée de haute activité est établi en tenant compte de la décroissance radioactive.

Substance radioactive d'origine naturelle : toute substance qui contient un ou plusieurs radionucléides naturels non utilisés pour leurs propriétés radioactives, fissiles ou fertiles dont la ou des concentrations d'activité massique sont supérieures à une ou plusieurs valeurs limites d'exemption définies dans le tableau 1 de l'annexe 13-8 de la première partie du présent code.

Utilisation : tout traitement, manipulation, emploi d'une source de rayonnements ionisants ou, plus généralement, toute opération réalisée sur ou à l'aide d'une source de rayonnements ionisants, à l'exception de sa fabrication et du transport de substances radioactives.

Créé le 27 mai 2003 · En vigueur depuis le 16 février 2022

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Seuils d'exemption pour les matériaux de faible activité

Résumé. Seuils d'exemption des matériaux faiblement radioactifs. Ceux-ci sont définis pour éviter des doses de radiation excessives aux travailleurs et au public en général. Les seuils sont spécifiés par les articles 29 et 30. Ces seuils sont basés sur les valeurs d'activité spécifiques de chaque radionucléide et de ses produits de désintégration. La table suivante donne les seuils d'exemption pour chaque radionucléide en Becquerels par gramme (Bq/g).

Annexe 13-8
Tableau 1.-Radioactivité naturelle dans les matières solides

Radionucléides naturels Valeur limite d'exemption
en concentration (kBq/ kg)
K-40 10
U-238 et sa filiation radioactive (1) 1
Th-232 et sa filiation radioactive (1) 1

(1) Tous les radionucléides des chaînes de désintégration de l'uranium 238 et du thorium 232 sont considérés à l'équilibre radioactif avec leur père. En cas de déséquilibre radioactif suite à un traitement industriel, prendre les radionucléides pères comme tête de chaîne par rapport à leurs produits de filiation en considérant la même valeur d'exemption.

Radionucléide père Filiation
Ra-224 Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208 (0.36), Po-212 (0.64)
Ra-226 Rn-222, Po-218, Pb-214, Bi-214, Po-214, Pb-210, Bi-210, Po-210
Ra-228 Ac-228
Th-228 Ra-224, Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208 (0.36), Po-212 (0.64)
Th-232 Ra-228, Ac-228
Th-234 Pa-234 m
U-238 Th-234, Pa-234 m

Annexe 13-8
Tableau 2.-Valeurs d'exemption pour les radionucléides ou substances radioactives, et niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité

Colonne 1 Colonne 2 Colonne 3 Colonne 4 Colonne 5 Colonne 6 Colonne 7
Valeurs limites Niveaux d'activité (Bq)
Radionucléide Exemption
en quantité
(Bq)
Exemption
en concentration
(kBq/kg) (1)
Déclaration
en concentration
(kBq/kg)
Classement
en source scellée
de haute activité
(HA)
Classement
en source
radioactive
de catégorie B
Classement
en source
radioactive
de catégorie A
H-3 1.109 100 1.106 2.1015 2.1016 2.1018
Be-7 1.107 10 1.103 1.1012 1.1013 1.1015
Be-10 1.106 / / 3.1013 3.1014 3.1016
C-11 1.106 / / 6.1010 6.1011 6.1013
C-11 monoxyde 1.109 / / 6.1010 6.1011 6.1013
C-11 dioxyde 1.109 / / 6.1010 6.1011 6.1013
C-14 1.107 1 1.104 5.1013 5.1014 5.1016
C-14 monoxyde 1.1011 / / 5.1013 5.1014 5.1016
C-14 dioxyde 1.1011 / / 5.1013 5.1014 5.1016
N-13 1.109 / / 6.1010 6.1011 6.1013
O-15 1.109 / 1.102 NA NA NA
F-18 1.106 10 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Ne-19 1.109 / / NA NA NA
Na-22 1.106 0,1 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Na-24 1.105 1 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Al-26 1.105 / / 3.1010 3.1011 3.1013
Mg-28 1.105 (c) / / 2.1010 2.1011 2.1013
Si-31 1.106 1000 1.103 1.1013 1.1014 1.1016
Si-32 1.106 / / 7.1012 7.1013 7.1015
P-32 1.105 1000 1.103 1.1013 1.1014 1.1016
P-33 1.108 1000 1.105 2.1014 2.1015 2.1017
S-35 1.108 100 1.105 6.1013 6.1014 6.1016
S-35 composé organique 1.108 / / 6.1013 6.1014 6.1016
S-35 vapeur 1.109 / / 6.1013 6.1014 6.1016
Cl-36 1.106 1 1.104 2.1013 2.1014 2.1016
Cl-38 1.105 10 1.101 5.1010 5.1011 5.1013
Cl-39 1.105 / / NA NA NA
Ar-37 1.108 / 1.106 NA NA NA
Ar-39 1.104 / / 3.1014 3.1015 3.1017
Ar-41 1.109 / 1.102 5.1010 5.1011 5.1013
K-40 1.106 / 1.102 NA NA NA
K-42 1.106 100 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
K-43 1.106 10 1.101 7.1010 7.1011 7.1013
K-44 1.105 / / NA NA NA
K-45 1.105 / / NA NA NA
Ca-41 1.107 / / NA NA NA
Ca-45 1.107 100 1.104 1.1014 1.1015 1.1017
Ca-47 1.106 10 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Sc-43 1.106 / / NA NA NA
Sc-44 1.105 / / 3.1010 3.1011 3.1013
Sc-44 m 1.107 / / NA NA NA
Sc-46 1.106 0,1 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Sc-47 1.106 100 1.102 7.1011 7.1012 7.1014
Sc-48 1.105 1 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Sc-49 1.105 / / NA NA NA
Ti-44 1.105 (c) / / 3.1010 3.1011 3.1013
Ti-45 1.106 / / NA NA NA
V-47 1.105 / / NA NA NA
V-48 1.105 1 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
V-49 1.107 / / 2.1015 2.1016 2.1018
Cr-48 1.106 / / NA NA NA
Cr-49 1.106 / / NA NA NA
Cr-51 1.107 100 1.103 2.1012 2.1013 2.1015
Mn-51 1.105 10 1.101 NA NA NA
Mn-52 1.105 1 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Mn-52 m 1.105 10 1.101 NA NA NA
Mn-53 1.109 100 1.104 NA NA NA
Mn-54 1.106 0,1 1.101 8.1010 8.1011 8.1013
Mn-56 1.105 10 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Fe-52 1.106 10 (a) 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Fe-55 1.106 1000 1.104 8.1014 8.1015 8.1017
Fe-59 1.106 1 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Fe-60 1.105 (c) / / 6.1010 6.1011 6.1013
Co-55 1.106 10 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Co-56 1.105 0,1 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Co-57 1.106 1 1.102 7.1011 7.1012 7.1014
Co-58 1.106 1 1.101 7.1010 7.1011 7.1013
Co-58 m 1.107 10000 1.104 7.1010 7.1011 7.1013
Co-60 1.105 0,1 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Co-60 m 1.106 1000 1.103 NA NA NA
Co-61 1.106 100 1.102 NA NA NA
Co-62 m 1.105 10 1.101 NA NA NA
Ni-56 1.106 / / NA NA NA
Ni-57 1.106 / / NA NA NA
Ni-59 1.108 100 1.104 1.1015 1.1016 1.1018
Ni-63 1.108 100 1.105 6.1013 6.1014 6.1016
Ni-65 1.106 10 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Ni-66 1.107 / / NA NA NA
Cu-60 1.105 / / NA NA NA
Cu-61 1.106 / / NA NA NA
Cu-64 1.106 100 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
Cu-67 1.106 / / 7.1011 7.1012 7.1014
Zn-62 1.106 / / NA NA NA
Zn-63 1.105 / / NA NA NA
Zn-65 1.106 0,1 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Zn-69 1.106 1000 1.104 3.1013 3.1014 3.1016
Zn-69 m 1.106 10 (a) 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Zn-71 m 1.106 / / NA NA NA
Zn-72 1.106 / / NA NA NA
Ga-65 1.105 / / NA NA NA
Ga-66 1.105 / / NA NA NA
Ga-67 1.106 / / 5.1011 5.1012 5.1014
Ga-68 1.105 / / 7.1010 7.1011 7.1013
Ga-70 1.106 / / NA NA NA
Ga-72 1.105 10 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Ga-73 1.106 / / NA NA NA
Ge-66 1.106 / / NA NA NA
Ge-67 1.105 / / NA NA NA
Ge-68 1.105 (c) / / 7.1010 7.1011 7.1013
Ge-69 1.106 / / NA NA NA
Ge-71 1.108 10000 1.104 1.1015 1.1016 1.1018
Ge-75 1.106 / / NA NA NA
Ge-77 1.105 / / 6.1010 6.1011 6.1013
Ge-78 1.106 / / NA NA NA
As-69 1.105 / / NA NA NA
As-70 1.105 / / NA NA NA
As-71 1.106 / / NA NA NA
As-72 1.105 / / 4.1010 4.1011 4.1013
As-73 1.107 1000 1.103 4.1013 4.1014 4.1016
As-74 1.106 10 1.101 9.1010 9.1011 9.1013
As-76 1.105 10 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
As-77 1.106 1000 1.103 8.1012 8.1013 8.1015
As-78 1.105 / / NA NA NA
Se-70 1.106 / / NA NA NA
Se-73 1.106 / / NA NA NA
Se-73 m 1.106 / / NA NA NA
Se-75 1.106 1 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Se-79 1.107 / / 2.1014 2.1015 2.1017
Se-81 1.106 / / NA NA NA
Se-81 m 1.107 / / NA NA NA
Se-83 1.105 / / NA NA NA
Br-74 1.105 / / NA NA NA
Br-74 m 1.105 / / NA NA NA
Br-75 1.106 / / NA NA NA
Br-76 1.105 / / 3.1010 3.1011 3.1013
Br-77 1.106 / / 2.1011 2.1012 2.1014
Br-80 1.105 / / NA NA NA
Br-80 m 1.107 / / NA NA NA
Br-82 1.106 1 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Br-83 1.106 / / NA NA NA
Br-84 1.105 / / NA NA NA
Kr-74 1.109 / 1.102 NA NA NA
Kr-76 1.109 / 1.102 NA NA NA
Kr-77 1.109 / 1.102 NA NA NA
Kr-79 1.105 / 1.103 NA NA NA
Kr-81 1.107 / 1.104 3.1013 3.1014 3.1016
Kr-81 m 1.1010 / / NA NA NA
Kr-83 m 1.1012 / 1.105 NA NA NA
Kr-85 1.104 / 1.105 3.1013 3.1014 3.1016
Kr-85 m 1.1010 / 1.103 5.1011 5.1012 5.1014
Kr-87 1.109 / 1.102 9.1010 9.1011 9.1013
Kr-88 1.109 / 1.102 NA NA NA
Rb-79 1.105 / / NA NA NA
Rb-81 1.106 / / 1.1011 1.1012 1.1014
Rb-81 m 1.107 / / NA NA NA
Rb-82 m 1.106 / / NA NA NA
Rb-83 1.106 (c) / / 1.1011 1.1012 1.1014
Rb-84 1.106 / / 7.1010 7.1011 7.1013
Rb-86 1.105 100 1.102 7.1011 7.1012 7.1014
Rb-87 1.107 / / NA NA NA
Rb-88 1.105 / / NA NA NA
Rb-89 1.105 / / NA NA NA
Sr-80 1.107 (c) / / NA NA NA
Sr-81 1.105 / / NA NA NA
Sr-82 1.105 (c) / / 6.1010 6.1011 6.1013
Sr-83 1.106 / / NA NA NA
Sr-85 1.106 1 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Sr-85 m 1.107 100 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Sr-87 m 1.106 100 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Sr-89 1.106 1000 1.103 2.1013 2.1014 2.1016
Sr-90 1.104 (b) 1 (a) 1.102 (b) 1.1012 1.1013 1.1015
Sr-91 1.105 10 (a) 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Sr-92 1.106 10 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Y-86 1.105 / / NA NA NA
Y-86 m 1.107 / / NA NA NA
Y-87 1.106 (c) / / 9.1010 9.1011 9.1013
Y-88 1.106 / / 3.1010 3.1011 3.1013
Y-90 1.105 1000 1.103 5.1012 5.1013 5.1015
Y-90 m 1.106 / / NA NA NA
Y-91 1.106 100 1.103 8.1012 8.1013 8.1015
Y-91 m 1.106 100 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Y-92 1.105 100 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Y-93 1.105 100 1.102 6.1011 6.1012 6.1014
Y-94 1.105 / / NA NA NA
Y-95 1.105 / / NA NA NA
Zr-86 1.107 / / NA NA NA
Zr-88 1.106 / / 2.1010 2.1011 2.1013
Zr-89 1.106 / / NA NA NA
Zr-93 1.107 (b) 10 1.103 (b) NA NA NA
Zr-95 1.106 1 (a) 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Zr-97 1.105 (b) 10 (a) 1.101 (b) 4.1010 4.1011 4.1013
Nb-88 1.105 / / NA NA NA
Nb-89
(période 2, 03h)
1.105 / / NA NA NA
Nb-89
(période 1, 01h)
1.105 / / NA NA NA
Nb-90 1.105 / / NA NA NA
Nb-93 m 1.107 10 1.104 3.1014 3.1015 3.1017
Nb-94 1.106 0,1 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Nb-95 1.106 1 1.101 9.1010 9.1011 9.1013
Nb-95 m 1.107 / / NA NA NA
Nb-96 1.105 / / NA NA NA
Nb-97 1.106 10 (a) 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Nb-98 1.105 10 1.101 NA NA NA
Mo-90 1.106 10 1.101 NA NA NA
Mo-93 1.108 10 1.103 3.1014 3.1015 3.1017
Mo-93 m 1.106 / / NA NA NA
Mo-99 1.106 10 (a) 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
Mo-101 1.106 10 (a) 1.101 NA NA NA
Tc-93 1.106 / / NA NA NA
Tc-93 m 1.106 / / NA NA NA
Tc-94 1.106 / / NA NA NA
Tc-94 m 1.105 / / NA NA NA
Tc-95 1.106 / / NA NA NA
Tc-95 m 1.106 (c) / / 1.1011 1.1012 1.1014
Tc-96 1.106 1 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Tc-96 m 1.107 1000 1.103 3.1010 3.1011 3.1013
Tc-97 1.108 10 1.103 NA NA NA
Tc-97 m 1.107 100 1.103 4.1013 4.1014 4.1016
Tc-98 1.106 / / 5.1010 5.1011 5.1013
Tc-99 1.107 1 1.104 3.1013 3.1014 3.1016
Tc-99 m 1.107 100 1.102 7.1011 7.1012 7.1014
Tc-101 1.106 / / NA NA NA
Tc-104 1.105 / / NA NA NA
Ru-94 1.106 / / NA NA NA
Ru-97 1.107 10 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
Ru-103 1.106 1 (a) 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Ru-105 1.106 10 (a) 1.101 8.1010 8.1011 8.1013
Ru-106 1.105 (b) 0,1 (a) 1.102 (b) 3.1011 3.1012 3.1014
Rh-99 1.106 / / 1.1011 1.1012 1.1014
Rh-99 m 1.106 / / NA NA NA
Rh-100 1.106 / / NA NA NA
Rh-101 1.107 / / 3.1011 3.1012 3.1014
Rh-101 m 1.107 / / NA NA NA
Rh-102 1.106 / / 3.1010 3.1011 3.1013
Rh-102 m 1.106 / / 1.1011 1.1012 1.1014
Rh-103 m 1.108 10000 1.104 9.1014 9.1015 9.1017
Rh-105 1.107 100 1.102 9.1011 9.1012 9.1014
Rh-106 m 1.105 / / NA NA NA
Rh-107 1.106 / / NA NA NA
Pd-100 1.107 / / NA NA NA
Pd-101 1.106 / / NA NA NA
Pd-103 1.108 1000 (a) 1.103 9.1013 9.1014 9.1016
Pd-107 1.108 / / NA NA NA
Pd-109 1.106 100 (a) 1.103 2.1013 2.1014 2.1016
Ag-102 1.105 / / NA NA NA
Ag-103 1.106 / / NA NA NA
Ag-104 1.106 / / NA NA NA
Ag-104 m 1.106 / / NA NA NA
Ag-105 1.106 1 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Ag-106 1.106 / / NA NA NA
Ag-106 m 1.106 / / NA NA NA
Ag-108 m 1.106 (b) / 1.101 (b) 4.1010 4.1011 4.1013
Ag-110 m 1.106 0,1 (a) 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Ag-111 1.106 100 1.103 2.1012 2.1013 2.1015
Ag-112 1.105 / / NA NA NA
Ag-115 1.105 / / NA NA NA
Cd-104 1.107 / / NA NA NA
Cd-107 1.107 / / NA NA NA
Cd-109 1.106 1 (a) 1.104 2.1013 2.1014 2.1016
Cd-113 1.106 / / NA NA NA
Cd-113 m 1.106 / / 4.1013 4.1014 4.1016
Cd-115 1.106 10 (a) 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Cd-115 m 1.106 100 (a) 1.103 3.1012 3.1013 3.1015
Cd-117 1.106 / / NA NA NA
Cd-117 m 1.106 / / NA NA NA
In-109 1.106 / / NA NA NA
In-110
(période 4, 9h)
1.106 / / NA NA NA
In-110
(période 69, 1min)
1.105 / / NA NA NA
In-111 1.106 10 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
In-112 1.106 / / NA NA NA
In-113 m 1.106 100 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
In-114 1.105 / / NA NA NA
In-114 m 1.106 10 (a) 1.102 8.1011 8.1012 8.1014
In-115 1.105 / / NA NA NA
In-115 m 1.106 100 1.102 4.1011 4.1012 4.1014
In-116 m 1.105 / / NA NA NA
In-117 1.106 / / NA NA NA
In-117 m 1.106 / / NA NA NA
In-119 m 1.105 / / NA NA NA
Sn-110 1.107 / / NA NA NA
Sn-111 1.106 / / NA NA NA
Sn-113 1.107 1 (a) 1.103 3.1011 3.1012 3.1014
Sn-117 m 1.106 / / 5.1011 5.1012 5.1014
Sn-119 m 1.107 / / 7.1013 7.1014 7.1016
Sn-121 1.107 / / NA NA NA
Sn-121 m 1.107 (c) / / 7.1013 7.1014 7.1016
Sn-123 1.106 / / 7.1012 7.1013 7.1015
Sn-123 m 1.106 / / NA NA NA
Sn-125 1.105 10 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Sn-126 1.105 (c) / / 3.1010 3.1011 3.1013
Sn-127 1.106 / / NA NA NA
Sn-128 1.106 / / NA NA NA
Sb-115 1.106 / / NA NA NA
Sb-116 1.106 / / NA NA NA
Sb-116 m 1.105 / / NA NA NA
Sb-117 1.107 / / NA NA NA
Sb-118 m 1.106 / / NA NA NA
Sb-119 1.107 / / NA NA NA
Sb-120
(période 5, 76j)
1.106 / / NA NA NA
Sb-120
(période 15, 89min)
1.106 / / NA NA NA
Sb-122 1.104 10 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Sb-124 1.106 1 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Sb-124 m 1.106 / / NA NA NA
Sb-125 1.106 0,1 (a) 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Sb-126 1.105 / / 2.1010 2.1011 2.1013
Sb-126 m 1.105 / / NA NA NA
Sb-127 1.106 / / NA NA NA
Sb-128
(période 9, 01h)
1.105 / / NA NA NA
Sb-128
(période 10, 4min)
1.105 / / NA NA NA
Sb-129 1.106 / / NA NA NA
Sb-130 1.105 / / NA NA NA
Sb-131 1.106 / / NA NA NA
Te-116 1.107 / / NA NA NA
Te-121 1.106 / / 1.1011 1.1012 1.1014
Te-121 m 1.106 / / 1.1011 1.1012 1.1014
Te-123 1.106 / / NA NA NA
Te-123 m 1.107 1 1.102 6.1011 6.1012 6.1014
Te-125 m 1.107 1000 1.103 1.1013 1.1014 1.1016
Te-127 1.106 1000 1.103 1.1013 1.1014 1.1016
Te-127 m 1.107 10 (a) 1.103 3.1012 3.1013 3.1015
Te-129 1.106 100 1.102 1.1012 1.1013 1.1015
Te-129 m 1.106 10 (a) 1.103 1.1012 1.1013 1.1015
Te-131 1.105 100 1.102 NA NA NA
Te-131 m 1.106 10 (a) 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Te-132 1.107 1 (a) 1.102 3.1010 3.1011 3.1013
Te-133 1.105 10 1.101 NA NA NA
Te-133 m 1.105 10 1.101 NA NA NA
Te-134 1.106 10 1.101 NA NA NA
I-120 1.105 / / NA NA NA
I-120 m 1.105 / / NA NA NA
I-121 1.106 / / NA NA NA
I-123 1.107 100 1.102 5.1011 5.1012 5.1014
I-124 1.106 / / 6.1010 6.1011 6.1013
I-125 1.106 100 1.103 2.1011 2.1012 2.1014
I-126 1.106 10 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
I-128 1.105 / / NA NA NA
I-129 1.105 0,01 1.102 NA NA NA
I-130 1.106 10 1.101 NA NA NA
I-131 1.106 10 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
I-132 1.105 10 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
I-132 m 1.106 / / NA NA NA
I-133 1.106 10 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
I-134 1.105 10 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
I-135 1.106 10 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Xe-120 1.109 / / NA NA NA
Xe-121 1.109 / / NA NA NA
Xe-122 1.109 (c) / / 6.1010 6.1011 6.1013
Xe-123 1.109 / / 9.1010 9.1011 9.1013
Xe-125 1.109 / / NA NA NA
Xe-127 1.105 / / 3.1011 3.1012 3.1014
Xe-129 m 1.104 / / NA NA NA
Xe-131 m 1.104 / 1.104 1.1013 1.1014 1.1016
Xe-133 1.104 / 1.103 3.1012 3.1013 3.1015
Xe-133 m 1.104 / / NA NA NA
Xe-135 1.1010 / 1.103 3.1011 3.1012 3.1014
Xe-135 m 1.109 / / NA NA NA
Xe-138 1.109 / / NA NA NA
Cs-125 1.104 / / NA NA NA
Cs-127 1.105 / / NA NA NA
Cs-129 1.105 10 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
Cs-130 1.106 / / NA NA NA
Cs-131 1.106 1000 1.103 2.1013 2.1014 2.1016
Cs-132 1.105 10 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Cs-134 1.104 0,1 1.101 4.1010 4.1011 4.1013
Cs-134 m 1.105 1000 1.103 4.1010 4.1011 4.1013
Cs-135 1.107 100 1.104 NA NA NA
Cs-135 m 1.106 / / NA NA NA
Cs-136 1.105 1 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Cs-137 1.104 (b) 0,1 (a) 1.101 (b) 1.1011 1.1012 1.1014
Cs-138 1.104 10 1.101 NA NA NA
Ba-126 1.107 / / NA NA NA
Ba-128 1.107 / / NA NA NA
Ba-131 1.106 10 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Ba-131 m 1.107 / / NA NA NA
Ba-133 1.106 / / 2.1011 2.1012 2.1014
Ba-133 m 1.106 / / 3.1011 3.1012 3.1014
Ba-135 m 1.106 / / NA NA NA
Ba-137 m 1.106 / / NA NA NA
Ba-139 1.105 / / NA NA NA
Ba-140 1.105 (b) 1 1.101 (b) 3.1010 3.1011 3.1013
Ba-141 1.105 / / NA NA NA
Ba-142 1.106 / / NA NA NA
La-131 1.106 / / NA NA NA
La-132 1.106 / / NA NA NA
La-135 1.107 / / NA NA NA
La-137 1.107 / / 2.1013 2.1014 2.1016
La-138 1.106 / / NA NA NA
La-140 1.105 1 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
La-141 1.105 / / NA NA NA
La-142 1.105 / / NA NA NA
La-143 1.105 / / NA NA NA
Ce-134 1.107 (c) / / NA NA NA
Ce-135 1.106 / / NA NA NA
Ce-137 1.107 / / NA NA NA
Ce-137 m 1.106 / / NA NA NA
Ce-139 1.106 1 1.102 6.1011 6.1012 6.1014
Ce-141 1.107 100 1.102 1.1012 1.1013 1.1015
Ce-143 1.106 10 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
Ce-144 1.105 (b) 10 (a) 1.102 (b) 9.1011 9.1012 9.1014
Pr-136 1.105 / / NA NA NA
Pr-137 1.106 / / NA NA NA
Pr-138 m 1.106 / / NA NA NA
Pr-139 1.107 / / NA NA NA
Pr-142 1.105 100 1.102 1.1012 1.1013 1.1015
Pr-142 m 1.109 / / NA NA NA
Pr-143 1.106 1000 1.104 3.1013 3.1014 3.1016
Pr-144 1.105 / / NA NA NA
Pr-145 1.105 / / NA NA NA
Pr-147 1.105 / / NA NA NA
Nd-136 1.106 / / NA NA NA
Nd-138 1.107 / / NA NA NA
Nd-139 1.106 / / NA NA NA
Nd-139 m 1.106 / / NA NA NA
Nd-141 1.107 / / NA NA NA
Nd-147 1.106 100 1.102 6.1011 6.1012 6.1014
Nd-149 1.106 100 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Nd-151 1.105 / / NA NA NA
Pm-141 1.105 / / NA NA NA
Pm-143 1.106 / / 2.1011 2.1012 2.1014
Pm-144 1.106 / / 4.1010 4.1011 4.1013
Pm-145 1.107 / / 1.1013 1.1014 1.1016
Pm-146 1.106 / / NA NA NA
Pm-147 1.107 1000 1.104 4.1013 4.1014 4.1016
Pm-148 1.105 / / NA NA NA
Pm-148 m 1.106 (c) / / 3.1010 3.1011 3.1013
Pm-149 1.106 1000 1.103 6.1012 6.1013 6.1015
Pm-150 1.105 / / NA NA NA
Pm-151 1.106 / / 2.1011 2.1012 2.1014
Sm-141 1.105 / / NA NA NA
Sm-141 m 1.106 / / NA NA NA
Sm-142 1.107 / / NA NA NA
Sm-145 1.107 / / 4.1012 4.1013 4.1015
Sm-146 1.105 / / NA NA NA
Sm-147 1.104 / / NA NA NA
Sm-151 1.108 1000 1.104 5.1014 5.1015 5.1017
Sm-153 1.106 100 1.102 2.1012 2.1013 2.1015
Sm-155 1.106 / / NA NA NA
Sm-156 1.106 / / NA NA NA
Eu-145 1.106 / / NA NA NA
Eu-146 1.106 / / NA NA NA
Eu-147 1.106 / / 2.1011 2.1012 2.1014
Eu-148 1.106 / / 3.1010 3.1011 3.1013
Eu-149 1.107 / / 2.1012 2.1013 2.1015
Eu-150
(période 12, 6h)
1.106 / / 5.1010 5.1011 5.1013
Eu-150
(période 34,2 ans)
1.106 / / 2.1012 2.1013 2.1015
Eu-152 1.106 0,1 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Eu-152 m 1.106 100 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Eu-154 1.106 0,1 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Eu-155 1.107 1 1.102 2.1012 2.1013 2.1015
Eu-156 1.106 / / 5.1010 5.1011 5.1013
Eu-157 1.106 / / NA NA NA
Eu-158 1.105 / / NA NA NA
Gd-145 1.105 / / NA NA NA
Gd-146 1.106 (c) / / 3.1010 3.1011 3.1013
Gd-147 1.106 / / NA NA NA
Gd-148 1.104 / / 4.1011 4.1012 4.1014
Gd-149 1.106 / / NA NA NA
Gd-151 1.107 / / NA NA NA
Gd-152 1.104 / / NA NA NA
Gd-153 1.107 10 1.102 1.1012 1.1013 1.1015
Gd-159 1.106 100 1.103 2.1012 2.1013 2.1015
Tb-147 1.106 / / NA NA NA
Tb-149 1.106 / / NA NA NA
Tb-150 1.106 / / NA NA NA
Tb-151 1.106 / / NA NA NA
Tb-153 1.107 / / NA NA NA
Tb-154 1.106 / / NA NA NA
Tb-155 1.107 / / NA NA NA
Tb-156 1.106 / / NA NA NA
Tb-156 m (période 24, 4h) 1.107 / / NA NA NA
Tb-156 m (période 5h) 1.107 / / NA NA NA
Tb-157 1.107 / / 1.1014 1.1015 1.1017
Tb-158 1.106 / / 9.1010 9.1011 9.1013
Tb-160 1.106 1 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Tb-161 1.106 / / NA NA NA
Dy-155 1.106 / / NA NA NA
Dy-157 1.106 / / NA NA NA
Dy-159 1.107 / / 6.1012 6.1013 6.1015
Dy-165 1.106 1000 1.103 3.1012 3.1013 3.1015
Dy-166 1.106 100 1.103 1.1012 1.1013 1.1015
Ho-155 1.106 / / NA NA NA
Ho-157 1.106 / / NA NA NA
Ho-159 1.106 / / NA NA NA
Ho-161 1.107 / / NA NA NA
Ho-162 1.107 / / NA NA NA
Ho-162 m 1.106 / / NA NA NA
Ho-164 1.106 / / NA NA NA
Ho-164 m 1.107 / / NA NA NA
Ho-166 1.105 100 1.103 2.1012 2.1013 2.1015
Ho-166 m 1.106 / / 4.1010 4.1011 4.1013
Ho-167 1.106 / / NA NA NA
Er-161 1.106 / / NA NA NA
Er-165 1.107 / / NA NA NA
Er-169 1.107 1000 1.104 2.1014 2.1015 2.1017
Er-171 1.106 100 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Er-172 1.106 / / NA NA NA
Tm-162 1.106 / / NA NA NA
Tm-166 1.106 / / NA NA NA
Tm-167 1.106 / / 6.1011 6.1012 6.1014
Tm-170 1.106 100 1.103 2.1013 2.1014 2.1016
Tm-171 1.108 1000 1.104 3.1014 3.1015 3.1017
Tm-172 1.106 / / NA NA NA
Tm-173 1.106 / / NA NA NA
Tm-175 1.106 / / NA NA NA
Yb-162 1.107 / / NA NA NA
Yb-166 1.107 / / NA NA NA
Yb-167 1.106 / / NA NA NA
Yb-169 1.107 / / 3.1011 3.1012 3.1014
Yb-175 1.107 100 1.103 2.1012 2.1013 2.1015
Yb-177 1.106 / / NA NA NA
Yb-178 1.106 / / NA NA NA
Lu-169 1.106 / / NA NA NA
Lu-170 1.106 / / NA NA NA
Lu-171 1.106 / / NA NA NA
Lu-172 1.106 / / 4.1010 4.1011 4.1013
Lu-173 1.107 / / 9.1011 9.1012 9.1014
Lu-174 1.107 / / 8.1011 8.1012 8.1014
Lu-174 m 1.107 / / 6.1011 6.1012 6.1014
Lu-176 1.106 / / NA NA NA
Lu-176 m 1.106 / / NA NA NA
Lu-177 1.107 100 1.103 2.1012 2.1013 2.1015
Lu-177 m 1.106 / / NA NA NA
Lu-178 1.105 / / NA NA NA
Lu-178 m 1.105 / / NA NA NA
Lu-179 1.106 / / NA NA NA
Hf-170 1.106 / / NA NA NA
Hf-172 1.106 (c) / / 4.1010 4.1011 4.1013
Hf-173 1.106 / / NA NA NA
Hf-175 1.106 / / 2.1011 2.1012 2.1014
Hf-177 m 1.105 / / NA NA NA
Hf-178 m 1.106 / / NA NA NA
Hf-179 m 1.106 / / NA NA NA
Hf-180 m 1.106 / / NA NA NA
Hf-181 1.106 1 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Hf-182 1.106 / / 5.1010 5.1011 5.1013
Hf-182 m 1.106 / / NA NA NA
Hf-183 1.106 / / NA NA NA
Hf-184 1.106 / / NA NA NA
Ta-172 1.106 / / NA NA NA
Ta-173 1.106 / / NA NA NA
Ta-174 1.106 / / NA NA NA
Ta-175 1.106 / / NA NA NA
Ta-176 1.106 / / NA NA NA
Ta-177 1.107 / / NA NA NA
Ta-178
vie longue
1.106 / / 7.1010 7.1011 7.1013
Ta-179 1.107 / / 6.1012 6.1013 6.1015
Ta-180 1.106 / / NA NA NA
Ta-180 m 1.107 / / NA NA NA
Ta-182 1.104 0,1 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
Ta-182 m 1.106 / / NA NA NA
Ta-183 1.106 / / NA NA NA
Ta-184 1.106 / / NA NA NA
Ta-185 1.105 / / NA NA NA
Ta-186 1.105 / / NA NA NA
W-176 1.106 / / NA NA NA
W-177 1.106 / / NA NA NA
W-178 1.106 (c) / / 9.1011 9.1012 9.1014
W-179 1.107 / / NA NA NA
W-181 1.107 10 1.103 5.1012 5.1013 5.1015
W-185 1.107 1000 1.104 1.1014 1.1015 1.1017
W-187 1.106 10 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
W-188 1.105 (c) / / 1.1012 1.1013 1.1015
Re-177 1.106 / / NA NA NA
Re-178 1.106 / / NA NA NA
Re-181 1.106 / / NA NA NA
Re-182
(période 64h)
1.106 / / NA NA NA
Re-182
(période 12, 7h)
1.106 / / NA NA NA
Re-184 1.106 / / 8.1010 8.1011 8.1013
Re-184 m 1.106 / / 7.1010 7.1011 7.1013
Re-186 1.106 1000 1.103 4.1012 4.1013 4.1015
Re-186 m 1.107 / / NA NA NA
Re-187 1.109 / / NA NA NA
Re-188 1.105 100 1.102 1.1012 1.1013 1.1015
Re-188 m 1.107 / / NA NA NA
Re-189 1.106 (c) / / 1.1012 1.1013 1.1015
Os-180 1.107 / / NA NA NA
Os-181 1.106 / / NA NA NA
Os-182 1.106 / / NA NA NA
Os-185 1.106 1 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Os-189 m 1.107 / / NA NA NA
Os-191 1.107 100 1.102 2.1012 2.1013 2.1015
Os-191 m 1.107 1000 1.103 1.1012 1.1013 1.1015
Os-193 1.106 100 1.102 1.1012 1.1013 1.1015
Os-194 1.105 (c) / / 7.1011 7.1012 7.1014
Ir-182 1.105 / / NA NA NA
Ir-184 1.106 / / NA NA NA
Ir-185 1.106 / / NA NA NA
Ir-186
(période 15, 8h)
1.106 / / NA NA NA
Ir-186
(période 1, 75h)
1.106 / / NA NA NA
Ir-187 1.106 / / NA NA NA
Ir-188 1.106 / / NA NA NA
Ir-189 1.107 (c) / / 1.1012 1.1013 1.1015
Ir-190 1.106 1 1.101 5.1010 5.1011 5.1013
Ir-190 m (période 3, 1h) 1.106 / / NA NA NA
Ir-190m
(période 1, 2h)
1.107 / / NA NA NA
Ir-192 1.104 1 1.101 8.1010 8.1011 8.1013
Ir-192 m 1.107 / / NA NA NA
Ir-193 m 1.107 / / NA NA NA
Ir-194 1.105 100 1.102 7.1011 7.1012 7.1014
Ir-194 m 1.106 / / NA NA NA
Ir-195 1.106 / / NA NA NA
Ir-195 m 1.106 / / NA NA NA
Pt-186 1.106 / / NA NA NA
Pt-188 1.106 (c) / / 4.1010 4.1011 4.1013
Pt-189 1.106 / / NA NA NA
Pt-191 1.106 10 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
Pt-193 1.107 / / 3.1015 3.1016 3.1018
Pt-193 m 1.107 1000 1.103 1.1013 1.1014 1.1016
Pt-195 m 1.106 / / 2.1012 2.1013 2.1015
Pt-197 1.106 1000 1.103 4.1012 4.1013 4.1015
Pt-197 m 1.106 100 1.102 9.1011 9.1012 9.1014
Pt-199 1.106 / / NA NA NA
Pt-200 1.106 / / NA NA NA
Au-193 1.107 / / 6.1011 6.1012 6.1014
Au-194 1.106 / / 7.1010 7.1011 7.1013
Au-195 1.107 / / 2.1012 2.1013 2.1015
Au-198 1.106 10 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Au-198 m 1.106 / / NA NA NA
Au-199 1.106 100 1.102 9.1011 9.1012 9.1014
Au-200 1.105 / / NA NA NA
Au-200 m 1.106 / / NA NA NA
Au-201 1.106 / / NA NA NA
Hg-193 1.106 / / NA NA NA
Hg-193 m 1.106 / / NA NA NA
Hg-194 1.106 (c) / / 7.1010 7.1011 7.1013
Hg-195 1.106 / / NA NA NA
Hg-195 m (organique) 1.106 (c) / / 2.1011 2.1012 2.1014
Hg-195 m (inorganique) 1.106 (c) / / 2.1011 2.1012 2.1014
Hg-197 1.107 100 1.102 2.1012 2.1013 2.1015
Hg-197 m 1.106 100 1.102 7.1011 7.1012 7.1014
Hg-199 m 1.106 / / NA NA NA
Hg-203 1.105 10 1.102 3.1011 3.1012 3.1014
Tl-194 1.106 / / NA NA NA
Tl-194 m 1.106 / / NA NA NA
Tl-195 1.106 / / NA NA NA
Tl-197 1.106 / / NA NA NA
Tl-198 1.106 / / NA NA NA
Tl-198 m 1.106 / / NA NA NA
Tl-199 1.106 / / NA NA NA
Tl-200 1.106 10 1.101 5.1010 5.1011 5.1013
Tl-201 1.106 100 1.102 1.1012 1.1013 1.1015
Tl-202 1.106 10 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Tl-204 1.104 1 1.104 2.1013 2.1014 2.1016
Pb-195 m 1.106 / / NA NA NA
Pb-198 1.106 / / NA NA NA
Pb-199 1.106 / / NA NA NA
Pb-200 1.106 / / NA NA NA
Pb-201 1.106 / / 9.1010 9.1011 9.1013
Pb-202 1.106 / / 2.1011 2.1012 2.1014
Pb-202 m 1.106 / / NA NA NA
Pb-203 1.106 10 1.102 2.1011 2.1012 2.1014
Pb-205 1.107 / / NA NA NA
Pb-209 1.106 / / NA NA NA
Pb-210 1.104 (b) / 1.101 (b) 3.1011 3.1012 3.1014
Pb-211 1.106 / / NA NA NA
Pb-212 1.105 (b) / 1.101 (b) 5.1010 5.1011 5.1013
Pb-214 1.106 / / NA NA NA
Bi-200 1.106 / / NA NA NA
Bi-201 1.106 / / NA NA NA
Bi-202 1.106 / / NA NA NA
Bi-203 1.106 / / NA NA NA
Bi-205 1.106 / / 4.1010 4.1011 4.1013
Bi-206 1.105 1 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Bi-207 1.106 0,1 1.101 5.1010 5.1011 5.1013
Bi-210 1.106 / 1.103 8.1012 8.1013 8.1015
Bi-210 m 1.105 (c) / / 3.1011 3.1012 3.1014
Bi-212 1.105 (b) / 1.101 (b) 5.1010 5.1011 5.1013
Bi-213 1.106 / / NA NA NA
Bi-214 1.105 / / NA NA NA
Po-203 1.106 10 1.101 NA NA NA
Po-205 1.106 10 1.101 NA NA NA
Po-206 1.106 / / NA NA NA
Po-207 1.106 10 1.101 NA NA NA
Po-208 1.104 / / NA NA NA
Po-209 1.104 / / NA NA NA
Po-210 1.104 / 1.101 6.1010 6.1011 6.1013
At-207 1.106 / / NA NA NA
At-211 1.107 1000 1.103 5.1011 5.1012 5.1014
Rn-220 1.107 (b) / 1.104 (b) NA NA NA
Rn-222 1.108 (b) / 1.101 (b) 4.1010 4.1011 4.1013
Ra-223 1.105 (b) / 1.102 (b) 1.1011 1.1012 1.1014
Ra-224 1.105 (b) / 1.101 (b) 5.1010 5.1011 5.1013
Ra-225 1.105 10 1.102 1.1011 1.1012 1.1014
Ra-226 1.104 (b) / 1.101 (b) 4.1010 4.1011 4.1013
Ra-227 1.106 100 1.102 NA NA NA
Ra-228 1.105 (b) / 1.101 (b) 3.1010 3.1011 3.1013
Fr-222 1.105 / / NA NA NA
Fr-223 1.106 / / NA NA NA
Ac-224 1.106 / / NA NA NA
Ac-225 1.104 (c) / / 9.1010 9.1011 9.1013
Ac-226 1.105 / / NA NA NA
Ac-227 1.103 (c) / / 4.1010 4.1011 4.1013
Ac-228 1.106 / 1.101 3.1010 3.1011 3.1013
Th-226 1.107 (b) 1000 1.103 (b) NA NA NA
Th-227 1.104 / 1.101 8.1010 8.1011 8.1013
Th-228 1.104 (b) / 1.100 (b) 4.1010 4.1011 4.1013
Th-229 1.103 (b) 0,1 1.100 (b) 1.1010 1.1011 1.1013
Th-230 1.104 / 1.100 7.1010 7.1011 7.1013
Th-231 1.107 / 1.103 1.1013 1.1014 1.1016
Th-232 1.104 / / NA NA NA
Th-232 sec 1.103 (c) / / NA NA NA
Th-234 1.105 (b) / 1.103 (b) 2.1012 2.1013 2.1015
Pa-227 1.106 / / NA NA NA
Pa-228 1.106 / / NA NA NA
Pa-230 1.106 10 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Pa-231 1.103 / 1.100 6.1010 6.1011 6.1013
Pa-232 1.106 / / NA NA NA
Pa-233 1.107 10 1.102 4.1011 4.1012 4.1014
Pa-234 1.106 / / NA NA NA
U-230 1.105 (b) 10 1.101 (b) 4.1010 4.1011 4.1013
U-231 1.107 100 1.102 NA NA NA
U-232 1.103 (b) 0,1 (a) 1.100 (b) 6.1010 6.1011 6.1013
U-233 1.104 1 1.101 7.1010 7.1011 7.1013
U-234 1.104 / 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
U-235 1.104 (b) / 1.101 (b) 8.107 8.108 8.1010
U-236 1.104 10 1.101 2.1011 2.1012 2.1014
U-237 1.106 100 1.102 NA NA NA
U-238 1.104 (b) / 1.101 (b) NA NA NA
U-238 sec 1.103 (c) / / NA NA NA
U-239 1.106 100 1.102 NA NA NA
U-240 1.106 (b) 100 (a) 1.101 (b) NA NA NA
U enrichi
au-delà de 20 %
/ / / 8.107 8.108 8.1010
U enrichi
entre 10 % et 20 %
/ / / 8.108 8.109 8.1011
Np-232 1.106 / / NA NA NA
Np-233 1.107 / / NA NA NA
Np-234 1.106 / / NA NA NA
Np-235 1.107 / / 1.1014 1.1015 1.1017
Np-236
(période 22, 5h)
1.107 / / 8.1011 8.1012 8.1014
Np-236 (période 115000 ans) 1.105 / / 7.109 7.1010 7.1012
Np-237 1.103 (b) 1 (a) 1.100 (b) 7.1010 7.1011 7.1013
Np-238 1.106 / / NA NA NA
Np-239 1.107 100 1.102 5.1011 5.1012 5.1014
Np-240 1.106 10 1.101 NA NA NA
Pu-234 1.107 100 1.102 NA NA NA
Pu-235 1.107 100 1.102 NA NA NA
Pu-236 1.104 1 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Pu-237 1.107 100 1.103 2.1012 2.1013 2.1015
Pu-238 1.104 0,1 1.100 6.1010 6.1011 6.1013
Pu-239 1.104 0,1 1.100 6.1010 6.1011 6.1013
Pu-239/ Be / / / 6.1010 6.1011 6.1013
Pu-240 1.103 0,1 1.100 6.1010 6.1011 6.1013
Pu-241 1.105 10 1.102 3.1012 3.1013 3.1015
Pu-242 1.104 0,1 1.100 7.1010 7.1011 7.1013
Pu-243 1.107 1000 1.103 NA NA NA
Pu-244 1.104 0,1 (a) 1.100 3.108 3.109 3.1011
Pu-245 1.106 / / NA NA NA
Pu-246 1.106 / / NA NA NA
Am-237 1.106 / / NA NA NA
Am-238 1.106 / / NA NA NA
Am-239 1.106 / / NA NA NA
Am-239/ Be / / / 6.1010 6.1011 6.1013
Am-240 1.106 / / NA NA NA
Am-241 1.104 0,1 1.100 6.1010 6.1011 6.1013
Am-241/ Be / / / 6.1010 6.1011 6.1013
Am-242 1.106 1000 1.103 NA NA NA
Am-242 m 1.104 (b) 0,1 (a) 1.100 (b) 3.1011 3.1012 3.1014
Am-243 1.103 (b) 0,1 (a) 1.100 (b) 2.1011 2.1012 2.1014
Am-244 1.106 / / 9.1010 9.1011 9.1013
Am-244 m 1.107 / / NA NA NA
Am-245 1.106 / / NA NA NA
Am-246 1.105 / / NA NA NA
Am-246 m 1.106 / / NA NA NA
Cm-238 1.107 / / NA NA NA
Cm-240 1.105 / / 3.1011 3.1012 3.1014
Cm-241 1.106 / / 1.1011 1.1012 1.1014
Cm-242 1.105 10 1.102 4.1010 4.1011 4.1013
Cm-243 1.104 1 1.100 2.1011 2.1012 2.1014
Cm-244 1.104 1 1.101 5.1010 5.1011 5.1013
Cm-245 1.103 0,1 1.100 9.1010 9.1011 9.1013
Cm-246 1.103 0,1 1.100 2.1011 2.1012 2.1014
Cm-247 1.104 0,1 (a) 1.100 1.109 1.1010 1.1012
Cm-248 1.103 0,1 1.100 5.109 5.1010 5.1012
Cm-249 1.106 / / NA NA NA
Cm-250 1.103 / / NA NA NA
Bk-245 1.106 / / NA NA NA
Bk-246 1.106 / / NA NA NA
Bk-247 1.104 / / 8.1010 8.1011 8.1013
Bk-249 1.106 100 1.103 1.1013 1.1014 1.1016
Bk-250 1.106 / / NA NA NA
Cf-244 1.107 / / NA NA NA
Cf-246 1.106 1000 1.103 NA NA NA
Cf-248 1.104 1 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Cf-249 1.103 0,1 1.100 1.1011 1.1012 1.1014
Cf-250 1.104 1 1.101 1.1011 1.1012 1.1014
Cf-251 1.103 0,1 1.100 1.1011 1.1012 1.1014
Cf-252 1.104 1 1.101 2.1010 2.1011 2.1013
Cf-253 1.105 100 1.102 4.1011 4.1012 4.1014
Cf-254 1.103 1 1.100 3.108 3.109 3.1011
Es-250 1.106 / / NA NA NA
Es-251 1.107 / / NA NA NA
Es-253 1.105 100 1.102 NA NA NA
Es-254 1.104 0,1 (a) 1.101 NA NA NA
Es-254 m 1.106 10 (a) 1.102 NA NA NA
Fm-252 1.106 / / NA NA NA
Fm-253 1.106 / / NA NA NA
Fm-254 1.107 10000 1.104 NA NA NA
Fm-255 1.106 100 1.103 NA NA NA
Fm-257 1.105 / / NA NA NA
Md-257 1.107 / / NA NA NA
Md-258 1.105 / / NA NA NA

(1) L'exemption en concentration de la colonne 3 ne s'applique que pour les matières solides.
/ : lorsqu'il y a un / dans la colonne 2 ou 3, cela signifie qu'il n'y a pas de possibilité générale d'exemption sur le fondement de cette grandeur, toutefois la procédure d'exemption prévue au IV de l'article R. 1333-106 du code de la santé publique ou, lorsqu'il s'agit d'une activité utilisant une substance listée à l'article D. 1333-6-4 de ce même code, celle de dérogation prévue à son article R. 1333-6-1 peuvent être mises en œuvre.
Lorsqu'il y a un / dans la colonne 4, cela signifie qu'il n'y a pas de possibilité d'utiliser le régime de déclaration.
NA : lorsqu'il y a un NA dans les colonnes 5,6 et 7, cela signifie que ces radionucléides ne peuvent pas être des sources scellées de hautes activités et qu'elles ne peuvent pas être catégorisées en catégorie A, B ou C.
(a) Les radionucléides pères ainsi que les radionucléides de filiation dont les doses entrent en ligne de compte dans le calcul de dose (seul le seuil d'exemption du radionucléide père doit alors être pris en considération) sont les suivants :

Radionucléide père Filiation
Fe-52 Mn-52 m
Zn-69 m Zn-69
Sr-90 Y-90
Sr-91 Y-91 m
Zr-95 Nb-95
Zr-97 Nb-97 m, Nb-97
Nb-97 Nb-97 m
Mo-99 Tc-99 m
Mo-101 Tc-101
Ru-103 Rh-103 m
Ru-105 Rh-105 m
Ru-106 Rh-106
Pd-103 Rh-103 m
Pd-109 Ag-109 m
Ag-110 m Ag-110
Cd-109 Ag-109 m
Cd-115 In-115 m
Cd-115 m In-115 m
In-114 m In-114
Sn-113 In-113 m
Sb-125 Te-125 m
Te-127 m Te-127
Te-129 m Te-129
Te-131 m Te-131
Te-132 I-132
Cs-137 Ba-137 m
Ce-144 Pr-144, Pr-144 m
U-232 Th-228, Ra-224, Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208
U-240 Np-240 m, Np-240
Np-237 Pa-233
Pu-244 U-240, Np-240 m, Np-240
Am-242 m Np-238
Am-243 Np-239
Cm-247 Pu-243
Es-254 Bk-250
Es-254 m Fm-254

(b) Les radionucléides pères ainsi que les radionucléides de filiation dont les doses entrent en ligne de compte dans le calcul de dose (seul le seuil d'exemption du radionucléide père doit alors être pris en considération) sont les suivants :

Radionucléide père Filiation
Sr-90 Y-90
Zr-93 Nb-93 m
Zr-97 Nb-97
Ru-106 Rh-106
Ag-108 m Ag-108
Cs-137 Ba-137 m
Ba-140 La-140
Ce-144 Pr-144
Pb-210 Bi-210, Po-210
Pb-212 Bi-212, Tl-208 (0.36), Po-212 (0.64)
Bi-212 Tl-208 (0.36), Po-212 (0.64)
Rn-220 Po-216
Rn-222 Po-218, Pb-214, Bi-214, Po-214
Ra-223 Rn-219, Po-215, Pb-211, Bi-211, Tl-207
Ra-224 Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208 (0.36), Po-212 (0.64)
Ra-226 Rn-222, Po-218, Pb-214, Bi-214, Po-214, Pb-210, Bi-210, Po-210
Ra-228 Ac-228
Th-226 Ra-222, Rn-218, Po-214
Th-228 Ra-224, Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208 (0.36), Po-212 (0.64)
Th-229 Ra-225, Ac-225, Fr-221, At-217, Bi-213, Po-213, Pb-209
Th-234 Pa-234 m
U-230 Th-226, Ra-222, Rn-218, Po-214
U-232 Th-228, Ra-224, Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208 (0.36), Po-212 (0.64)
U-235 Th-231
U-238 Th-234, Pa-234 m
U-240 Np-240 m
Np237 Pa-233
Am-242 m Am-242
Am-243 Np-239

(c) Les radionucléides pères ainsi que les radionucléides de filiation dont les doses entrent en ligne de compte dans le calcul de dose (seul le seuil d'exemption du radionucléide père doit alors être pris en considération) sont les suivants :

Radionucléide père Filiation
Mg-28 Al-28
Ti-44 Sc-44
Fe-60 Co-60 m
Ge-68 Ga-68
Rb-83 Kr-83 m
Sr-80 Rb-80
Sr-82 Rb-82
Y-87 Sr-87m
Tc-95 m Tc-95
Sn-121 m Sn-121
Sn-126 Sb-126 m
Xe-122 I-122
Ce-134 La-134
Pm-148 m Pm-148
Gd-146 Eu-146
Hf-172 Lu-172
W-178 Ta-178
W-188 Re-188
Re-189 Os-189 m
Os-194 Ir-194
Ir-189 Os-189 m
Pt-188 Ir-188
Hg-194 Au-194
Hg-195 m Hg-195
Bi-210 m Tl-206
Ac-225 Fr-221, At-217, Bi-213, Po-213, Tl-209, Pb-209
Ac-227 Fr-223
Th-232 sec Ra-228, Ac-228, Th-228, Ra-224, Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208, Po-212
U-238 sec Th-234, Pa-234 m, U-234, Th-230, Ra-226, Rn-222, Po-218, Pb-214, Bi-214, Pb-210, Bi-210, Po-210, Po-214

Annexe 13-8
Tableau 3.-Radioactivité artificielle dans les matières solides

Radionucléides artificiels Valeur limite
en concentration (kBq/ kg)
H-3 100
Be-7 10
C-14 1
F-18 10
Na-22 0,1
Na-24 1
Si-31 1000
P-32 1000
P-33 1000
S-35 100
Cl-36 1
Cl-38 10
K-42 100
K-43 10
Ca-45 100
Ca-47 10
Sc-46 0,1
Sc-47 100
Sc-48 1
V-48 1
Cr-51 100
Mn-51 10
Mn-52 1
Mn-52 m 10
Mn-53 100
Mn-54 0,1
Mn-56 10
Fe-52 (1) 10
Fe-55 1000
Fe-59 1
Co-55 10
Co-56 0,1
Co-57 1
Co-58 1
Co-58 m 10000
Co-60 0,1
Co-60 m 1000
Co-61 100
Co-62 m 10
Ni-59 100
Ni-63 100
Ni-65 10
Cu-64 100
Zn-65 0,1
Zn-69 1000
Zn-69 m (1) 10
Ga-72 10
Ge-71 10000
As-73 1000
As-74 10
As-76 10
As-77 1000
Se-75 1
Br-82 1
Rb-86 100
Sr-85 1
Sr-85 m 100
Sr-87 m 100
Sr-89 1000
Sr-90 (1) 1
Sr-91 (1) 10
Sr-92 10
Y-90 1000
Y-91 100
Y-91 m 100
Y-92 100
Y-93 100
Zr-93 10
Zr-95 (1) 1
Zr-97 (1) 10
Nb-93 m 10
Nb-94 0,1
Nb-95 1
Nb-97 (1) 10
Nb-98 10
Mo-90 10
Mo-93 10
Mo-99 (1) 10
Mo-101 (1) 10
Tc-96 1
Tc-96 m 1000
Tc-97 10
Tc-97 m 100
Tc-99 1
Tc-99 m 100
Ru-97 10
Ru-103 (1) 1
Ru-105 (1) 10
Ru-106 (1) 0,1
Rh-103 m 10000
Rh-105 100
Pd-103 (1) 1000
Pd-109 (1) 100
Ag-105 1
Ag-110 m (1) 0,1
Ag-111 100
Cd-109 (1) 1
Cd-115 (1) 10
Cd-115 m (1) 100
In-111 10
In-113 m 100
In-114 m (1) 10
In-115 m 100
Sn-113 (1) 1
Sn-125 10
Sb-122 10
Sb-124 1
Sb-125 (1) 0,1
Te-123 m 1
Te-125 m 1000
Te-127 1000
Te-127 m (1) 10
Te-129 100
Te-129 m (1) 10
Te-131 100
Te-131 m (1) 10
Te-132 (1) 1
Te-133 10
Te-133 m 10
Te-134 10
I-123 100
I-125 100
I-126 10
I-129 0,01
I-130 10
I-131 10
I-132 10
I-133 10
I-134 10
I-135 10
Cs-129 10
Cs-131 1000
Cs-132 10
Cs-134 0,1
Cs-134 m 1000
Cs-135 100
Cs-136 1
Cs-137 (1) 0,1
Cs-138 10
Ba-131 10
Ba-140 1
La-140 1
Ce-139 1
Ce-141 100
Ce-143 10
Ce-144 10
Pr-142 100
Pr-143 1000
Nd-147 100
Nd-149 100
Pm-147 1000
Pm-149 1000
Sm-151 1000
Sm-153 100
Eu-152 0,1
Eu-152 m 100
Eu-154 0,1
Eu-155 1
Gd-153 10
Gd-159 100
Tb-160 1
Dy-165 1000
Dy-166 100
Ho-166 100
Er-169 1000
Er-171 100
Tm-170 100
Tm-171 1000
Yb-175 100
Lu-177 100
Hf-181 1
Ta-182 0,1
W-181 10
W-185 1000
W-187 10
Re-186 1000
Re-188 100
Os-185 1
Os-191 100
Os-191 m 1000
Os-193 100
Ir-190 1
Ir-192 1
Ir-194 100
Pt-191 10
Pt-193 m 1000
Pt-197 1000
Pt-197 m 100
Au-198 10
Au-199 100
Hg-197 100
Hg-197 m 100
Hg-203 10
Tl-200 10
Tl-201 100
Tl-202 10
Tl-204 1
Pb-203 10
Bi-206 1
Bi-207 0,1
Po-203 10
Po-205 10
Po-207 10
At-211 1000
Ra-225 10
Ra-227 100
Th-226 1000
Th-229 0,1
Pa-230 10
Pa-233 10
U-230 10
U-231 (1) 100
U-232 (1) 0,1
U-233 1
U-236 10
U-237 100
U-239 100
U-240 (1) 100
Np-237 (1) 1
Np-239 100
Np-240 10
Pu-234 100
Pu-235 100
Pu-236 1
Pu-237 100
Pu-238 0,1
Pu-239 0,1
Pu-240 0,1
Pu-241 10
Pu-242 0,1
Pu-243 1000
Pu-244 (1) 0,1
Am-241 0,1
Am-242 1000
Am-242 m (1) 0,1
Am-243 (1) 0,1
Cm-242 10
Cm-243 1
Cm-244 1
Cm-245 0,1
Cm-246 0,1
Cm-247 (1) 0,1
Cm-248 0,1
Bk-249 100
Cf-246 1000
Cf-248 1
Cf-249 0,1
Cf-250 1
Cf-251 0,1
Cf-252 1
Cf-253 100
Cf-254 1
Es-253 100
Es-254 (1) 0,1
Es-254 m (1) 10
Fm-254 10000
Fm-255 100

(1) Les radionucléides pères ainsi que les radionucléides de filiation dont les doses entrent en ligne de compte dans le calcul de dose (seul le seuil d'exemption du radionucléide père doit alors être pris en considération) sont les suivants :

Radionucléide père Filiation
Fe-52 Mn-52 m
Zn-69 m Zn-69
Sr-90 Y-90
Sr-91 Y-91 m
Zr-95 Nb-95
Zr-97 Nb-97 m, Nb-97
Nb-97 Nb-97 m
Mo-99 Tc-99 m
Mo-101 Tc-101
Ru-103 Rh-103 m
Ru-105 Rh-105 m
Ru-106 Rh-106
Pd-103 Rh-103 m
Pd-109 Ag-109 m
Ag-110 m Ag-110
Cd-109 Ag-109 m
Cd-115 In-115 m
Cd-115 m In-115 m
In-114 m In-114
Sn-113 In-113 m
Sb-125 Te-125 m
Te-127 m Te-127
Te-129 m Te-129
Te-131 m Te-131
Te-132 I-132
Cs-137 Ba-137 m
Ce-144 Pr-144, Pr-144 m
U-232 Th-228, Ra-224, Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208
U-240 Np-240 m, Np-240
Np-237 Pa-233
Pu-244 U-240, Np-240 m, Np-240
Am-242 m Np-238
Am-243 Np-239
Cm-247 Pu-243
Es-254 Bk-250
Es-254 m Fm-254

Créé le 9 novembre 2007

Seuils d'exemption pour l'application de l'article R. 1333-18 et niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité pour l'application de l'article R. 1333-33.

première partie

NUCLÉIDE

QUANTITÉ (Bq)

CONCENTRATION (kBq/kg)

H 3

109

105

Be 7

107

103

Be 10

106

104

C 11

106

10

C 11 monoxyde

109

10

C 11 dioxyde

109

10

C 14

107

104

C 14 monoxyde

1011

108

C 14 dioxyde

1011

107

N 13

108

102

O 15

109

102

F 18

106

10

Ne 19

109

102

Na 22

106

10

Na 24

105

10

Al 26

105

10

Mg 28 +

105

10

Si 31

106

103

Si 32

106

103

S 35

108

105

S 35 composé organique

108

105

S 35 vapeur

109

106

P 32

105

103

P 33

108

105

Cl 36

106

104

Cl 38

105

10

Cl 39

105

10

Ar 37

108

106

Ar 39

104

107

Ar 41

109

102

K 40

106

102

K 42

106

102

K 43

106

10

K 44

105

10

K 45

105

10

Ca 41

107

105

Ca 45

107

104

Ca 47

106

10

Sc 43

106

10

Sc 44

105

10

Sc 44m

107

102

Sc 46

106

10

Sc 47

106

102

Sc 48

105

10

Sc 49

105

103

Ti 44 +

105

10

Ti 45

106

10

V 47

105

10

V 48

105

10

V 49

107

104

Cr 48

106

102

Cr 49

106

10

Cr 51

107

103

Mn 51

105

10

Mn 52

105

10

Mn 52m

105

10

Mn 53

109

104

Mn 54

106

10

Mn 56

105

10

Fe 52

106

10

Fe 55

106

104

Fe 59

106

10

Fe 60 +

105

102

Co 55

106

10

Co 56

105

10

Co 57

106

102

Co 58

106

10

Co 58 m

107

104

Co 60

105

10

Co 60 m

106

103

Co 61

106

102

Co 62 m

105

10

Ni 56

106

10

Ni 57

106

10

Ni 59

108

104

Ni 63

108

105

Ni 65

106

10

Ni 66

107

104

Cu 60

105

10

Cu 61

106

10

Cu 64

106

102

Cu 67

106

102

Zn 62

106

102

Zn 63

105

10

Zn 65

106

10

Zn 69

106

104

Zn 69 m

106

102

Créé le 9 novembre 2007

Seuils d'exemption pour l'application de l'article R. 1333-18 et niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité pour l'application de l'article R. 1333-33.

Deuxième partie

NUCLÉIDE

QUANTITÉ (Bq)

CONCENTRATION

(kBq/kg)

Zn 71 m

106

10

Zn 72

106

102

Ga 65

105

10

Ga 66

105

10

Ga 67

106

102

Ga 68

105

10

Ga 70

106

103

Ga 72

105

10

Ga 73

106

102

Ge 66

106

10

Ge 67

105

10

Ge 68 +

105

10

Ge 69

106

10

Ge 71

108

104

Ge 75

106

103

Ge 77

105

10

Ge 78

106

102

As 69

105

10

As 70

105

10

As 71

106

10

As 72

105

10

As 73

107

103

As 74

106

10

As 76

105

102

As 77

106

103

As 78

105

10

Se 70

106

10

Se 73

106

10

Se 73 m

106

102

Se 75

106

102

Se 79

107

104

Se 81

106

103

Se 81 m

107

103

Se 83

105

10

Br 74

105

10

Br 74 m

105

10

Br 75

106

10

Br 76

105

10

Br 77

106

102

Br 80

105

102

Br 80 m

107

103

Br 82

106

10

Br 83

106

103

Br 84

105

10

Kr 74

109

102

Kr 76

109

102

Kr 77

109

102

Kr 79

105

103

Kr 81

107

104

Kr 81 m

1010

103

Kr 83 m

1012

105

Kr 85

104

105

Kr 85 m

1010

103

Kr 87

109

102

Kr 88

109

102

Rb 79

105

10

Rb 81

106

10

Rb 81m

107

103

Rb 82m

106

10

Rb 83 +

106

102

Rb 84

106

10

Rb 86

105

102

Rb 87

107

104

Rb 88

105

10

Rb 89

105

10

Sr 80 +

107

103

Sr 81

105

10

Sr 82 +

105

10

Sr 83

106

10

Sr 85

106

102

Sr 85m

107

102

Sr 87m

106

102

Sr 89

106

103

Sr 90 +

104

102

Sr 91

105

10

Sr 92

106

10

Y 86

105

10

Y 86m

107

102

Y 87 +

106

10

Y 88

106

10

Y 90

105

103

Y 90m

106

10

Y 91

106

103

Y 91m

106

102

Y 92

105

102

Y 93

105

102

Y 94

105

10

Y 95

105

10

Zr 86

107

102

Zr 88

106

102

Zr 89

106

10

Zr 93 +

107

103

Zr 95

106

10

Zr 97 +

105

10

Nb 88

105

10

Nb 89 (période 2,03 h)

105

10

Nb 89 (période 1,01 h)

105

10

Nb 90

105

10

Nb 93m

107

104

Nb 94

106

10

Nb 95

106

10

Nb 95m

107

102

Nb 96

105

10

Nb 97

106

10

Nb 98

105

10

Mo 90

106

10

Mo 93

108

103

Mo 93m

106

10

Mo 99

106

102

Mo 101

106

10

Tc 93

106

10

Tc 93m

106

10

Tc 94

106

10

Tc 94m

105

10

Tc 95

106

10

Tc 95m +

106

10

Tc 96

106

10

Tc 96m

107

103

Tc 97

108

103

Tc 97m

107

103

Tc 98

106

10

Tc 99

107

104

Tc 99m

107

102

Tc 101

106

102

Tc 104

105

10

Ru 94

106

102

Ru 97

107

102

Ru 103

106

102

Ru 105

106

10

Ru 106 +

105

102

Rh 99

106

10

Rh 99m

106

10

Rh 100

106

10

Rh 101

107

102

Rh 101m

107

102

Rh 102

106

10

Rh 102m

106

102

Rh 103m

108

104

Rh 105

107

102

Rh 106m

105

10

Rh 107

106

102

Pd 100

107

102

Pd 101

106

102

Pd 103

108

103

Pd 107

108

105

Pd 109

106

103

Ag 102

105

10

Ag 103

106

10

Ag 104

106

10

Ag 104m

106

10

Ag 105

106

102

Ag 106

106

10

Ag 106m

106

10

Ag 108m +

106

10

Ag 110m

106

10

Ag 111

106

103

Ag 112

105

10

Ag 115

105

10

Cd 104

107

102

Cd 107

107

103

Cd 109

106

104

Cd 113

106

103

Cd 113m

106

103

Cd 115

106

102

Cd 115m

106

103

Cd 117

106

10

Cd 117m

106

10

In 109

106

10

In 110 (période 4,9 h)

106

10

In 110 (période 69,1 mn)

105

10

In 111

106

102

In 112

106

102

In 113m

106

102

In 114

105

103

In 114m

106

102

In 115

105

103

In 115m

106

102

In 116m

105

10

In 117

106

10

In 117m

106

102

In 119m

105

102

Sn 110

107

102

Sn 111

106

102

Sn 113

107

103

Sn 117m

106

102

Sn 119m

107

103

Sn 121

107

105

Sn 121m +

107

103

Sn 123

106

103

Sn 123m

106

102

Sn 125

105

102

Sn 126 +

105

10

Sn 127

106

10

Sn 128

106

10

Sb 115

106

10

Sb 116

106

10

Sb 116m

105

10

Sb 117

107

102

Sb 118m

106

10

Sb 119

107

103

Sb 120 (période 5,76jours)

106

10

Sb 120 (période15,89 mn)

106

102

Sb 122

104

102

Sb 124

106

10

Sb 124m

106

102

Sb 125

106

102

Sb 126

105

10

Sb 126m

105

10

Sb 127

106

10

Sb 128 (période9,01 h)

105

10

Sb 128 (période10,4 mn)

105

10

Sb 129

106

10

Sb 130

105

10

Sb 131

106

10

Te 116

107

102

Te 121

106

10

Te 121m

106

102

Te 123

106

102

Te 123m

107

102

Te 125m

107

103

Te 127

106

103

Te 127m

107

103

Te 129

106

102

Te 129m

106

103

Te 131

105

102

Te 131m

106

10

Te 132

107

102

Te 133

105

10

Te 133m

105

10

Te 134

106

10

I 120

105

10

I 120m

105

10

I 121

106

102

I 123

107

102

I 124

106

10

I 125

106

103

I 126

106

102

I 128

105

102

I 129

105

102

I 130

106

10

I 131

106

102

I 132

105

10

I 132m

106

102

I 133

106

10

I 134

105

10

I 135

106

10

Xe 120

109

102

Xe 121

109

102

Xe 122 +

109

102

Xe 123

109

102

Xe 125

109

103

Xe 127

105

103

Xe 129m

104

103

Xe 131m

104

104

Xe 133

104

103

Xe 133m

104

103

Xe 135

1010

103

Xe 135m

109

102

Xe 138

109

102

Cs 125

104

10

Cs 127

105

102

Cs 129

105

102

Cs 130

106

102

Cs 131

106

103

Cs 132

105

10

Cs 134

104

10

Cs 134m

105

103

Cs 135

107

104

Cs 135m

106

10

Cs 136

105

10

Cs 137 +

104

10

Cs 138

104

10

Ba 126

107

102

Ba 128

107

102

Ba 131

106

102

Ba 131m

107

102

Ba 133

106

102

Ba 133m

106

102

Ba 135m

106

102

Ba 137m

106

10

Ba 139

105

102

Ba 140 +

105

10

Ba 141

105

10

Ba 142

106

10

La 131

106

10

La 132

106

10

La 135

107

103

La 137

107

103

La 138

106

10

La 140

105

10

La 141

105

102

La 142

105

10

La 143

105

102

Ce 134 +

107

103

Ce 135

106

10

Ce 137

107

103

Ce 137m

106

103

Ce 139

106

102

Ce 141

107

102

Ce 143

106

102

Ce 144 +

105

102

Pr 136

105

10

Pr 137

106

102

Pr 138m

106

10

Pr 139

107

102

Pr 142

105

102

Pr 142m

109

107

Pr 143

106

104

Pr 144

105

102

Pr 145

105

103

Pr 147

105

10

Nd 136

106

102

Nd 138

107

103

Nd 139

106

102

Nd 139m

106

10

Nd 141

107

102

Nd 147

106

102

Nd 149

106

102

Nd 151

105

10

Pm 141

105

10

Pm 143

106

102

Pm 144

106

10

Pm 145

107

103

Pm 146

106

10

Pm 147

107

104

Pm 148

105

10

Pm 148m +

106

10

Pm 149

106

103

Pm 150

105

10

Pm 151

106

102

Sm 141

105

10

Sm 141m

106

10

Sm 142

107

102

Sm 145

107

102

Sm 146

105

10

Sm 147

104

10

Sm 151

108

104

Sm 153

106

102

Sm 155

106

102

Sm 156

106

102

Eu 145

106

10

Eu 146

106

10

Eu 147

106

102

Eu 148

106

10

Eu 149

107

102

Eu 150 (période 34,2 ans)

106

10

Eu 150 (période 12,6 h)

106

103

Eu 152

106

10

Eu 152m

106

102

Eu 154

106

10

Eu 155

107

102

Eu 156

106

10

Eu 157

106

102

Eu 158

105

10

Créé le 9 novembre 2007

Seuils d'exemption pour l'application de l'article R. 1333-18 et niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité pour l'application de l'article R. 1333-33.

Troisième partie

NUCLÉIDE

QUANTITÉ (Bq)

CONCENTRATION

(kBq/kg)

Gd 145

105

10

Gd 146 +

106

10

Gd 147

106

10

Gd 148

104

10

Gd 149

106

102

Gd 151

107

102

Gd 152

104

10

Gd 153

107

102

Gd 159

106

103

Tb 147

106

10

Tb 149

106

10

Tb 150

106

10

Tb 151

106

10

Tb 153

107

102

Tb 154

106

10

Tb 155

107

102

Tb 156

106

10

Tb 156m (période 24,4 h)

107

103

Tb 156m (période 5 h)

107

104

Tb 157

107

104

Tb 158

106

10

Tb 160

106

10

Tb 161

106

103

Dy 155

106

10

Dy 157

106

102

Dy 159

107

103

Dy 165

106

103

Dy 166

106

103

Ho 155

106

102

Ho 157

106

102

Ho 159

106

102

Ho 161

107

102

Ho 162

107

102

Ho 162m

106

10

Ho 164

106

103

Ho 164m

107

103

Ho 166

105

103

Ho 166m

106

10

Ho 167

106

102

Er 161

106

10

Er 165

107

103

Er 169

107

104

Er 171

106

102

Er 172

106

102

Tm 162

106

10

Tm 166

106

10

Tm 167

106

102

Tm 170

106

103

Tm 171

108

104

Tm 172

106

102

Tm 173

106

102

Tm 175

106

10

Yb 162

107

102

Yb 166

107

102

Yb 167

106

102

Yb 169

107

102

Yb 175

107

103

Yb 177

106

102

Yb 178

106

103

Lu 169

106

10

Lu 170

106

10

Lu 171

106

10

Lu 172

106

10

Lu 173

107

102

Lu 174

107

102

Lu 174m

107

102

Lu 176

106

102

Lu 176m

106

103

Lu 177

107

103

Lu 177m

106

10

Lu 178

105

102

Lu 178m

105

10

Lu 179

106

103

Hf 170

106

102

Hf 172 +

106

10

Hf 173

106

102

Hf 175

106

102

Hf 177m

105

10

Hf 178m

106

10

Hf 179m

106

10

Hf 180m

106

10

Hf 181

106

10

Hf 182

106

102

Hf 182m

106

10

Hf 183

106

10

Hf 184

106

102

Ta 172

106

10

Ta 173

106

10

Ta 174

106

10

Ta 175

106

10

Ta 176

106

10

Ta 177

107

102

Ta 178

106

10

Ta 179

107

103

Ta 180

106

10

Ta 180m

107

103

Ta 182

104

10

Ta 182m

106

102

Ta 183

106

102

Ta 184

106

10

Ta 185

105

102

Ta 186

105

10

W 176

106

102

W 177

106

10

W 178 +

106

10

W 179

107

102

W 181

107

103

W 185

107

104

W 187

106

102

W 188 +

105

102

Re 177

106

10

Re 178

106

10

Re 181

106

10

Re 182 (période 64 h)

106

10

Re 182 (période 12,7 h)

106

10

Re 184

106

10

Re 184m

106

102

Re 186

106

103

Re 186m106

107

103

Re 187

109

106

Re 188

105

102

Re 188m

107

102

Re 189 +106

106

102

Os 180

107

102

Os 181

106

10

Os 182

106

102

Os 185

106

10

Os 189m

107

104

Os 191

107

102

Os 191m

107

103

Os 193

106

102

Os 194 +

105

102

Ir 182

105

10

Ir 184

106

10

Ir 185

106

10

Ir 186 (période 15,8 h)

106

10

Ir 186 (période 1,75 h)

106

10

Ir 187

106

102

Ir 188

106

10

Ir 189 +

107

102

Ir 190

106

10

Ir 190m (période 3,1 h)

106

10

Ir 190m (période 1,2 h)

107

104

Ir 192

104

10

Ir 192m

107

102

Ir 193m

107

104

Ir 194

105

102

Ir 194m

106

10

Ir 195

106

102

Ir 195m

106

102

Pt 186

106

10

Pt 188 +

106

10

Pt 189

106

102

Pt 191

106

102

Pt 193

107

104

Pt 193m

107

103

Pt 195m

106

102

Pt 197

106

103

Pt 197m

106

102

Pt 199

106

102

Pt 200

106

102

Au 193

107

102

Au 194

106

10

Au 195

107

102

Au 198

106

102

Au 198m

106

10

Au 199

106

102

Au 200

105

102

Au 200m

106

10

Au 201

106

102

Hg 193

106

102

Hg 193m

106

10

Hg 194 +

106

10

Hg 195

106

102

Hg 195m + (organique)

106

102

Hg 195m + (inorganique)

106

102

Hg 197

107

102

Hg 197m

106

102

Hg 199m

106

102

Hg 203

105

102

Tl 194

106

10

Tl 194m

106

10

Tl 195

106

10

Tl 197

106

102

Tl 198

106

10

Tl 198m

106

10

Tl 199

106

102

Tl 200

106

10

Tl 201

106

102

Tl 202

106

102

Tl 204

104

104

Créé le 9 novembre 2007

Seuils d'exemption pour l'application de l'article R. 1333-18 et niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité pour l'application de l'article R. 1333-33.

Quatrième partie

NUCLÉIDE

QUANTITÉ (Bq)

CONCENTRATION

(kBq/kg)

Pb 195m

106

10

Pb 198

106

102

Pb 199

106

10

Pb 200

106

102

Pb 201

106

10

Pb 202

106

103

Pb 202m

106

10

Pb 203

106

102

Pb 205

107

104

Pb 209

106

105

Pb 210 +

104

10

Pb 211

106

102

Pb 212 +

105

10

Pb 214

106

102

Bi 200

106

10

Bi 201

106

10

Bi 202

106

10

Bi 203

106

10

Bi 205

106

10

Bi 206

105

10

Bi 207

106

10

Bi 210

106

103

Bi 210m +

105

10

Bi 212 +

105

10

Bi 213

106

102

Bi 214

105

10

Po 203

106

10

Po 205

106

10

Po 206

106

10

Po 207

106

10

Po 208

104

10

Po 209

104

10

Po 210

104

10

At 207

106

10

At 211

107

103

Rn 220 +

107

104

Rn 222 +

108

10

Ra 223 +

105

102

Ra 224 +

105

10

Ra 225

105

102

Ra 226 +

104

10

Ra 227

106

102

Ra 228 +

105

10

Fr 222

105

103

Fr 223

106

102

Ac 224

106

102

Ac 225 +

104

10

Ac 226

105

102

Ac 227 +

103

10-1

Ac 228

106

10

Th 226 +

107

103

Th 227

104

10

Th 228 +

104

1

Th 229 +

103

1

Th 230

104

1

Th 231

107

103

Th 232

104

10

Th 232sec

103

1

Th 234 +

105

103

Pa 227

106

103

Pa 228

106

10

Pa 230

106

10

Pa 231

103

1

Pa 232

106

10

Pa 233

107

102

Pa 234

106

10

U 230 +

105

10

U 231

107

102

U 232 +

103

1

U 233

104

10

U 234

104

10

U 235 +

104

10

U 236

104

10

U 237

106

102

U 238 +

104

10

U 238sec

103

1

U 239

106

102

U 240

107

103

U 240 +

106

10

Np 232

106

10

Np 233

107

102

Np 234

106

10

Np 235

107

103

Np 236 (période 115 000 ans)

105

102

Np 236 (période 22,5 h)

107

103

Np 237 +

103

1

Np 238

106

102

Np 239

107

102

Np 240

106

10

Pu 234

107

102

Pu 235

107

102

Pu 236

104

10

Pu 237

107

103

Pu 238

104

1

Pu 239

104

1

Pu 240

103

1

Pu 241

105

102

Pu 242

104

1

Pu 243

107

103

Pu 244

104

1

Pu 245

106

102

Pu 246

106

102

Am 237

106

102

Am 238

106

10

Am 239

106

102

Am 240

106

10

Am 241

104

1

Am 242

106

103

Am 242m +

104

1

Am 243 +

103

1

Am 244

106

10

Am 244m

107

104

Am 245

106

103

Am 246

105

10

Am 246m

106

10

Cm 238

107

102

Cm 240

105

102

Cm 241

106

102

Cm 242

105

102

Cm 243

104

1

Cm 244

104

10

Cm 245

103

1

Cm 246

103

1

Cm 247

104

1

Cm 248

103

1

Cm 249

106

103

Cm 250

103

10-1

Bk 245

106

102

Bk 246

106

10

Bk 247

104

1

Bk 249

106

103

Bk 250

106

10

Cf 244

107

104

Cf 246

106

103

Cf 248

104

10

Cf 249

103

1

Cf 250

104

10

Cf 251

103

1

Cf 252

104

10

Cf 253

105

102

Cf 254

103

1

Es 250

106

102

Es 251

107

102

Es 253

105

102

Es 254

104

10

Es 254m

106

102

Fm 252

106

103

Fm 253

106

102

Fm 254

107

104

Fm 255

106

103

Fm 257

105

10

Md 257

107

102

Md 258

105

102

Créé le 9 novembre 2007

Seuils d'exemption pour l'application de l'article R. 1333-18 et niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité pour l'application de l'article R. 1333-33.

Liste des nucléides en équilibre séculaire

NUCLÉIDE PÈRE

NUCLÉIDES DESCENDANTS

Mg 28 +.

Al 28.

Ti 44 +.

Sc 44.

Fe 60 +.

Co 60m.

Ge 68 +.

Ga 68.

Rb 83 +.

Kr 83m.

Sr 80 +.

Rb 80.

Sr 82 +.

Rb 82.

Sr 90 +.

Y 90.

Y 87 +.

Sr 87m.

Zr 93 +.

Nb 93m.

Zr 97 +.

Nb 97.

Tc 95m +.

Tc 95.

Ru 106 +.

Rh 106.

Ag 108m +.

Ag 108.

Sn 121m +.

Sn 121.

Sn 126 +.

Sb 126m.

Xe 122 +.

I 122.

Cs 137 +.

Ba 137.

Ba 140 +.

La 140.

Ce 134 +.

La 134.

Ce 144 +.

Pr 144.

Pm 148m +.

Pm 148.

Gd 146 +.

Eu 146.

Hf 172 +.

Lu 172.

W 178 +.

Ta 178.

W 188 +.

Re 188.

Re 189 +.

Os 189m.

Os 194 +.

Ir 194.

Ir 189 +.

Os 189m.

Pt 188 +.

Ir 188.

Hg 194 +.

Au 194.

Hg 195m +.

Hg 195.

Pb 210 +.

Bi 210, Po 210.

Pb 212 +.

Bi 212, Tl 208, Po 212.

Bi 210m +.

Tl 206.

Bi 212 +.

Tl 208, Po 212.

Rn 220 +.

Po 216.

Rn 222 +.

Po 218, Pb 214, Bi 214, Po 214.

Ra 223 +.

Rn 219, Po 215, Pb 211, Bi 211, Tl 207.

Ra 224 +.

Rn 220, Po 216, Pb 212, Bi 212, Tl 208, Po 212.

Ra 226 +.

Rn 222, Po 218, Pb 214, Bi 214, Pb 210, Bi 210, Po 210, Po 214.

Ra 228 +.

Ac 228.

Ac 225 +.

Fr 221, At 217, Bi 213, Po 213, Tl 209, Pb 209.

Ac 227 +.

Fr 223.

Th 226 +.

Ra 222, Rn 218, Po 214.

Th 228 +.

Ra 224, Rn 220, Po 216, Pb 212, Bi 212, Tl 208, Po 212.

Th 229 +.

Ra 225, Ac 225, Fr 221, At 217, Bi 213, Po 213, Pb 209.

Th 232sec.

Ra 228, Ac 228, Th 228, Ra 224, Rn 220, Po 216, Pb 212,

Bi 212, Tl 208, Po 212.

Th 234 +.

Pa 234m.

U 230 +.

Th 226, Ra 222, Rn 218, Po 214.

U 232 +.

Th 228, Ra 224, Rn 220, Po 216, Pb 212, Bi 212, Tl 208, Po 212.

U 235 +.

Th 231.

U 238 +.

Th 234, Pa 234m.

U 238sec.

Th 234, Pa 234m, U 234, Th 230, Ra 226, Rn 222,

Po 218, Pb 214, Bi 214, Pb 210, Bi 210, Po 210, Po 214.

U 240 +.

Np 240.

Np 237 +.

Pa 233.

Am 242m +.

Am 242.

Am 243 +.

Np 239.

Créé le 9 novembre 2007

Seuils d'exemption pour l'application de l'article R. 1333-18 et niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité pour l'application de l'article R. 1333-33.

Niveaux d'activité définissant une source scellée de haute activité

RADIONUCLÉIDE

NIVEAU D'ACTIVITÉ

(en Bq)

H 3

4.1011

Be 7

2.1011

Be 10

4.1011

C 11

1.1010

C 14

4.1011

N 13

9.109

F 18

1.1010

Na 22

5.109

Na 24

2.109

Mg 28 (a)

3.109

Al 26

1.109

Si 31

6.109

Si 32

4.1011

P 32

5.109

P 33

4.1011

S 35

4.1011

Cl 36

1.1011

Cl 38

2.109

Ar 37

4.1011

Ar 39

4.1011

Ar 41

3.109

K 40

9.109

K 42

2.109

K 43

7.109

Ca 41

Illimité

Ca 45

4.1011

Ca 47 (a)

3.1010

Sc 44

5.109

Sc 46

5.109

Sc 47

1.1011

Sc 48

3.109

Ti 44 (a)

5.109

V 48

4.109

V 49

4.1011

Cr 51

3.1011

Mn 52

3.109

Mn 53

Illimité

Mn 54

1.1010

Mn 56

3.109

Fe 52 (a)

3.109

Fe 55

4.1011

Fe 59

9.109

Fe 60 (a)

4.1011

Co 55

5.109

Co 56

3.109

Co 57

1.1011

Co 58

1.1010

Co 58m

4.1011

Co 60

4.109

Ni 59

Illimité

Ni 63

4.1011

Ni 65

4.109

Cu 64

6.1010

Cu 67

1.1011

Zn 65

2.1010

Zn 69

3.1010

Zn 69m (a)

3.1010

Ga 67

7.1010

Ga 68

5.109

Ga 72

4.109

Ge 68 (a)

5.109

Ge 71

4.1011

Ge 77

3.109

As 72

3.109

As 73

4.1011

As 74

1.1010

As 76

3.109

As 77

2.1011

Se 75

3.1010

Se 79

4.1011

Br 76

4.109

Br 77

3.1010

Br 82

4.109

Kr 81

4.1011

Kr 85

1.1011

Kr 85m

8.1010

Kr 87

2.109

Rb 81

2.1010

Rb 83 (a)

2.1010

Rb 84

1.1010

Rb 86

5.109

Rb 87

Illimité

Rb nat

Illimité

Sr 82 (a)

2.109

Sr 85

2.1010

Sr 85m

5.1010

Sr 87m

3.1010

Sr 89

6.109

Sr 90 (a)

3.109

Sr 91 (a)

3.109

Sr 92 (a)

1.1010

Y 87 (a)

1.1010

Y 88

4.109

Y 90

3.109

Y 91

6.109

Y 91m

2.1010

Y 92

2.109

Y 93

3.109

Zr 88

3.1010

Zr 93

Illimité

Zr 95 (a)

2.1010

Zr 97 (a)

4.109

Nb 93m

4.1011

Nb 94

7.109

Nb 95

1.1010

Nb 97

9.109

Mo 93

4.1011

Mo 99 (a)

1.1010

Tc 95m (a)

2.1010

Tc 96

4.109

Tc 96m (a)

4.109

Tc 97

Illimité

Tc 97m

4.1011

Tc 98

8.109

Tc 99

4.1011

Tc 99m

1.1011

Ru 97

5.1010

Ru 103 (a)

2.1010

Ru 105

1.1010

Ru 106 (a)

2.109

Rh 99

2.1010

Rh 101

4.1010

Rh 102

5.109

Rh 102m

2.1010

Rh 103m

4.1011

Rh 105

1.1011

Pd 103 (a)

4.1011

Pd 107

Illimité

Pd 109

2.1010

Ag 105

2.1010

Ag 108m (a)

7.109

Ag 110m (a)

4.109

Ag 111

2.1010

Cd 109

3.1011

Cd 113m

4.1011

Cd 115 (a)

3.1010

Cd 115m

5.109

In 111

3.1010

In 113m

4.1010

In 114m (a)

1.1011

In 115m

7.1010

Sn 113 (a)

4.1010

Sn 117m

7.1010

Sn 119m

4.1011

Sn 121m (a)

4.1011

Sn 123

8.109

Sn 125

4.109

Sn 126 (a)

6.109

Sb 122

4.109

Sb 124

6.109

Sb 125

2.1010

Sb 126

4.109

Te 121

2.1010

Te 121m

5.1010

Te 123m

8.1010

Te 125m

2.1011

Te 127

2.1011

Te 127m (a)

2.1011

Te 129

7.109

Te 129m (a)

8.109

Te 131m (a)

7.109

Te 132 (a)

5.109

I 123

6.1010

I 124

1.1010

I 125

2.1011

I 126

2.1010

I 129

Illimité

I 131

3.1010

I 132

4.109

I 133

7.109

I 134

3.109

I 135 (a)

6.109

Xe 122 (a)

4.109

Xe 123

2.1010

Xe 127

4.1010

Xe 131m

4.1011

Xe 133

2.1011

Xe 135

3.1010

Cs 129

4.1010

Cs 131

3.1011

Cs 132

1.1010

Cs 134

7.109

Cs 134m

4.1011

Cs 135

4.1011

Cs 136

5.109

Cs 137 (a)

2.1010

Ba 131 (a)

2.1010

Ba 133

3.1010

Ba 133m

2.1011

Ba 140 (a)

5.109

La 137

3.1011

La 140

4.109

Ce 139

7.1010

Ce 141

2.1011

Ce 143

9.109

Ce 144 (a)

2.109

Pr 142

4.109

Pr 143

3.1010

Nd 147

6.1010

Nd 149

6.109

Pm 143

3.1010

Pm 144

7.109

Pm 145

3.1011

Pm 147

4.1011

Pm 148m (a)

8.109

Pm 149

2.1010

Pm 151

2.1010

Sm 145

1.1011

Sm 147

Illimité

Sm 151

4.1011

Sm 153

9.1010

Eu 147

2.1010

Eu 148

5.109

Eu 149

2.1011

Eu 150 (période 12,6 h)

2.1010

Eu 150 (période 34,2 ans)

7.109

Eu 152

1.1010

Eu 152m

8.109

Eu 154

9.109

Eu 155

2.1011

Eu 156

7.109

Gd 146 (a)

5.109

Gd 148

2.1011

Gd 153

1.1011

Gd 159

3.1010

Tb 157

4.1011

Tb 158

1.1010

Tb 160

1.1010

Dy 159

2.1011

Dy 165

9.109

Dy 166 (a)

9.109

Ho 166

4.109

Ho 166m

6.109

Er 169

4.1011

Er 171

8.109

Tm 167

7.1010

Tm 170

3.1010

Tm 171

4.1011

Yb 169

4.1010

Yb 175

3.1011

Lu 172

6.109

Lu 173

8.1010

Lu 174

9.1010

Lu 174m

2.1011

Lu 177

3.1011

Hf 172 (a)

6.109

Hf 175

3.1010

Hf 181

2.1010

Hf 182

Illimité

Ta 178 vie longue

1.1010

Ta 179

3.1011

Ta 182

9.109

W 178 (a)

9.1010

W 181

3.1011

W 185

4.1011

W 187

2.1010

W 188 (a)

4.109

Re 184

1.1010

Re 184m

3.1010

Re 186

2.1010

Re 187

Illimité

Re 188

4.109

Re 189 (a)

3.1010

Re nat

Illimité

Os 185

1.1010

Os 191

1.1011

Os 191m

4.1011

Os 193

2.1010

Os 194 (a)

3.109

Ir 189 (a)

1.1011

Ir 190

7.109

Ir 192

1.1010

Ir 194

3.109

Pt 188 (a)

1.1010

Pt 191

4.1010

Pt 193

4.1011

Pt 193m

4.1011

Pt 195m

1.1011

Pt 197

2.1011

Pt 197m

1.1011

Au 193

7.1010

Au 194

1.1010

Au 195

1.1011

Au 198

1.1010

Au 199

1.1011

Hg 194 (a)

1.1010

Hg 195m (a)

3.1010

Hg 197

2.1011

Hg 197m

1.1011

Hg 203

5.1010

Tl 200

9.109

Tl 201

1.1011

Tl 202

2.1010

Tl 204

1.1011

Pb 201

1.1010

Pb 202

4.1011

Pb 203

4.1010

Pb 205

Illimité

Pb 210 (a)

1.1010

Pb 212 (a)

7.109

Bi 205

7.109

Bi 206

3.109

Bi 207

7.109

Bi 210

1.1010

Bi 210 m (a)

6.109

Bi 212 (a)

7.109

Po 210

4.1011

At 211 (a)

2.1011

Rn 222 (a)

3.109

Ra 223 (a)

4.109

Ra 224 (a)

4.109

Ra 225 (a)

2.109

Ra 226 (a)

2.109

Ra 228 (a)

6.109

Ac 225 (a)

8.109

Ac 227 (a)

9.109

Ac 228

6.109

Th 227

1.1011

Th 228 (a)

5.109

Th 229

5.1010

Th 230

1.1011

Th 231

4.1011

Th 232

Illimité

Th 234 (a)

3.109

Th naturel

Illimité

Pa 230 (a)

2.1010

Pa 231

4.1010

Pa 233

5.1010

U 230 absorption pulmonaire rapide et moyenne(a) (c) (d)

4.1011

U 230 absorption pulmonaire lente (a) (e)

3.1011

U 232 absorption pulmonaire rapide (c) et moyenne (d)

4.1011

U 232 absorption pulmonaire lente(e)

1.1011

U 233 (c) (d) (e)

4.1011

U 234 (c) (d) (e)

4.1011

U 235 tous types d'absorption pulmonaire rapide (a) (c) (d) (e)

Illimité

U 236 absorption pulmonaire rapide (c)

Illimité

U 236 absorption pulmonaire moyenne (c) et lente (e)

4.1011

U 238 tous types d'absorption pulmonaire rapide (c) (d) (e)

Illimité

U appauvri

Illimité

U enrichi < 20 %(f)

Illimité

U naturel

Illimité

Np 235

4.1011

Np 236 (période 22,5 h)

2.1011

Np 236 (période 115 000 ans)

9.1010

Np 237

2.1011

Np 239

7.1010

Pu 236

3.1011

Pu 237

2.1011

Pu 238

1.1011

Pu 239

1.1011

Pu 240

1.1011

Pu 241 (a)

4.1011

Pu 242

1.1011

Pu 244 (a)

4.109

Am 241 (b)

1.1011

Am 242 m (a)

1.1011

Am 243 (a)

5.1010

Cm 240

4.1011

Cm 241

2.1010

Cm 242

4.1011

Cm 243

9.1010

Cm 244

2.1011

Cm 245

9.1010

Cm 246

9.1010

Cm 247 (a)

3.1010

Cm 248

2.108

Bk 247

8.1010

Bk 249 (a)

4.1011

Cf 248

4.1011

Cf 249

3.1010

Cf 250

2.1011

Cf 251

7.1010

Cf 252

1.109

Cf 253 (a)

4.1011

Cf 254

1.107

(a) Les niveaux d'activité incluent les contributions des radionucléides descendants dont la période est inférieure à dix jours, selon la liste suivante :

Mg-28 Al-28 ;

Ca-47 Se-47 ;

Ti-44 Sc-44

Fe-52 Mn-52 m ;

Fe-60 Co-60 m ;

Zn-69 m Zn-69 ;

Ge-68 Ga-68 ;

Rb-83 Kr-83 m ;

Sr-82 Rb-82 ;

Sr-90 Y-90 ;

Sr-91 Y-91 m ;

Sr-92 Y-92 ;

Y-87 Sr-87 m ;

Zr-95 Nb-95 m ;

Zr-97 Nb-97 m, Nb-97 ;

Mo-99 Tc-99 m ;

Tc-95 m Tc-95 ;

Tc-96 m Tc-96 ;

Ru-103 Rh-103 m ;

Ru-106 Rh-106 ;

Pd-103 Rh-103 m ;

Ag-108 m Ag-108 ;

Ag-110 m Ag-110 ;

Cd-115 In-115 m ;

In-114 m In-114 ;

Sn-113 In-113 m ;

Sn-121 m Sn-121 ;

Sn-126 Sb-126 m ;

Te-127 m Te-127 ;

Te-129 m Te-129 ;

Te-131 m Te-131 ;

Te-132 I-132 ;

I.-135 Xe-135 m ;

Xe-122 I-122 ;

Cs-137 Ba-137 m ;

Ba-131 Cs-131 ;

Ba-140 La-140 ;

Ce-144 Pr-144 m, Pr-144 ;

Pm-148 m Pm-148 ;

Gd-146 Eu-146 ;

Dy-166 Ho-166 ;

Hf-172 Lu-172 ;

W-178 Ta-178 ;

W-188 Re-188 ;

Re-189 Os-189 m ;

Os-194 Ir-194 ;

Ir-189 Os-189 m ;

Pt-188 Ir-188 ;

Hg-194 Au-194 ;

Hg-195 m Hg-195 ;

Pb-210 Bi-210 ;

Pb-212 Bi-212, Tl-208, Po-212 ;

Bi-210 m Tl-206 ;

Bi-212 Tl-208, Po-212 ;

At-211 Po-211 ;

Rn-222 Po-218, Pb-214, At-218, Bi-214, Po-214 ;

Ra-223 Rn-219, Po-215, Pb-211, Bi-211, Po-211, Tl-207 ;

Ra-224 Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208, Po-212 ;

Ra-225 Ac-225, Fr-221, At-217, Bi-213, Tl-209, Po-213, Pb-209 ;

Ra-226 Rn-222, Po-218, Pb-214, At-218, Bi-214, Po-214 ;

Ra-228 Ac-228 ;

Ac-225 Fr-221, At-217, Bi-213, Tl-209, Po-213, Pb-209 ;

Ac-227 Fr-223 ;

Th-228 Ra-224, Rn-220, Po-216, Pb-212, Bi-212, Tl-208, Po-212 ;

Th-234 Pa-234 m, Pa-234 ;

Pa-230 Ac-226, Th-226, Fr-222, Ra-222, Rn-218, Po-214 ;

U-230 Th-226, Ra-222, Rn-218, Po-214 ;

U-235 Th-231 ;

Pu-241 U-237 ;

Pu-244 U-240, Np-240 m ;

Am-242 m Am-242, Np-238 ;

Am-243 Np-239 ;

Cm-247 Pu-243 ;

Bk-249 Am-245 ;

Cf-253 Cm-249.

(b) Y compris les sources neutroniques au béryllium.

(c) Ces valeurs ne s'appliquent qu'aux formes d'uranium suivantes : UF6, UO2F2 and UO2(NO3)2.

(d) Ces valeurs ne s'appliquent qu'aux formes d'uranium suivantes : UO3, UF4, UCl4 et composés hexavalents.

(e) Ces valeurs s'appliquent à toutes les autres formes de l'uranium que celles spécifiées dans (d) et (e) ci-dessus.

(f) Cette valeur s'applique uniquement à l'uranium non irradié.

Créé le 27 mai 2003 · En vigueur depuis le 1 février 2012

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Programmes de repérage de l'amiante

Résumé. Ceci est un guide pour trouver l'amiante dans les bâtiments, en listant les parties à vérifier.

PROGRAMMES DE REPÉRAGE DE L'AMIANTE MENTIONNÉS AUX ARTICLES R. 1334-20, R. 1334-21 ET R. 1334-22

Liste A mentionnée à l'article R. 1334-20

COMPOSANT À SONDER OU À VÉRIFIER
Flocages
Calorifugeages
Faux plafonds

Liste B mentionnée à l'article R. 1334-21

COMPOSANT DE LA CONSTRUCTION PARTIE DU COMPOSANT À VÉRIFIER OU À SONDER

1. Parois verticales intérieures

Murs et cloisons "en dur" et poteaux (périphériques et intérieurs).

Cloisons (légères et préfabriquées), gaines et coffres.

Enduits projetés, revêtements durs (plaques menuiserie, amiante-ciment) et entourages de poteaux (carton, amiante-ciment, matériau sandwich, carton + plâtre), coffrage perdu.

Enduits projetés, panneaux de cloisons.

2. Planchers et plafonds

Plafonds, poutres et charpentes, gaines et coffres.

Planchers.

Enduits projetés, panneaux collés ou vissés.

Dalles de sol.

3. Conduits, canalisations et équipements intérieurs

Conduits de fluides (air, eau, autres fluides...).

Clapets/ volets coupe-feu.

Portes coupe-feu.

Vide-ordures.

Conduits, enveloppes de calorifuges.

Clapets, volets, rebouchage.

Joints (tresses, bandes).

Conduits.

4. Eléments extérieurs

Toitures.

Bardages et façades légères.

Conduits en toiture et façade.

Plaques, ardoises, accessoires de couverture (composites, fibres-ciment), bardeaux bitumineux.

Plaques, ardoises, panneaux (composites, fibres-ciment).

Conduits en amiante-ciment : eaux pluviales, eaux usées, conduits de fumée.

Liste C mentionnée à l'article R. 1334-22

COMPOSANT DE LA CONSTRUCTION PARTIE DU COMPOSANT À VÉRIFIER OU À SONDER

1. Toiture et étanchéité

Plaques ondulées.

Ardoises.

Eléments ponctuels.

Revêtements bitumineux d'étanchéité.

Accessoires de toitures.

Plaques en fibres-ciment.

Ardoises composite, ardoises en fibres-ciment.

Conduits de cheminée, conduits de ventilation... Bardeaux d'asphalte ou bitume ("shingle"), pare-vapeur, revêtements et colles.

Rivets, faîtages, closoirs...

2. Façades

Panneaux-sandwichs.

Bardages.

Appuis de fenêtres.

Plaques, joints d'assemblage, tresses....

Plaques et "bacs" en fibres-ciment, ardoises en fibres-ciment, isolants sous bardage.

Eléments en fibres-ciment.

3. Parois verticales intérieures et enduits

Murs et cloisons.

Poteaux (périphériques et intérieurs).

Cloisons légères ou préfabriquées.

Gaines et coffres verticaux.

Portes coupe-feu, portes pare-flammes.

Flocages, enduits projetés, revêtements durs (plaques planes en fibres-ciment), joints de dilatation.

Flocages, enduits projetés, joints de dilatation, entourage de poteaux (carton, fibres-ciment, matériau sandwich, carton + plâtre), peintures intumescentes, panneaux de cloisons, jonction entre panneaux préfabriqués et pieds/ têtes de cloisons : tresse, carton, fibres-ciment.

Flocage, enduits projetés ou lissés ou talochés ayant une fonction coupe-feu, panneaux.

Vantaux et joints.

4. Plafonds et faux plafonds

Plafonds.

Poutres et charpentes (périphériques et intérieures).

Interfaces entre structures.

Gaines et coffres horizontaux.

Faux plafonds.

Flocages, enduits projetés, panneaux collés ou vissés, coffrages perdus (carton-amiante, fibres-ciment, composite).

Flocages, enduits projetés, peintures intumescentes.

Rebouchage de trémies, jonctions avec la façade, calfeutrements, joints de dilatation.

Flocages, enduits projetés, panneaux, jonction entre panneaux.

Panneaux et plaques.

5. Revêtements de sol et de murs

Revêtements de sol (l'analyse doit concerner chacune des couches du revêtement).

Revêtement de murs

Dalles plastiques, colles bitumineuses, les plastiques avec sous-couche, chape maigre, calfeutrement des passages de conduits, revêtement bitumineux des fondations.

Sous-couches des tissus muraux, revêtements durs (plaques menuiserie, fibres-ciment), colles des carrelages.

6. Conduits, canalisations et équipements

Conduits de fluides (air, eaux, autres fluides).

Conduits de vapeur, fumée, échappement.

Clapets/ volets coupe-feu.

Vide-ordures.

Calorifugeage, enveloppe de calorifuge, conduits en fibres-ciment.

Conduit en fibres-ciment, joints entre éléments, mastics, tresses, manchons.

Clapet, volet, rebouchage.

Conduit en fibres-ciment.

7. Ascenseurs et monte-charge

Portes palières.

Trémie, machinerie.

Portes et cloisons palières.

Flocage, bourre, mur/ plancher, joint mousse.

8. Equipements divers

Chaudières, tuyauteries, étuves, groupes électrogènes, convecteurs et radiateurs, aérothermes...

Bourres, tresses, joints, calorifugeages, peinture anticondensation, plaques isolantes (internes et externes), tissu amiante.

9. Installations industrielles

Fours, étuves, tuyauteries...

Bourre, tresses, joints, calorifugeages, peinture anticondensation, plaques isolantes, tissu amiante, freins et embrayages.

10. Coffrages perdus

Coffrages et fonds de coffrages perdus.

Eléments en fibres-ciment.

Créé le 27 mai 2003

VALEURS ADMISES DE L'ÉMERGENCE MENTIONNÉE À L'ARTICLE R. 1336-9

Les valeurs admises de l'émergence sont calculées à partir des valeurs de :

1° 5 décibels A (dB A) en période diurne (de 7 heures à 22 heures) ;

2° 3 décibels A (dB A) en période nocturne (de 22 heures à 7 heures) ;

Valeurs auxquelles s'ajoute un terme correctif, fonction de la durée cumulée d'apparition du bruit particulier, selon le tableau ci-après :

(Tableau non reproduit. Voir le fac-similé du JO n° 122 du 27 mai 2003 p. 37006 à 37231).

Créé le 1 octobre 2005

CONVENTION CONSTITUTIVE TYPE DES GROUPEMENTS RÉGIONAUX OU TERRITORIAUX DE SANTÉ PUBLIQUE MENTIONNÉE À L'ARTICLE D. 1411-26

Vu le code de la santé publique, notamment le chapitre Ier du titre Ier du livre IV de la première partie ;

Vu la délibération du conseil de l'union régionale des caisses d'assurance maladie (ou de la caisse générale de sécurité sociale ou de la caisse de prévoyance sociale) de ........... en date du ........... ;

Vu la délibération du conseil de la caisse régionale d'assurance maladie (ou de la caisse générale de sécurité sociale ou de la caisse de prévoyance sociale) de ........... en date du ........... ;

Vu la délibération du conseil d'administration de ........... en date du ........... (à compléter pour chaque établissement public de l'Etat adhérent ...........) ;

A compléter, selon les adhésions constatées, par :

Vu la délibération du conseil régional (ou de l'assemblée) de ........... en date du ........... ;

Vu la délibération du conseil général de ........... en date du ........... ;

Vu la délibération du conseil municipal de ........... en date du ........... ;

Vu la délibération de l'assemblée du groupement de communes de ........... en date du ........... ;

Il est constitué entre :

- l'Etat, représenté par le préfet de ...........;

- l'agence régionale de l'hospitalisation de ..........., représentée par ........... ;

- l'union régionale des caisses d'assurance maladie (ou la caisse générale de sécurité sociale ou la caisse de prévoyance sociale) de ..........., représentée par ........... ;

- la caisse régionale d'assurance maladie (ou la caisse générale de sécurité sociale ou la caisse de prévoyance sociale) de ..........., représentée par ........... ;

- l'établissement public (préciser la dénomination pour chaque établissement public de l'Etat adhérent), représenté par ........... ;

A compléter, selon les adhésions constatées, par :

- la région (ou l'assemblée) de ..........., représentée par........... ;

- le département de ..........., représenté par ........... ;

- la commune de ..........., représentée par ........... ;

- le groupement de communes de ..........., représenté par ...........,

un groupement d'intérêt public, dont ils sont membres fondateurs, régi par les textes du code de la santé publique susvisés ainsi que par les dispositions de la présente convention.

TITRE Ier : CONSTITUTION

Article Ier

Dénomination

La dénomination du groupement est "groupement régional de santé publique de .......... " ou "groupement territorial de santé publique de ..........".

Article 2

Siège

Le siège social du groupement est fixé à

Il peut être transféré en tout autre lieu par décision du conseil d'administration.

Article 3

Objet

Le groupement a pour objet d'exercer les missions et attributions définies au chapitre Ier du titre Ier du livre IV de la première partie du code de la santé publique.

Article 4

Date de constitution

Le groupement jouit de la personnalité morale à compter de la date de publication de l'arrêté d'approbation de la présente convention constitutive.

Article 5

Engagements des membres

Les membres du groupement apportent leur contribution à la réalisation des objectifs du plan régional de santé publique et soutiennent les programmes dont la mise en oeuvre incombe au groupement. Ils s'engagent notamment à :

- coordonner leurs interventions dans le domaine de la santé publique, en particulier dans le cadre de conventions ;

- promouvoir les mesures susceptibles d'améliorer l'efficacité et l'efficience dans l'utilisation des ressources disponibles ;

- favoriser la coopération des acteurs de terrain dans la conduite des projets et si nécessaire l'émergence de nouveaux opérateurs ;

- mettre à disposition du groupement les données régionales et infrarégionales de nature sanitaire, sociale ou médico-sociale nécessaires au bon exercice de ses missions ;

- participer à la mise en place des moyens nécessaires au suivi et à l'évaluation des actions de santé publique.

Dans leurs rapports avec les tiers, les membres du groupement ne sont pas solidaires, sans préjudice du droit de poursuivre le groupement. Ils sont tenus des dettes proportionnellement à leur contribution calculée selon les modalités fixées à l'article 13.

Article 6

Adhésion

La demande d'adhésion d'un nouveau membre est formalisée par une lettre motivée adressée au président du groupement et dans laquelle il déclare avoir pris connaissance des dispositions de la présente convention et s'engage à en respecter toutes les dispositions.

Conformément aux dispositions de l'article L. 1411-16 du code de la santé publique, la décision est prise par le conseil d'administration, qui en précise la date d'effet.

Article 7

Retrait

Tout membre du groupement que l'article L. 1411-15 du code de la santé publique ne désigne pas comme membre de droit peut, à l'expiration d'une année civile, se retirer du groupement.

Il doit notifier son intention par lettre recommandée au président du groupement avant le 1er octobre.

Après avoir vérifié que le membre s'est acquitté de ses obligations à l'égard du groupement, le conseil d'administration constate le retrait.

Article 8

Exclusion

L'exclusion d'un membre que l'article L. 1411-15 du code de la santé publique ne désigne pas comme membre de droit peut être prononcée par le conseil d'administration en cas de manquements graves et répétés à ses engagements. Le membre reste redevable de ses obligations à l'égard du groupement.

TITRE II : ORGANISATION ET ADMINISTRATION

Article 9

Conseil d'administration

Le conseil d'administration se réunit au moins deux fois par an sur convocation de son président ou à la demande de ses membres dès lors qu'ils représentent au moins le tiers des voix du conseil. La convocation indique l'ordre du jour, la date et le lieu de la réunion. Adressée au moins quinze jours avant la date de la réunion, elle est accompagnée de tous documents susceptibles d'éclairer le vote des membres. Elle est également envoyée, pour information, aux maires et présidents de groupement de communes qui ne siègent pas au conseil. L'ordre du jour, fixé par le président, comprend obligatoirement les points dont l'inscription est demandée, au moins quinze jours avant la date de la réunion, par les membres du conseil dès lors qu'ils représentent au moins le tiers des voix.

Le conseil, conformément aux attributions précisées par l'article R. 1411-18 du code de la santé publique et selon les règles fixées par l'article R. 1411-20 du même code, se prononce notamment sur :

1. Le programme annuel d'activités et le budget ;

2. L'arrêté des comptes et le rapport annuel d'activité ;

3. Les décisions de financement et les conventions liées à la mise en oeuvre du plan régional de santé publique ;

4. Les conventions mentionnées au deuxième alinéa de l'article L. 1411-14 du code de la santé publique ;

5. Les créations d'emploi mentionnées au 2° de l'article R. 1411-22 du code de la santé publique ;

6. La composition du comité des programmes et l'orientation de ses travaux ;

7. L'admission ou l'exclusion de membres ;

8. Le règlement intérieur et le règlement financier du groupement ;

9. Les modifications de la convention constitutive.

Les délibérations du conseil d'administration sont consignées dans un procès-verbal signé par le président et le secrétaire désigné pour chaque séance. Le relevé des délibérations est adressé à tous les membres du groupement.

Le président du groupement est assisté de deux vice-présidents désignés, d'une part par les conseillers mentionnés au b du 2° de l'article R. 1411-19 du code de la santé publique, d'autre part par les représentants mentionnés au 6° du même article.

Article 10

Comité des programmes

Le comité des programmes est une instance technique chargée notamment de :

1. Préparer le programme annuel d'activités compte tenu des ressources disponibles ;

2. Planifier et organiser les travaux liés à sa mise en oeuvre et notamment l'instruction des dossiers de financement ;

3. Définir les procédures de suivi et d'évaluation des actions et préparer les cahiers des charges éventuellement associés à leur lancement ;

4. Mettre en place un suivi coordonné des actions de santé publique dans la région (ou la collectivité territoriale) permettant notamment de répertorier leurs principales caractéristiques (thèmes, territoires et populations cible, objectifs, promoteurs, opérateurs, conditions de financement, critères d'évaluation et résultats,...).

Le comité des programmes comprend :

- un président, le directeur du groupement ;

- des représentants des membres adhérents désignés par le conseil d'administration sur proposition du président du comité.

Le comité des programmes se réunit sur convocation de son président.

Article 11

Directeur

Le directeur du groupement est désigné par le préfet de la région (ou le préfet de Corse ou le préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon) parmi les chefs des pôles régionaux mentionnés à l'article 1er du décret n° 2004-1053 du 5 octobre 2004 relatif aux pôles régionaux de l'Etat et à l'organisation territoriale de l'Etat (ou, à Saint-Pierre-et-Miquelon, parmi les responsables des services déconcentrés). Il exerce les compétences mentionnées à l'article R. 1411-21 du code de la santé publique. Il anime et coordonne les activités du comité des programmes. Il peut déléguer sa signature dans des conditions fixées par le conseil d'administration.

Article 12

Confidentialité

Le groupement et ses membres s'interdisent de diffuser ou de communiquer à des tiers toute information qui leur a été communiquée de manière confidentielle dans le cadre de l'activité du groupement.

TITRE III : FONCTIONNEMENT

Article 13

Contribution des membres

Outre les ressources obligatoires mentionnées à l'article L. 1411-17 du code de la santé publique, les contributions des membres peuvent être fournies sous forme de :

1. Participation financière aux missions du groupement ;

2. Mise à disposition de personnels qui continuent à être rémunérés par leur employeur ;

3. Mise à disposition de locaux ou de matériel qui restent la propriété des membres ;

4. Toute autre modalité de contribution au fonctionnement du groupement.

Préalablement à l'adoption du budget, les participations non financières font l'objet d'une évaluation par le comptable du groupement. La contribution de chaque membre comprend l'ensemble de ses participations, financières et non financières.

Les modalités de mise à disposition de personnels et de biens immobiliers ou mobiliers par les membres du groupement sont précisées dans une convention signée entre le membre concerné et le groupement.

Article 14

Budget et compte financier

Le budget, établi et présenté par le directeur, est adopté chaque année par le conseil d'administration. Il inclut l'ensemble des charges et des produits prévus pour l'exercice. La délibération sur le budget ne devient définitive qu'après approbation expresse par le préfet de région (ou le préfet de Corse ou le préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon), notifiée au directeur.

Ces dispositions sont applicables aux décisions modificatives, au compte financier et à l'affectation des résultats.

Article 15

Résultats de l'exercice

L'activité du groupement ne donnant lieu ni à la réalisation ni au partage de bénéfices, l'excédent éventuel des produits d'un exercice sur les charges est reporté sur l'exercice suivant ou mis en réserve.

Article 16

Tenue des comptes

Le groupement est soumis aux dispositions du décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962 modifié portant règlement général sur la comptabilité publique ainsi qu'aux dispositions du décret n° 53-1227 du 10 décembre 1953 modifié relatif à la réglementation comptable applicable aux établissements nationaux à caractère administratif.

Il tient une comptabilité de programme qui permet de rattacher les charges d'intervention aux programmes du plan régional de santé publique et, le cas échéant, à l'application des conventions mentionnées à l'article L. 1411-14 du code de la santé publique.

La comptabilité du groupement est tenue par un agent comptable nommé par arrêté des ministres chargés du budget et de la santé.

Article 17

Contrôle

Le groupement est soumis au contrôle de la Cour des comptes et de l'inspection générale des affaires sociales ainsi qu'à celui mentionné à l'article R. 1411-24 du code de la santé publique.

Article 18

Personnel

Les agents contractuels, recrutés dans les conditions fixées à l'article R. 1411-22 du code de la santé publique, n'acquièrent pas de droit particulier à occuper ultérieurement des emplois dans la fonction publique ou les organismes participant au groupement.

Article 19

Biens propres

Les biens meubles ou immeubles acquis ou développés en commun sont la propriété du groupement. Ils sont dévolus, en cas de dissolution du groupement, conformément aux dispositions prévues à l'article 20 de la présente convention.

Article 20

Liquidation

La dissolution du groupement entraîne sa liquidation, mais la personnalité du groupement subsiste pour les besoins de la liquidation. Les modalités de la liquidation, et notamment de dévolution des biens propres du groupement, sont fixées par le conseil d'administration.

En vigueur depuis le mardi 27 mai 2003

ANNEXES DE LA PREMIÈRE PARTIE
Article Annexe 11-1
Article Annexe 11-2
Article Annexe 11-2 (suite 1)
Article Annexe 11-2 (suite 2)
Article Annexe 11-2 (suite 3)
Article Annexe 11-3
Article Annexe 11-7-1
Article Annexe 11-7-2
Article Annexe 13-1
Article Annexe 13-2
Article Annexe 13-3
Article Annexe 13-4
Article Annexe 13-5
Article Annexe 13-6
Article Annexe 13-7
Article Annexe 13-8
Article Annexe 13-8 tableau A (1)
Article Annexe 13-8 tableau A (2)
Article Annexe 13-8 tableau A (3)
Article Annexe 13-8 tableau A (4)
Article Annexe 13-8 tableau B
Article Annexe 13-8 tableau C
Article Annexe 13-9
Article Annexe 13-10
Article Annexe 14-1