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Décret n°92-491 du 4 juin 1992

Abrogé29 mars 2012

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l'économie et des finances, du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre de l'industrie et du commerce extérieur et du ministre délégué au commerce et à l'artisanat,

Vu le code pénal, notamment son article R. 25 ;

Vu la loi n° 83-660 du 21 juillet 1983 modifiée relative à la sécurité des consommateurs et modifiant diverses dispositions de la loi du 1er août 1905, notamment ses articles 2 et 4 ;

Vu le décret n° 75-848 du 26 août 1975 relatif à la sécurité des personnes, des animaux et des biens lors de l'emploi des matériels électriques destinés à être employés dans certaines limites de tension, modifié par le décret n° 81-1237 du 30 décembre 1981 ;

Vu l'avis de la commission de la sécurité des consommateurs en date du 2 octobre 1991 ;

Le Conseil d'Etat (section des finances) entendu,

Créé le 6 juin 1992 · En vigueur du 20 novembre 2008 au 28 mars 2012

Tout exploitant mettant à la disposition des utilisateurs des essoreuses centrifuges et des machines à laver le linge :

1° Vérifie, au moins une fois chaque jour, le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité que doivent comporter ces machines en application de la réglementation en vigueur et qui ont pour objet d'éviter que l'utilisateur, en cas d'ouverture de leur couvercle ou de leur porte, puisse être en contact avec les parties mobiles en rotation rapide ; cette vérification peut être faite une fois par semaine lorsque l'exploitant détient, pour chacune des machines mises à disposition des utilisateurs, une déclaration établie par son fabricant ou par le responsable de sa première mise sur le marché attestant que tout dysfonctionnement ou défaillance des dispositifs de sécurité de ces machines interdit l'ouverture de leur porte ou de leur couvercle tant que les parties mobiles sont en rotation rapide et interdit également le démarrage d'un nouveau cycle de lavage ou d'essorage.

2° Consigne ses observations sur un registre spécial, conservé sur place, tenu à la disposition des agents chargés du contrôle.

3° Appose dans les locaux ouverts au public une affiche inaltérable et visible comportant en caractères lisibles et indélébiles les mentions figurant en annexe au présent décret, l'indication d'un numéro de téléphone permettant de joindre un interlocuteur pendant les heures d'ouverture de la laverie afin de lui signaler les anomalies de fonctionnement, notamment celles qui intéressent les dispositifs de sécurité de ces machines, ainsi que l'indication de tout autre moyen de signalement en dehors de ces heures d'ouverture.

Créé le 6 juin 1992 · En vigueur du 20 novembre 2008 au 28 mars 2012

Sera puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe tout exploitant qui aura contrevenu aux dispositions du présent décret, ou ne sera pas en mesure de présenter, lorsqu'il ne procède pas à un contrôle journalier, les déclarations mentionnées au 1° de l'article 1er.

En cas de récidive, la peine d'amende prévue pour la récidive des contraventions de la 5e classe sera applicable.

Créé le 6 juin 1992

Le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre de l'économie et des finances, le ministre de l'industrie et du commerce extérieur, le ministre délégué au commerce et à l'artisanat et le secrétaire d'Etat aux droits des femmes et à la consommation sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Créé le 20 novembre 2008

Les mentions minimales devant figurer sur l'affiche mentionnée au 3° de l'article 1er sont :
Attention :
Ce matériel tourne à grande vitesse et l'eau de lavage peut atteindre 90° C ;
Surveiller les enfants lorsqu'ils se tiennent à proximité des machines ;
Ne pas laisser les enfants manipuler les machines ;
Ne pas forcer les portes ou les couvercles des machines ;
Attendre l'arrêt complet de la machine avant d'ouvrir la porte ou le couvercle.

Par le Premier ministre :

PIERRE BÉRÉGOVOY.

Le ministre de l'économie et des finances,

MICHEL SAPIN.

Le garde des sceaux, ministre de la justice,

MICHEL VAUZELLE.

Le ministre de l'industrie et du commerce extérieur,

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN.

Le ministre délégué au commerce et à l'artisanat,

JEAN-MARIE RAUSCH.

Le secrétaire d'Etat aux droits des femmes et à la consommation,

VÉRONIQUE NEIERTZ.

Abrogé depuis le jeudi 29 mars 2012

Abrogé parDécret n°2012-412 du 23 mars 2012art. 7

En vigueur du samedi 6 juin 1992 au mercredi 28 mars 2012

Décret n°92-491 du 4 juin 1992
Article 1
Article 2
Article 3
Article Annexe