Code de la défense

Chapitre Ier : Sujétions préalables aux réquisitions

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Préparation aux réquisitions pour la défense nationale

Résumé. Ce chapitre explique comment le gouvernement peut préparer et organiser des essais ou exercices pour la défense, en respectant les droits des entreprises et en indemnisant les propriétaires dont les biens sont bloqués.

En vigueur depuis le 21 décembre 2004 · Dernière version le 3 octobre 2024

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Organisation d'essais et exercices pour la défense

Résumé. Le Premier ministre peut organiser des essais ou exercices pour la défense, en respectant les contraintes des entreprises et en limitant leur durée à cinq jours par an, avec une indemnisation possible.

Le Premier ministre peut ordonner, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat, le recensement, parmi les personnes, les biens et les services susceptibles d'être requis en application du présent livre, de ceux que chaque ministre peut, dans les limites de ses attributions, soumettre à tous les essais ou à tous les exercices qu'il juge indispensables.

Ces essais et ces exercices sont organisés en tenant compte des nécessités de fonctionnement des entreprises concernées et de la continuité du service public. Ils ne peuvent excéder cinq jours par an, à moins qu'une convention conclue entre les personnes concernées et l'autorité administrative n'en dispose autrement. Ils ouvrent droit à indemnisation dans les conditions prévues à l'article L. 2212-8 (Indemnisation des personnes réquisitionnées).

La programmation des essais et des exercices est portée à la connaissance des personnes concernées et, le cas échéant, de leur employeur au plus tard quinze jours avant leur exécution.

En vigueur depuis le 21 décembre 2004 · Dernière version le 3 octobre 2024

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Blocage de biens mobiliers pour réquisition en cas de menace

Résumé. Un décret peut bloquer des biens mobiliers pour les réquisitionner en cas de menace grave, avec des règles strictes sur la proportionnalité et la durée.

Dans les cas prévus à l'article L. 2212-1 (Réquisitions en cas de menace pour la nation), le blocage des biens mobiliers en vue de procéder à leur réquisition, dans les conditions et selon les modalités définies aux articles L. 2212-3 (Principe de proportionnalité des réquisitions), L. 2212-4 (Précision des décisions de réquisition) et L. 2212-6 (Qui peut être réquisitionné pour la défense nationale ?), peut être prescrit par décret en Conseil des ministres.

Ce décret peut préciser l'autorité administrative ou militaire qu'il habilite à procéder à ces mesures.

En vigueur depuis le 21 décembre 2004 · Dernière version le 3 octobre 2024

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Blocage des biens pour réquisition

Résumé. Les propriétaires doivent garder leurs biens disponibles pour une éventuelle réquisition par l'autorité pendant un maximum de quinze jours, sinon le blocage est automatiquement levé.

Le blocage mentionné à l'article L. 2211-2 (Blocage de biens mobiliers pour réquisition en cas de menace) comporte, pour le propriétaire ou pour le détenteur des biens, l'obligation de les présenter à toute demande de l'autorité administrative ou militaire au lieu et dans l'état où ils se trouvaient au jour du blocage.

Il est levé de plein droit si, à l'expiration de la durée fixée, qui ne peut excéder quinze jours, la réquisition n'a pas été ordonnée ou si l'ordre de blocage n'a pas été renouvelé pour une seconde période de même durée au maximum.

En vigueur depuis le 21 décembre 2004 · Dernière version le 3 octobre 2024

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Indemnisation pour blocage de biens dans le cadre des réquisitions

Résumé. Les personnes subissant un blocage de leurs biens pour des raisons de défense nationale ont droit à une indemnisation pour les préjudices matériels directs et certains causés par ces mesures.

La personne faisant l'objet de mesures de blocage a droit à l'indemnisation des préjudices matériels résultant de manière directe et certaine de ces dernières, dans les conditions définies au dernier alinéa du I de l'article L. 2212-8 (Indemnisation des personnes réquisitionnées).

En vigueur depuis le 3 octobre 2024

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Sanctions pour non-respect des mesures liées à la défense nationale

Résumé. Utiliser ou divulguer des renseignements obtenus pour la défense nationale, ou ne pas répondre à des demandes de recensement, d'essais, d'exercices ou de blocage peut entraîner une peine d'un an de prison et une amende de 15 000 euros.

Est puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 15 000 euros le fait d'utiliser ou de divulguer les renseignements obtenus en application de l'article L. 2211-1 (Organisation d'essais et exercices pour la défense).

Est puni des mêmes peines le fait de ne pas déférer :

1° A une demande de recensement ou à une convocation à des essais ou à des exercices ordonnée sur le fondement du même article L. 2211-1 (Organisation d'essais et exercices pour la défense) ;

2° A une mesure de blocage ordonnée sur le fondement de l'article L. 2211-2 (Blocage de biens mobiliers pour réquisition en cas de menace).

En vigueur depuis le jeudi 3 octobre 2024

Chapitre Ier : Principes générauxChapitre Ier : Sujétions préalables aux réquisitions

En vigueur du mardi 21 décembre 2004 au mercredi 2 octobre 2024

Chapitre Ier : Principes généraux
Article L2211-1
Article L2211-2
Article L2211-3
Article L2211-4
Article L2211-5