Code de la sécurité sociale

Article L162-16-5-2

Créé le 1 janvier 2014 · En vigueur depuis le 25 décembre 2022

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Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Remboursement des médicaments spéciaux par l'assurance maladie

Résumé. L'article explique comment certains médicaments spéciaux sont remboursés par l'assurance maladie, sous certaines conditions et pour une durée limitée.

I. - Les spécialités pharmaceutiques disposant, pour des indications particulières, d'une autorisation ou d'un cadre de prescription compassionnelle mentionnés à l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique font l'objet d'une prise en charge, à titre dérogatoire et pour une durée limitée, par l'assurance maladie, dans les conditions définies au présent article.

II. - A. - Lorsque la spécialité pharmaceutique est déjà inscrite, au titre d'une autre indication, sur l'une des listes mentionnées aux articles L. 162-17 et L. 162-22-7 du présent code, la prise en charge s'effectue sur la base du taux de participation de l'assuré mentionné à l'article L. 160-13, du prix de vente au public mentionné à l'article L. 162-16-4, du prix de cession au public mentionné à l'article L. 162-16-5 ou du tarif de responsabilité et du prix limite de vente aux établissements mentionnés à l'article L. 162-16-6.

B. - Lorsque la spécialité n'est inscrite sur aucune des listes mentionnées au A du présent II pour aucune de ses indications, la prise en charge s'effectue :

1° Soit sur la base du prix facturé aux établissements de santé. Dans ce cas, l'entreprise titulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité déclare aux ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale le montant de l'indemnité maximale qu'il réclame, le cas échéant, aux établissements de santé pour le produit, sauf lorsque la spécialité est inscrite sur la liste mentionnée à l'article L. 5123-2 du code de la santé publique et qu'un prix maximal de vente aux établissements de santé a été fixé en application de l'article L. 162-16-4-3 du présent code ;

2° Soit, le cas échéant, sur une base forfaitaire annuelle par patient définie par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. Cet arrêté peut également fixer un prix de vente aux patients ou aux établissements dans les conditions prévues aux I et II de l'article L. 162-16-4 du présent code, sauf lorsque la spécialité est inscrite sur la liste mentionnée à l'article L. 5123-2 du code de la santé publique et qu'un prix maximal de vente aux établissements de santé a été fixé en application de l'article L. 162-16-4-3 du présent code.

III. - A. - Sauf si l'indication est prise en charge sur une base forfaitaire en application du 2° du B du II du présent article, l'entreprise titulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité reverse chaque année aux organismes mentionnés à l'article L. 213-1 désignés par le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale des remises calculées sur la base du chiffre d'affaires hors taxes facturé au titre de l'indication et de la période considérées.

Les taux de ces remises sont définis selon des barèmes progressifs par tranche de chiffre d'affaires, fixés par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale.

Pour l'application des deux premiers alinéas du présent A, le chiffre d'affaires facturé au titre de l'indication est obtenu en multipliant le chiffre d'affaires total facturé par l'entreprise pour cette spécialité par la part d'utilisation de la spécialité dans l'indication considérée.

B. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles, lorsque l'autorisation relève du deuxième alinéa du II de l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique, les taux de remise mentionnés au A du présent III sont majorés :

1° Si l'entreprise ne dépose pas de demande d'accès précoce dans le délai mentionné au deuxième alinéa du II de l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique ;

2° Ou si le nombre d'autorisations pour la spécialité pharmaceutique excède des seuils graduels fixés par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale.

La ou les majorations fixées en application du présent B sont reconductibles, le cas échéant, chaque année. Le décret en Conseil d'Etat mentionné au premier alinéa détermine les conditions d'application des majorations afin qu'une part minimale du chiffre d'affaires ne soit pas soumise à un reversement.

C. - Le 15 février de chaque année, l'entreprise titulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité informe le Comité économique des produits de santé du chiffre d'affaires correspondant à cette spécialité ainsi que du nombre d'unités vendues, pour chacune des indications concernées, au titre de l'année civile précédente.

IV. - Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale peut assortir la prise en charge définie en application du I de l'obligation pour l'entreprise titulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité :

1° De déposer, dans un délai déterminé, une demande d'autorisation de mise sur le marché ou une demande d'inscription sur les listes mentionnées à l'article L. 162-17 du présent code ou à l'article L. 5123-2 du code de la santé publique ;

2° De respecter des conditions particulières de dispensation, déterminées en cohérence avec les obligations prévues par le protocole d'utilisation thérapeutique et de suivi.

En cas de manquement aux conditions fixées par l'arrêté, les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale peuvent prononcer, après que l'entreprise a été mise en mesure de présenter ses observations, une pénalité annuelle à sa charge. Le montant de la pénalité ne peut être supérieur à 10 % du chiffre d'affaires réalisé en France par l'entreprise au titre du dernier exercice clos pour le produit considéré. Elle est reconductible, le cas échéant, chaque année.

La pénalité est recouvrée par les organismes mentionnés à l'article L. 213-1 du présent code désignés par le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale. Son produit est affecté selon les modalités prévues à l'article L. 162-37. Les articles L. 137-3 et L. 137-4 sont applicables au recouvrement de la pénalité. Le recours présenté contre la décision prononçant cette pénalité est un recours de pleine juridiction.

V. - Pour chaque indication considérée, la prise en charge définie aux I ou VI cesse lorsque :

1° Une autorisation d'accès précoce au titre de l'article L. 5121-12 du code de la santé publique est délivrée dans l'indication considérée ;

2° Une décision relative à l'inscription au titre de son autorisation de mise sur le marché sur l'une des listes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du même code ou aux deux premiers alinéas de l'article L. 162-17 du présent code est prise et, le cas échéant, l'avis de fixation du tarif de responsabilité ou du prix est publié ;

3° Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale décident de mettre fin à cette prise en charge par arrêté :

a) En cas de retrait ou de suspension de l'autorisation mentionnée au II de l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique ou du cadre de prescription compassionnelle mentionné au III du même article L. 5121-12-1 ;

b) Ou lorsqu'une alternative thérapeutique, identifiée par la Haute Autorité de santé, est prise en charge au titre de l'une des listes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du même code, aux deux premiers alinéas de l'article L. 162-17 du présent code ou au premier alinéa de l'article L. 162-22-7.

VI. - Une spécialité pharmaceutique prise en charge en application du I du présent article peut, à compter de la date à laquelle l'autorisation d'accès compassionnel ou le cadre de prescription compassionnelle cesse de produire ses effets, continuer à être prise en charge pour l'indication en cause, sous réserve du V :

1° Lorsque cette indication est mentionnée dans une autorisation de mise sur le marché délivrée pour cette spécialité pharmaceutique sans être inscrite sur l'une des listes mentionnées au 2° du V. Toutefois, la prise en charge cesse lorsqu'aucune décision d'inscription n'a été prise dans les sept mois suivant l'octroi de l'autorisation de mise sur le marché dans l'indication considérée ou si aucune demande d'inscription sur une de ces listes n'a été déposée dans le mois suivant l'autorisation de mise sur le marché ;

2° Pour le traitement d'un patient donné, débuté dans le cadre d'une autorisation d'accès compassionnel délivrée au titre du II de l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique et ayant fait l'objet d'une prise en charge au titre du présent article, sous réserve que l'indication n'ait pas fait l'objet d'une évaluation défavorable au titre de l'autorisation de mise sur le marché au sens du premier alinéa de l'article L. 5121-9 du même code.

VII. - Lorsqu'une indication thérapeutique est prise en charge en application du présent article, un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale peut modifier les conditions de dispensation de la spécialité pharmaceutique au titre de l'indication ou des indications faisant l'objet de l'autorisation de mise sur le marché.

VIII. - Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat.

Historique des versions

En vigueur depuis le dimanche 25 décembre 2022

Modifié parLoi n°2020-1576 du 14 décembre 2020art. 78 (V)Loi n°2022-1616 du 23 décembre 2022art. 54 (V)

En résumé. Aucune différence détectée entre les deux versions fournies.

I. - Les spécialités pharmaceutiques disposant, pour des indications particulières,

II. - A. - Lorsque la spécialité pharmaceutique est déjà

B. - Lorsque la spécialité n'est inscrite sur aucune des

1° Soit sur la base du prix facturé aux établissements

2° Soit, le cas échéant, sur une base forfaitaire annuelle

III. - A. - Sauf si l'indication est prise en

Les taux de ces remises sont définis selon des barèmes

Pour l'application des deux premiers alinéas du présent A, le

B. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions

1° Si l'entreprise ne dépose pas de demande d'accès précoce

2° Ou si le nombre d'autorisations pour la spécialité pharmaceutique

La ou les majorations fixées en application du présent B

C. - Le 15 février de chaque année, l'entreprise titulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité informe le Comité économique des produits de santé du chiffre d'affaires correspondant à cette spécialité ainsi que du nombre d'unités vendues, pour chacune des indications concernées, au titre de l'année civile précédente.

IV. - Un arrêté des ministres chargés de la santé

1° De déposer, dans un délai déterminé, une demande d'autorisation

2° De respecter des conditions particulières de dispensation, déterminées en

En cas de manquement aux conditions fixées par l'arrêté, les

La pénalité est recouvrée par les organismes mentionnés à l'article

V. - Pour chaque indication considérée, la prise en charge

1° Une autorisation d'accès précoce au titre de l'article L.

2° Une décision relative à l'inscription au titre de son

3° Les ministres chargés de la santé et de la

a) En cas de retrait ou de suspension de l'autorisation

b) Ou lorsqu'une alternative thérapeutique, identifiée par la Haute Autorité

VI. - Une spécialité pharmaceutique prise en charge en application

1° Lorsque cette indication est mentionnée dans une autorisation de

2° Pour le traitement d'un patient donné, débuté dans le

VII. - Lorsqu'une indication thérapeutique est prise en charge en

VIII. - Les modalités d'application du présent article sont définies

En vigueur du samedi 25 décembre 2021 au samedi 24 décembre 2022

Modifié parLoi n°2021-1754 du 23 décembre 2021art. 58

En résumé. Aucune différence détectée entre les deux versions fournies.

I. - Les spécialités pharmaceutiques disposant, pour des indications particulières,

II. - A. - Lorsque la spécialité pharmaceutique est déjà

B. - Lorsque la spécialité n'est inscrite sur aucune des

1° Soit sur la base du prix facturé aux établissements de santé. Dans ce cas, l'entreprisetitulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité déclare aux ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale le montant de l'indemnité maximale qu'il réclame, le cas échéant, aux établissements de santé pour le produit, sauf lorsque la spécialité est inscrite sur la liste mentionnée à l'article L. 5123-2 du code de la santé publique et qu'un prix maximal de vente aux établissements de santé a été fixé en application de l'article L. 162-16-4-3 du présent code ;

2° Soit, le cas échéant, sur une base forfaitaire annuelle

III. - A. - Sauf si l'indication est prise en charge sur une base forfaitaire en application du 2° du B du II du présent article, l'entreprise titulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité reverse chaque année aux organismes mentionnés à l'article L. 213-1 désignés par le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale des remises calculées sur la base du chiffre d'affaires hors taxes facturé au titre de l'indication et de la période considérées.

Les taux de ces remises sont définis selon des barèmes

Pour l'application des deux premiers alinéas du présent A, le

B. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions

1° Si l'entreprise ne dépose pas de demande d'accès précoce

2° Ou si le nombre d'autorisations pour la spécialité pharmaceutique

La ou les majorations fixées en application du présent B

IV. - Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale peut assortir la prise en charge définie en application du I de l'obligation pour l'entreprisetitulaire des droits d'exploitation ou l'exploitant de la spécialité :

1° De déposer, dans un délai déterminé, une demande d'autorisation

2° De respecter des conditions particulières de dispensation, déterminées en

En cas de manquement aux conditions fixées par l'arrêté, les

La pénalité est recouvrée par les organismes mentionnés à l'article

V. - Pour chaque indication considérée, la prise en charge définie aux I ou VI cesse lorsque :

1° Une autorisation d'accès précoce au titre de l'article L.

2° Une décision relative à l'inscription au titre de son

3° Les ministres chargés de la santé et de la

a) En cas de retrait ou de suspension de l'autorisation

b) Ou lorsqu'une alternative thérapeutique, identifiée par la Haute Autorité

VI. - Une spécialité pharmaceutique prise en charge en application du I du présent article peut, à compter de la date à laquelle l'autorisation d'accès compassionnel ou le cadre de prescription compassionnelle cesse de produire ses effets, continuer à être prise en charge pour l'indication en cause, sous réserve du V :

1° Lorsque cette indication est mentionnée dans une autorisation de

2° Pour le traitement d'un patient donné, débuté dans le

VII. - Lorsqu'une indication thérapeutique est prise en charge en

VIII. - Les modalités d'application du présent article sont définies

En vigueur du jeudi 1 juillet 2021 au vendredi 24 décembre 2021

Modifié parLoi n°2020-1576 du 14 décembre 2020art. 78 (M)

En résumé. Aucun texte complet fourni pour comparer les deux versions.

I. - Les spécialités pharmaceutiques disposant, pour des indications particulières,d'une autorisation ou d'un cadre de prescription compassionnelle mentionnés à l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique fontl'objet d'une prise en charge, à titre dérogatoire et pour une durée limitée, parl'assurance maladie, dans les conditions définies au présent article. II. -A.-Lorsque la spécialité pharmaceutique est déjà inscrite, au titre d'une autre indication, surl'une des listes mentionnées aux articles L. 162-17 et L. 162-22-7 du présent code, la priseen charge s'effectue sur la base du taux de participation de l'assuré mentionné àl'article L. 160-13, du prix de vente au public mentionné àl'article L. 162-16-4, du prixde cession au public mentionné à l'article L. 162-16-5 ou du tarif de responsabilité et du prix limitede vente aux établissements mentionnés à l'article L. 162-16-6.

B. - Lorsque la spécialité n'est inscrite sur aucune des listes mentionnéesau Adu présent II pour aucune de ses indications, la prise en charge s'effectue : 1° Soit sur la base du prix facturé aux établissements de santé. Dans ce cas,le laboratoire titulaire des droitsd'exploitation de la spécialité déclare aux ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale le montant de l'indemnité maximale qu'il réclame, le cas échéant, aux établissementsde santé pour le produit, sauf lorsque la spécialité est inscrite sur la liste mentionnée à l'article L. 5123-2 du code de la santé publique et qu'un prix maximal de vente aux établissements de santé a été fixé en applicationde l'article L. 162-16-4-3 du présent code ;

2° Soit, le cas échéant, sur une base forfaitaire annuelle par patient définie par arrêté des ministres chargés de la santé etde la sécurité sociale. Cet arrêté peut également fixer un prixde vente aux patients ou aux établissements dans les conditions prévues aux I et II de l'article L. 162-16-4 du présent code, sauf lorsque la spécialité est inscrite sur la liste mentionnée à l'article L. 5123-2 du code de la santé publiqueet qu'un prix maximal de vente aux établissements de santé a été fixé en application de l'article L. 162-16-4-3 du présent code.

III. - A. - Sauf si l'indication est prise en charge surune base forfaitaire en application du 2° du B du II du présent article, l'entreprise exploitant la spécialité reverse chaque année aux organismes mentionnés à l'article L. 213-1 désignés par le directeur de l'Agence centrale des organismesde sécurité sociale des remises calculées sur la base du chiffre d'affaires hors taxes facturé au titre del'indication et de la période considérées. Les taux de ces remises sont définis selon des barèmes progressifspar tranche de chiffre d'affaires, fixés par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale.

Pour l'application des deux premiers alinéas du présent A, le chiffre d'affaires facturé au titrede l'indication est obtenu en multipliant le chiffre d'affaires total facturé par l'entreprise pour cette spécialité par la part d'utilisation de la spécialité dansl'indication considérée.

B. - Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles, lorsque l'autorisation relève du deuxième alinéa du II de l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique, les taux de remise mentionnés au A du présent III sont majorés :

1° Si l'entreprise ne dépose pas de demande d'accès précoce dans le délai mentionné au deuxième alinéa du II de l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique ;

2° Ou si le nombre d'autorisations pour la spécialité pharmaceutique excède des seuils graduels fixés par arrêté des ministres chargés de la santéet de la sécurité sociale.

La ou les majorations fixées en application du présent B sont reconductibles, le cas échéant, chaque année. Le décret en Conseil d'Etat mentionné au premier alinéa détermine les conditions d'application des majorations afin qu'une part minimale du chiffre d'affaires ne soit pas soumiseà un reversement.

IV. - Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale peut assortir la prise en charge définie en application du I de l'obligation pour le laboratoire titulaire des droitsd'exploitation de la spécialité :

1° De déposer, dans un délai déterminé, une demande d'autorisation de mise sur le marché ouune demande d'inscription sur leslistes mentionnées à l'article L. 162-17 du présent code ou àl'article L. 5123-2 du code de la santé publique ; 2° De respecter des conditions particulièresde dispensation, déterminées en cohérence avec les obligations prévues par le protocole d'utilisation thérapeutique et de suivi. En cas de manquement aux conditions fixées par l'arrêté, les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale peuvent prononcer, après que l'entreprise a été mise en mesurede présenter ses observations, une pénalité annuelle à sa charge. Le montant de la pénalité ne peut être supérieur à 10 % du chiffred'affaires réalisé en France par l'entrepriseau titre du dernier exercice clos pour le produit considéré. Elle est reconductible, le cas échéant, chaque année. La pénalité est recouvrée par les organismes mentionnés àl'article L. 213-1 du présent code désignés par le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale. Son produit est affecté selon les modalités prévuesà l'article L. 162-37. Les articles L. 137-3 et L. 137-4 sont applicables au recouvrement de la pénalité. Le recours présenté contre la décision prononçant cette pénalité est un recoursde pleine juridiction. V. - Pour chaque indication considérée, la prise en charge définie auI cesse lorsque : 1° Une autorisationd'accès précoce au titre de l'article L. 5121-12 du code dela santé publique est délivrée dans l'indication considérée ; 2° Une décision relative à l'inscription au titre de son autorisation de mise sur le marchésur l'une des listes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du même code ou aux deux premiers alinéas de l'article L. 162-17 du présent code est prise et, le cas échéant, l'avis de fixation du tarif de responsabilité ou du prix est publié ;

3° Les ministres chargés de la santé et de la sécurité socialedécident de mettre finà cette prise en charge par arrêté :

a) En cas de retrait ou de suspension de l'autorisation mentionnée au II de l'article L. 5121-12-1 du code de la santé publique ou du cadre de prescription compassionnelle mentionné au III du même article L. 5121-12-1; b) Ou lorsqu'unealternative thérapeutique, identifiée par la Haute Autorité de santé, est prise en charge au titre de l'une des listes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du même code , aux deux premiers alinéas de l'article L. 162-17 du présent code ou au premier alinéa de l'article L. 162-22-7. VI. - Une spécialité pharmaceutique prise en charge en applicationdu I du présentarticle peut, à compterde la date à laquelle l'autorisation d'accès compassionnel ou le cadre de prescription compassionnelle cesse de produire ses effets, continuerà être prise en charge pour l'indication en cause : 1° Lorsque cette indication est mentionnéedans une autorisation de mise sur le marché délivrée pour cette spécialité pharmaceutique sans être inscrite surl'une des listes mentionnées au 2° du V. Toutefois, la prise en charge cesse lorsqu'aucune décision d'inscription n'a été prise dans les sept mois suivantl'octroi de l'autorisation de mise sur le marché dans l'indication considérée ou si aucune demanded'inscription sur unede ces listes n'a été déposée dans le mois suivant l'autorisationde mise sur le marché ; 2° Pourle traitement d'un patient donné, débuté dans le cadre d'une autorisation d'accès compassionnel délivrée au titre du II del'article L. 5121-12-1 du codede la santé publique et ayant fait l'objet d'une prise en charge au titre duprésent article, sous réserve que l'indication n'ait pas fait l'objetd'une évaluation défavorableau titre de l'autorisation de mise sur le marché au sensdu premier alinéade l'article L. 5121-9 du même code. VII. - Lorsqu'une indication thérapeutique est prise en charge en application du présent article, un arrêté des ministres chargésde la santé et de la sécurité sociale peut modifier les conditions de dispensation de la spécialité pharmaceutiqueau titre de l'indication ou des indications faisant l'objet de l'autorisation de mise sur le marché.

VIII. -Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat.

En vigueur du vendredi 1 mars 2019 au mercredi 30 juin 2021

Modifié parLoi n°2018-1203 du 22 décembre 2018art. 65 (V)

En résumé. Impossible d'identifier des différences car les deux versions ne contiennent pas de texte détaillé.

I. ― Un médicament quia bénéficié d'une autorisation temporaire d'utilisation prévue au 1° du I de l'article L. 5121-12 du code de la santé publique et qui a fait l'objet d'une prise en charge en application de l'article L. 162-16-5-1-1 du présent code peut, à compter de la date à laquelle l'autorisation temporaire d'utilisation cesse de produire ses effets, être acheté, fourni, pris en charge et utilisé au profit des patients par les collectivités publiques pour l'

indication ayant fait l'objet de l'autorisation temporaire d'utilisation dès lors que cette indication est mentionnéedans une autorisation de mise sur le marché délivrée pour ce médicament. Par dérogation au premier alinéa du présent I, la poursuitede laprise en charge d'un traitement, pour un patient donné, initié dans

le cadred'une autorisation temporaire d'utilisation délivréeau titre du 2° du I de l'article L. 5121-12 du code de la santé publique, et ayant fait l'objet d'une prise en charge au titre du Ide l'article L. 162-16-5-1-1 du présent code,est autorisée, sous réserve que l'indication n'ait pas fait l'objet d'une évaluation défavorable au titre de l'autorisation de mise sur le marché au sens du premier alinéa de l'article L. 5121-9 du code de la santé publique.

II.-Les entreprises exploitantdes spécialités pharmaceutiques n'ayant pas fait l'objet, pour une indication particulière, d'une autorisation temporaire d'utilisation mais disposant d'une autorisation de mise sur le marché dans cette indication peuvent demander leur prise en charge temporaire parl'assurance maladie. La prise en charge est décidée par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, pris après avis de la commission mentionnée àl'article L. 5123-3 du code de la santé publiqueet selon des conditionset modalités définies par décret en Conseil d'Etat.

III.-A.-Pour chaque indication thérapeutique considérée individuellement, la prise en charge mentionnée au I et au II du présent article dure jusqu'à ce que l'un des événements suivants intervienne :

1° Une décision relative à l'inscription ou au refus d'inscription de cette indication, au titre de son autorisation de mise sur le marché, sur l'une des listes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du code de la santé publique ou aux deux premiers alinéas de l'article L. 162-17 du présent code est prise et, lorsqu'un tel avis est prévu, l'avis de fixation du tarif de responsabilité ou du prix est publié ;

2° L'indication considérée fait l'objet d'une évaluation défavorable au titre

3° Aucune demande d'inscription sur une des listes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du code de la santé publique ou à l'article L. 162-17 du présent code n'est déposée pour l'indication considérée dans le mois suivant l'obtention de son autorisation de mise sur le marché pour les indications relevant du I du présent article,ou aucune demande d'inscription n'est déposée concomitamment à la demande de prise en charge pour les indications relevant du II, ou, pour les indications relevant des I ou II, le laboratoire retire sa demande d'inscription sur l'une de ces listes.

B.-Pour chaque indication considérée, il peut également être mis fin,

1° Une alternative thérapeutique, identifiée par la Haute Autorité de

2° Les conditions et engagements prévus au 1° du I

Dans le cas où une demande d'inscription sur la liste

C.-Lorsque le laboratoire titulaire des droits d'exploitation de la spécialité

D.-Le présent III est notamment applicable aux spécialités disposant ou ayant disposéd'une autorisation temporaire d'utilisation au titredes 1° ou 2° du Ide l'article L. 5121-12 du code de la santé publiqueet d'uneprise en charge à cetitre. IV.-Le dernier alinéa du Ide l'article L. 162-16-5-1-1 est applicable aux prises en charge au titredu présent article.

V.-Les modalités d'application du présent article sont définies par décret

En vigueur du dimanche 25 décembre 2016 au jeudi 28 février 2019

Modifié parLoi n°2016-1827 du 23 décembre 2016art. 97 (V)

En résumé. Impossible de déterminer les changements car la nouvelle version n’est pas disponible.

I. ― Un médicament qui, préalablement à l'obtention de sa premièreautorisation de mise sur le marché, a bénéficié d'une autorisation temporaire d'utilisation prévue au 1° du I de l'

article L. 5121-12 du code de la santé publique peut, à compter de la date à laquelle l'autorisation temporaire d'utilisation cesse de produire ses effets, être acheté, fourni, pris en charge et utilisé au profit des patients par les collectivités publiques pour une indication répondant à l'une des situations suivantes :

1° L'indication a fait l'objet de l'autorisation temporaire d'utilisation et

2° L'indication n'a pas fait l'objet de l'autorisation temporaire d'utilisation, est mentionnée dans sa premièreautorisation de mise sur le marché et soit il n'existe pas d'alternative thérapeutique prise en charge par les régimes obligatoires de sécurité sociale identifiée par la Haute Autorité de santé, soit le patient est en échec de traitement ou présente une contre-indication aux alternatives thérapeutiques prises en charge identifiées.

Par dérogation au premier alinéa du présent I, lorsque le

article L. 5121-9 du code de la santé publique

.

II. ― La prise en charge des indications mentionnées au

La saisine est transmise dans un délai de deux semaines

La Haute Autorité de santé mentionne, pour chaque indication concernée, les alternatives thérapeutiques prises en charge au titre des articles L. 162-17 ou L. 162-17-2-1 du présent code ou de l'

article L. 5123-2 du code de la santé publique

. Elle transmet son avis aux ministres chargés de la

III.-A.-Pour chaque indication thérapeutique considérée individuellement, laprise en charge mentionnée au I du présent article dure jusqu'à ce que l'un des événements suivants intervienne :

1° Une décision relative à l'inscription de cette indication, au titre de son autorisation de mise sur le marché, sur l'une des listes mentionnées au premier alinéa de l'

article L. 5123-2 du code de la santé publique ou aux deux premiers alinéas de l'

article L. 162-17 du présent code estprise et, lorsqu'un tel avis est prévu,l'avis de fixation du tarif de responsabilité ou du prix est publié ;

2° L'indication considérée fait l'objet d'une évaluation défavorable au titrede l'autorisation de mise sur le marché ;

3° Aucune demande d'inscription sur une des listes mentionnées au premier alinéa de l'

article L. 5123-2 du code de la santé publique ou à l'article L. 162-17 du présent code n'est déposée pour l'indication considérée dans le mois suivant l'obtention de son autorisation de mise sur le marché, ou le laboratoire retire sa demande d'inscription sur l'une de ces listes.

B.-Pour chaque indication considérée, il peut également être mis fin, par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, à cette prise en charge si l'une des conditions suivantes est remplie :

1° Une alternative thérapeutique, identifiée par la Haute Autorité de santé, est prise en charge au titre de l'une des listes mentionnées au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du code de la santé publique, aux deux premiers alinéas de l'article L. 162-17 ou au premier alinéa de l'article L. 162-22-7 du présent code ;

2° Les conditions et engagements prévus au 1° du I et au V de l'article L. 5121-12 du code de la santé publique n'ont pasété respectés. Dansle cas où une demande d'inscription sur la liste mentionnée à l'article L. 162-22-7 du présent code est envisagée, celle-ci est adressée au ministre chargé de la santédans un délai de deux semaines à compter del'avis de la Haute Autorité de santé relatif à l'inscription de ce médicament, au titre de son autorisation de mise sur le marché, sur la liste mentionnée au premier alinéa de l'article L. 5123-2 du code de la santé publique.

C.-Lorsque le laboratoire titulaire des droits d'exploitation de la spécialité n'a pas respecté les différentes conditions de délai relevant du présent III, le Comité économique des produits de santé peut prononcer une pénalité financière selon les modalités prévues à l'article L. 162-17-4 du présent code, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

IV.-Les établissements de santé restent soumis aux obligations relatives au protocole d'utilisation, au recueil d'informations et à la transmission des données de suivi des patients traités prévus au V de l'article L. 5121-12 du code de la santé publique, pour chaque indication considérée, jusqu'à la fin de la prise en charge au titre de l'autorisation mentionnée au même article L. 5121-12 ou au titre de l'article L. 162-16-5-2 du présent code.

V.-Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat.

En vigueur du dimanche 10 août 2014 au samedi 24 décembre 2016

Modifié parLoi n°2014-892 du 8 août 2014art. 10

En résumé. Le texte supprime une ancienne référence légale concernant les traitements remboursés et ne conserve que deux références actuelles dans la partie précisant quelles thérapies sont couvertes.

I. ― Un médicament qui, préalablement à l'obtention de son

article L. 5121-12 du code de la santé publique

peut, à compter de la date à laquelle l'autorisation temporaire

1° L'indication a fait l'objet de l'autorisation temporaire d'utilisation et

2° L'indication n'a pas fait l'objet de l'autorisation temporaire d'utilisation,

Par dérogation au premier alinéa du présent I, lorsque le

article L. 5121-9 du code de la santé publique

.

II. ― La prise en charge des indications mentionnées au

La saisine est transmise dans un délai de deux semaines

La Haute Autorité de santé mentionne, pour chaque indication concernée,

L. 162-17

ou

L. 162-17-2-1

du présent code ou de l'

article L. 5123-2 du code de la santé publique

. Elle transmet son avis aux ministres chargés de la

III. ― La prise en charge mentionnée au I du

article L. 5123-2 du code de la santé publique

ou aux deux premiers alinéas de l'

article L. 162-17

du présent code ait été prise et, le cas échéant,

Le présent article cesse de s'appliquer si aucune demande d'inscription

article L. 5123-2 du code de la santé publique

ou à l'

article L. 162-17

du présent code n'a été déposée, pour le médicament considéré,

En vigueur du mercredi 1 janvier 2014 au samedi 9 août 2014

Créé parLoi n°2013-1203 du 23 décembre 2013art. 48 (V)

I. ― Un médicament qui, préalablement à l'obtention de son autorisation de mise sur le marché, a bénéficié d'une autorisation temporaire d'utilisation prévue au 1° du I de l'

article L. 5121-12 du code de la santé publique

peut, à compter de la date à laquelle l'autorisation temporaire d'utilisation cesse de produire ses effets, être acheté, fourni, pris en charge et utilisé au profit des patients par les collectivités publiques pour une indication répondant à l'une des situations suivantes :

1° L'indication a fait l'objet de l'autorisation temporaire d'utilisation et est mentionnée soit dans l'autorisation de mise sur le marché, soit dans une extension d'autorisation de mise sur le marché en cours d'évaluation par les autorités compétentes ;

2° L'indication n'a pas fait l'objet de l'autorisation temporaire d'utilisation, est mentionnée dans l'autorisation de mise sur le marché et soit il n'existe pas d'alternative thérapeutique prise en charge par les régimes obligatoires de sécurité sociale identifiée par la Haute Autorité de santé, soit le patient est en échec de traitement ou présente une contre-indication aux alternatives thérapeutiques prises en charge identifiées.

Par dérogation au premier alinéa du présent I, lorsque le traitement a été initié au titre d'une autorisation temporaire d'utilisation soit mentionnée au 1° du I du même article L. 5121-12 dans une indication non reprise dans l'autorisation de mise sur le marché, soit mentionnée au 2° du même I, la prise en charge du médicament est autorisée, sous réserve que l'indication n'ait pas fait l'objet d'une évaluation défavorable au titre de l'autorisation de mise sur le marché au sens du premier alinéa de l'

article L. 5121-9 du code de la santé publique

.

II. ― La prise en charge des indications mentionnées au 2° du I du présent article est autorisée sur avis conforme de la Haute Autorité de santé, saisie par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

La saisine est transmise dans un délai de deux semaines à compter de l'avis du comité des médicaments à usage humain.

La Haute Autorité de santé mentionne, pour chaque indication concernée, les alternatives thérapeutiques prises en charge au titre des articles

L. 162-17

,

L. 162-17-2-1

ou

L. 162-17-2-2

du présent code ou de l'

article L. 5123-2 du code de la santé publique

. Elle transmet son avis aux ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale ainsi qu'à l'agence et le rend public, au plus tard un mois après l'obtention de l'autorisation de mise sur le marché.

III. ― La prise en charge mentionnée au I du présent article dure jusqu'à ce qu'une décision relative à l'inscription de ce médicament, au titre de son autorisation de mise sur le marché, sur une des listes mentionnées au premier alinéa de l'

article L. 5123-2 du code de la santé publique

ou aux deux premiers alinéas de l'

article L. 162-17

du présent code ait été prise et, le cas échéant, jusqu'à ce que l'avis de fixation du tarif de responsabilité ou du prix ait été publié.

Le présent article cesse de s'appliquer si aucune demande d'inscription sur une des listes mentionnées au premier alinéa de l'

article L. 5123-2 du code de la santé publique

ou à l'

article L. 162-17

du présent code n'a été déposée, pour le médicament considéré, dans le mois suivant l'obtention de son autorisation de mise sur le marché.