Paris, le 25 mars 1996.
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Paris, le 25 mars 1996.
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1. Liste des lieux susceptibles d'être visités par le comité
La possibilité de visiter tous les lieux, privés ou publics, où des personnes sont privées de liberté sur ordre d'une autorité publique porte tant sur des lieux institutionnels que sur ceux exceptionnellement utilisés dans ce but (art. 2). A titre indicatif, les principaux établissements concernés par d'éventuelles visites du comité sont les suivants :1 version
2. Composition et fonctionnement du comité
Le comité est composé d'experts indépendants en nombre égal à celui des parties. Ces experts, élus pour une durée de quatre ans à la majorité absolue des voix par le comité des ministres du Conseil de l'Europe, sont en général des praticiens du droit, des spécialistes de l'administration pénitentiaire ou des médecins.1 version
2.1. Les visites périodiques
Le comité sélectionne par tirage au sort les pays qui seront visités chaque année. La venue dans un pays n'implique donc pas qu'il y ait des suspicions de mauvais traitements. Le comité communique le résultat de ce tirage aux Etats concernés.1 version
2.2. Les visites ad hoc
Ces visites ont notamment lieu lorsque le comité est informé d'une situation d'urgence qui nécessite une visite immédiate. Il n'est pas alors tenu de respecter les délais de notification prévus pour les visites périodiques.1 version
3. Le déroulement des visites
Un rôle central est confié à l'agent de liaison. Dès que celui-ci est informé par le comité de la prochaine venue d'une délégation, il en fait part aux départements ministériels concernés. Cette première information doit rappeler les consignes applicables à ces visites afin que la mission du comité puisse se dérouler sans entrave. Sitôt connue la liste des établissements que le C.P.T. souhaite visiter, il incombe à l'agent de liaison de joindre sans tarder les départements ministériels concernés, afin de prévenir les responsables locaux.1 version
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La convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants, élaborée sous l'égide du Conseil de l'Europe, est entrée en vigueur depuis le 1er mai 1989. La convention trouve sa source dans l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux termes duquel "nul ne peut être soumis a la torture ni a des peines ou traitements inhumains ou dégradants". Mais, alors que les organes institues par la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (au 1er rang desquels figure la Cour européenne des droit de l'homme) exercent un contrôle a posteriori sur les autorités étatiques, cette convention particulière à pour objet d'instaurer un mécanisme de contrôle à priori du traitement resserve aux personnes privées de liberté. A cet effet, la convention à crée un comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants dont le rôle, non judiciaire, est purement préventif. Habilitation du comité. Liste des lieux susceptibles d'être visites par le comité. Composition et fonctionnement du comité. Aux termes de la convention (article 7), le comité peut effectuer des visites périodiques et des visites ah hoc. Déroulement des visites.
Alain Juppé