JORF n°0228 du 1 octobre 2010

Allocation des coûts aux prestations du compte de bouclage dans le sous-système radio 3G

En allouant les coûts du sous-système radio 3G entre le compte individualisé voix et le compte individualisé data, l'opérateur est tenu d'appliquer un facteur permettant de prendre en compte la moindre efficacité spectrale des prestations voix par rapport aux prestations data.
Ce facteur correspond au ratio entre le volume maximum de voix et le volume maximum de data qu'une porteuse de 5 MHz peut admettre en une heure. Les volumes maximum doivent être calculés selon la méthode suivante :
― il s'agit dans un premier temps de calculer le nombre maximum (35) d'erlangs qu'il est possible d'acheminer en une heure sur une porteuse chargée exclusivement de prestations voix ;
― ce nombre d'erlangs peut être converti en Mo en utilisant le débit voix utile sur le réseau radio 3G. Cette étape donne le volume maximum de voix (V1).
― il s'agit alors d'évaluer le nombre total de Mo de data qu'une porteuse chargée exclusivement de data peut acheminer pendant une heure, en prenant en compte le débit total moyen disponible sur le réseau radio 3G. La mesure de ce débit moyen respectera les prescriptions exposées en section E.2 dans le choix d'un échantillon statistique (36). Cette étape permet d'obtenir le volume maximum de data (V2) ;
― on obtient enfin le facteur recherché en divisant (V2) par (V1). Ce facteur indique par combien de fois le trafic data est moins consommateur de la ressource radio que le trafic des prestations voix, à débit utile équivalent.

(35) Ce nombre maximum devra tenir compte des conditions moyennes observées sur le réseau de l'opérateur, par exemple le type de codage utilisé, le taux de blocage, etc. (36) Les équipements de transmission radio 3G peuvent être hétérogènes du point de vue du débit offert, par exemple en fonction du palier logiciel et des différentes optimisations HSPA. La moyenne retenue devra prendre en compte la diversité du parc d'équipements de l'opérateur. Les débits retenus doivent en outre être représentatifs en termes de conditions de transmission. Il n'est ainsi pas réaliste de retenir le débit maximal obtenu par un unique utilisateur au pied d'une antenne.


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Allocation des coûts aux prestations du compte de bouclage dans le sous-système radio 3G

En allouant les coûts du sous-système radio 3G entre le compte individualisé voix et le compte individualisé data, l'opérateur est tenu d'appliquer un facteur permettant de prendre en compte la moindre efficacité spectrale des prestations voix par rapport aux prestations data.

Ce facteur correspond au ratio entre le volume maximum de voix et le volume maximum de data qu'une porteuse de 5 MHz peut admettre en une heure. Les volumes maximum doivent être calculés selon la méthode suivante :

― il s'agit dans un premier temps de calculer le nombre maximum (35) d'erlangs qu'il est possible d'acheminer en une heure sur une porteuse chargée exclusivement de prestations voix ;

― ce nombre d'erlangs peut être converti en Mo en utilisant le débit voix utile sur le réseau radio 3G. Cette étape donne le volume maximum de voix (V1).

― il s'agit alors d'évaluer le nombre total de Mo de data qu'une porteuse chargée exclusivement de data peut acheminer pendant une heure, en prenant en compte le débit total moyen disponible sur le réseau radio 3G. La mesure de ce débit moyen respectera les prescriptions exposées en section E.2 dans le choix d'un échantillon statistique (36). Cette étape permet d'obtenir le volume maximum de data (V2) ;

― on obtient enfin le facteur recherché en divisant (V2) par (V1). Ce facteur indique par combien de fois le trafic data est moins consommateur de la ressource radio que le trafic des prestations voix, à débit utile équivalent.

(35) Ce nombre maximum devra tenir compte des conditions moyennes observées sur le réseau de l'opérateur, par exemple le type de codage utilisé, le taux de blocage, etc. (36) Les équipements de transmission radio 3G peuvent être hétérogènes du point de vue du débit offert, par exemple en fonction du palier logiciel et des différentes optimisations HSPA. La moyenne retenue devra prendre en compte la diversité du parc d'équipements de l'opérateur. Les débits retenus doivent en outre être représentatifs en termes de conditions de transmission. Il n'est ainsi pas réaliste de retenir le débit maximal obtenu par un unique utilisateur au pied d'une antenne.