Code général des impôts, CGI

Article 223 I

Créé le 31 décembre 1987 · En vigueur depuis le 31 décembre 2020

Ce texte est une simplification générée par une IA.
Il n'a pas de valeur légale et peut contenir des erreurs.

Utilisation des déficits avant l'entrée dans un groupe de sociétés

Résumé. Les déficits d'une société avant son entrée dans un groupe ne peuvent être utilisés que sous certaines conditions.

1. a) Les déficits subis par une société du groupe au titre d'exercices antérieurs à son entrée dans le groupe ne sont imputables que sur son bénéfice, dans les limites et conditions prévues au troisième alinéa du I de l'article 209 ;

b) La quote-part de déficits qui correspond aux suppléments d'amortissements résultant de la réévaluation de ses immobilisations par une société du groupe, est rapportée au résultat d'ensemble, si cette réévaluation est réalisée dans les écritures d'un exercice clos entre le 31 décembre 1986 et la date d'ouverture d'un exercice au cours duquel la société est devenue membre du groupe ;

c) Les charges financières nettes non déduites mentionnées au 1 du VIII des articles 212 bis et 223 B bis et la capacité de déduction inemployée mentionnée au 2 des mêmes VIII qu'une société n'a pas utilisées au titre des exercices antérieurs à son entrée dans le groupe ne peuvent pas être utilisées à compter de son entrée dans le groupe. Ces montants sont de nouveau utilisables dans les conditions prévues au VIII de l'article 212 bis après sa sortie du groupe. Pour l'application du présent c, le délai mentionné au 2 du VIII de l'article 212 bis est suspendu à compter de l'entrée de la société dans le groupe jusqu'à sa sortie du groupe.

2. Les moins-values nettes à long terme constatées par une société du groupe au titre d'exercices antérieurs à son entrée dans le groupe ne peuvent être imputées que sur ses plus-values nettes à long terme, dans les conditions prévues à l'article 39 quindecies.

3. Si une société du groupe cède ou apporte un bien réévalué au cours de la période définie au b du 1, le déficit ou la moins-value nette à long terme subis par cette société au titre de l'exercice de cession sont rapportés au résultat ou à la plus-value ou moins-value nette à long terme d'ensemble de cet exercice à hauteur du montant de la plus-value de réévaluation afférente à ce bien, diminué des sommes réintégrées selon les modalités prévues au même b du 1.

Si le bien mentionné au premier alinéa est cédé ou apporté à une autre société du groupe, le montant de la plus-value de réévaluation défini au même alinéa est réintégré au résultat d'ensemble de l'exercice de cession ou d'apport.

4. Pour l'application du présent article, le bénéfice ou la plus-value nette à long terme de la société est diminué, le cas échéant, du montant des profits ou des plus-values à long terme qui résultent des abandons de créances ou des subventions directes ou indirectes qui lui sont consentis lorsqu'ils sont déductibles pour le calcul du bénéfice net de la société qui les consent, des cessions visées à l'article 223 F ainsi que d'une réévaluation libre des éléments d'actif de cette société et augmenté du montant des pertes ou des moins-values à long terme qui résultent des cessions visées à l'article 223 F ; ils sont également diminués du montant des plus-values de cession d'immobilisations non amortissables qui ont fait l'objet d'un apport ayant bénéficié des dispositions de l'article 210 A ainsi que des plus-values réintégrées en application du d du 3 du même article. De même, le déficit ou la moins-value nette à long terme de la société, mentionné au b du 1 et au 3, est augmenté de ces profits ou plus-values. Pour l'application de la limite prévue au troisième alinéa du I de l'article 209, le bénéfice imposable s'entend du bénéfice de la société déterminé selon les modalités prévues au présent 4.

5. Dans les situations visées aux c, d, e, f, i ou j du 6 de l'article 223 L, et sous réserve, le cas échéant, de l'obtention de l'agrément prévu au 6, la fraction du déficit qui n'a pu être reportée au titre d'un exercice dans les conditions prévues à l'article 223 S peut, dans la mesure où ce déficit correspond à celui de la société mère absorbée ou à celui des sociétés membres du groupe ayant cessé et qui font partie du nouveau groupe ou à celui des sociétés membres du groupe ayant cessé qui ont été absorbées par les sociétés précitées ou scindées au profit de celles-ci antérieurement à la cessation de ce groupe sous le régime prévu à l'article 210 A, s'imputer sur les résultats, déterminés selon les modalités prévues au 4 et par dérogation au a du 1, des sociétés mentionnées ci-dessus. Cette fraction de déficit s'impute dans les limites et conditions prévues au troisième alinéa du I de l'article 209.

La fraction du déficit transférée en application du 7 peut, dans la mesure où cette fraction correspond au déficit des sociétés apportées qui font partie du nouveau groupe et au déficit des sociétés qui ont été absorbées par ces sociétés apportées ou scindées au profit de ces dernières sous le régime prévu à l'article 210 A, s'imputer sur les résultats, déterminés selon les modalités prévues au 4 et par dérogation au a du 1, des sociétés mentionnées ci-dessus qui font partie du nouveau groupe.

6. Dans les situations visées aux c ou e du 6 de l'article 223 L, les déficits de la société absorbée ou scindée, déterminés dans les conditions prévues à l'article 223 S, les charges financières nettes non déduites mentionnées au 1 du VIII de l'article 223 B bis et la capacité de déduction inemployée mentionnée au 2 du même VIII sont transférés au profit de la ou des sociétés bénéficiaires des apports sous réserve d'un agrément délivré dans les conditions prévues à l'article 1649 nonies.

L'agrément est délivré lorsque :

a. L'opération est placée sous le régime prévu à l'article 210 A ;

b. Elle est justifiée du point de vue économique et obéit à des motivations principales autres que fiscales ;

c) Les déficits, les charges financières nettes non déduites et la capacité de déduction inemployée mentionnés au premier alinéa proviennent de la société absorbée ou scindée, ou des sociétés membres du groupe auquel il a été mis fin qui font partie du nouveau groupe et pour lesquelles le bénéfice des dispositions prévues au 5 est demandé, ou des sociétés membres du groupe auquel il a été mis fin et qui ont été absorbées par des sociétés membres de ce groupe ou scindées au profit de celles-ci, sous le régime prévu au même article 210 A, antérieurement à l'entrée dans le nouveau groupe de ces sociétés et pour lesquelles le bénéfice des dispositions prévues au 5 du présent article est demandé, sous réserve du respect, par ces sociétés absorbées ou scindées ou qui font partie du nouveau groupe, des conditions mentionnées aux b, c et d du 1 du II de l'article 209.

Les déficits ainsi que les charges financières nettes non déduites et la capacité de déduction inemployée sont utilisables sur les bénéfices ultérieurs dans les conditions prévues respectivement au troisième alinéa du I de l'article 209 et au VIII de l'article 223 B bis.

L'agrément n'est pas requis lorsque les conditions prévues au 2 du II de l'article 209 sont remplies et que les déficits, les charges financières nettes non déduites et la capacité de déduction inemployée mentionnés au premier alinéa du présent c proviennent de la société absorbée ou des sociétés membres du groupe auquel il a été mis fin, qui font partie du nouveau groupe et pour lesquelles le bénéfice des dispositions prévues au 5 est demandé, ou des sociétés membres du groupe auquel il a été mis fin et qui ont été absorbées par des sociétés membres de ce groupe ou scindées au profit de celles-ci, sous le régime prévu à l'article 210 A, antérieurement à l'entrée dans le nouveau groupe de ces sociétés et pour lesquelles le bénéfice des dispositions prévues au 5 du présent article est demandé.

7. Dans la situation visée au g du 6 de l'article 223 L, une fraction du déficit d'ensemble du groupe auquel appartenaient les sociétés apportées peut être transférée à la personne morale bénéficiaire de l'apport sous réserve d'un agrément délivré dans les conditions prévues à l'article 1649 nonies.

L'agrément est délivré lorsque :

a) L'opération est placée sous le régime combiné de l'article 210 B et du 2 de l'article 115 ou, en cas d'apport par une entité mère non résidente, l'opération répond aux conditions prévues à l'article 210 B et au 2 de l'article 115 ;

b) Ces opérations sont justifiées du point de vue économique et répondent à des motivations principales autres que fiscales ;

c) La fraction du déficit d'ensemble mentionnée au premier alinéa provient des sociétés apportées qui sont membres du groupe formé par la personne morale précitée et pour lesquelles le bénéfice des dispositions prévues au deuxième alinéa du 5 est demandé ainsi que des sociétés membres du groupe auquel appartenaient les sociétés apportées et qui ont été absorbées par les sociétés apportées ou scindées au profit de celles-ci sous le régime prévu à l'article 210 A, et pour lesquelles le bénéfice des dispositions prévues au 5 du présent article est demandé, sous réserve du respect, par ces sociétés, des conditions mentionnées aux b, c et d du 1 du II de l'article 209.

Les déficits transférés sont imputables sur les bénéfices ultérieurs dans les conditions prévues au troisième alinéa du I de l'article 209.

Historique des versions

En vigueur depuis le jeudi 31 décembre 2020

Modifié parLoi n°2020-1721 du 29 décembre 2020art. 30

En résumé. Le texte étend les règles concernant la répartition et la récupération des déficits entre sociétés lorsqu’elles se fusionnent ou cessent d’appartenir au groupe : il précise que ces fractions peuvent être imputées sur les résultats selon certaines modalités, exige un agrément préalable dans certains cas et impose un plafond défini par le troisième alinéa de l’article 209.

En vigueur du mercredi 1 janvier 2020 au mercredi 30 décembre 2020

Modifié parLoi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019art. 53 (V)

En résumé. Aucun changement substantiel n’est détecté entre les deux versions ; elles contiennent exactement le même texte juridique.

En vigueur du mardi 1 janvier 2019 au mardi 31 décembre 2019

Modifié parLoi n°2018-1317 du 28 décembre 2018art. 32 (V)Loi n°2018-1317 du 28 décembre 2018art. 34 (V)

En résumé. Le texte introduit une nouvelle règle concernant les charges financières non déduites après l’entrée dans un groupe et précise comment certains bénéfices liés aux abandons de créances ou aux subventions doivent être traités fiscalement ; il reformule également certaines dispositions relatives aux déficits reportés lors de restructurations.

En vigueur du vendredi 1 janvier 2016 au lundi 31 décembre 2018

Modifié parLoi n° 2015-1786 du 29 décembre 2015art. 40

En résumé. La nouvelle version modifie les références aux dispositions fiscales relatives aux bénéfices et intérêts non encore déduits : elle passe du sixième au cinquième paragraphe de l’article 223 B pour exclure certains profits et ajuste la plage d’intérêts concernés (de quinze‑dix‑neuf à quatorze‑dix‑huit), ce qui influence le calcul du bénéfice imposable lors des regroupements d’entreprises.

En vigueur du mardi 30 décembre 2014 au jeudi 31 décembre 2015

Modifié parLoi n°2014-1655 du 29 décembre 2014art. 63

En résumé. Le texte ajoute la situation « (j) » parmi les cas où un déficit non reporté peut être imputé sur les résultats des sociétés concernées lors de regroupements ou restructurations.

En vigueur du mardi 1 janvier 2013 au lundi 29 décembre 2014

Modifié parLoi n°2012-1509 du 29 décembre 2012art. 24 (VD)

En résumé. La loi remplace désormais les règles les plus récentes par celles prévues dans un paragraphe antérieur pour limiter comment les déficits d’une société entrant dans un groupe peuvent être compensés.

En vigueur du samedi 18 août 2012 au lundi 31 décembre 2012

Modifié parLoi n°2012-958 du 16 août 2012art. 15 (V)

En résumé. Les deux textes sont identiques sur le plan juridique ; aucune modification substantielle n’a été introduite entre les deux versions.

En vigueur du vendredi 30 décembre 2011 au vendredi 17 août 2012

Modifié parLoi n°2011-1978 du 28 décembre 2011art. 32

En résumé. Aucune modification substantielle n’a été apportée entre ces deux versions.

En vigueur du mercredi 21 septembre 2011 au jeudi 29 décembre 2011

Modifié parLoi n°2011-1117 du 19 septembre 2011art. 2

En résumé. Le texte introduit une nouvelle restriction : les déficits antérieurs à l’entrée dans le groupe ne peuvent être imputés que sur le bénéfice dans les limites fixées par le dernier alinéa du I de l’article 209 ; il précise également comment ces déficits sont ajustés et reportés.

En vigueur du vendredi 1 janvier 2010 au mardi 20 septembre 2011

Modifié parLoi n°2009-1674 du 30 décembre 2009art. 33 (V)

En résumé. L’article étend les règles d’imputation d’un déficit antérieur : il permet désormais que les subventions reçues soient prises en compte comme réduction du bénéfice, supprime l’exigence selon laquelle ces abandonements doivent provenir uniquement d’une autre société du groupe et introduit un nouveau cas (i) où un déficit peut être transféré entre sociétés tout en précisant légèrement les conditions relatives aux agréments.

En vigueur du jeudi 3 avril 2008 au jeudi 31 décembre 2009

Modifié parDécret n°2008-294 du 1er avril 2008art. 1

En résumé. La réforme introduit la possibilité de s’imputer les déficits sur les résultats des sociétés concernées en appliquant une dérogation à l’alinéa a) du paragraphe 1, sous réserve d’un agrément.

En vigueur du samedi 29 décembre 2007 au mercredi 2 avril 2008

Modifié parLoi n°2007-1824 du 25 décembre 2007art. 53

En résumé. Ajout d’une nouvelle situation (f) dans l’article 5 et élargissement de la période concernée par les intérêts transférables (de treizièmes‑dix‑septièmes à quinze‑dix‑neuvièmes), sans autre modification substantielle.

Cette version n'est jamais entrée en vigueur.

En résumé. Le texte simplifie la façon dont les déficits peuvent être transférés entre sociétés d’un même groupe : il supprime une exception supplémentaire (le point f) et limite la portée des intérêts pouvant être transférés aux seuls alinéas trois‑dix‑sept à treizièmes.

En vigueur du dimanche 31 décembre 2006 au vendredi 28 décembre 2007

En résumé. L’amendement étend la façon dont une société peut utiliser ses pertes antérieures en ajoutant un cas supplémentaire pour leur imputation contre ses résultats futurs et autorise désormais le transfert simultané des pertes ainsi que certains intérêts non encore déduits provenant d’une société absorbée vers d’autres sociétés membres si un agrément est accordé.

En vigueur du samedi 1 janvier 2005 au samedi 30 décembre 2006

En résumé. La réforme supprime une restriction qui limitait les déficits transférables provenant d’une société absorbée ou scindée, ouvrant ainsi plus largement ces déficits aux sociétés bénéficiaires après agrément.

En vigueur du mercredi 31 décembre 2003 au jeudi 30 décembre 2004

En résumé. La nouvelle version supprime une disposition concernant l’utilisation d’amortissements différées comme pertes fiscales et apporte un éclaircissement complet quant aux limites applicables lorsqu’un déficit issu d’une opération interne peut être reporté après regroupement.

En vigueur du dimanche 31 mars 2002 au mardi 30 décembre 2003

En résumé. La nouvelle version étend les règles relatives aux déficits des sociétés du groupe en introduisant un mécanisme détaillé pour leur transfert et imputation lors d’opérations comme la cession ou la réévaluation d’actifs ; elle remplace également la référence à un agrément préalablement requis par un texte antérieur par une disposition différente.

En vigueur du vendredi 31 mars 2000 au samedi 30 mars 2002

En résumé. Le texte introduit une règle supplémentaire permettant aux sociétés membres d’ajuster leurs déficits nets en tenant compte aussi bien des pertes liées aux ventes qu’aux gains issus notamment de revalorisations libres et précise comment ces déficits peuvent être imputés sur les résultats après obtention éventuelle d’un agrément.

En vigueur du dimanche 12 mai 1996 au jeudi 30 mars 2000

En résumé. L’article 5 a été élargi pour inclure une nouvelle situation (e), introduit un contrôle d’agrément basé sur un article spécifique (II‑Article 209) plutôt que sur une décision ministérielle détaillée ; il simplifie également la formulation.

En vigueur du vendredi 2 septembre 1994 au samedi 11 mai 1996

En résumé. Le texte ajoute un nouveau paragraphe autorisant l’imputation de fractions de déficit non reportées dans certaines situations (articles 223 L c et d) sur les résultats d’autres sociétés du groupe, sous réserve d’un agrément ministériel justifiant l’avantage fiscal.

En vigueur du samedi 30 décembre 1989 au jeudi 1 septembre 1994

En résumé. L’article élargit la liste des éléments pouvant réduire le bénéfice ou accroître le déficit net à long terme en ajoutant notamment les gains issus de certaines cessions libres et les montants réintégrés selon les dispositions relatives aux apports sous l’article 210 A.

En vigueur du jeudi 31 décembre 1987 au vendredi 29 décembre 1989