Membre de la commission chargée d'examiner les candidatures aux fonctions de présidents de chambres régionales des comptes lors de la création de ces nouvelles juridictions, il siège également au conseil des impôts à partir en 1985 et au comité du contentieux fiscal, douanier et des changes.
Son élection par ses collègues de la chambre du conseil comme représentant de la Cour au sein de la commission chargée de donner un avis sur le découpage des circonscriptions électorales prévu par la loi du 11 juillet 1986, confirme, s'il en était besoin, les vertus de sagesse et de pondération qui lui sont unanimement reconnues au sein de la Cour.
Sa réputation de conciliateur et d'expert en questions sociales a également bien vite franchi les murs du palais Cambon et lui vaut d'être appelé à siéger dans différentes instances du secteur social.
Ses connaissances mais aussi sa qualité de père de sept enfants en font à partir de 1982 une personnalité éminente de la commission de consultation du fonds spécial des unions d'associations familiales. Participant aux activités du Comité national des retraités et des personnes âgées, il devient en 1985 membre de la commission des comptes de la sécurité sociale. Et son nom reste encore aujourd'hui attaché aux travaux respectifs des deux groupes qu'il préside à partir de 1986: le premier consacré aux mécanismes de compensation entre les régimes de vieillesse de la sécurité sociale, le second relatif à la situation du régime des couvertures des risques d'accidents du travail.
Quelle meilleure reconnaissance de ses talents d'animateur et du succès de son oeuvre que d'entendre les partenaires sociaux réclamer unanimement au ministre la poursuite des travaux sous sa houlette.
L'ensemble de ses travaux et la qualité avec laquelle ils ont été menés à bien ont trouvé leur juste récompense dans les distinctions, d'officier de la Légion d'honneur et de commandeur du Mérite national, décernées à notre collègue lors de sa présence parmi nous.
La haute stature du doyen Bougon s'éloigne de notre maison. Toutefois notre tristesse de voir partir ce collègue, courtois et attachant, est en partie atténuée par le fait que nous savons qu'il a bien l'intention de continuer à rendre des services à la juridiction, dans différentes tâches annexes à nos travaux.
Que ce soit le plus longtemps possible, c'est le voeu le plus cher que je forme, en votre nom à tous, à son intention et à celle de sa nombreuse famille.
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