Elle peut le faire tout d'abord à l'initiative des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, qui peuvent lui demander des enquêtes sur la gestion des services ou des organismes qu'elle contrôle. Sa capacité de réponse est évidemment limitée par ses effectifs et les autres tâches,
notamment juridictionnelles, qu'elle est tenue d'assurer. Elle mène néanmoins à bien les enquêtes qui lui sont demandées assez régulièrement. Elle contribue à élargir ainsi l'information des élus en leur offrant la garantie de l'objectivité de la juridiction et de l'ampleur de ses sources d'informations.
Elle peut en second lieu éclairer le Parlement de son propre chef. Le premier président a le pouvoir de donner connaissance auxcommissions des finances du Parlement des constatations et observations de la Cour. Mais rien n'interdit de le faire plus fréquemment. D'importantes études d'évaluation de politiques publiques, par exemple, sont menées chaque année par la Cour. Il en résulte soit un référé adressé au Gouvernement, soit une insertion au rapport public. Mais, dans l'un et l'autre cas, l'étude est considérablement résumée, notamment dans le rapport public. Ce document déjà volumineux,
complété par les réponses des administrations, ne comporte que les conclusions très synthétiques de l'étude. La méthode employée n'est pas exposée en détail, l'ampleur des recherches n'est pas évidente, les exemples rassemblés sont considérablement réduits. Beaucoup de rapports, émanant d'autres organismes et n'ayant pas toujours donné lieu à des recherches aussi poussées, sont publiés in extenso et trouvent ainsi un large écho dans les médias. Le rapport public est certes longuement repris par la presse écrite ou télévisée, mais il n'est publié qu'une fois par an, les résultats des études qu'il contient sont nécessairement évoqués très sommairement.
La communication de certains travaux d'évaluation de la Cour aux commissions des finances de l'Assemblée nationale ou du Sénat leur donnerait ainsi la large audience qu'ils méritent.
Le rapport public lui-même serait d'autant plus utile au Parlement qu'il comporterait une brève analyse des suites données par le Gouvernement aux critiques formulées dans les rapports publics des années antérieures. La Cour s'oriente dans cette voie, très attendue de tous les lecteurs.
La Cour des comptes assiste, enfin, le Parlement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances, en rédigeant chaque année le rapport qui accompagne le projet de loi de règlement.
Longtemps, l'examen de ce projet de loi a été considéré comme un rite sans intérêt. A ces débats s'appliquait parfaitement le mot du président Edgar Faure: <<litanie, liturgie,="" léthargie="">>.</litanie,>
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