JORF n°92 du 19 avril 1990

La généralisation de tels actes, la tolérance passive des citoyens qui les constatent sont des signes d'abaissement du sens de l'Etat, de mépris de l'intérêt général, et finalement de régression de cette &lt;<vertu>&gt; dont Montesquieu a dit qu'elle constituait le principe de toute démocratie. Faute de quoi, ajoutait-il, &lt;<le trésor="" public="" devient="" le="" patrimoine="" des="" particuliers.="" la="" république="" est="" une="" dépouille;="" sa="" force="" n'est="" plus="" que="" pouvoir="" de="" quelques="" citoyens="" et="" licence="" tous="">&gt;.
Au moment où tant de pays aspirent à la démocratie, il serait regrettable que le nôtre, qui s'est tant battu pour la servir, n'en vienne à perdre de vue son fondement.
La séance est suspendue quelques instants.
A la reprise de la séance M. le premier président donne la parole à M. le procureur général pour la suite de son allocution.</vertu>


Historique des versions

Version 1

La généralisation de tels actes, la tolérance passive des citoyens qui les constatent sont des signes d'abaissement du sens de l'Etat, de mépris de l'intérêt général, et finalement de régression de cette <<vertu>> dont Montesquieu a dit qu'elle constituait le principe de toute démocratie. Faute de quoi, ajoutait-il, <<le Trésor public devient le patrimoine des particuliers. La République est une dépouille; sa force n'est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous>>.

Au moment où tant de pays aspirent à la démocratie, il serait regrettable que le nôtre, qui s'est tant battu pour la servir, n'en vienne à perdre de vue son fondement.

La séance est suspendue quelques instants.

A la reprise de la séance M. le premier président donne la parole à M. le procureur général pour la suite de son allocution.