- Enjeux
SkyBridge Communications par satellite devrait être l'opérateur pour la France du système mondial de communications par satellites SkyBridge, qui appartient aux systèmes satellitaires dits de deuxième génération, lesquels offriront une gamme étendue de services « large bande ». Ces systèmes s'appuient soit sur des constellations de satellites en orbite basse, soit sur de nouvelles générations de satellites géostationnaires, soit sur une combinaison des deux afin de bénéficier des avantages des deux technologies. Ils se positionnent comme des compléments aux réseaux filaires là où ils existent, comme moyen unique d'accès aux autoroutes de l'information ailleurs. Contrairement aux systèmes de première génération (Iridium, Globalstar, ICO...), axés principalement sur la téléphonie mobile, SkyBridge vise uniquement des applications fixes.
SkyBridge est basé sur une constellation de 80 satellites en orbite basse (1 470 km d'altitude), répartis sur 20 plans orbitaux. Le système n'utilise pas de liens intersatellites : les satellites sont de simples répéteurs ne disposant pas de fonction de commutation ; l'intelligence du système ne se situe donc pas dans le segment spatial.
Le segment terrestre est composé des terminaux des utilisateurs et des stations terriennes de connexion. Chaque station peut gérer le trafic dans une zone allant jusqu'à 700 km de diamètre.
Le système permet de proposer une gamme complète de services multimédias : accès à l'Internet, transmission de données haut débit, vidéo transmission... SkyBridge se positionne comme fournisseur de capacité ; ses clients seront des opérateurs ou des sociétés de commercialisation de service qui orienteront l'offre en fonction des besoins du client final.
SkyBridge a l'intention de déployer le service progressivement. Il est prévu une ouverture commerciale en 2002, lorsque les 40 premiers satellites seront opérationnels. En 2003, avec 80 satellites, l'ensemble du globe sera couvert, à l'exclusion des pôles.