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Décret n°78-373 du 17 mars 1978

Article 3

Créé le 22 mars 1978 · En vigueur du 23 juillet 1987 au 2 avril 1997

En cas de défaillance dans l'exécution d'un contrat de location assorti d'une promesse de vente ou de location-vente, le bailleur est en droit d'exiger, en application de l'article 21 de la loi n° 78-22 du 10 janvier 1978 susvisée, une indemnité égale à la différence entre, d'une part, la valeur résiduelle hors taxes du bien stipulée au contrat augmentée de la valeur actualisée, à la date de la résiliation du contrat, de la somme hors taxes des loyers non encore échus et, d'autre part, la valeur vénale hors taxes du bien restitué.
La valeur actualisée des loyers non encore échus est calculée selon la méthode des intérêts composés en prenant comme taux annuel de référence le taux moyen de rendement des obligations émises au cours du semestre civil précédant la date de conclusion du contrat majoré de la moitié.
La valeur vénale mentionnée ci-dessus est celle obtenue par le bailleur s'il vend le bien restitué ou repris. Toutefois le locataire a la faculté, dans le délai de trente jours à compter de la résiliation du contrat, de présenter au bailleur un acquéreur faisant une offre écrite d'achat. Si le bailleur n'accepte pas cette offre et s'il vend ultérieurement à un prix inférieur, la valeur à déduire devra être celle de l'offre refusée par lui.
Si le bien loué est hors d'usage, la valeur vénale est obtenue en ajoutant le prix de vente et le montant du capital versé par la compagnie d'assurance.
A défaut de vente ou à la demande du locataire, il peut y avoir évaluation de la valeur vénale à dire d'expert. Le locataire doit être informé de cette possibilité d'évaluation.
Lorsque le bailleur n'exige par la résiliation du contrat, il peut demander au locataire défaillant une indemnité égale à 8 p. 100 des échéances échues impayées.
Cependant, dans le cas où le bailleur accepte des reports d'échéances à venir, le montant de l'indemnité est ramené à 4 p. 100 des échéances reportées.
Le montant de l'indemnité est majoré des taxes fiscales applicables.

Historique des versions

Abrogé depuis le jeudi 3 avril 1997

Abrogé parDécret n°97-298 du 27 mars 1997art. 4 (V) JORF 3 avril 1997

En vigueur du jeudi 23 juillet 1987 au mercredi 2 avril 1997

En cas de défaillance dans l'exécution d'un contrat de location

La valeur actualisée des loyers non encore échus est calculée

La valeur vénale mentionnée ci-dessus est celle obtenue par le

Si le bien loué est hors d'usage, la valeur vénale

A défaut de vente ou à la demande du locataire,

Lorsque le bailleur n'exige par la résiliation du contrat, il

Cependant, dans le cas où le bailleur accepte des reports

Le montant de l'indemnité est majoré des taxes fiscales applicables.

En vigueur du jeudi 23 juillet 1987 au mercredi 2 avril 1997

En cas de défaillance dans l'exécution d'un contrat de location assorti d'une promesse de vente ou de location-vente, le bailleur est en droit d'exiger, en application de l'article 21 de la loi n° 78-22 du 10 janvier 1978 susvisée, une indemnité égale à la différence entre, d'une part, la valeur résiduelle hors taxes du bien stipulée au contrat augmentéede la valeur actualisée, à la date de la résiliation ducontrat, de la somme hors taxes des loyers non encore échus et, d'autre part, la valeur vénalehors taxes du bien restitué.

La valeur actualisée des loyers non encore échus est calculée selon la méthode des intérêts composés en prenant comme taux annuelde référence le taux moyen de rendement des obligations émises au cours du semestre civil précédant la date de conclusiondu contrat majoré de la moitié.

La valeur vénale mentionnée ci-dessusest celle obtenue par le bailleur s'il vend le bien restitué ou repris. Toutefois le locatairea la faculté, dans le délaide trente jours à compter de la résiliation du contrat, de présenter au bailleur un acquéreur faisant une offre écrite d'achat. Si le bailleur n'accepte pas cette offre et s'il vend ultérieurement à un prix inférieur, la valeur à déduire devra être celle de l'offre refusée par lui.

Si le bien loué est hors d'usage, la valeur vénale est obtenue en ajoutant le prix de vente et le montant du capital versé parla compagnie d'assurance.

A défaut de vente ou à la demande du locataire, il peut y avoir évaluation de la valeur vénale à dire d'expert. Le locataire doit être informé de cette possibilité d'évaluation.

Lorsque le bailleur n'exige par la résiliation du contrat, il peut demander au locataire défaillant une indemnité égale à 8 p. 100 des échéances échues impayées. Cependant, dans le cas où le bailleur accepte des reports d'échéances à venir, le montant de l'indemnité est ramené à 4 p. 100 des échéances reportées.

Le montant de l'indemnité est majoré des taxes fiscales applicables.

En vigueur du mercredi 22 mars 1978 au vendredi 22 mai 1987

En cas de défaillance dans l'exécution d'un contrat de location assorti d'une promesse de vente ou de location-vente, le bailleur est en droit d'exiger en application de l'article 21 de la loi n° 78-22 du 10 janvier 1978 susvisée une indemnité égale à la différence entre, d'une part, la somme des loyers non encore échus et de la valeur résiduelle du bien stipulée au contrat et, d'autre part, la valeur vénale, à la date de la défaillance, du bien restitué.

La valeur vénale mentionnée à l'alinéa précédent est celle obtenue par le bailleur s'il vend le bien qui lui a été restitué. A défaut de vente ou en toute hypothèse sur la demande du locataire, il peut y avoir évaluation de la valeur vénale à dire d'expert.

Lorsque le bailleur n'exige pas la résiliation du contrat, il peut demander au locataire défaillant une indemnité égale à 8 p. 100 des échéances échues impayées. Cependant, dans le cas où le bailleur accepte des reports d'échéances à venir, le montant de l'indemnité est ramené à 4 p. 100 des échéances reportées.