JORF n°0253 du 31 octobre 2009

Annexe

Article Annexe 1

SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES RELATIVES À L'ENTRETIEN ANNUEL DES CHAUDIÈRES DONT LA PUISSANCE NOMINALE EST COMPRISE ENTRE 4 ET 400 KILOWATTS

Conformément à l'article 1er du présent arrêté, l'entretien prévu à l'article R. 224-41-4 du code de l'environnement comprend les caractéristiques suivantes :
L'entretien devra porter a minima sur les opérations définies dans la présente annexe. Dans la mesure où ils existent, les modes opératoires devront se conformer aux recommandations du guide et/ou de la notice rédigé(e) par le constructeur de la chaudière faisant l'objet de l'entretien.
Les appareils de mesure utilisés pour réaliser l'entretien annuel de la chaudière doivent être adaptés aux exigences de la mesure et maîtrisés de façon à garantir la validité de la valeur mesurée. La marque et la référence de l'appareil utilisé pour la mesure doivent être mentionnées par la personne ayant effectué l'entretien sur l'attestation d'entretien.

  1. Pour les chaudières utilisant un combustible gazeux :
    1.1. Pour les chaudières d'une puissance utile inférieure ou égale à 70 kW utilisant un combustible gazeux :
    L'entretien doit comporter a minima les opérations telles qu'elles sont décrites au 3.1 de la norme NF X50-010 relative au contrat d'abonnement pour l'entretien des chaudières à usage domestique utilisant les combustibles gazeux.
    1.2. Pour les chaudières de puissance utile supérieure à 70 kW et inférieure ou égale à 400 kW utilisant un combustible gazeux :
    Les mêmes dispositions s'appliquent. L'entretien doit comporter a minima les opérations telles qu'elles sont décrites au 3.1 de la norme NF X50-010 relative au contrat d'abonnement pour l'entretien des chaudières à usage domestique utilisant les combustibles gazeux.

  2. Pour les chaudières utilisant un combustible liquide :
    2.1. Pour les chaudières d'une puissance utile inférieure ou égale à 70 kW utilisant un combustible liquide :
    L'entretien doit comporter a minima les opérations telles qu'elles sont décrites au 3.1 de la norme NF X50-011 relative au contrat d'abonnement pour l'entretien des chaudières à usage domestique équipées de brûleurs à pulvérisation utilisant le fioul domestique.
    2.2. Pour les chaudières de puissance utile supérieure à 70 kW et inférieure ou égale à 400 kW utilisant un combustible liquide :
    Les mêmes dispositions s'appliquent. L'entretien doit comporter a minima les opérations telles qu'elles sont décrites au 3.1 de la norme NF X50-011 relative au contrat d'abonnement pour l'entretien des chaudières à usage domestique équipées de brûleurs à pulvérisation utilisant le fioul domestique.

  3. Pour les chaudières utilisant un combustible solide (charbon, lignite, biomasse...) :
    L'entretien doit comporter a minima les opérations suivantes :
    ― nettoyage des surfaces d'échange ;
    ― vérification complète de l'appareil ;
    ― contrôle de la régulation, si existante ;
    ― contrôle du raccordement et de l'étanchéité du conduit d'évacuation des produits de combustion ;
    ― vérification des organes de sécurité ;
    ― vérification de l'état des joints ;
    ― nettoyage du ventilateur, si existant ;
    ― vérification du système d'alimentation automatique (pour les chaudières automatiques uniquement) ;
    ― décendrage approfondi ;
    ― mesure, une fois les opérations de réglage et d'entretien de l'appareil réalisées, de la teneur en monoxyde de carbone (CO) dans l'ambiance et à proximité de l'appareil en fonctionnement. La mesure du taux de monoxyde de carbone est réalisée conformément au 5 de l'annexe I Guide méthodologique pour la mesure du taux de monoxyde de carbone ;
    ― vérification que la teneur en monoxyde de carbone mesurée est inférieure à 50 ppm ;
    ― mesure de la température des fumées ;
    ― mesure de la teneur en O2 et en CO2, pour les chaudières automatiques uniquement.

  4. Pour les chaudières utilisant plusieurs combustibles :
    L'entretien comprend les opérations correspondant à chacun des combustibles, dans la mesure où ces opérations sont techniquement réalisables.

  5. Guide méthodologique pour la mesure du taux de monoxyde de carbone :
    Les conditions de réalisation de la mesure du taux de monoxyde de carbone (CO) dans l'air ambiant effectuée lors de l'entretien de la chaudière sont les suivantes :
    Conditions préalables à la mesure :
    ― la mesure est réalisée dans l'air ambiant de la pièce dans laquelle se trouve l'appareil à contrôler ;
    ― si réalisable, la pièce dans laquelle est installé l'appareil à contrôler est préalablement aérée ;
    ― refermer les portes et fenêtres de la pièce avant la mesure ;
    ― les autres appareils à combustion présents dans la pièce sont mis à l'arrêt ;
    ― mettre en service l'appareil à contrôler à sa puissance nominale (ou à son débit calorique nominal) précisés sur la plaque signalétique et (ou) dans la notice de l'appareil et attendre au moins trois minutes de fonctionnement avant d'effectuer la mesure.
    Méthode de mesure :
    ― la mesure est effectuée après les opérations de réglages et d'entretien de l'appareil à contrôler ;
    ― déplacer la sonde ou la cellule de l'appareil de mesure sur la largeur de la chaudière à environ 50 centimètres de sa face avant, pendant au moins 30 secondes ;
    ― la valeur indiquée par l'appareil de mesure est obligatoirement notée sur le bulletin de visite.

  6. Pour les systèmes de distribution par boucle d'eau :
    Le contrôle du circuit hydraulique doit être réalisé et comporte a minima les opérations suivantes :

― contrôle de l'embouement ;
― purge des bulles d'air du circuit lorsque le purgeur est fonctionnel et accessible ;
― contrôle de la pression ;
― vérification du fonctionnement du circulateur ;
― contrôle de la pression de gonflage des vases d'expansion avec regonflage si nécessaire.

-dans les parties accessibles d'un bâtiment ou d'une partie de bâtiment d'habitation collectif ou d'un bâtiment ou d'une partie de bâtiment dans lequel sont exercées des activités tertiaires marchandes ou non marchandes, y compris celui appartenant à une personne physique ou morale du secteur primaire ou secondaire, et si le contrôle n'a pas été indiqué dans un précédent rapport d'entretien de la chaudière, contrôle de la présence et de l'état d'isolation des réseaux de distribution de chaleur servant au chauffage ou à l'eau chaude sanitaire, y compris ceux raccordés à un réseau de chaleur, et situés hors du volume chauffé.

  1. Dans les parties accessibles du bâtiment, l'entretien doit comporter la vérification de la présence ou non d'un système de régulation automatique de la température de chauffage, c'est-à-dire l'équipement ou la combinaison des équipements agissant sur le système de chauffage et permettant :

-la régulation automatique par pièce ou, si cela est justifié, par zone de chauffage de la température intérieure de consigne ;

-la commande manuelle et la programmation de la température intérieure de consigne selon a minima les allures suivantes : confort, réduit, avec une commutation automatique entre ces deux allures et hors gel (pour les systèmes de chauffage uniquement) et arrêt, avec une commutation automatique ou manuelle entre l'ensemble des allures. La programmation se fait a minima à un pas de temps horaire ;

-la régulation de la production de chaleur afin de répondre aux points précédents. Les systèmes de chauffage central à eau, sauf incompatibilité technique entre ce système de chauffage et le régulateur, sont équipés pour ce faire d'un régulateur relevant de l'une des classes IV, V, VI, VII ou VIII telles que définies au paragraphe 6.1 de la communication de la Commission 2014/ C 207/02 dans le cadre du règlement (UE) n° 813/2013.

L'entretien doit comporter la vérification du bon fonctionnement du système de régulation :

-vérification de la température de départ d'eau via un équipement d'affichage ou de mesure présent sur l'installation, le cas échéant ;

-vérification du fonctionnement des sondes de température, le cas échéant ;

-vérification du positionnement et du fonctionnement des robinets thermostatiques, le cas échéant ;

-vérification de la mise en place d'une programmation horaire cohérente selon les modes disponibles et en adéquation avec les usages du bâtiment, le cas échéant ;

-vérification de la cohérence de la température de départ d'eau selon les modes disponibles, le cas échéant.

  1. Pour les bâtiments dans lesquels sont exercées des activités tertiaires marchandes ou non marchandes, y compris ceux appartenant à des personnes morales du secteur primaire ou secondaire, équipés d'une chaudière dont la puissance nominale utile est supérieure à 70 kW, l'entretien doit comporter la vérification de la présence ou non d'un système d'automatisation et de contrôle des bâtiments vérifiant les caractéristiques indiquées à l'article R. 175-3 du code de la construction et de l'habitation. La présence d'un tel système est obligatoire à partir du 1er janvier 2025 pour les systèmes de plus de 290 kW, conformément à l'article R. 175-2 du code de la construction et de l'habitation.

Article Annexe 2

MÉTHODE D'ÉVALUATION DU RENDEMENT DE LA CHAUDIÈRE

Dans le cadre de l'entretien annuel, la personne ayant effectué l'entretien doit effectuer une évaluation du rendement de la chaudière selon le point 1, comparée à une valeur de référence donnée au point 2, et, le cas échéant, fournir des conseils sur l'entretien de la chaudière, l'utilisation du combustible et le renouvellement éventuel du brûleur ou de la chaudière pour améliorer le rendement de la chaudière.

L'attestation d'entretien, prévue à l'article R. 224-41-8 du code de l'environnement, précise le résultat de l'évaluation du rendement et la valeur de référence correspondante.

  1. Estimation du rendement :

Le rendement de la chaudière en place est évalué :

-à l'aide du tableau 1 Tableau d'évaluation des rendements des chaudières gaz, pour les chaudières utilisant des combustibles gazeux ;

-à l'aide du tableau 2 Tableau d'évaluation des rendements des chaudières fioul, pour les chaudières utilisant des combustibles liquides ;

-à l'aide du tableau 3 Tableau d'évaluation des rendements des chaudières utilisant des combustibles solides en fonction de l'ancienneté, du type de chaudière et du combustible utilisé, pour les chaudières utilisant des combustibles solides.

    1. Combustibles gazeux :

Tableau 1

Tableau d'évaluation des rendements des chaudières gaz (extrait de la méthode Th-C-E ex, approuvée par l'arrêté du 8 août 2008 portant approbation de la méthode de calcul Th-C-E ex prévue par l'arrêté du 13 juin 2008 relatif à la performance énergétique des bâtiments existants de surface supérieure à 1 000 mètres carrés, lorsqu'ils font l'objet de travaux de rénovation importants)

|TYPE DE CHAUDIÈRE|ANCIENNETÉ |PUISSANCE NOMINALE Pn (kW)|RENDEMENT À PUISSANCE NOMINALE| |-----------------|-----------|--------------------------|------------------------------| | Classique |Avant 1980 | < 14 | 79 % | | | | = 23 | 82 % | | | 1981-1985 | = 23 | 85 % | | | 1986-1990 | = 23 | 86 % | | Standard |Depuis 1991| 23 | 87 % | | | | Pn | 84 + 2 log Pn | |Basse température|Depuis 1991| 23 | 89, 5 % | | | | Pn | 87, 5 + 1, 5 log Pn | | Condensation |Depuis 1996| 23 | 93 % | | | | Pn | 91 + 1 log Pn |

    1. Combustibles liquides :

Tableau 2

Tableau d'évaluation des rendements des chaudières fioul (extrait de la méthode Th-C-E ex, approuvée par l'arrêté du 8 août 2008 portant approbation de la méthode de calcul Th-C-E ex prévue par l'arrêté du 13 juin 2008 relatif à la performance énergétique des bâtiments existants de surface supérieure à 1 000 mètres carrés, lorsqu'ils font l'objet de travaux de rénovation importants)

|TYPE DE CHAUDIÈRE|ANCIENNETÉ |PUISSANCE NOMINALE Pn (kW)|RENDEMENT À PUISSANCE NOMINALE| |-----------------|-----------|--------------------------|------------------------------| | Classique |Avant 1970 | 23 | 77 % | | | 1970-1975 | 23 | 80 % | | | 1976-1980 | 23 | 81 % | | | 1981-1990 | 23 | 83 % | | Standard |Depuis 1991| 23 | 87 % | | | | Pn | 84 + 2 log Pn | |Basse température|Depuis 1991| 23 | 89, 5 % | | | | Pn | 87, 5 + 1, 5 log Pn | | Condensation |Depuis 1996| 23 | 92, 5 % | | | | Pn | 91 + 1 log Pn |

    1. Combustibles solides :

Tableau 3

Tableau d'évaluation des rendements des chaudières utilisant des combustibles solides

en fonction de l'ancienneté, du type de chaudière et du combustible utilisé

|ANCIENNETÉ CHAUDIÈRE| TYPE CHAUDIÈRE /

Combustible |RENDEMENT| |--------------------|-----------------------------------------------------------|---------| | Jusqu'en 1995 | Bois de bûches

Tirage naturel | 60 % | | |Bois de bûches

Combustion assistée par ventilateur| 75 % | | Entre 1996 et 2004 | Bois de bûches

Tirage naturel | 65 % | | |Bois de bûches

Combustion assistée par ventilateur| 75 % | | | Granulés de bois | 85 % | | Depuis 2005 | Bois de bûches

Tirage naturel | 70 % | | |Bois de bûches

Combustion assistée par ventilateur| 80 % | | | Granulés de bois | 85 % | | | Bois déchiqueté | 85 % | | Chaudières 2009 | Bois de bûches

Tirage naturel | 75 % | | |Bois de bûches

Combustion assistée par ventilateur| 80 % | | | Granulés de bois | 85 % | | | Bois déchiqueté | 85 % |

  1. Définition de la valeur de référence :

L'estimation du rendement de la chaudière est comparée à une valeur de référence. Cette valeur de référence correspond au rendement de la meilleure technologie équivalente de chaudière récente existant à la date du présent arrêté sur le marché. Les caractéristiques techniques de certaines installations peuvent limiter la capacité à atteindre ces valeurs.

Le rendement de la chaudière de référence est :

-le rendement d'une chaudière à condensation de même puissance pour les chaudières utilisant des combustibles gazeux ou liquides ;

-le rendement d'une chaudière 2009 utilisant le même combustible solide et de même type pour les chaudières utilisant des combustibles solides.

Article Annexe 3

MÉTHODE D'ÉVALUATION DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES DE LA CHAUDIÈRE

Dans le cadre de l'entretien annuel, la personne ayant effectué l'entretien doit effectuer une évaluation des émissions polluantes de la chaudière selon le point 1, comparée aux valeurs de référence données au point 2, et, le cas échéant, fournir des conseils sur l'entretien de la chaudière, l'utilisation du combustible et le renouvellement éventuel du brûleur ou de la chaudière pour limiter les émissions polluantes.
L'attestation d'entretien, prévue à l'article R. 224-41-8 du code de l'environnement, précise le résultat de l'évaluation des émissions et les valeurs de référence correspondantes.

  1. Estimation des émissions polluantes :
    1. Combustibles gazeux ou liquides :
      Pour les chaudières utilisant un combustible gazeux ou liquide, l'évaluation des émissions polluantes consiste en l'évaluation des émissions d'oxydes d'azote (NOx). Cette évaluation est réalisée à l'aide du tableau 4 Evaluation des émissions d'oxydes d'azote des chaudières gaz ou à l'aide du tableau 5 Evaluation des émissions d'oxydes d'azote des chaudières fioul.

Tableau 4
Evaluation des émissions d'oxydes d'azote des chaudières gaz

| Système en place | FACTEUR D'ÉMISSION DE NOx

(mg/ kWh à 0 % d'O2)| |----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|-----------------------------------------------------------| | Chaudière ancienne (avant 1990, équipée de brûleur atmosphérique) | 300 | | Chaudière avec brûleur atmosphérique (prémélange partiel) | 170 | | Chaudière avec brûleur atmosphérique à barres de refroidissement | 130 | | Chaudière avec brûleur atmosphérique à prémélange total avec ventilateur refroidi par eau | 50 | | Chaudière avec brûleur atmosphérique à prémélange total sans ventilateur | 45 | | Chaudière avec brûleur atmosphérique " surfacique " à prémélange total assisté par ventilateur | 35 | | Chaudière avec brûleur radiant, combustion catalytique et pulsatoire | < 30 | | Classification selon les normes européennes des chaudières de chauffage central utilisant les combustibles gazeux : | Classe 1 : 260 | | EN 297/ A3 (février 97). ― Chaudières de chauffage central utilisant les combustibles gazeux : chaudières des types B11 et B11BS équipées de brûleurs atmosphériques dont le débit calorifique nominal est inférieur ou égal à 70 kW | Classe 2 : 200 | | Classe 3 : 150 | | | EN 483 (avril 2000) ― Chaudières de chauffage central utilisant les combustibles gazeux : chaudières des types C dont le débit calorifique nominal est inférieur ou égal à 70 kW. | Classe 4 : 100 | | EN 656 (mai 2000). ― Chaudières de chauffage central utilisant les combustibles gazeux : chaudières de type B dont le débit calorifique nominal est supérieur à 70 kW mais inférieur ou égal à 300 kW.

EN 13836 (janvier 2006). ― Chaudières de chauffage central utilisant les combustibles gazeux : chaudières de type B dont le débit calorifique nominal est supérieur à 300 kW mais inférieur ou égal à 1 000 kW| Classe 5 : 70 | | Chaudière avec brûleur à air soufflé classique | 130 | | Chaudière avec brûleur à air soufflé bas-NOx | 90 | | Classification selon les normes européennes des assemblages brûleurs à air soufflé et corps de chauffe : | Classe 1 : 170 | | EN 676 (mars 2004). ― Brûleurs automatiques à air soufflé pour combustibles gazeux | Classe 2 : 120 | | EN 303-7 (décembre 2006). ― Chaudières de chauffage central équipées d'un brûleur à air soufflé utilisant des combustibles gazeux de puissance utile inférieure ou égale à 1 000 kW | Classe 3 : 80 | | Chaudières mises sur le marché à partir du 26 septembre 2018 | 56 |

Tableau 5
Evaluation des émissions d'oxydes d'azote des chaudières fioul

| Type de chaudière | FACTEUR D'ÉMISSION DE NOx

(mg/ kWh à 0 % d'O2)| |-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|-----------------------------------------------------------| | Chaudière ancienne (avant 1990) | 170 | | Chaudière avec brûleur flamme jaune | 140 (P < 150 kW)

210 (P 150 kW) | | Chaudière avec brûleur flamme jaune à recirculation | 120 (P < 150 kW)

180 (P 150 kW) | | Chaudière avec brûleur flamme bleue | 90 | | Chaudière avec brûleur radiant " Rotrix " | 60 | | Classification selon la norme européenne des chaudières de chauffage avec brûleurs à air soufflé : | Classe 1 : 185 | | EN 303 (2 juillet 1999). ― Chaudières de chauffage. Partie 2 : Chaudières avec brûleurs à air soufflé. Prescriptions spéciales pour chaudières avec brûleurs fioul à pulvérisation| Classes 2 et 3 : 120 | | Chaudières mises sur le marché à partir du 26 septembre 2018 | 120 |

    1. Combustibles solides :
      Pour les chaudières utilisant un combustible solide, l'évaluation des émissions polluantes consiste en l'évaluation des émissions de poussières et de composés organiques volatils (COV). Cette évaluation est réalisée à l'aide du tableau 6 Evaluation des émissions de poussières des chaudières utilisant un combustible solide et à l'aide du tableau 7 Evaluation des émissions de composés organiques volatils des chaudières utilisant un combustible solide.

Tableau 6
Evaluation des émissions de poussières
des chaudières utilisant un combustible solide

|ANCIENNETÉ CHAUDIÈRE| TYPE CHAUDIÈRE /
Combustible |ÉMISSION DE POUSSIÈRES
(en mg / Nm ³ à 10 % d'O2)| |--------------------|---------------------------------------------------------|--------------------------------------------------------| | Jusqu'en 1995 | Bois de bûches
Tirage naturel | 600 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 250 | | Entre 1996 et 2004 | Bois de bûches
Tirage naturel | 200 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 230 | | | Granulés de bois | 80 | | Depuis 2005 | Bois de bûches
Tirage naturel | 50 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 50 | | | Granulés de bois | 30 | | | Bois déchiqueté | 75 | | Chaudières 2009 | Bois de bûches
Tirage naturel | 45 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 30 | | | Granulés de bois | 30 | | | Bois déchiqueté | 60 |

Tableau 7
Evaluation des émissions de composés organiques
volatils des chaudières utilisant un combustible solide

|ANCIENNETÉ CHAUDIÈRE| TYPE CHAUDIÈRE /
Combustible |ÉMISSION DE COV
(en mg C3H8 / Nm ³ à 10 % d'O2)| |--------------------|---------------------------------------------------------|------------------------------------------------------| | Jusqu'en 1995 | Bois de bûches
Tirage naturel | 4 000 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 600 | | Entre 1996 et 2004 | Bois de bûches
Tirage naturel | 2 500 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 600 | | | Granulés de bois | 100 | | Depuis 2005 | Bois de bûches
Tirage naturel | 2 500 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 600 | | | Granulés de bois | 40 | | | Bois déchiqueté | 20 | | Chaudières 2009 | Bois de bûches
Tirage naturel | 130 | | |Bois de bûches
Combustion assistée par ventilateur| 55 | | | Granulés de bois | 10 | | | Bois déchiqueté | 10 |

  1. Définition des valeurs de référence :
    Les valeurs d'émissions évaluées conformément au point 1 sont comparées à des valeurs de référence. Ces valeurs de référence correspondent aux niveaux équivalents d'émissions atteints par l'utilisation des meilleures technologies de chaudières récentes existant à la date du présent arrêté sur le marché. Les caractéristiques techniques de certaines installations peuvent limiter la capacité à atteindre ces valeurs.
    La valeur de référence des émissions polluantes de la chaudière est définie dans le tableau 8 Tableau relatif aux valeurs de référence.

Tableau 8
Tableau relatif aux valeurs de référence

|TYPE
DE COMBUSTIBLE UTILISÉ| POLLUANT | ÉMISSION DE RÉFÉRENCE | UNITÉ | |----------------------------------|--------------------|--------------------------------------------------|--------------------------| | Combustible gazeux |Oxydes d'azote (NOx)| 35 | mg / kWh à 0 % d'O2 | | Combustible liquide |Oxydes d'azote (NOx)| 90 | mg / kWh à 0 % d'O2 | | Combustible solide | Poussières | 30 | mg / Nm ³ à 10 % d'O2 | | Combustible solide | COV |10 pour les granulés de bois et le bois déchiqueté|mg C3H8 / Nm ³ à 10 % d'O2| | | | 55 pour les bois de bûches | |

Article Annexe 4

CONSEILS NECESSAIRES PORTANT SUR LE BON USAGE DE L'INSTALLATION DE CHAUFFAGE EN PLACE, LES AMELIORATIONS POSSIBLES ET L'INTERET EVENTUEL DU REMPLACEMENT DE CELLE-CI

La personne ayant effectué l'entretien annuel de la chaudière fournit, le cas échéant, à l'issue de la prestation d'entretien, des conseils nécessaires portant sur le bon usage de la chaudière en place, les améliorations possibles de l'ensemble de l'installation de chauffage et l'intérêt éventuel du remplacement de celle-ci, visant à réduire les consommations d'énergie et les émissions polluantes de l'installation de chauffage. Ces conseils sont inscrits sur l'attestation d'entretien, définie à l'annexe 5 du présent arrêté, ou joints à l'attestation.
Ces conseils sont donnés à titre indicatif et ont une valeur informative. Aucun investissement proposé par la personne ayant effectué l'entretien ne revêt un caractère obligatoire. Il s'agit de conseils et non de prescriptions ou d'injonctions de faire, sauf pour le cas où une teneur anormalement élevée en monoxyde de carbone serait constatée.

La fourniture de conseils porte sur les éléments suivants :

-la chaudière notamment vis-à-vis de sa classe énergétique ;

-le brûleur à air soufflé, le cas échéant ;

-la production d'eau chaude sanitaire, le cas échéant ;

-les systèmes de régulation et de contrôle de température et l'intérêt d'installer un système de régulation automatique de la température tel que mentionné au septième paragraphe de l'annexe 1 ;

-pour les bâtiments dans lesquels sont exercées des activités tertiaires marchandes ou non marchandes, y compris ceux appartenant à des personnes morales du secteur primaire ou secondaire, équipés d'une chaudière dont la puissance nominale utile est supérieure à 70 kW, le système d'automatisation et de contrôle des bâtiments, le cas échéant, et l'intérêt d'en installer un, en particulier pour les systèmes de plus de 290 kW, en cohérence avec l'article R. 175-2 du code de la construction et de l'habitation l'imposant à partir du 1er janvier 2025 ;

-le réseau de distribution : l'intérêt de procéder à un désembouage ainsi qu'à un rééquilibrage du réseau et l'intérêt de réaliser une isolation supérieure ou égale à 4 selon la norme NF EN 12 828 + A1 : 2014 des réseaux de distribution de chaleur servant au chauffage ou à l'eau chaude sanitaire, y compris ceux raccordés à un réseau de chaleur, et situés hors du volume chauffé ;

-les émetteurs de chaleur, notamment l'adéquation de leur température d'utilisation optimale avec le générateur ;

-les améliorations possibles permettant d'optimiser les radiations solaires et les apports de chaleur internes.

Les recommandations pour l'amélioration couvrent les champs suivants :

-adaptation à l'utilisation réelle du bâtiment ;

-réduction des besoins de refroidissement et de chauffage ;

-fonctionnement incorrect du système, des sous-systèmes ou des composants ;

-remplacement du système, des sous-systèmes et des composants.

Les conseils et recommandations mentionnés précédemment respectent et précisent, le cas échéant, les recommandations-types relatives à l'entretien des chaudières émanant du ministère en charge de l'énergie et du ministère en charge de la construction et publiées sur un site internet qu'ils définissent.

Article Annexe 5

MATÉRIALISATION ET CONTENU DE L'ATTESTATION D'ENTRETIEN

  1. Matérialisation de l'attestation d'entretien :

L'attestation doit être rédigée par la personne ayant effectué la visite d'entretien. Ce document doit réunir l'ensemble des éléments listés au point 2 de cette annexe et les conseils nécessaires. Ce document ne doit pas pouvoir être confondu avec un autre document.

Pour les chaudières situées dans une chaufferie, sous condition d'accord du propriétaire, l'attestation d'entretien peut être jointe au cahier de chaufferie.

L'original de ce document peut être remis au commanditaire sous forme dématérialisée. Une copie de ce document peut être conservée, éventuellement sous forme dématérialisée, par la personne ayant effectué l'entretien pendant une période de deux ans.

Dans le cas de bâtiment, partie de bâtiment ou local comprenant plusieurs chaudières, une attestation d'entretien doit être fournie pour chacune des chaudières ayant fait l'objet d'un entretien.

  1. Eléments contenus, a minima, dans l'attestation d'entretien :

-nom et adresse du commanditaire ;

-adresse de l'installation et local où se situe la chaudière faisant l'objet de l'entretien ;

-identification de la chaudière (marque, modèle, énergie, mode d'évacuation et, si possible, numéro de série, date de mise en service, puissance) ;

-si applicable, identification du brûleur à air soufflé : date, marque, modèle ;

-date de la dernière prestation d'entretien, si disponible ;

-date du dernier ramonage, si disponible et si applicable ;

-nom et coordonnées de la personne ayant effectué l'entretien ;

-date de la visite d'entretien ;

-nom et signature de la personne ayant effectué la visite d'entretien ;

-liste des points contrôlés suivant le référentiel technique décrit à l'annexe 1 du présent arrêté ;

-marque et référence des appareils de mesure utilisés ;

-résultat des mesures induites par les dispositions prévues à l'annexe 1 du présent arrêté. Les résultats de ces mesures peuvent être joints par la personne ayant effectué l'entretien à l'attestation d'entretien ;

-suivant les résultats de la mesure du taux de monoxyde de carbone (CO) dans l'air ambiant, doit être reportée sur l'attestation l'une des phrases suivantes :

a) si la teneur en CO est inférieure à 10 ppm : " La situation est normale " ;

b) si la teneur en CO mesurée est comprise entre 10 ppm et 50 ppm : " Il y a anomalie de fonctionnement nécessitant impérativement des investigations complémentaires concernant le tirage du conduit de fumée et la ventilation du local " ;

c) si la teneur en CO mesurée est supérieure ou égale à 50 ppm : " Il y a un danger grave et imminent nécessitant la mise à l'arrêt de la chaudière et la recherche du dysfonctionnement avant remise en service".

-évaluation du rendement de la chaudière, évalué grâce aux tableaux de l'annexe 3 du présent arrêté et une comparaison de ce rendement avec le rendement des meilleures technologies de chaudières, fonctionnant avec le même combustible, disponibles sur le marché.

Les résultats de l'évaluation du rendement de la chaudière doivent être présentés dans un tableau selon le modèle du tableau 9 " Modèle de présentation des résultats de l'évaluation du rendement de la chaudière ".

TABLEAU 9

MODÈLE DE PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DE L'ÉVALUATION DU RENDEMENT DE LA CHAUDIÈRE

| RENDEMENT DE LA CHAUDIÈRE | RENDEMENT DE RÉFÉRENCE

(Le rendement de référence correspond au rendement de la meilleure technologie équivalente de chaudière récente existant en 2009 sur le marché) | |-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------| | Valeur évaluée à l'aide des tableaux de l'annexe 2 du présent arrêté | Valeur de référence | | Pour les chaudières utilisant des combustibles gazeux, se référer au tableau 1 Tableau d'évaluation des rendements des chaudières gaz de l'annexe 2 du présent arrêté. | Pour les chaudières utilisant des combustibles gazeux, la référence est le rendement d'une chaudière utilisant des combustibles gazeux à condensation de même puissance, accompagné de la mention : sauf impossibilité liée aux caractéristiques techniques de l'installation . | | Pour les chaudières utilisant des combustibles liquides, se référer au tableau 2 Tableau d'évaluation des rendements des chaudières fioul de l'annexe 2 du présent arrêté. | Pour les chaudières utilisant des combustibles liquides, la référence est le rendement d'une chaudière utilisant des combustibles liquides à condensation de même puissance, accompagné de la mention : "sauf impossibilité liée aux caractéristiques techniques de l'installation".| | Pour les chaudières utilisant des combustibles solides, se référer au tableau 3 Tableau d'évaluation des rendements des chaudières utilisant des combustibles solides en fonction de l'ancienneté, du type de chaudière et du combustible utilisé de l'annexe 2 du présent arrêté.| Pour les chaudières utilisant des combustibles solides, la référence est le rendement d'une chaudière 2009 utilisant le même combustible solide et de même type, accompagné de la mention : " sauf impossibilité liée aux caractéristiques techniques de l'installation ". |

-évaluation des émissions polluantes de la chaudière.

Les résultats de l'évaluation de la concentration des émissions polluantes de la chaudière doivent être présentés dans un tableau selon le modèle du tableau 10 "Modèle de présentation des résultats de l'évaluation des émissions de polluants atmosphériques de la chaudière".

TABLEAU 10

MODÈLE DE PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DE L'ÉVALUATION DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES DE LA CHAUDIÈRE

| ÉMISSION (S) DE POLLUANTS | ÉMISSION (S) DE RÉFÉRENCE | |-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------| | atmosphériques de la chaudière | La (ou les) valeur (s) de référence correspond (ent) au (x) niveau (x) équivalent (s) d'émissions atteint (s) par l'utilisation des meilleures technologies de chaudières récentes existant en 2009 sur le marché. | | Valeur (s) évaluée (s) à l'aide des tableaux de l'annexe 3 du présent arrêté | Valeur (s) de référence du tableau 8 " Tableau relatif aux valeurs de référence " de l'annexe 3 du présent arrêté, accompagnée (s) de la mention : " sauf impossibilité liée aux caractéristiques techniques de l'installation "| | Pour les chaudières utilisant des combustibles gazeux, se référer au tableau 4 " Evaluation des émissions d'oxydes d'azote des chaudières gaz " de l'annexe 3 du présent arrêté. | | | Pour les chaudières utilisant des combustibles liquides, se référer au tableau 5 " Evaluation des émissions d'oxydes d'azote des chaudières fioul " de l'annexe 3 du présent arrêté. | | | Pour les chaudières utilisant des combustibles solides, se référer au tableau 6 " Evaluation des émissions de poussières des chaudières utilisant un combustible solide et au tableau 7 Evaluation des émissions de composés organiques volatils des chaudières utilisant un combustible solide " de l'annexe 3 du présent arrêté.| |

-les conseils mentionnés à l'annexe 4 du présent arrêté.

Ces conseils doivent être présentés selon le modèle du tableau 11 " Modèle de présentation des conseils ".

TABLEAU 11

MODÈLE DE PRÉSENTATION DES CONSEILS

| Conseils et recommandations portant sur le bon usage de l'installation de chauffage en place : | |:----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------| | Conseils et recommandations portant sur les améliorations possibles de l'ensemble de l'installation de chauffage : | | Conseils et recommandations portant sur l'intérêt éventuel du remplacement du brûleur, de la chaudière, ou de l'installation de chauffage : | | Les conseils et recommandations de la présente attestation sont donnés à titre indicatif et ont une valeur informative. Aucun investissement proposé par la personne ayant effectué l'entretien ne revêt un caractère obligatoire. Il s'agit de conseils et non de prescriptions ou d'injonctions de faire, sauf pour le cas où une teneur anormalement élevée en monoxyde de carbone est constatée.|

-la classe énergétique de la chaudière.

La classe énergétique de la chaudière est déterminée au moyen du tableau 12.

TABLEAU 12

DÉTERMINATION DE LA CLASSE ÉNERGÉTIQUE DE LA CHAUDIÈRE

| Energie | Classe de rendement | Date de fabrication| Classe énergétique| |----------------------------|------------------------------|--------------------|-------------------| | Chaudières Gaz avant 2015 | Standard ou basse-température| Avant 2005 | D | | Après 2005 | C | | | | Condensation | Avant 2005 | B | | | Après 2005 | A | | | | Chaudières Fioul avant 2015| Standard ou basse-température| Avant 2000 | D | | Après 2000 | C | | | | Condensation | toutes | B | |

-la classe énergétique des solutions de remplacement.

Le tableau 13 figure dans l'attestation d'entretien.

TABLEAU 13

CLASSE ÉNERGÉTIQUE DES PRINCIPALES SOLUTIONS DE REMPLACEMENT

| Energie | Système (neuf) | Classe énergétique| |---------------------|-----------------------|-------------------| | Bois | Chaudière bûche | C | | Chaudière granulé | A | | | Electricité | PAC eau-eau | A + +/ A + + + | | PAC air-eau | A +/ A + + | | | Gaz | Chaudière condensation| A | | Chaudière de type B1| C | | | Combustible liquide | Chaudière condensation| A/ B |