JORF n°92 du 19 avril 1990

Daniel Couderc

M. le conseiller maître Couderc est décédé le 16 décembre dernier à Toulouse.
Né en 1904 dans le Quercy, Daniel Couderc avait été reçu en 1930 au concours de l'auditorat après des études de droit et de sciences politiques à Toulouse et à Paris. Il fit toute sa carrière à la Cour, à l'exception d'un passage au cabinet du ministre de l'agriculture Achille Fould en 1932. Parmi les nombreux contrôles qu'il effectua avant et après la guerre, les plus marquants et ceux qui intéressèrent sans doute le plus cet homme qui aimait les voyages furent ceux de collectivités et d'organismes d'Afrique du Nord et d'Afrique occidentale française, en Tunisie et au Niger en particulier.
Magistrat à l'esprit clair et ordonné, à la plume élégante, d'un caractère qui le portait peu au compromis, M. Couderc fut nommé conseiller maître à la quatrième chambre en 1958. Il devint le doyen de cette formation qu'il quitta en 1974 pour s'installer à Toulouse.
Fidèle au Quercy d'où sa famille était originaire, Daniel Couderc avait aménagé une résidence dans les vestiges du château de Montagudet. Maire de la commune en 1965, il avait fait restaurer la chapelle du château, devenue église paroisssiale, et avait fait preuve d'un grand dynamisme dans ses fonctions d'élu local.
M. Couderc était officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite et chevalier du Mérite agricole.
Nous assurons Mme Couderc et sa famille de notre sympathie attristée.
Permettez-moi de m'associer, avec toute la Cour, aux éloges que M. le procureur général vient de prononcer. Notre séance de rentrée est en effet celle qui, traditionnellement, permet de rendre hommage à ceux de nos collègues qui nous ont quittés et, en évoquant leur mémoire, de garder leur souvenir présent à notre esprit et de nous associer au deuil de leurs proches.
Elle nous permet aussi de remercier nos collègues que la retraite éloigne pour tout ce qu'ils ont apporté à la juridiction, et pour leur contribution à ses travaux. Qu'ils sachent que cette maison reste la leur et qu'ils y seront toujours les bienvenus.
La séance est levée.


Historique des versions

Version 1

Daniel Couderc

M. le conseiller maître Couderc est décédé le 16 décembre dernier à Toulouse.

Né en 1904 dans le Quercy, Daniel Couderc avait été reçu en 1930 au concours de l'auditorat après des études de droit et de sciences politiques à Toulouse et à Paris. Il fit toute sa carrière à la Cour, à l'exception d'un passage au cabinet du ministre de l'agriculture Achille Fould en 1932. Parmi les nombreux contrôles qu'il effectua avant et après la guerre, les plus marquants et ceux qui intéressèrent sans doute le plus cet homme qui aimait les voyages furent ceux de collectivités et d'organismes d'Afrique du Nord et d'Afrique occidentale française, en Tunisie et au Niger en particulier.

Magistrat à l'esprit clair et ordonné, à la plume élégante, d'un caractère qui le portait peu au compromis, M. Couderc fut nommé conseiller maître à la quatrième chambre en 1958. Il devint le doyen de cette formation qu'il quitta en 1974 pour s'installer à Toulouse.

Fidèle au Quercy d'où sa famille était originaire, Daniel Couderc avait aménagé une résidence dans les vestiges du château de Montagudet. Maire de la commune en 1965, il avait fait restaurer la chapelle du château, devenue église paroisssiale, et avait fait preuve d'un grand dynamisme dans ses fonctions d'élu local.

M. Couderc était officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite et chevalier du Mérite agricole.

Nous assurons Mme Couderc et sa famille de notre sympathie attristée.

Permettez-moi de m'associer, avec toute la Cour, aux éloges que M. le procureur général vient de prononcer. Notre séance de rentrée est en effet celle qui, traditionnellement, permet de rendre hommage à ceux de nos collègues qui nous ont quittés et, en évoquant leur mémoire, de garder leur souvenir présent à notre esprit et de nous associer au deuil de leurs proches.

Elle nous permet aussi de remercier nos collègues que la retraite éloigne pour tout ce qu'ils ont apporté à la juridiction, et pour leur contribution à ses travaux. Qu'ils sachent que cette maison reste la leur et qu'ils y seront toujours les bienvenus.

La séance est levée.