- Le Programme de stabilité prévoit une diminution de la part de la dépense publique dans le PIB de 4,0 points (hors crédit d'impôts) : elle passerait de 57,5 points de PIB en 2022 à 53,5 points en 2027. Le ratio de dépenses publiques par rapport au PIB demeurerait toutefois supérieur à son niveau de 2019 (53,8 points de PIB) jusqu'en 2026 où il s'établirait encore à 54,0 points de PIB.
- La diminution de ce ratio se réaliserait pour un peu plus de la moitié sur la période 2023-2024, en large partie sous l'effet de l'extinction des dépenses de soutien d'urgence et des mesures de soutien contre l'inflation. La dépense publique reprendrait ensuite une trajectoire de croissance en volume moins rapide que celle du PIB, en moyenne de 0,6 % par an sur la période 2025-2027, soit une croissance moindre que celle enregistrée sur les deux décennies précédentes, toutefois comparable à celle de la période 2010-2014, marquée par la crise de la zone euro. Cette progression de la dépense publique est supérieure à celle qui était retenue dans le PLPFP 2023-2027 (+ 0,4 % par an sur la période 2025-2027). Elle est toutefois en grande partie imputable à la révision à la hausse des charges d'intérêts de la dette publique (+ 0,3 point de PIB en moyenne par an sur la période 2025-2027 par rapport aux hypothèses du PLPFP).
- Les efforts de maîtrise de la dépense reposeraient, selon les informations transmises au Haut Conseil, principalement sur la réforme des retraites (8 Md€ d'économies nettes attendues par le Gouvernement à horizon 2027), sur la mise en œuvre de la lettre de cadrage adressée aux Ministères pour identifier les économies dans l'objectif de baisser les dépenses à hauteur de 5 %, et sur les revues de dépenses programmées, dont aucune mesure d'économie n'a pour l'instant été documentée.
Graphique 6. - Taux de croissance de la dépense publique en volume (6)
(en %)
Vous pouvez consulter l'image dans le fac-similé du
JOnº 0110 du 12/05/2023, texte nº 44
Source : INSEE, Programme de stabilité 2023-2027.
1 version