ARRÊTÉ du 16 juin 2014

Annexes

Abrogé21 juillet 2024

Créé le 9 juillet 2014

DOSSIER D'INSCRIPTION à L'EXAMEN PROBATOIRE

Le dossier d'inscription à l'examen probatoire du diplôme d'Etat d'alpinisme-guide de haute montagne comprend les pièces suivantes :

  • une demande d'inscription établie sur un imprimé normalisé comportant une photographie d'identité ;
  • une photocopie recto verso de la carte nationale d'identité ou du passeport ;
  • pour les candidats de nationalité française âgés de moins de vingt-cinq ans, une photocopie de l'attestation de recensement et du certificat individuel de participation à l'appel de préparation à la défense ;
  • l'unité d'enseignement premiers secours civiques de niveau 1 ou son équivalent ;
  • un certificat médical de non-contre-indication à la pratique et à l'enseignement de l'alpinisme datant de moins de trois mois à la date de l'ouverture des épreuves ;
  • deux enveloppes, dont l'une de format 23 × 16 cm, affranchies au tarif d'un envoi de 20 à 50 grammes, portant mention du nom, du prénom et de l'adresse du candidat ;
  • une liste des courses et escalades réalisées, dont les courses obligatoires apparaissant sur la liste fixée et communiquée par l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme, après avis de la section permanente de l'alpinisme de la commission de la formation et de l'emploi du Conseil supérieur des sports de montagne.

Cette liste est établie par le candidat suivant un modèle défini par l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme.

Créé le 9 juillet 2014

ÉVALUATION DES STAGES
II.1. Stage " Fondamentaux du métier aspirant guide 1 "

Les épreuves d'évaluation pratiques et théoriques du stage " Fondamentaux du métier aspirant guide 1 " sont fixées comme suit :
a) Epreuves pratiques :

  • techniques de progression et d'évolutions liées au milieu ;
  • maniement de cordes, assurance, rappel ;
  • sens de l'itinéraire, cartographie, orientation pratique ;
  • procédés d'autosauvetage ;
  • manœuvres spécifiques de secours ;
  • résistance et aptitude physique ;
  • gestion des risques liés au métier ;
  • pédagogie et communication ;

b) Epreuves théoriques :

  • une épreuve écrite d'une durée de deux heures maximum portant sur la conduite d'une activité liée aux prérogatives d'exercice de l'aspirant guide 1 en été et aux connaissances générales, fondamentales et théoriques sur la montagne ;
  • une épreuve écrite d'une durée de deux heures maximum portant sur l'orientation et la navigation ;

- deux évaluations orales ou écrites d'une durée maximale de vingt minutes chacune portant :
  • sur la prévention et le secourisme en alpinisme ;
  • sur la connaissance de la montagne.

Les évaluations des épreuves pratiques peuvent être organisées au moyen d'un contrôle continu ou d'épreuves ponctuelles.
Les évaluations des épreuves pratiques sont évolutives en fonction du terrain, de l'environnement et des conditions nivologiques et météorologiques.
Les modalités d'évaluation des épreuves sont fixées par le jury et communiquées aux candidats.

II.2. Stage " Ski de montagne aspirant guide 2 "

Les épreuves d'évaluation pratiques et théoriques du stage Ski de montagne aspirant guide 2 sont fixées comme suit :
a) Epreuves pratiques :

  • techniques de progression et d'évolutions liées au milieu ;
  • pédagogie et communication ;
  • procédés spécifiques de secours ;
  • sens de l'itinéraire, orientation, cartographie en milieu hivernal ;
  • procédés d'autosauvetage ;
  • résistance et aptitude physique ;
  • gestion des risques liés au métier, conduite de groupe ;
  • aptitude à l'exercice de la profession : initiative, responsabilité ;

b) Epreuves théoriques :

- une épreuve écrite d'une durée maximale de deux heures portant sur la conduite d'une activité liée aux prérogatives d'exercice de l'aspirant guide 2 en hiver et aux connaissances générales, fondamentales et théoriques sur la montagne en hiver.

Les évaluations des épreuves pratiques peuvent être organisées au moyen d'un contrôle continu ou d'épreuves ponctuelles.
Les évaluations des épreuves pratiques sont évolutives en fonction du terrain, de l'environnement et des conditions nivologiques et météorologiques.
Les modalités d'évaluation des épreuves sont fixées par le jury et communiquées aux candidats.

II.3. Stage " Alpinisme aspirant guide 3 "

Les épreuves d'évaluation pratiques et théoriques du stage " Alpinisme aspirant guide 3 " sont fixées comme suit :
a) Epreuves pratiques :

  • techniques de progression et d'évolutions liées au milieu ;
  • maniement de cordes, assurance, rappel ;
  • sens de l'itinéraire, orientation, cartographie ;
  • procédés d'autosauvetage ;
  • procédés spécifiques de secours ;
  • résistance et aptitude physique ;
  • gestion des risques liés au métier ;
  • pédagogie, élaboration d'un programme d'écoles et de courses ;
  • aptitude à l'exercice de la profession : initiative, responsabilité ;

b) Epreuves théoriques :

  • une épreuve écrite d'une durée maximale de deux heures sur la conduite d'une activité liée aux prérogatives d'exercice de l'aspirant guide 3 en été et aux connaissances générales, fondamentales et théoriques sur la montagne en été ;
  • trois épreuves orales ou écrites d'une durée maximale de vingt minutes chacune sur l'histoire et la géographie des massifs européens, la connaissance de l'environnement montagnard, la prévention et le secourisme en alpinisme.

Les évaluations des épreuves pratiques peuvent être organisées au moyen d'un contrôle continu ou d'épreuves ponctuelles.
Les évaluations des épreuves pratiques sont adaptées au terrain, à l'environnement et aux conditions nivologiques et météorologiques.
Les modalités d'évaluation des épreuves sont fixées par le jury et communiquées aux candidats.

II.4. Stage " Alpinisme hivernal aspirant guide 4 "

Les épreuves d'évaluation pratiques et théoriques du stage " Alpinisme hivernal aspirant guide 4 " sont fixées comme suit :
a) Epreuves pratiques :

  • techniques de progression et d'évolutions liées au milieu ;
  • maniement de cordes, assurance, rappel ;
  • sens de l'itinéraire, orientation, cartographie ;
  • procédés spécifiques de secours ;
  • résistance et aptitude physique ;
  • gestion des risques liés au métier ;
  • aptitude à l'exercice de la profession : initiative, responsabilité ;

b) Epreuves théoriques :

- une épreuve orale d'une durée maximale de 20 minutes sur les courses et activités réalisées entre les stages Fondamentaux du métier aspirant guide 1 et Alpinisme aspirant guide 4 , notamment celles réalisées dans le cadre du tutorat.

Les évaluations des épreuves pratiques peuvent être organisées au moyen d'un contrôle continu ou d'épreuves ponctuelles.
Les évaluations des épreuves pratiques sont évolutives en fonction du terrain, de l'environnement et des conditions nivologiques et météorologiques.
Les modalités d'évaluation des épreuves sont fixées par le jury et communiquées aux candidats.

II.5. Stage final
II.5.1. Module " raid à skis "

Les épreuves d'évaluation pratiques et théoriques du module raid à skis du stage final sont fixées comme suit :
a) Epreuves pratiques :

  • techniques de progression et d'évolutions liées au milieu ;
  • sens de l'itinéraire, orientation, cartographie ;
  • procédés de sauvetage ;
  • résistance et aptitude physique ;
  • gestion des risques liés au métier et conduite de groupe ;
  • aptitude à l'exercice de la profession : initiative, responsabilité ;

b) Epreuves théoriques :

- élaboration d'un programme de raid à skis : épreuve orale (20 minutes maximum)

II.5.2 Module " alpinisme "

Les épreuves d'évaluation pratiques et théoriques du module alpinisme du stage final sont fixées comme suit :
a) Epreuves pratiques :

  • techniques de progression et d'évolutions liées au milieu ;
  • maniement de cordes, assurance, rappel ;
  • orientation, sens de l'itinéraire ;
  • organisation, direction et réalisation d'un sauvetage ;
  • manœuvres spécifiques de secours ;
  • gestion des risques liés au métier ;
  • pédagogie et communication ;
  • aptitude à l'exercice de la profession : initiative, responsabilité ;

b) Epreuves théoriques :

  • une épreuve orale d'une durée maximale de vingt minutes sur les activités réalisées entre les périodes de formation réalisées à l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme ;
  • une épreuve de langue vivante d'une durée maximale de vingt minutes, qui consiste en un entretien dans l'une des langues suivantes : allemand, anglais, espagnol, italien ;
  • une épreuve écrite d'une durée maximale de deux heures sur la préparation, la conduite d'une activité liée aux prérogatives du guide de haute montagne et les connaissances fondamentales et générales sur la montagne ;
  • trois épreuves orales ou écrites d'une durée maximale de vingt minutes chacune : histoire et géographie des grands massifs du globe ;
secourisme et survie en haute montagne, élaboration d'un programme d'écoles et de courses dans le respect du cadre réglementaire.

Créé le 9 juillet 2014

CONVENTION DE MISE EN SITUATION PROFESSIONNELLE SOUS TUTORAT PÉDAGOGIQUE

La mise en situation professionnelle sous tutorat pédagogique est intégrée à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'alpinisme-guide de haute montagne. Cette mise en situation permet aux stagiaires d'aborder des contenus techniques et pédagogiques en cohérence avec l'ensemble du dispositif de formation mis en place par l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme.
Cette convention a pour objet de définir les engagements respectifs de l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme, du tuteur et du stagiaire.

Article 1er

L'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme, s'engage à assurer les meilleures conditions de mise en œuvre et de suivi des mises en situation professionnelle sous tutorat pédagogique.

Article 2

Le tuteur est un guide de haute montagne agréé, pour une période d'un an, par le directeur général de l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme.

Article 3

Le stagiaire est en possession d'un livret de formation en cours de validité.

Article 4

La présente convention est établie entre :

  • l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme, représentée par son directeur général : , 35, route du Bouchet, BP 24, 74401 Chamonix Cedex, téléphone/fax : 04-50-55-30-30/04-50-53-47-44, courriel : ;
  • le guide de haute montagne, M.
/Mme/Mlle : , tuteur agréé , adresse : , courriel : , téléphone : , numéro de carte professionnelle : ; et
- le stagiaire Mlle/Mme/M. : , adresse : , courriel : , téléphone : , né(e) le : , livret de formation délivré le : par le directeur général de l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme.

Article 5

Le tuteur s'engage à aborder des contenus techniques et pédagogiques axés sur la gestion du risque au travers de la gestion du facteur humain et sur l'analyse de la commercialisation de la prestation.

Article 6

Le tuteur contribue à la préparation du stagiaire pour sa future activité de guide de haute montagne, dans le respect du cadre réglementaire et de la déontologie de la profession. Pendant toute la durée des mises en situation professionnelle sous tutorat pédagogique, il est physiquement présent aux côtés des publics dont il a la responsabilité et du seul stagiaire dénommé ci-dessus. Lors de ces mises en situation professionnelle sous tutorat pédagogique, le tuteur prend sous sa responsabilité le même nombre de clients que s'il était seul.

Article 7

Le stagiaire s'engage :

  • à transmettre au directeur général de l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme, l'attestation de stagiaire obtenue auprès du service compétent ;
  • à respecter le règlement intérieur de la structure, à laquelle appartient le tuteur ;
  • à participer et à s'impliquer pleinement lors des mises en situation professionnelle sous tutorat pédagogique, dans le cadre défini par le tuteur.

Article 8

Le tuteur et le stagiaire doivent être assurés en responsabilité civile professionnelle.

Article 9

Pour tout litige entre les parties qui ne trouverait pas de règlement à l'amiable, le directeur général de l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme, après consultation de la section permanente de l'alpinisme de la commission de la formation et de l'emploi du Conseil supérieur des sports de montagne, prend les mesures idoines.

Article 10

Pour être validée, la présente convention doit être transmise au directeur général de l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme, au plus tard deux jours avant la mise en situation professionnelle sous tutorat pédagogique.
Le tuteur
Date
Le stagiaire
Date
Le directeur général de l'Ecole nationale des sports de montagne, site de l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme.
Date

Créé le 9 juillet 2014

RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION

Le vocable " alpinisme " recouvre l'alpinisme et ses activités assimilées.
Les compétences décrites ci-dessous sont acquises progressivement tout au long de la formation et s'appuient sur l'alpinisme. Ces compétences sont certifiées au cours et à l'issue des stages collectifs de formation organisés par l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme. Elles sont confortées par des mises en situation pédagogiques professionnelles sous tutorat pédagogique, par des mises en situation progressives d'encadrement, d'enseignement, d'entraînement en autonomie, limitées aux prérogatives d'exercice acquises ainsi que par une pratique individuelle de perfectionnement.
UC 1 EC de programmer l'organisation d'un projet d'action en alpinisme.
OI 11 EC de préparer la prise de décision.
OI 111 EC d'identifier les attentes, les potentiels et les limites des publics au regard d'un projet d'action en alpinisme.
OI 112 EC d'analyser ses propres attentes, potentiels et limites au regard du projet d'action en alpinisme.
OI 113 EC d'intégrer les réalités sociales, éducatives, culturelles des publics pour adapter le projet d'action en alpinisme.
OI 114 EC de mesurer les contraintes propres aux milieux de pratiques, notamment celles inhérentes à l'environnement spécifique.
OI 115 EC d'évaluer, lors de la préparation du projet d'action, les dangers objectifs et subjectifs liés à l'alpinisme et d'en gérer les risques de manière appropriée, par la maîtrise, entre autres, de stratégies décisionnelles adaptées.
OI 116 EC de déterminer l'impact des activités d'alpinisme sur l'environnement.
OI 12 EC d'élaborer un projet d'action en alpinisme.
OI 121 EC de définir les objectifs d'un projet d'action en alpinisme.
OI 122 EC d'adapter les objectifs d'un projet d'action en alpinisme en fonction du contexte.
OI 123 EC de synthétiser des éléments préparatoires à la prise de décision par un choix d'itinéraires approprié en fonction du contexte.
OI 124 EC de fixer le budget prévisionnel afférent au projet d'action en alpinisme.
OI 125 EC de concevoir des démarches d'évaluation du projet d'action en alpinisme.
OI 13 EC de construire une démarche de communication adaptée au projet en alpinisme et à ses publics.
OI 131 EC de transmettre l'information nécessaire à la prise de décision, tant en français qu'en langue étrangère.
OI 132 EC d'exposer aux publics les alternatives envisageables au projet d'action en alpinisme.
OI 133 EC de sensibiliser les différents publics au respect du milieu montagnard.
UC 2 EC de coordonner la mise en œuvre d'un projet d'action en alpinisme.
OI 21 EC d'animer une équipe de travail.
OI 211 EC de composer une équipe d'intervenants, bénévoles ou professionnels, adhérente au projet.
OI 212 EC d'animer les réunions au sein d'une équipe.
OI 213 EC de mettre en œuvre les procédures de travail.
OI 214 EC de faciliter les démarches participatives au sein de l'organisation.
OI 22 EC de gérer les ressources financières et logistiques de la structure.
OI 221 EC d'établir les budgets prévisionnels et les dossiers de financement.
OI 222 EC d'organiser le fonctionnement financier de la structure.
OI 223 EC de négocier avec les prestataires de la structure.
OI 224 EC de contrôler les différentes procédures d'exécution budgétaire.
OI 225 EC d'anticiper les besoins en termes de logistique.
OI 226 EC de gérer l'utilisation des espaces de pratiques et des moyens matériels spécifiques à la pratique de l'alpinisme.
OI 227 EC de gérer et d'organiser la maintenance technique de son propre matériel.
OI 23 EC de promouvoir le projet d'action dans le respect du milieu montagnard.
OI 231 EC de représenter la structure auprès des donneurs d'ordre, partenaires institutionnels associatifs ou commerciaux.
OI 232 EC de participer aux actions des réseaux partenaires.
OI 24 EC d'animer la démarche qualité.
OI 241 EC de veiller au respect des procédures de travail existantes.
OI 242 EC de veiller au respect de la déontologie professionnelle.
OI 243 EC d'adapter le projet d'action en fonction de la modification des caractéristiques du milieu et/ou des capacités des publics.
UC 3 EC de conduire une démarche de performance en alpinisme.
OI 31 EC de concevoir le plan de performance en alpinisme.
OI 311 EC d'analyser les facteurs de la performance en alpinisme.
OI 312 EC de définir les objectifs d'une optimisation des progressions.
OI 313 EC de choisir les indicateurs de réussite intermédiaire.
OI 314 EC de contribuer à la définition d'une politique de détection des jeunes alpinistes.
OI 315 EC d'organiser les échanges de pratique avec une équipe technique.
OI 32 EC de planifier la préparation de la performance en alpinisme.
OI 321 EC d'organiser la cohérence entre les différents temps de la préparation de la performance sportive.
OI 322 EC d'optimiser les axes de la préparation physique des publics.
OI 323 EC de définir la préparation psychologique des publics.
OI 33 EC de gérer l'optimisation de la performance en alpinisme.
OI331 EC de diriger une progression des publics.
OI 332 EC de conduire les publics dans une perspective de progression en alpinisme.
OI 333 EC de gérer l'entraînement des publics dans une perspective de progression en alpinisme.
OI 334 EC de réguler le comportement et l'efficacité des publics dans une perspective de progression en alpinisme.
OI 335 EC de mettre en œuvre des médiations d'ordre stratégique, technique, physique ou relationnel dans une perspective de progression en alpinisme.
OI 34 EC d'organiser des actions formatives dans le cadre des différents réseaux.
OI 341 EC de concevoir des actions de formation adaptées aux besoins des réseaux professionnels et fédéraux.
OI 342 EC de coordonner la mise en œuvre des actions de formation décidées.
OI 343 EC d'animer des actions de formation de formateurs.
OI 344 EC d'évaluer des actions de formation.
OI 345 EC de proposer de nouvelles perspectives de développement.
UC 4 EC d'encadrer l'alpinisme en sécurité.
OI 41 EC de réaliser les démonstrations techniques.
OI 411 EC d'analyser les dangers objectifs et subjectifs lors des démonstrations techniques.
OI 412 EC de gérer dans ce cadre les risques liés à l'activité et au milieu.
OI 412 EC d'évaluer ses propres capacités à effectuer une démonstration technique.
OI 413 EC d'expliciter les différents éléments de la démonstration technique.
OI 414 EC de prévenir les comportements à risque.
OI 42 EC d'assurer la sécurité des pratiquants et des tiers.
OI 421 EC d'évaluer de façon permanente les dangers objectifs et subjectifs lors du déroulement du projet en alpinisme.
OI 422 EC de gérer les risques liés à l'activité de manière appropriée, notamment par un comportement et un choix d'itinéraire adaptés, dans un but de protection des publics et des tiers.
OI 423 EC de contrôler les situations de crise, par la maîtrise des comportements, de la communication, et des gestes à réaliser en cas d'incident ou d'accident.
OI 424 EC d'organiser les situations de survie et de secours.
OI 425 EC de s'intégrer, le cas échéant, dans un dispositif de secours organisé.
OI 426 EC d'anticiper les risques juridiques et administratifs liés à l'alpinisme et aux milieux de pratiques.
OI 427 EC d'assurer dans la limite de ses possibilités la sécurité passive des équipements fixes et/ou amovibles.
OI 428 EC de conseiller les différents publics en matière d'équipement personnel ou collectif spécifique, fixe, ou amovible.

Créé le 9 juillet 2014 · En vigueur du 1 janvier 2019 au 20 juillet 2024

FICHE DESCRIPTIVE D'ACTIVITÉS

Le guide de haute montagne est un professionnel dont les compétences de haut niveau ont été certifiées. Il est en capacité, notamment en environnement spécifique, de conduire, d'instruire, en sécurité, en responsabilité et en autonomie, tous types de publics pratiquant l'alpinisme et ses activités assimilées, ci-après désignés sous le vocable alpinisme . Ses compétences, fondées sur des savoirs et savoir-faire liés au milieu montagnard, lui permettent d'exercer plusieurs types de fonctions :

  • des fonctions d'accompagnement, d'enseignement et d'entraînement à finalité éducative, de loisirs ou de performance sportive ;
  • des fonctions de conseiller technique et de consultant dans les activités de montagne ;
  • des fonctions liées au secours en montagne.

Les activités professionnelles sont classées en quatre grands groupes d'activités non hiérarchisées entre elles :

1. Gérer le risque, dans une logique de sécurité, lié à la discipline de l'alpinisme, notamment dans le cadre de l'environnement spécifique :

Le guide de haute montagne :

  • analyse, au vu des spécificités de l'alpinisme, les attentes, les potentiels et les limites des publics dont il a la responsabilité ;
  • s'adapte aux réalités sociales, éducatives, culturelles des publics dont il a la responsabilité dans le but de réaliser un projet d'action en alpinisme ;
  • conçoit le projet d'action en alpinisme en s'adaptant, d'une part, à ses capacités physiques, techniques, psychologiques du moment et, d'autre part, à celles des publics dont il a la responsabilité ;
  • anticipe les contraintes propres à l'activité ainsi que les dangers objectifs et subjectifs des milieux d'évolution, notamment en termes de météorologie, nivologie, hydrologie et de terrain ;
  • intègre l'impact des activités sur l'environnement ;
  • veille au respect de la réglementation des milieux d'évolution ;

- modifie le projet en alpinisme en fonction de l'évolution :
  • des caractéristiques physiques du milieu, notamment du milieu montagnard ;
  • d'une part, de ses capacités physiques, techniques et psychologiques et, d'autre part, de celles des publics dont il a la responsabilité ;
  • prévient les comportements à risque ;
  • donne l'alerte, gère les situations de survie et de secours et s'intègre en cas de nécessité à un dispositif de secours organisé ;
  • anticipe les besoins logistiques spécifiques à l'activité ;
  • s'assure de la fiabilité de son matériel et celui des publics dont il a la responsabilité.

- 2. Concevoir, coordonner et conduire un projet d'action en initiation, perfectionnement et entraînement en alpinisme pour tout public :

Le guide de haute montagne :

  • propose un programme d'initiation, de perfectionnement et d'entraînement en alpinisme dans le cadre des objectifs du public dont il a la charge ;
  • participe à l'élaboration des projets pédagogiques pour tous types de structures éducatives, scolaires, fédérales, commerciales... ;
  • communique aux publics les contours du projet en alpinisme, ses limites et ses évolutions éventuelles ;
  • définit les démarches de progression technique, physique et psychologique adaptées aux objectifs et aux publics ;
  • précise les modes d'intervention à caractère technique ;
  • propose des démarches d'entraînement adaptées aux objectifs et aux publics, dans le cadre de l'alpinisme ;
  • conçoit les différentes démarches d'évaluation des publics en rapport avec le projet d'initiation, de perfectionnement et d'entraînement en alpinisme ;
  • élabore des prolongements possibles au projet d'alpinisme ;
  • construit une démarche de communication, tant en français qu'en langue étrangère ;
  • définit les moyens nécessaires au programme d'initiation, de perfectionnement et d'entraînement à l'alpinisme ;
  • veille au respect de la déontologie professionnelle ;
  • anime des réunions de travail ;
  • coordonne une équipe bénévole et /ou professionnelle ;
  • crée et gère la dynamique du groupe ;
  • s'assure du respect des procédures de qualité existantes ;
  • contrôle les budgets du projet d'action ;
  • prévient le dopage et les comportements à risque ;
  • procède aux choix techniques et stratégiques propres à l'activité ;
  • conduit les apprentissages techniques, par le biais notamment des activités d'animation et d'encadrement de tout public, notamment les scolaires, dans la pratique de l'alpinisme et de ses activités associées ;
  • réalise les gestes professionnels nécessaires à la sécurité des pratiquants ;
  • démontre, dans un souci permanent de sécurité, des techniques et des savoir-faire liés à l'alpinisme ;
  • assure la sécurité optimale des pratiquants et des tiers ;
  • entraîne à la pratique de l'alpinisme ;
  • analyse régulièrement le degré d'avancement des apprentissages et des performances ;
  • remédie aux difficultés, notamment d'ordre stratégique, technique, physique ou relationnel.

3. Organiser des actions de formation des publics :

Le guide de haute montagne :

  • conçoit des actions de formation adaptées aux besoins des publics dont il a la charge ;
  • coordonne la mise en œuvre des actions de formation ;
  • choisit les démarches formatives adaptées aux publics, notamment au regard de la spécificité du milieu ;
  • détermine les contenus de formation ;
  • précise l'organisation pédagogique aux stagiaires ;
  • crée les supports pédagogiques nécessaires ;
  • conçoit les différentes procédures d'évaluation des apprentissages ;
  • met en œuvre des actions de formation et de formation de formateurs ;
  • participe aux actions de tutorat, notamment dans le cadre de la formation du diplôme d'Etat d'alpinisme-guide de haute montagne ;
  • évalue l'impact de ses interventions ;
  • propose des prolongements pédagogiques ;
  • établit les comptes rendus et les bilans pédagogiques.

4. Développer durablement les pratiques de l'alpinisme dans le respect du milieu montagnard et des dispositions réglementaires :

Le guide de haute montagne :

  • explore le milieu montagnard ;
  • participe aux actions de développement de l'activité, notamment à l'aménagement du territoire montagnard en relation avec les donneurs d'ordre ;
  • contribue à la gestion et à l'usage des sites propres à la pratique de l'alpinisme, notamment des sites d'escalade, en étroite collaboration avec les pouvoirs publics, partenaires institutionnels et associatifs ou commerciaux ;
  • conçoit, gère et aménage des parcours acrobatiques en hauteur, via ferrata, fixes ou amovibles ou tout autre type de parcours utilisant les techniques de l'alpinisme ;
  • sensibilise les publics au respect du milieu montagnard ;
  • promeut l'alpinisme dans le respect du milieu montagnard ;
  • conseille les différents publics en matière d'équipement spécifique, personnel ou collectif, fixe ou amovible ;
  • formalise son expertise et ses bilans techniques.

Abrogé depuis le dimanche 21 juillet 2024

En vigueur du mercredi 9 juillet 2014 au samedi 20 juillet 2024

Annexes
Article Annexe I
Article Annexe II
Article Annexe III
Article Annexe IV
Article Annexe V