Loi n° 95-1 du 2 janvier 1995

(1) Travaux préparatoires : loi n° 95-1.

Sénat :

Projet de loi, modifié par l'Assemblée nationale, n° 612 (1993-1994) ;

Rapport de M. Jacques Bérard, au nom de la commission des lois, n° 59 (1994-1995) ;

Discussion et adoption le 15 novembre 1994.

Assemblée nationale :

Projet de loi, adopté par le Sénat, n° 1667 ;

Rapport de M. Daniel Picotin, au nom de la commission des lois, n° 1779 ;

Discussion et adoption le 20 décembre 1994.

Créé le 3 janvier 1995 · En vigueur depuis le 7 août 2013

Pour l'application de la résolution 827 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 25 mai 1993 instituant un tribunal international en vue de juger les personnes présumées responsables de violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de l'ex-Yougoslavie depuis le 1er janvier 1991, la France participe à la répression des infractions et coopère avec cette juridiction dans les conditions fixées par la présente loi.

Il en est de même pour l'application de la résolution 1966 (2010) du Conseil de sécurité des Nations unies du 22 décembre 2010 instituant un mécanisme international chargé d'exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux.

Les dispositions qui suivent sont applicables à toute personne poursuivie à raison des actes qui constituent, au sens des articles 2 à 5 du statut du tribunal international, des infractions graves aux conventions de Genève du 12 août 1949, des violations des lois ou coutumes de la guerre, un génocide ou des crimes contre l'humanité.

Par le Président de la République :

FRANçOIS MITTERRAND

Le Premier ministre,

EDOUARD BALLADUR

Le ministre d'Etat, garde des sceaux,

ministre de la justice,

PIERRE MÉHAIGNERIE

Le ministre des affaires étrangères,

ALAIN JUPPÉ

En vigueur depuis le mardi 3 janvier 1995

Loi n° 95-1 du 2 janvier 1995
Article 1
Titre Ier: De la compétence et du dessaisissement des juridictions françaises
Titre II: De la coopération judiciaire