ANNEXES
ANNEXE 1
SCÉNARIO MACROÉCONOMIQUE ASSOCIÉ AU PROJET DE LOI DE FINANCES DE FIN DE GESTION POUR L'ANNÉE 2025
Selon la saisine du Gouvernement, « le scénario macroéconomique sous-jacent au PLFG 2025 n'est pas modifié par rapport à celui sous-jacent au projet de loi de finances pour 2026.
Les informations nouvelles depuis la finalisation du projet de loi de finances pour 2026 sont cohérentes avec le scénario macroéconomique pour 2025 sous-jacent à celui-ci. En particulier, les modifications sur les finances publiques incluses dans le PLFG ne sont pas de nature à entraîner une révision du scénario macroéconomique.
Les enquêtes de conjoncture publiées depuis le dépôt du PLF suggèrent que l'activité devrait continuer de progresser au 3e trimestre. Le climat INSEE a progressé de + 1 pt en octobre, à 97, se rapprochant ainsi de sa moyenne historique ; de même, si le PMI France baisse en octobre à 46,8 pt, ce niveau reste généralement associé à une croissance légèrement positive de l'activité. Sur la base de son enquête publiée le 9 octobre, la Banque de France a maintenu sa prévision de croissance inchangée pour le 3e trimestre, à + 0,3 %. La confiance des ménages est en hausse de + 2 pt en octobre à 90 ; le solde relatif à l'opportunité de faire des achats importants, mieux corrélé à l'évolution de la consommation, suit la même tendance, bien au-dessus des niveaux dégradés enregistrés de mi-2022 à fin 2024.
Les principales données déjà publiées pour le 3e trimestre sont relativement bien orientées : malgré un repli de l'indice de production industrielle (IPI) en août (− 0,7 %), l'acquis de croissance de l'IPI manufacturier pour 2025 à fin août reste positif à + 0,4 %. L'acquis de croissance des exportations de biens manufacturés en valeur du 3e trimestre est assez élevé (+ 3,5 %), grâce au rebond des livraisons aéronautiques. L'acquis des importations est également positif (+ 1,5 % en valeur), mais plus faible. Seul l'acquis de la consommation en biens en août pour le 3e trimestre est légèrement négatif (− 0,2 %), pénalisé en particulier par les dépenses alimentaires (acquis de − 1,2 %).
Ainsi, au 2nd semestre 2025, l'activité poursuivrait sa progression. Après avoir été principalement tirée par la variation des stocks au 1er semestre, la croissance serait désormais davantage soutenue par les exportations et par la reprise de la consommation en services des ménages.
L'inflation en septembre a été légèrement plus basse que prévu. Cet écart est toutefois à mettre en regard du risque d'une hausse des prix du pétrole compte tenu des sanctions supplémentaires liées à la prolongation de la guerre d'agression russe en Ukraine, et des premiers signes d'une fin de la guerre des prix dans le secteur des télécommunications.
Enfin, la prévision de masse salariale sur le champ BMNA reste inchangée à + 1,8 % pour 2025. D'une part, le salaire moyen par tête augmenterait de + 2,2 %, soutenu par l'inflation et les gains de productivité passés. L'acquis de croissance à mi-année conforte cette prévision (+ 1,8 %). La prévision de salaire moyen par tête est proche de celle des autres prévisionnistes (+ 2,1 % pour l'INSEE et + 2,2 % pour la Banque de France), bien que les champs peuvent légèrement différer (secteur marchand y compris agricole pour la Banque de France). D'autre part, l'emploi SMNA se replierait légèrement en 2025 (− 0,2 % en glissement annuel). »
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