JORF n°0265 du 11 novembre 2025

  1. Par rapport au PLF amendé pour 2025, la prévision de dépense publique hors CI est réhaussée de 3,6 Md€. Dans l'ensemble, les dépenses sont plus dynamiques que prévu au PLF amendé pour les administrations centrales et sociales, et moins pour les administrations locales (tableau 3). Les principaux écarts identifiés par l'administration portent sur les crédits budgétaires, augmentés entre le PLF amendé et la loi de finances initiale, les prestations de chômage et de solidarité et celles des hôpitaux publics. A l'inverse, l'investissement local est nettement moins dynamique qu'anticipé.
  2. Par rapport au PLF pour 2026, la prévision de dépenses publiques pour 2025 est revue en hausse de 1,0 Md€. Le montant des dépenses budgétaires dans le périmètre de dépenses de l'Etat est inchangé mais les hypothèses retenues pour le schéma de fin de gestion conduisent en comptabilité nationale à cette dégradation. Les dépenses sociales sont abaissées de 0,1 Md€ en raison de l'absence de revalorisation des prestations de l'Agirc-Arrco.
  3. Par sous-secteur, les dépenses des administrations centrales seraient en hausse de 2,3 % en valeur et de 0,8 % en volume. Elles seraient ainsi plus dynamiques qu'en 2024 (tableau 4). Les aléas portent notamment sur les postes de dépense liées à l'environnement économique au sens large, comme les dépenses de charges de service public de l'énergie et de charge de la dette, ainsi que sur les dépenses de guichet comme l'allocation adulte handicapé. Dans l'ensemble, cette prévision de dépenses des administrations centrales parait atteignable moyennant une fin de gestion maîtrisée sur le budget de l'Etat.
  4. Les dépenses des administrations locales augmenteraient de 2,0 % en valeur et de 0,5 % en volume. Cette évolution marquerait un net ralentissement par rapport à l'année 2024. Les dépenses de fonctionnement des collectivités progresseraient de 2,3 % et leurs investissements de 1,9 % (en valeur). Ces prévisions sont cohérentes avec les remontées comptables à date, qui sont disponibles jusqu'au mois de septembre. Ces données suggèrent, à ce stade, une évolution un peu plus faible de l'investissement, pointant vers un aléa plutôt baissier sur la prévision de dépense. Toutefois, les remontées d'exécution infra-annuelles sont très volatiles et ont été caractérisées par un profil atypique en 2024, légitimant une prudence dans leur extrapolation.
  5. Les dépenses sociales seraient en croissance de 3,4 % en valeur et de 1,9 % en volume par rapport à 2024. Les prévisions du PLFG tablent sur un respect de l'Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) 2025 voté en LFSS (265,9 Md€, soit + 3,6 % en valeur par rapport à 2024) en raison des mesures prises suite à l'avis du comité d'alerte de l'Ondam de juin 2025 qualifiant de « sérieux » le risque de dépassement. Néanmoins, un petit dépassement de la prévision sur l'ensemble des dépenses sociales paraît assez plausible. Plusieurs risques allant dans ce sens coexistent en effet, notamment sur les dépenses d'indemnités journalières et celles d'indemnités de chômage, ou encore le risque d'une poursuite de la dégradation du déficit des hôpitaux publics, difficile à apprécier en raison du caractère tardif des remontées comptables.
  6. Au total, la prévision des dépenses publiques hors crédit d'impôt pour 2025, révisée en hausse de 1,0 Md€ par rapport à celle du PLF pour 2026, est vraisemblable. Des aléas demeurent à la hausse notamment sur la sphère sociale et à la baisse sur la sphère locale.

Tableau 3. - Evolution en valeur des dépenses publiques par sous-secteurs des administrations publiques

| |2024 |2025
(prévisions PLF amendé)|2025
(prévisions PLFG)| |-----|-----|----------------------------------|----------------------------| |Apuc |1,2 %| 1,9 % | 2,3 % | |Apul |4,8 %| 2,6 % | 2,0 % | |Asso |5,7 %| 2,9 % | 3,4 % | |Total|4,0 %| 2,5 % | 2,7 % |

Source : saisine du PLFG pour 2025, INSEE. Les dépenses par sous-secteurs s'entendent hors transferts internes.


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Version 1

29. Par rapport au PLF amendé pour 2025, la prévision de dépense publique hors CI est réhaussée de 3,6 Md€. Dans l'ensemble, les dépenses sont plus dynamiques que prévu au PLF amendé pour les administrations centrales et sociales, et moins pour les administrations locales (tableau 3). Les principaux écarts identifiés par l'administration portent sur les crédits budgétaires, augmentés entre le PLF amendé et la loi de finances initiale, les prestations de chômage et de solidarité et celles des hôpitaux publics. A l'inverse, l'investissement local est nettement moins dynamique qu'anticipé.

30. Par rapport au PLF pour 2026, la prévision de dépenses publiques pour 2025 est revue en hausse de 1,0 Md€. Le montant des dépenses budgétaires dans le périmètre de dépenses de l'Etat est inchangé mais les hypothèses retenues pour le schéma de fin de gestion conduisent en comptabilité nationale à cette dégradation. Les dépenses sociales sont abaissées de 0,1 Md€ en raison de l'absence de revalorisation des prestations de l'Agirc-Arrco.

31. Par sous-secteur, les dépenses des administrations centrales seraient en hausse de 2,3 % en valeur et de 0,8 % en volume. Elles seraient ainsi plus dynamiques qu'en 2024 (tableau 4). Les aléas portent notamment sur les postes de dépense liées à l'environnement économique au sens large, comme les dépenses de charges de service public de l'énergie et de charge de la dette, ainsi que sur les dépenses de guichet comme l'allocation adulte handicapé. Dans l'ensemble, cette prévision de dépenses des administrations centrales parait atteignable moyennant une fin de gestion maîtrisée sur le budget de l'Etat.

32. Les dépenses des administrations locales augmenteraient de 2,0 % en valeur et de 0,5 % en volume. Cette évolution marquerait un net ralentissement par rapport à l'année 2024. Les dépenses de fonctionnement des collectivités progresseraient de 2,3 % et leurs investissements de 1,9 % (en valeur). Ces prévisions sont cohérentes avec les remontées comptables à date, qui sont disponibles jusqu'au mois de septembre. Ces données suggèrent, à ce stade, une évolution un peu plus faible de l'investissement, pointant vers un aléa plutôt baissier sur la prévision de dépense. Toutefois, les remontées d'exécution infra-annuelles sont très volatiles et ont été caractérisées par un profil atypique en 2024, légitimant une prudence dans leur extrapolation.

33. Les dépenses sociales seraient en croissance de 3,4 % en valeur et de 1,9 % en volume par rapport à 2024. Les prévisions du PLFG tablent sur un respect de l'Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) 2025 voté en LFSS (265,9 Md€, soit + 3,6 % en valeur par rapport à 2024) en raison des mesures prises suite à l'avis du comité d'alerte de l'Ondam de juin 2025 qualifiant de « sérieux » le risque de dépassement. Néanmoins, un petit dépassement de la prévision sur l'ensemble des dépenses sociales paraît assez plausible. Plusieurs risques allant dans ce sens coexistent en effet, notamment sur les dépenses d'indemnités journalières et celles d'indemnités de chômage, ou encore le risque d'une poursuite de la dégradation du déficit des hôpitaux publics, difficile à apprécier en raison du caractère tardif des remontées comptables.

34. Au total, la prévision des dépenses publiques hors crédit d'impôt pour 2025, révisée en hausse de 1,0 Md€ par rapport à celle du PLF pour 2026, est vraisemblable. Des aléas demeurent à la hausse notamment sur la sphère sociale et à la baisse sur la sphère locale.

Tableau 3. - Evolution en valeur des dépenses publiques par sous-secteurs des administrations publiques

2024

2025

(prévisions PLF amendé)

2025

(prévisions PLFG)

Apuc

1,2 %

1,9 %

2,3 %

Apul

4,8 %

2,6 %

2,0 %

Asso

5,7 %

2,9 %

3,4 %

Total

4,0 %

2,5 %

2,7 %

Source : saisine du PLFG pour 2025, INSEE. Les dépenses par sous-secteurs s'entendent hors transferts internes.