JORF n°0256 du 4 novembre 2010

Décision du 17 septembre 2010

La directrice générale de l'Agence de la biomédecine,

Vu le code de la santé publique, et notamment les articles L. 2151-5, L. 2151-7 et R. 2151-19 à R. 2151-23 ;

Vu l'arrêté des ministres chargés de la santé et de la recherche en date du 8 juillet 2005 portant autorisation d'un protocole de recherche sur les cellules embryonnaires délivré à l'Institut de recherche en biothérapie du centre hospitalier universitaire de Montpellier (hôpital Saint-Eloi) ;

Vu la décision du 10 juillet 2009 fixant le modèle de dossier de demande de renouvellement des autorisations mentionnées à l'article R. 2151-6 du code de la santé publique ;

Vu la demande présentée le 7 juillet 2010 par le centre hospitalier universitaire de Montpellier (hôpital Saint-Eloi, Institut de recherche en biothérapie) aux fins d'obtenir le renouvellement de son autorisation de conservation des cellules embryonnaires à des fins scientifiques ;

Vu le rapport de la mission d'inspection de l'Agence de la biomédecine en date du 15 juillet 2010 ;

Vu les rapports d'expertise en date du 27 et 31 juillet 2010 ;

Vu l'avis émis par le conseil d'orientation le 17 septembre 2010,

Décide :

Article 1

Le centre hospitalier universitaire de Montpellier est autorisé à conserver, dans les conditions décrites dans le dossier de demande d'autorisation, des cellules souches embryonnaires humaines dans les locaux de centre hospitalier universitaire (hôpital Saint-Eloi, Institut de recherche en biothérapie).

Article 2

Le centre hospitalier universitaire de Montpellier (hôpital Saint-Eloi, Institut de recherche en biothérapie) ne peut céder les cellules souches embryonnaires humaines qu'il conserve qu'à un établissement ou organisme autorisé à les conserver ou à effectuer des recherches sur ces cellules en application des dispositions des articles du code de la santé publique susvisés.

Article 3

La présente autorisation est accordée pour une durée de cinq ans. Elle peut être suspendue à tout moment, pour une durée maximale de trois mois, en cas de violation des dispositions législatives ou réglementaires, par le directeur général de l'Agence de la biomédecine. L'autorisation peut également être retirée selon les modalités prévues par les dispositions des articles du code de la santé publique susvisés.

Article 4

Le centre hospitalier universitaire de Montpellier (hôpital Saint-Eloi, Institut de recherche en biothérapie) est tenu d'informer l'Agence de la biomédecine préalablement à toute cession ou toute nouvelle détention de cellules souches embryonnaires.
Il doit porter à la connaissance de l'Agence de la biomédecine toute autre modification des éléments figurant dans le dossier de demande d'autorisation.

Article 5

La secrétaire générale de l'Agence de la biomédecine est chargée de l'exécution de la présente décision, qui sera publiée au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 17 septembre 2010.

E. Prada-Bordenave