Le Premier ministre à Mesdames et Messieurs les ministres et
secrétaires d'Etat (copie pour attribution à Messieurs les préfets de région)
1 version
Paris, le 31 mars 1992.
Le Premier ministre à Mesdames et Messieurs les ministres et
secrétaires d'Etat (copie pour attribution à Messieurs les préfets de région)
1 version
La préparation du XIe Plan va commencer: c'est un moment important de notre vie économique et sociale au cours duquel toutes les forces vives du pays vont être amenées à réfléchir aux objectifs que la France doit s'assigner, de 1993 à 1997.
La mondialisation de l'économie, la construction de la Communauté européenne et les nouveaux partages de compétences qu'elle entraîne, la multiplication des centres de décision, la décentralisation sont autant de facteurs qui imposent aujourd'hui de renouveler profondément la manière de construire et de traduire cette ambition collective qu'est le Plan.
Je souhaite que, prolongeant l'effort amorcé dans cette direction par le Xe Plan (1989-1992), la préparation du XIe Plan marque un renouvellement profond des méthodes. Ce doit être l'occasion d'une vraie réflexion stratégique conduite sur l'ensemble du territoire, à laquelle soit effectivement associé le plus grand nombre d'acteurs économiques et sociaux et prenant en compte les principaux travaux de réflexion à moyen terme menés par ailleurs.
Afficher un certain nombre de règles du jeu et de principes suffisamment robustes pour être considérés par l'ensemble des acteurs comme des données;
définir, non pas une fois pour toutes, mais avec le souci d'en évaluer régulièrement les résultats et de les adapter en conséquence, les lignes de force des politiques publiques conformes aux objectifs que la nation s'est fixés; favoriser la cohérence des stratégies des différents acteurs, en particulier de ceux qui interviennent sur le territoire de chaque région; tel est l'enjeu d'une planification stratégique et sélective.
Sa réussite impose une mobilisation de vos services sur ce projet, à travers la participation à un haut niveau de vos représentants dans les instances de concertation et la mise à disposition de ces dernières de l'ensemble des informations et travaux utiles. Cette mobilisation doit valoir tant pour le dispositif national de concertation que pour la planification décentralisée et leur prolongement ultérieur, la prochaine génération de contrats de plan.
1 version
Le dispositif national de concertation qui fonctionnera de mars à décembre 1992 correspond aux principes d'une planification sélective. Il est concentré autour d'un petit nombre de groupes et de commissions visant à approfondir les axes prioritaires que j'ai fixés pour la préparation du XIe Plan. Trois priorités me paraissent en effet s'imposer:
1 version
Dispositif national de concertation (mars 1992-décembre 1992) : modernisation des services publics, développement d'une économie compétitive, meilleur cadre de vie. Création et composition de 5 commissions a cet effet : éducation et formation, villes, création culturelle, recherche et technologie, décentralisation. Missions des 4 groupes de concertation transversaux. information sur les travaux des groupes d'études et de mobilisation (GEM) notamment avec les groupes d'études et de mobilisation régionaux. Modalités d'association des régions a la planification nationale. Programme de communication et de valorisation externe des travaux des instances nationales de concertation. Planification décentralisée : articulation étroite entre les procédures nationales et régionales de planification. Rôle des préfets de région pour diffuser les orientations des actions de l'État à moyen terme. La planification régionale relève de la responsabilité des conseils régionaux: concertation des collectivités territoriales dans la région sous forme de protocoles d'orientations communes. Une circulaire adressée aux préfets de région sera élaborée et soumise a un prochain comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire Annexes jointes.