d) La recherche de l'efficience dans l'organisation interne
Au plan de l'organisation interne, la sécurité des activités de soins est prioritaire, de même que l'amélioration de leur qualité.
Il en est ainsi notamment pour les actions de lutte contre les infections nosocomiales et la sécurité virale, la sécurité transfusionnelle et l'hémovigilance, la sécurité et la bonne organisation des greffes et des prélèvements d'organes, la prévention des accidents médicamenteux, la médicalisation des S.M.U.R. et la mise en place de la matériovigilance. Il convient en particulier de vérifier la manière dont les établissements ont organisé ces fonctions, l'emploi des moyens octroyés les années précédentes et la cohérence d'ensemble de la politique des établissements dans ces différents champs.
De même, les incitations à l'amélioration de la qualité, notamment dans le cadre du programme assurance-qualité (P.A.Q.), qui sera reconduit en 1996,
doivent se poursuivre.
Par ailleurs, pour mieux répondre aux besoins de certaines populations, les établissements doivent être encouragés à développer une organisation interne transversale par la constitution d'équipes mobiles ou de liaison et la désignation de médecins coordonnateurs, afin d'être mieux à même de lutter contre la douleur, d'assurer dans de bonnes conditions les soins palliatifs nécessaires, de proposer aux personnes âgées hospitalisées une rééducation fonctionnelle dès le début de leur hospitalisation, et toute autre action qui constitue une priorité pour les services de soins.
La pédiatrie, la réponse à l'alcoolisme ou à la toxicomanie peuvent également s'inspirer de ce type d'organisation, dont l'objectif est de diffuser, à partir d'une unité fonctionnelle, une prise en charge dans les différents services cliniques où sont accueillis les patients. Garantir à la population l'égal accès aux soins repose en effet sur la capacité des établissements à adapter leurs modes de travail et leur organisation à des populations dont les caractéristiques doivent être mieux prises en compte.
Le renforcement des activités de prélèvement d'organes, de tissus, de moelle osseuse et de cellules, en vue de l'amélioration et de la sécurité des greffes, devra être facilité, notamment, par la reconnaissance au sein des établissements de santé d'une fonction de coordonnateur hospitalier confiée de préférence à des personnels infirmiers ou cadres infirmiers. Ces personnels seront chargés d'assurer le suivi et le contrôle de la chaîne du prélèvement à la greffe et de veiller à l'accueil adéquat des familles. Le renforcement pourra porter également sur la mise en place d'astreintes opérationnelles de prélèvement confiées à des anesthésistes-réanimateurs ou à des réanimateurs médicaux.
Enfin, le rôle de l'établissement public de santé dans la prise en charge des populations en difficulté doit être renforcé, notamment par la mise en place des structures prévues dans le plan départemental d'accès aux soins :
généralisation des cellules d'accueil, dispensation de soins et délivrance de médicaments en consultations externes, organisation de consultations de médecine générale sans rendez-vous...
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