- Le 112 doit s'appuyer sur les dispositifs
d'appel d'urgence existants
1.1. Le 112 ne se substitue pas aux actuels numéros
d'appel d'urgence
Les services publics concernés par les trois numéros d'appel d'urgence existant en France se sont progressivement dotés de moyens de réception qui leur permettent de répondre dans de bonnes conditions aux demandes. Ces moyens ont été développés et organisés dans un cadre le plus souvent départemental, à l'exception de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris dont le numéro d'appel - 18 - couvre Paris et les trois départements de la petite couronne.
Depuis ces dix dernières années, les collectivités publiques ont consenti des efforts financiers très importants pour développer l'implantation de ces trois numéros d'appel d'urgence. Par suite, leur substitution par un numéro unique d'appel, le 112, créerait de nouvelles charges financières pour ces mêmes collectivités, sans que les usagers bénéficient d'une amélioration sensible de la qualité du service public.
C'est pourquoi il n'est pas envisagé de substituer le 112 aux actuels 15, 17 et 18 qui demeureront en service au-delà du 31 décembre 1996. Il se juxtapose et son développement doit s'effectuer à minima au moins dans les premières années de sa mise en place.
C'est ainsi que le 112 a vocation à être utilisé en priorité par les touristes habitués dans leur pays à composer ce numéro d'appel d'urgence.
Bien entendu, les services des télécommunications continueront à faire référence, en particulier sur les combinés et dans les cabines téléphoniques, aux 15, 17 et 18 que nos compatriotes et les étrangers séjournant en France connaissent.
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