|CAHIER D'ENREGISTREMENT DES PRATIQUES
(pratiques réalisées)| |
|-----------------------------------------------------------------|--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|
| Identification de l'îlot | L'identification et la surface de l'îlot cultural |
| | Le type de sol |
| Interculture précédant
la culture principale | Modalités de gestion des résidus de culture |
| | Modalités de gestion des repousses et date de destruction |
| |Modalités de gestion de la CIPAN ou de la dérobée :
― espèce ;
― dates d'implantation et de destruction ;
― apports de fertilisants réalisés (date, superficie, nature, teneur en azote et quantité d'azote totale).|
| Culture principale | La culture pratiquée et la date d'implantation |
| | Le rendement réalisé |
| | Pour chaque apport d'azote réalisé :
― la date d'épandage ;
― la superficie concernée ;
― la nature du fertilisant ;
― la teneur en azote de l'apport ;
― la quantité d'azote totale de l'apport. |
| | Date de récolte ou de fauche(s) pour les prairies. |
L'arrêté préfectoral régional mentionné au b du 1° du III de la présente annexe peut, le cas échéant et sur proposition du groupe régional d'expertise « nitrates », préciser certains intitulés du plan de fumure afin de l'adapter à l'écriture opérationnelle de la méthode du bilan retenue.
Pour les exploitations d'élevage, les éléments de description du cheptel doivent être inscrits dans le cahier d'enregistrement afin d'estimer la quantité totale d'azote effectivement apportée par les effluents d'élevage. Pour les exploitations comprenant des vaches laitières, le cahier d'enregistrement précise également la production laitière moyenne annuelle du troupeau ainsi que son temps de présence à l'extérieur des bâtiments.
En outre, chaque fois que des effluents d'élevage produits par l'exploitation sont épandus en dehors de l'exploitation sur des parcelles mises à disposition par des tiers, le cahier d'enregistrement doit comprendre un bordereau cosigné par le producteur des effluents et le destinataire. Ce bordereau est établi au plus tard à la fin du chantier d'épandage ; il comporte l'identification des îlots culturaux récepteurs, les volumes par nature d'effluents et les quantités d'azote épandues et la date de l'épandage.
Dans le cas de transfert de fertilisant azoté issu des animaux d'élevage, un bordereau de transfert cosigné par le producteur des effluents et le destinataire est établi. Il comporte les volumes par nature d'effluents, les quantités d'azote transférées et la date du transfert.
V. ― Modalités de calcul de la quantité maximale d'azote contenue dans les effluents d'élevage pouvant être épandue annuellement par chaque exploitation
Ces prescriptions s'appliquent à tout élevage situé en zone vulnérable. Tous les animaux et toutes les terres de l'exploitation, qu'ils soient situés ou non en zone vulnérable, sont pris en compte.
La quantité maximale d'azote contenue dans les effluents d'élevage pouvant être épandue annuellement par hectare de surface agricole utile est inférieure ou égale à 170 kg d'azote. Cette quantité maximale s'applique sans préjudice du respect de l'équilibre de la fertilisation à l'échelle de l'îlot cultural et des limitations d'azote définies au III de la présente annexe et sans préjudice du respect des surfaces interdites à l'épandage.
La méthode de calcul de la quantité d'azote contenue dans les effluents d'élevage disponible sur l'exploitation est la suivante.
Il s'agit de la production d'azote des animaux, obtenue en multipliant les effectifs par les valeurs de production d'azote épandable par animal, corrigée, le cas échéant, par les quantités d'azote issues d'effluents d'élevage épandues chez les tiers ou transférées et les quantités d'azote issues d'effluents d'élevage venant des tiers, ainsi que par l'azote abattu par traitement. Tous les fertilisants azotés d'origine animale sont considérés, qu'ils aient subi ou non un traitement ou une transformation, y compris lorsqu'ils sont homologués ou normés.
Les effectifs animaux sont ventilés selon les catégories d'animaux correspondant aux normes réglementaires de production d'azote épandable précisées à l'annexe II du présent arrêté. L'annexe II précise, selon les cas, si les animaux sont comptabilisés au regard du nombre d'animaux produits sur l'exploitation ou au regard du nombre moyen d'animaux présents sur l'exploitation pendant une année.
Les quantités d'azote épandues chez les tiers ou provenant de tiers figurent sur les bordereaux d'échanges d'effluents prévus au IV de la présente annexe.
VI. ― Conditions d'épandage par rapport au cours d'eau
L'épandage des fertilisants de type III est interdit en zone vulnérable à moins de deux mètres des cours d'eau et sur les bandes enherbées définies au 8° de l'article R. 211-81.
L'épandage des fertilisants de types I et II est interdit en zone vulnérable à moins de 35 mètres des berges des cours d'eau ; cette limite est réduite à 10 mètres lorsqu'une couverture végétale permanente de 10 mètres et ne recevant aucun intrant est implantée en bordure du cours d'eau.
A N N E X E I I
NORMES D'EXCRÉTION D'AZOTE PAR ESPÈCE ANIMALE POUR LA MISE EN ŒUVRE DU 5 DE L'ANNEXE I DU PRÉSENT ARRÊTÉ
Rappel :
L'azote épandable est défini comme étant l'azote excrété par un animal d'élevage en bâtiment et à la pâture duquel est soustrait l'azote volatilisé lors de la présence de l'animal en bâtiment et lors du stockage des effluents. L'azote volatilisé à la pâture n'est pas soustrait de l'azote excrété (jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne concernant la mise en œuvre de la directive 91/676/CEE dite directive « nitrates »).
A. ― Production d'azote épandable
par les herbivores, hors vaches laitières
| ANIMAUX | PRODUCTION N UNITAIRE | |------------------------------|------------------------------| | Herbivores |(kg d'azote/animal présent/an)| |Vache nourrice, sans son veau | 67 | | Femelle ¹ 2 ans | 53 | | Mâle ¹ 2 ans | 72 | |Femelle 1 - 2 ans, croissance | 42 | | Mâle 1 - 2 ans, croissance | 42 | |Bovin 1 - 2 ans, engraissement| 40 | | Vache de réforme | 40 | | Femelle ¸ 1 an | 25 | | Mâle 0 - 1 an, croissance | 25 | | Mâle 0 - 1 an, engraissement | 20 | |Broutard ¸ 1 an, engraissement| 27 | | Brebis | 10 | | Brebis laitière | 10 | | Bélier | 10 | | Agnelle | 5 | | Chèvre | 10 | | Bouc | 10 | | Chevrette | 5 | | Cheval | 44 | | Cheval (lourd) | 51 | | Jument seule | 37 | | Jument seule (lourd) | 44 | | Jument suitée | 44 | | Jument suitée (lourd) | 51 | | Poulain 6 mois - 1 an | 18 | |Poulain 6 mois - 1 an (lourd) | 22 | | Poulain 1 - 2 ans | 37 | | Poulain 1 - 2 ans (lourd) | 44 | | | (kg d'azote/animal produit) | | Place veau de boucherie | 6,3 | | Agneau engraissé produit | 1,5 | | Chevreau engraissé produit | 1,5 |
B. ― Production d'azote épandable par les vaches laitières
(kg d'azote/an/animal présent)
L'azote épandable des vaches laitières varie significativement selon le temps passé à l'extérieur des bâtiments et notamment à la pâture (volatilisation non soustraite de l'azote excrété et régime alimentaire riche en azote) et selon le niveau de production laitière.
La production laitière est obtenue à partir de la quantité annuelle de lait livrée, y compris en vente directe, divisée par le nombre de vaches laitières présentes dans l'année puis multipliée par le coefficient 0,92 afin de prendre en compte les périodes de tarissement.
Le temps passé à l'extérieur des bâtiments somme :
― le nombre de mois pendant lesquels les animaux sont dehors en continu (jours et nuits). La traite n'est pas décomptée.
― le temps cumulé (exprimé en mois) passé à l'extérieur des bâtiments pendant les périodes où les animaux passent une partie du temps en bâtiments et une autre dehors. La traite est décomptée.
Production d'azote épandable par les vaches laitières
(kg d'azote/an/animal présent)
| TEMPS PASSÉ
à l'extérieur des bâtiments |PRODUCTION LAITIÈRE
(kg lait/vache/an)| | |
|-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|--------------------------------------------|----------------------|----------|
| | ¸ 6 000 kg |6 000
à 8 000 kg|¹ 8 000 kg|
| ¸ 4 mois | 75 (*) | 83 (*) | 91 (*) |
| 4 à 7 mois | 92 (*) | 101 (*) | 111 (*) |
| ¹ 7 mois | 104 (*) | 115 (*) | 126 (*) |
| (*) Pour la période du 1er septembre 2012 au 31 août 2013, une valeur de 95 kg d'azote/an/vache s'applique aux élevages ayant plus de 75 % de surface en herbe dans la surface fourragère principale.| | | |
C. ― Production d'azote épandable pour les volailles
| ANIMAUX | PRODUCTION N
unitaire | |
|---------|-----------------------------------------------|--------------------------------|
|Volailles| |(g d'azote/animal
produit)|
| Caille | Future reproductrice (œufs et chair) | 9 |
| | Label | 12 |
| | Pondeuse (œuf et reproduction) | 46 |
| | Standard | 15 |
| Canard | Colvert (pour lâchage) | 49 |
| | Colvert (pour tir) | 104 |
| | Colvert reproducteur | 470 |
| | Barbarie (mixte) | 72 |
| | Barbarie mâle | 85 |
| | Mulard gras | 47 |
| | Mulard prêt à gaver (extérieur) | 112 |
| | Mulard prêt à gaver (intérieur) | 122 |
| | Pékin | 70 |
| Cane | Barbarie future reproductrice | 186 |
| | Barbarie reproductrice | 794 |
| | Pékin future reproductrice | 227 |
| | Pékin (chair) | 586 |
| | Pékin (ponte) | 489 |
| | Reproductrice (gras) | 702 |
| Canette | Barbarie label | 62 |
| | Barbarie standard | 46 |
| | Mulard à rôtir | 88 |
| | Pékin | 52 |
| Chapon | Pintade label | 125 |
| | Label | 144 |
| | Standard | 142 |
| | Mini label | 134 |
|Coquelet | | 13 |
| Dinde | A rôtir biologique | 82 |
| | A rôtir label | 80 |
| | A rôtir standard | 85 |
| | Découpe (mixte, bio et label) | 208 |
| | Future reproductrice | 588 |
| | Lourde | 341 |
| | Médium | 227 |
| | Reproductrice | 603 |
| Faisan | 22 semaines | 85 |
| | 62 semaines | 299 |
| | Reproducteur | 285 |
| Oie | A rôtir | 305 |
| | Grasse | 71 |
| | Prête à gaver | 168 |
| | Reproductrice (chair), par cycle de ponte | 655 |
| | Reproductrice (grasse) | 806 |
| Perdrix | 15 semaines | 34 |
| | 60 semaines | 186 |
| | Reproductrice | 181 |
| Pigeons | Par couple | 331 |
| Pintade | Biologique (bâtiments fixes) | 58 |
| | Biologique (cabanes mobiles) | 56 |
| | Future reproductrice | 90 |
| | Label | 69 |
| | Reproductrice | 220 |
| | Standard | 52 |
| Poule | Pondeuse (reproductrice chair) | 449 |
| | Pondeuse (reproductrice ponte) | 313 |
| | Pondeuse biologique (œufs) | 346 |
| | Pondeuse label (œufs) | 375 |
| | Pondeuse plein air (œufs) | 354 |
| | Pondeuse sol (œufs) | 359 |
| | Pondeuse standard (œufs) - cage standard | 349 |
| |Pondeuse standard (œufs) - cage, fosse profonde| 242 |
| | Pondeuse standard (œufs) - cage, séchoir | 401 |
| Poulet | Biologique (bâtiments fixes) | 62 |
| | Biologique (cabanes mobiles) | 55 |
| | Label (bâtiments fixes) | 57 |
| | Label (cabanes mobiles) | 56 |
| | Standard | 30 |
| | Standard léger (export) | 22 |
| | Standard lourd | 41 |
|Poulette | Œufs - standard cage, label, bio et plein air | 81 |
| | Œufs - standard sol | 83 |
| | Future reproductrice (ponte) | 85 |
|Poularde | Label | 86 |
D. ― Production d'azote épandable
pour les élevages cunicoles
| LAPINS |kG D'AZOTE|LAPINS
produits/
an/femelle|ALIMENTATION
% protéines|
|------------------------------------|----------|---------------------------------------|------------------------------|
|Lapine, élevage naisseur-engraisseur| 3,24 | 46 | 16,5 |
| Lapine, élevage naisseur | 1,34 | 54,7 | 17,0 |
| Lapin produit, élevage engraisseur | 0,044 | | 16,5 |
E. ― Production d'azote épandable
pour les porcins (kg d'azote/animal produit)
| |SANS COMPOSTAGE|AVEC COMPOSTAGE| | |
|----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------|---------------|---------------|--------|-------|
| | Standard | Biphase |Standard|Biphase|
| Caillebotis seul | | | | |
| Truie présente (1) | 17,5 | 14,5 | | |
| Post-sevrage (2) | 0,44 | 0,40 | | |
| Engraissement (3) | 3,25 | 2,70 | | |
| Engraissement (4) | 0,048 | 0,043 | | |
| Litière de paille accumulée (6) | | | | |
| Truie présente (1) (5) | 14,3 | 11,8 | 11,8 | 9,8 |
| Post-sevrage (2) | 0,31 | 0,29 | 0,22 | 0,20 |
| Engraissement (3) | 2,33 | 1,93 | 1,63 | 1,35 |
| Engraissement (4) | 0,034 | 0,031 | 0,024 | 0,022 |
| Litière de sciure accumulée (6) | | | | |
| Post-sevrage (2) | 0,19 | 0,17 | 0,17 | 0,15 |
| Engraissement (3) | 1,37 | 1,14 | 1,23 | 1,02 |
| Engraissement (4) | 0,020 | 0,018 | 0,018 | 0,016 |
| (1) Les rejets sont calculés par truie présente et par an (pour 1 200 kg d'aliment par truie et par an).
(2) Les rejets sont calculés par porcelet produit entre 8 et 30 kg de poids vif pour un indice de consommation de 1,74 kg par kg.
(3) Les rejets sont calculés par porc produit entre 30 et 112 kg de poids vif pour un indice de consommation en engraissement de 2,86 kg par kg.
(4) Correction à apporter au rejet lorsque le poids d'abattage est supérieur à 112 kg (kg d'azote par kg poids supplémentaire à l'abattage).
(5) On considère que les truies sont élevées sur caillebotis pendant la lactation et sur litière accumulée aux autres stades (gestation, quarantaine, attente saillie).
(6) Valeurs obtenues pour des litières fonctionnant correctement c'est-à-dire maintenues sèches par une bonne gestion du bâtiment et des apports de paille ou de sciure. Il s'agit d'un compostage post-élevage.| | | | |
1 version