L'emploi fonctionnel de directeur de la mer Sud-Océan Indien (groupe III) sera prochainement vacant.
Contexte
La DMSOI conduit, dans son ressort géographique et sous l'autorité du préfet compétent, les politiques de l'Etat en matière de développement durable de la mer, de gestion des ressources marines et de régulation des activités maritimes. Elle coordonne, en veillant à leur cohérence, les politiques de régulation des activités exercées en mer et sur le littoral à l'exclusion de celles relevant de la défense et de la sécurité nationales et du commerce extérieur.
Le territoire sur lequel s'exercent les compétences de la direction de la mer sud océan Indien (DMSOI) s'étend, selon des modalités variables, à La Réunion, aux terres australes et îles Eparses relevant des TAAF, et à Mayotte.
Missions principales
Les compétences du DMSOI s'articulent en quatre groupes :
- Le service aux usagers. La DMSOI est un service de proximité qui reçoit des usagers au quotidien. Le directeur veille au bon fonctionnement du service et adapte son organisation en conséquence afin que les missions concernant la gestion administrative des marins et navires soient parfaitement remplies. En sa qualité de recteur d'académie pour la formation maritime embarquée, il est responsable de l'agrément des formations et de la délivrance des titres correspondants.
- L'économie maritime. A la faveur du développement de l'économie bleue, cette compétence s'est significativement élargie ces dernières années. Elle comprend une dimension stratégique (document stratégique de bassin maritime) et une dimension plus opérationnelle (instruction des dossiers de subvention économique sur le FEAMPA, le contrat de convergence et de transformation, le fonds d'intervention maritime, etc.). Le directeur porte sous l'autorité du préfet les priorités de l'Etat dans le domaine de l'économie bleue durable. Il entretient des relations développées avec les professionnels : il assure la tutelle du comité régional des pêches maritimes, siège au conseil de surveillance du grand port maritime et représente l'Etat dans de nombreuses structures socio-professionnelles.
- La sécurité maritime. La DMSOI a la responsabilité d'un continuum qui s'étend de la prévention des accidents (signalisation maritime, contrôles de sécurité périodique des navires professionnels, suivi de la navigation maritime) à la gestion des sinistres (assistance aux navires en difficulté, coordination des opérations de secours, appui technique et matériel à la lutte contre les pollutions marines sur la côte). Le DMSOI dispose pour cela de services spécialisés (CROSS, centre de sécurité des navires, service des phares et balises) dont il est responsable organiquement.
- La régulation et le contrôle des usages. En mer et sur le littoral, les services de la DMSOI interviennent en prévention des conflits d'usage ou en contrôle. Au-delà des aspects réglementaires (gestion du domaine public maritime, réglementation des pêches à pied et en mer, signalisation, etc.), le DMSOI est sollicité pour apporter son expertise sur tous les sujets maritimes ou littoraux majeurs à La Réunion (risque « requin », immigration clandestine par voie maritime, développement portuaire, etc.). Le DMSOI est également responsable de l'élaboration bisanuelle d'un plan de contrôle portant sur la police des pêches, de l'environnement marin et de la sécurité des activités maritimes autour de La Réunion et des TAAF, et de sa mise à jour.
Profil du candidat recherché
Compétences managériales : savoir diriger et fédérer les équipes autour d'un sens partagé des objectifs et de l'action ; savoir piloter et accompagner les changements et faire face à des situations de pression, d'urgence, de conflits, d'incertitude ; être ouvert à la diversité des approches et des cultures.
Compétences transversales : savoir analyser son environnement, anticiper et proposer des stratégies, savoir créer et entretenir des partenariats et réseaux ; savoir définir la posture à adopter et l'adapter en fonction des projets, des interlocuteurs ; connaître le système administratif, le contexte politique et institutionnel, national et local.
Compétences métier : une expérience préalable dans le domaine maritime est indispensable.
Conditions d'accès à l'emploi
Les conditions d'emploi sont fixées aux articles 11 à 16 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l'Etat. La durée d'occupation de cet emploi est de quatre ans, renouvelable une fois dans la limite de six ans.
En application de l'article 13 du décret du 31 décembre 2019 susmentionné, la période probatoire est fixée à six mois.
La rémunération brute annuelle dépend de l'expérience du titulaire de l'emploi. Elle comprend une part fixe comprise entre 103 000 € et 149 000 € brut par an (majoration outre-mer comprise).
Cette part fixe peut être réduite si un logement est attribué au titulaire du poste. A cette rémunération fixe pourra être ajouté un complément indemnitaire annuel dont le montant dépend de la manière de servir. Il est versé en une seule fois.
Procédure de recrutement
La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles 3 à 10 du décret du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l'Etat susmentionné :
- l'autorité de recrutement est le secrétaire général du ministère représenté par la délégation aux cadres dirigeants ;
- l'autorité dont relève l'emploi est le secrétaire général du ministère en liaison avec le directeur général des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture.
Envoi des candidatures :
Le dossier de candidature devra impérativement comprendre :
- une lettre de motivation : qui devra comporter les éléments permettant d'apprécier la bonne adéquation entre le parcours professionnel du candidat, les compétences et le niveau d'expérience attendus pour le poste ;
- un curriculum vitae détaillé.
Pour les agents publics, les candidatures seront accompagnées :
- d'un état des services établi par le service RH du corps d'origine ;
- du dernier arrêté de situation administrative dans le corps d'origine et dans l'emploi occupé le cas échéant (uniquement pour les agents relevant d'un autre ministère).
Pour les agents du secteur privé, les candidatures seront accompagnées des documents attestant de l'occupation effective des emplois mentionnés dans le curriculum vitae.
Ce dossier complet devra être adressé, dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel, au ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, uniquement et impérativement, par voie électronique à l'adresse : [email protected].
Recevabilité des candidatures :
La délégation aux cadres dirigeants procède à l'examen de la recevabilité des candidatures, en accuse réception et informe les candidats non éligibles.
Examen des candidatures :
Le secrétaire général réunit l'instance collégiale prévue à l'article 6 du décret du 31 décembre 2019 susmentionné, qui procède à l'examen des candidatures recevables pour présélectionner les candidats.
Audition des candidats et choix du candidat retenu :
Le secrétaire général ou son représentant procède à l'audition des candidats présélectionnés. A l'issue de celle-ci, il propose à l'autorité investie du pouvoir de nomination, après avis du préfet de la Guadeloupe, le nom du candidat ou de la candidate susceptible d'être nommé.
A l'issue du choix effectué par l'autorité de nomination, les candidats auditionnés non retenus pour occuper l'emploi à pouvoir en sont informés par le directeur.
Formation
Les personnes n'ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module spécifique relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l'organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu'à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.
Déontologie
L'accès à cet emploi est soumis à une déclaration de situation patrimoniale et à une déclaration d'intérêts préalable à la prise de fonctions.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l'autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application de l'article L. 124-7 du code général de la fonction publique du 1er mars 2022.
Personne à contacter
Tous les renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de :
M. Laurent PAILLARD, Conseiller aux cadres dirigeants, téléphone : 01-40-81-86-79.
1 version