Le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer,
Vu le code de l'environnement, notamment ses articles L. 121-1 à L. 121-15 et R. 121-1 à R. 121-16 ;
Vu le compte rendu du débat public en date du 19 décembre 2005 rédigé par le président de la commission particulière du débat public ;
Vu le bilan du débat public en date du 19 décembre 2005 rédigé par le président de la Commission nationale du débat public ;
Considérant que la liaison entre Grenoble et Sisteron a fait l'objet d'un débat public du 7 juin au 20 octobre 2005, conformément aux dispositions du code de l'environnement, qui a porté sur l'ensemble des partis d'aménagement envisageables, à savoir l'aménagement des routes existantes, la solution autoroutière par Lus-la-Croix-Haute, la solution autoroutière passant par l'est de Gap ;
Considérant le consensus qui s'est dégagé, au cours de ce débat, sur la nécessité et l'urgence d'une amélioration significative de la liaison entre Grenoble et Sisteron ;
Considérant les bénéfices attendus de la liaison entre Grenoble et Sisteron sur l'aménagement des territoires traversés et sur la sécurité routière ;
Considérant qu'aucune des solutions soumises au débat public ne s'est imposée par rapport aux autres et que les positions qui se sont exprimées pour chacune d'entre elles procèdent de conceptions différentes et non conciliables ;
Considérant que l'aménagement des routes existantes ne constitue pas une réponse satisfaisante à moyen terme ;
Considérant que le passage de l'autoroute par Lus-la-Croix-Haute ne remplit pas complètement les objectifs d'amélioration de la desserte des principaux pôles économiques et touristiques, notamment haut-alpins ;
Considérant que l'écart de coût entre les solutions autoroutières envisageables est du même ordre de grandeur que les incertitudes qui affectent les évaluations de ces solutions ;
Considérant que le mode ferroviaire, dont le développement doit être poursuivi, ne peut apporter à lui seul une réponse à la hauteur des besoins,
Décide :