JORF n°0306 du 31 décembre 2025

Avis

L'emploi de conseiller pour les affaires sociales (CAS), en poste à l'ambassade de France à Stockholm (Suède), sera vacant à compter du 1er juin 2026.
Implanté à Stockholm, le conseiller a un champ de compétence régional, couvrant quatre pays nordiques : Suède, Danemark, Finlande et Norvège.
Le CAS est rattaché à la délégation aux affaires européennes et internationales au sein du secrétariat général des ministères sociaux. Il dispose de deux collaborateurs, agents de droit local, l'un basé à Stockholm, l'autre basé à Copenhague.
Le titulaire du poste participe à la mise en œuvre de la politique étrangère française dans un champ thématique large et diversifié, couvrant les domaines d'intervention suivants :

- santé publique, santé des populations, produits de santé, surveillance, préparation et réponse aux crises sanitaires, enjeux de santé mondiale, avec notamment l'approche « Une seule Santé » et climat-santé, renforcement durable des systèmes de santé, santé et sécurité au travail, organisation et gestion hospitalière, réseaux de soins, santé numérique,… ;
- travail, emploi, apprentissage, relations et conditions de travail, négociation collective, formation professionnelle et insertion ;
- protection sociale et politiques sociales, systèmes de retraite, pauvreté et inégalités ;
- égalité de genres, handicap, politique familiale, enfance, droits sexuels et reproductifs, lutte contre les discriminations,…

Il soutient la mise en œuvre de la stratégie européenne et internationale des ministères sociaux.
Pour mémoire, deux institutions sanitaires européennes et internationales majeures ont leur siège dans les pays nordiques : l'ECDC (European centre for disease prevention and control) à Stockholm et le bureau régional Europe de l'OMS, à Copenhague.
Sous l'autorité fonctionnelle de l'ambassadeur auquel il est directement rattaché à Stockholm et en lien avec les ambassadeurs à Copenhague, Helsinki et Oslo, le CAS a pour missions principales de :

  1. Observer et analyser pour le compte des autorités françaises :
    - l'évolution des questions sanitaires et sociales dans ces quatre pays ;
    - les politiques sociales qui y sont mises en œuvre, ainsi que les bonnes pratiques ;
    - les positions de ces pays dans les instances multilatérales traitant des questions sociales et sanitaires, au plan européen ou mondial (notamment : OIT, OMS, OCDE, G20, Commission européenne, Parlement européen…) ;

Cette activité d'information et de synthèse donne lieu à des notes diplomatiques, des notes thématiques, des rapports, des réponses à des questionnaires et à des comparatifs émanant des autorités françaises et éventuellement à des traductions de textes officiels, tels que les lois ou accords bilatéraux. Une veille hebdomadaire est également réalisée afin d'alimenter le suivi des évolutions législatives et réglementaires ainsi que les faits marquants dans ces différents domaines au sein des pays nordiques. Spécificité du poste eu égard à l'intérêt des administrations sociales françaises pour les pays nordiques, depuis 2015 une publication mensuelle est produite par le service sous la supervision du CAS (Chroniques nordiques) ;

  1. Faire connaître et promouvoir activement, auprès des autorités et des acteurs pertinents de ces quatre pays et de leurs interlocuteurs :
    - les politiques publiques françaises ;
    - les positions françaises dans les négociations communautaires et internationales des domaines social, sanitaire et du marché du travail, ainsi que dans la gouvernance des organisations correspondantes ;
    - les bonnes pratiques françaises en matière sanitaire et sociale ;
  2. Entretenir des contacts réguliers et des échanges d'informations avec les milieux politiques, administratifs, économiques, syndicaux, sociaux, universitaires et associatifs de ces pays. Organiser régulièrement des initiatives pour approfondir les relations bilatérales auprès des différents interlocuteurs de l'ambassade ;
  3. Organiser ou contribuer à l'organisation des missions françaises dans ces pays et des missions de ces pays en France (ministérielles, parlementaires, administratives, experts, etc.) ;
  4. Assurer le suivi des dossiers de sa compétence en réponse aux demandes des ambassadeurs des pays couverts, des cabinets des ministres, du Parlement, de la délégation aux affaires européennes et internationales et des services des ministères dont il relève ;
  5. Construire et assurer le suivi de programmes de coopération bilatérale entre la France et ces pays, dans les domaines de compétence des ministères sociaux, le cas échéant, via la conclusion d'accords.

Les missions du conseiller pour les affaires sociales devront s'inscrire en synergie, en tant que de besoin et sous l'autorité de l'ambassadeur, avec l'ensemble des missions des services de l'ambassade, dont notamment celles des services économiques et du service de coopération et d'action culturelle.
Les missions du conseiller se réalisent en lien fort avec les bureaux métiers de la DAEI ainsi qu'avec les autres conseillers aux affaires sociales présents dans le monde, notamment les collègues européens et au sein des représentations permanentes (RP) à Genève et à Bruxelles.
Compte tenu des responsabilités spécifiques inhérentes au travail à l'étranger et des objectifs assignés aux CAS, le titulaire de ce poste, appartenant de préférence à un corps supérieur de la fonction publique, devra réunir le maximum possible des critères suivants :

- capacité effective à créer des réseaux et à travailler en transversalité avec les différents ministères et services de l'ambassade, fondée sur de solides qualités relationnelles ;
- grande autonomie et sens de l'initiative ;
- capacité effective à communiquer avec ses interlocuteurs impliquant de travailler (converser et rédiger) avec aisance en langue anglaise ;
- expérience réelle du travail en milieu international et multiculturel ;
- connaissances approfondies dans les domaines des politiques du travail, de la santé et des affaires sociales et pratique ou bonne connaissance des administrations qui les portent ;
- bonnes connaissances des problématiques européennes et internationales ;
- excellentes capacités d'analyse et de synthèse.

La connaissance du fonctionnement du ministère de l'Europe et des affaires étrangères (MEAE) ou d'une ambassade serait un avantage pour le poste.
Les candidatures reçues sont analysées au sein du ministère par un comité de présélection. Les candidats retenus en liste courte sont auditionnés par un comité d'audition au sein du ministère, ce comité d'audition émet un avis motivé, proposant un candidat, transmis au cabinet par le secrétariat général pour approbation par le ministre, puis agrément obligatoire par le MEAE.
Le mandat de CAS est d'une durée de trois ans, avec une prolongation possible d'une année.
Conditions de rémunération :

- pour un agent fonctionnaire, la rémunération d'un CAS est constituée du traitement brut lié au statut, d'une indemnité de résidence à l'étranger (IRE) liée au statut de l'agent et au pays d'affectation et à d'éventuels suppléments familiaux de traitement (SFT) pour enfants mineurs ;
- pour un agent contractuel, la rémunération d'un CAS correspond au maximum, selon la qualification et l'expérience, à l'indice brut 950/indice majoré 771, complétée par une indemnité de résidence à l'étranger (IRE) de groupe 7 du pays d'affectation et à d'éventuels suppléments familiaux de traitement (SFT) pour enfants mineurs ;
- pour information, l'IRE n'est pas imposable.

Le candidat recruté, ainsi que sa famille, disposent de passeports diplomatiques et bénéficient d'une prise en charge des frais de déménagement à l'aller comme au retour en France.
Des renseignements complémentaires peuvent, le cas échéant, être obtenus auprès de M. Antoine SAINT-DENIS, chef de service, délégué aux affaires européennes et internationales ([email protected]), ou de M. Jean THIEBAUD, chef de cabinet ([email protected]).
Les candidatures, accompagnées d'un curriculum vitae, doivent être transmises, revêtues du visa hiérarchique, dans un délai de deux mois à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française, par courriel uniquement à l'adresse : [email protected], en mettant en copie MM. SAINT-DENIS et THIEBAUD.